Les meilleurs films d'action sur Netflix

La Rédaction | 19 mars 2020 - MAJ : 01/04/2020 11:32
La Rédaction | 19 mars 2020 - MAJ : 01/04/2020 11:32

Netflix accueille pas mal de films d'action, du plus musclé au plus bourrin. En cette période de confinement, on fait le tour des plus carrés.

Êtes-vous plutôt grosse castagne à mains nues ? Préférez-vous les fusillades chorégraphiées, ou les roquettes pleuvant à foison ? Peut-être avez-vous un faible pour les arts martiaux véloces, à moins que votre coeur ne balancent pour les apocalypses ultra-violentes ? Peu importe, ici, il y a de tout !

Entre télétravail, confinement pour cause de coronavirus, et ennui cosmique, les plateformes SVoD sont là pour sauver notre agenda. Et aujourd'hui on se penche sur le catalogue de Netflix en matière d'action.

Les meilleurs films et séries d'horreur Netflix, c'est par ici.

Et le meilleur de la science-fiction Netflix, c'est dans ce dossier.

Pour d'autres idées, vous pouvez aussi voir la liste des meilleures séries Netflix sur Cinetrafic.

 

photo Netflix

 

THE NIGHT COMES FOR US

De quoi ça parle : Après avoir épargné la vie d'une jeune femme lors d'un massacre, un assassin d'élite de la Triade se retrouve la cible de gangsters meurtriers.

Pourquoi c'est bien : Parce que depuis The Raid et sa suite, nous sommes orphelins d’un cinéma de baston radical, complètement taré et prêt à outrepasser les dernières limites de la brutalité. Et justement, voici pile-poil le programme du film qui nous intéresse. C’est bien simple, The Night comes for us est un shot de démence pelliculée qui envahit le cerveau du spectateur jusqu’à le faire fondre.

Malgré une certaine lourdeur narrative, le récit contient une forme de folie franchement contagieuse, quitte à devenir momentanément inquiétante. Loin d’être un film d’action propre sur lui, en voilà un qui met en permanence des claques à son public, pour mieux l’immerger dans un trip éreintant.

La critique complète ici.

Ça te plaira si t'aimes : Les pains qu'on distribue comme dans The Raid et les chataignes qui font mal comme dans Ong-bak.

 

photoAllumer le feu

 

TRAINING DAY 

De quoi ça parle : Un policier exemplaire fraîchement débarqué à Los Angeles demande une mise à l'essai de 24 heures auprès du sergent chef Alonzo Harris, un vétéran de la lutte contre la drogue qui opère les quartiers les plus chauds de la ville et use de méthodes peu déontologiques.

Pourquoi c'est bien : Avant Training Day, Denzel Washington avait déjà une carrière bien lancée dans les films d'action, mais la pépite d'Antoine Fuqua l'a par la suite propulsé parmi les gros noms du genre. Le policier des stups n'est cependant pas à une machine à tuer. Sa morale ambiguë en fait avant tout un personnage riche et complexe, difficile à cerner, aussi bien pour son coéquipier que les spectateurs. Le scénario ne relâche jamais la pression la fait grimper crescendo, le tout servi par une réalisation nerveuse et le charisme inoxydable de l'acteur.

Ça te plaira si t'aimes : Les Infiltrés de Martin Scorsese36, quai des Orfèvres d'Olivier MarchalCopland de James MangoldEnd of Watch de David Ayer

 

photo"Ceci n'est pas un exercice"

 

POLAR

De quoi ça parle : D’un vieux tueur à la retraite, qui tue quand même beaucoup de gens, quand il n’aide pas sa gentille voisine à se déneiger l’allée, et une consoeur à travailler sa souplesse.

Pourquoi c'est bien : Peu de films peuvent se vanter d’être utilisé dans les hôpitaux de par le monde comme véritables tests d’endurance. Car tout dans Polar concourt à tester les extrêmes limites du spectateur. Si vous protégez le bon goût et l’harmonie, aimez les beaux étalonnages, les personnages travaillés, les dialogues ciselés, les scènes d’action à l’ancienne, les fusillades chorégraphiées, le visionnage tiendra probablement lieu d’une épreuve d’une rare violence.

Pourquoi vous l’imposez alors ? Parce que si vous y survivez, vous serez alors totalement immunisé contre le vieillissement, la tristesse, ou le coronavirus. Et enfin, vous bénéficierez d’un festival Mads Mikkelsen, ce qui est toujours agréable.

La critique complète ici.

Ça te plaira si t'aimes : L'odeur de la charogne au petit matin. Et les films de Patrick Sébastien

 

Photo Mads MikkelsenL'homme discothèque vous salue bien

 

SPENSER CONFIDENTIAL 

De quoi ça parle : D’un ex-flic de Boston, libéré après cinq ans, qui va retrouver les pourris qui l’ont piégé, devenir copain avec un combattant de MMA, faire des blagues, et disperser ses gamètes dans les toilettes d’un restaurant.

Pourquoi c'est bien :  Parce que Mark Wahlberg et Peter Berg forment depuis quatre films un duo détonnant, à la fois complice et toujours partant pour repenser leur collaboration, à l’aise dans le drame (Deepwater) comme dans l’action burnée (22 Miles). Ils trouvent ici un entre-deux sympathique aux accents de buddy movie.

Et si tout cela se traîne un peu parfois et n’a rien de très original à raconter, le charme de l’ensemble, son côté plaisamment désuet en font une proposition presque irrésistible pour qui regrette la belle époque des films d’action bourrin des années 80. Et pour allonger la sauce, sachez que le film vous permettra de découvrir l’épatante Iliza Shlesinger, comédienne de stand up au charisme ahurissant et à la drôlerie spectaculaire.

La critique complète ici.

Ça te plaira si t'aimes : Les buddy movies com on n'en fait plus, de L'Arme fatale au Dernier samaritain.

 

photo, Mark Wahlberg, Winston DukeMark voit le Berg

 

THE NICE GUYS

De quoi ça parle : De deux détectives dans le Los Angeles des années 70, obligés de collaborer sur le suicide d'une actrice porno.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est le kiff de ta vie, à tel point qu'on a bien écrit ces mots. Concocté par Shane Black, le scénariste de L'Arme fatale et Last Action Hero, également réalisateur de Kiss Kiss, Bang Bang (et Iron Man 3 et The Predator oui oui), The Nice Guys est un plaisir immense et unique, qui déborde de malice, d'intelligence et de férocité.

Mené à un train d'enfer, avec un sens du timing comique imparable, et avec un Russell Crowe et un Ryan Gosling qui ont rarement été aussi bons, The Nice Guys est du boddy movie à l'ancienne, comme plus personne ne peut et veut en faire. Baignant dans une ambiance seventies du plus bel effet, avec des dialogues savoureux et une mise en scène délicieuse, c'est un film fantastique, et on maintient.

La critique complète par ici.

Ça te plaira si t'aimes : L'Arme fatale, Le Flic de Beverly Hills, Bad Boys

 

Photo Russell Crowe, Ryan GoslingLa classe à Los Angeles

 

SAGA UNDERWORLD

De quoi ça parle : De Kate Beckinsale qui porte une cuir, joue une vampire dure à cuire mais amoureuse d'un humain devenu lycan, soit le Romeo de la Juliette qu'elle est.

Pourquoi c'est cool : Il y a de tout dans la série Underworld, qui a commencé comme une solide petite série B, avant de virer au gentil Z au fil des épisodes, l'héroïne se réveillant même après un petit coma pour Underworld : Nouvelle Ère, avec une fille hybride. Sans oublier Underworld 3 : Le Soulèvement des Lycans, le prequel. Chacun aura donc sa petite préférence, celle de la rédaction allant vers Underworld 2 - Evolution.

Dans tous les cas, la saga est une amusante dose de gothique type MTV, pleine de ralentis, de niaiserie, d'effets de style qui appartiennent désormais au passé, et de clichés sur patte. Mais Len Wiseman a ouvert la voie sans génie mais avec savoir-faire, notamment avec une belle direction artistique, avant de laisser la main à d'autres.

Ça te plaira si t'aimes : Romeo et Juliette et Buffy contre les vampires

 

photo, Kate BeckinsaleLe 2, c'est le mieux

 

6 UNDERGROUND

De quoi ça parle : Une équipe d'anciens agents simulent leur propre mort après avoir été engagés par un milliardaire qui les missionne pour tuer un dictateur. 

Pourquoi c'est un gros plaisir coupable : Il suffira de regarder les 20 premières minutes totalement folles du nouveau Michael Bay pour comprendre la démesure et le grand foutoir qui nous attend dans 6 Underground. Difficile de dire que le film est un coup de génie ou juste un enchainement de n'importe quoi ultra-patriote, tout dépend de votre affect pour le réalisateur. En revanche, impossible de ne pas le caser dans ce dossier tant les scènes d'action s'enchaînent avec beaucoup de folie de la course-poursuite initiale, à cette inondation dans un building ou l'aimant géant sur un bateau. C'est con mais c'est bon comme on dit.

Notre critique du film

Ça te plaira si t'aimes : les films de Bay les plus cons, les Fast & Furious surtout les derniers (genre le 6, 7, 8 et Hobbs & Shaw) et avoir peur de vomir à tout moment.

 

photo, Ryan ReynoldsRyan Reynolds presqu'encore plus dans la démesure que dans Deadpool

 

THE LOSERS

De quoi ça parle : Zoe Saldana doit gérer des garçons qui n'en font qu'à leur tête et veulent tout faire péter. Le scénario de Peter Berg, qui adapte un comics de chez Vertigo (donc DC), suit les aventures d'une équipe de forces spéciales trahie par le chef des opérations. Ils sont en guerre.

Pourquoi c'est bien : The Losers a fait de Chris Evans un des premiers acteurs d'Hollywood à avoir incarner un personnage de Marvel ET de DC Comics, mais ça ne rend pas le film bon ou moins bon... En revanche, le mélange d'action et d'humour est plutôt efficace et ne crache pas au visage du comics d'origine. De plus, le casting composé de Jeffrey Dean MorganZoe SaldanaChris EvansIdris Elba et Jason Patric saura en convaincre plus d'un.

Ça te plaira si t'aimes : 6 Underground, Expendables 2L'Arme fatale.

 

photo, Chris EvansCaptain Hackerman

 

SALT

De quoi ça parle : D'Angelina Jolie qui porte une perruque, pour jouer une espionne peut-être russe, mais peut-être pas, et en tout cas elle est pas contente et va exiger justice.

Pourquoi c'est pas mal : Angelina Jolie connaît le film d'action, et même si Salt n'a pas le style flamboyant et débridé d'un Wanted : choisis ton destin, il est suffisamment bien emballé par Phillip Noyce (Jeux de guerre, Bone Collector) pour offrir la dose de suspense promise. Thriller pseudo-politique old school, qui exploite pour la 354ème fois l'opposition entre l'Amérique et la Russie, avec sa dose de complot et machinations, Salt, écrit par Kurt Wimmer (réalisateur d'Equilibrium et Ultraviolet aïe-mes-yeux), n'a donc rien de fameux, mais assure la mission, en tout modestie.

Ça te plaira si t'aimes : Jason Bourne, James Bond dans ses périodes moyennes,

 

Photo Angelina JolieJolie perruque

 

FURY 

De quoi ça parle : En avril 1945, les Alliés mènent l’ultime offensive en Europe qui est occupée par les Allemands. Le sergent Wardaddy (oui, c’est un surnom) se lance dans une mission avec ses hommes à bord d’un tank qui doit résister à la puissance de ses ennemis en plus grand nombre... 

Pourquoi c'est bien : Parce que c’est une guerre de chars d’assault avec Brad Pitt qui tue de nouveau des nazis, mais cet argument est un peu facile, on vous le concède. Fury est aussi un film historique qui retranscrit l’horreur et les dégâts de la Seconde Guerre mondiale à travers ses décors et ses moments d’accalmie, plus humains. L’action n’est donc pas omniprésente, même si les combats, notamment le dernier, sont épiques, désespérés et chaotiques. 

L’ambiance prend également une tournure de huis-clos avec ces hommes terrassés et amassés dans leur tank sous le feu ennemi, interprétés par Logan Lerman, Shia LaBeoufJon Bernthal et Michael Peña. 

Ça te plaira si t'aimes : Il faut sauver le soldat Ryan de Steven SpielbergMidway de Roland EmmerichDu sang et des larmes de Peter Berg

 

Photo Brad PittNormal qu'on ait gagné la guerre 

 

WHEELMAN 

De quoi ça parle : Un braquage de banque tourne mal, et le chauffeur doit lutter pour sa survie. Avec une voiture pleine d'argent et sa famille en ligne, l'horloge tourne mais il espère trouver qui l'a doublé.

Pourquoi c'est bien : On dit souvent que Netflix fonctionne à la manière d’un énorme vidéoclub, et voici une production qui illustre à merveille ce concept. Série B simplissime, propre sur elle, dont le concept tiendrait sur le mouchoir de poche d’un enfant sans nez, Wheelman propose un programme que l’amateur de divertissement bourrin connaît presque sur le bout des doigts quand il entame sa lecture, pour n’en jamais dévier.

Et histoire de parfaire encore la soirée pizza bière qui s’annonce, elle se déroulera en présence de Frank Grillo, parmi les comédiens vénères les plus sous-estimés de sa génération, un des rares comédiens d’action à être capable de travailler avec autant d’engagement la puissance de ses personnages et leurs failles. Prototype d’un cinéma B porté disparu aujourd’hui, il redonne un peu de chair et de vie au genre à chacune de ses apparitions.

Ça te plaira si t'aimes : Les films avec Charles Bronson, ou que tu espère voir un jour Jason Statham fendre l'armure.

 

photo, Frank Grillo"Un sandwich au plomb, c'est ça ?"

 

BRAQUAGE A L'ITALIENNE

De quoi ça parle : Des voleurs à peu près tous beaux, sexy et rebelles, préparent un incroyable coup pour se venger d'un ancien collègue.

Pourquoi c'est bien : C'est du film de braquage à l'ancienne, classe et carré, particulièrement bien mené par le réalisateur F. Gary Gray, depuis passé sur Fast & Furious 8 où il a retrouvé Charlize Theron et Jason Statham. De son générique hyper cool rythmé par la musique de John Powell, jusqu'à ses rebondissements bien sentis, en passant par l'utilisation de Mini Cooper (meilleur placement de produit), Braquage à l'italienne est un vrai petit plaisir trop souvent oublié, qui rugit moins que les films d'action moderne, mais séduit bien plus par son style faussement simple.

Sans oublier que c'est un casting en or, avec Mark Wahlberg, Charlize Theron, Jason Statham, Donald Sutherland, Seth Green, Mos Def et Edward Norton.

Ça te plaira si t'aimes : Braquage à l'anglaise, Inside Man

 

Photo Charlize Theron, Mark Wahlberg, Jason StathamIl arrive quand Mark Wahlberg dans Fast & Furious ?

 

FASTER 

De quoi ça parle : Un homme tue plein de gens, parce qu’il veut se venger, et que se venger, c’est super cool.

Pourquoi c'est bien : Dwayne Johnson n’a pas toujours été cette star d’action planétaire totalement adaptée à une époque clinique, partante pour du grand spectacle mais paralysée par la violence. Avant de ne taper que sur des lézards géants, des monstres numériques, d’assommer des terroristes mais pas trop fort, The Rock n’avait pas peur de s’énerver, de taper très fort et de faire des trous dans des têtes avec de gros calibres.

Pour goûter un peu à cette époque bénie, se demander ce qu’aurait pu être la carrière de la star s’il avait osé embrasser cette veine de l’action old school, Faster est un excellent moyen. Et une petite série B à l’ancienne plutôt attachante.

La critique complète par ici.

Ça te plaira si t'aimes : Quand Dwayne Johnson se met en danger, un peu comme dans No Pain No Gain.


Photo Faster
"Moi ? Jumanji ? Et puis quoi encore ?"

 

NICO

De quoi ça parle : Expert en arts martiaux, Nico Toscani est recruté par la CIA mais suite à des différents avec son supérieur Zagon, il démissionne. Devenu simple policier à Chicago, il se lance sur les traces d'un trafiquant de drogue

Pourquoi c'est bien : Parce que Steven Seagal n’a pas toujours été la preuve que le ridicule tue très lentement. Il constitua même un des grands espoirs du cinéma d’action il y a quelques décennies. Protagonistes d’une poignée de productions hyper agressives, assumant totalement une violence décomplexée, son arrivée sur grand écran correspond au pic de la criminalité New Yorkaise qui engendra un sentiment d’insécurité profond aux Etats-Unis et une vague de divertissements à la fois énergiques et profondément angoissés.

Plus qu’une série B qui tape fort et avec délectation, Nico a cela de touchant qu’il contient déjà beaucoup des tics qui vont passer en surmultipliée chez l’artiste et structurer son aura de pourceau mégalomane. Cette espèce de parenthèse enchantée semble aujourd’hui aussi inconcevable que gentiment désuète, comme un rêve étrange et qui casse des bras.

Ça te plaira si t'aimes : Si tu kiffes casser des coudes et emballer des nanas comme le héros de Piège à grande vitessePiège en haute mer et Terrain miné.

 

photo, Steven SeagalLe petit Nicolas a bien grandi

 

SHAFT 

De quoi ça parle : D’une nouvelle génération de Shaft, qui tente de s’en sortir dans le monde impitoyable des vilains justice warriors, du politiquement correct et de tous les gens qui n’aiment qu’on mette de grosses couilles sur de petites tables.

Pourquoi c'est bien : Alors si vous espérez un polar hardboiled qui rend hommage aux grandes heures de la blaxploitation, fuyez, pauvres fous. Mais si une espèce de comédie familiale ouvertement stupide, plus débile qu’une pinte Malibu, totalement régressive et réac vous tente, alors le bonheur vous tend les bras. Car cette réunion gériatrique, où tout le monde s’inquiète que le petit dernier de la famille ne soit ni misogyne, ni homophobe, ni ultra-violent ne tranche jamais entre pastiche, second degré et festival de la burne en roue libre.

Alors certes, ça vole très, très bas, mais pour les indécrottables nostalgiques, les fans hardcore de Samuel L. Jackson, il est tout à fait envisageable de s’y amuser.

La critique complète par ici.

Ça te plaira si t'aimes : Si vraiment Shaft : Les Nuits rouges de Harlem te manque. Mais genre vraiment beaucoup.

 

photo"Pour ma complémentaire retraite, j'ai choisi Gronanar, parce qu'ils on toujours une petite perlouze pour moi."

 

2 GUNS

De quoi ça parle : Ils bossent tous deux pour des agences gouvernementales. Ils ne se connaissent pas. Ils vont devoir collaborer, en tapant sur les méchants.

Pourquoi c'est bien : Baltasar Kormákur est la grosse brutasse à laquelle on doit Contrebande et Everest. Alors forcément, quand Hollywood lui confie un buddy movie un peu benêt et paresseux, il ne peut pas transformer la graisse de bacon fondue en syndrome de Stendhal, mais en bon réalisateur qu’il est, il nous offre un divertissement solide. N’essayant jamais de péter plus haut que son fondement, il compose un film d’action nerveux, capable de pulser fort, malgré un récit convenu.

Et surtout, le cinéaste est conscient qu’il ne pourra jamais faire mieux que mettre en lumière ses acteurs. S’il n’a pas à trop s’inquiéter de Mark Wahlberg, toujours aussi performant dans le rôle du post-redneck conscient de lui-même, il accompagne idéalement Denzel Washington dans la composition d’une fausse brute, maline et drôle, qui injecte beaucoup de chair et d’humanité au film.

La critique complète du film est ici.

Ça te plaira si t'aimes : Si tu trouves que The Nice Guys c’est quand même trop subtil, et que retrouver Paula Patton, Bill Paxton et le trop rare Edward James Olmos te donne des frissons.

 

photo, Mark Wahlberg"Et donc on a recruté un gros cador pour nous filmer en rtain de péter par terre ?"

 

LAYER CAKE 

De quoi ça parle :  Un grossiste en cocaïne au professionnalisme maniaque veut se retirer au sommet de sa gloire, quand un ponte du crime organisé exige qu’il lui rende un service un peu particulier.

Pourquoi c'est bien :  Premier film réalisé par Matthew VaughnLayer Cake permet de comprendre l’immense apport que fut l’artiste à son collaborateur Guy Ritchie sur Arnaques, crimes et botanique ainsi que Snatch, tant on a ici l’impression d’en découvrir une relecture infiniment plus aboutie. Polar harboiled, film noir et comédie acide, ce récit est une démonstration de force narrative ainsi qu’une collection de saynètes extrêmement fortes.

Enfin, le film a ceci de particulier qu’il permit à Daniel Craig d’obtenir le rôle de James Bond. L’acteur, qu’on retrouvait alors plutôt du côté du cinéma d’auteur ou de genre, trouvait là un créneau inattendu et particulièrement cinégénique. Assister à la naissance de ce mélange de professionnel et d’homme d’action a aujourd’hui quelque chose d’assez délicieux.

Ça te plaira si t'aimes : Les premiers films de Guy Ritchie, surtout Snatch.

 

Photo Daniel CraigUne scène finale qui fait son petit effet

 

TRIPLE FRONTIERE

De quoi ça parle : Cinq anciens membres des forces spéciales américaines décident de faire équipe pour voler tout l'argent d'un riche baron de la drogue, mais les choses vont prendre un tournant plus compliqué que prévu.

Pourquoi c'est bien : Netflix s'est payé les services de grands cinéastes de renoms pour donner du crédit à son catalogue et aussi de réalisateurs qui montent comme J.C. Chandor. Après trois films agréablement reçus entre 2012 et 2014,  à savoir Margin CallAll Is Lost et A Most Violent Year, le jeune américain offre sans doute son meilleur film avec Triple Frontiere.

Porté par un casting d'enfer mené par Ben Affleck, le long-métrage est un concentré de tension où les relations finissent par exploser au fur et à mesure de l'avancée du groupe dans cette mission. Filmé avec rudesse et brutalité, c'est à la fois un film d'action, un survival et un drame humain assez profond qui prend toute son ampleur dans sa deuxième moitié.

Ça te plaira si t'aimes : les Expendables mais que tu veux que ce soit plus sérieux, Zero Dark ThirtySavages

 

photo, Ben Affleck, Oscar IsaacUn casting qui fait rêver

 

EQUALIZER 

De quoi ça parle : Denzel Washington joue un gentil conseiller en bricolage dans une grande enseigne dont le passé insoupçonnable d’agent de CIA refait surface quand il rencontre une jeune prostituée russe maltraitée par son proxénète, qu'il va vouloir sauver.

Pourquoi c'est bien : Parce que Antoine Fuqua et Denzel Washington avaient déjà fait des étincelles avec Training Day. Cette fois l’histoire est moins profonde et plus manichéenne dans son déroulement, avec un justicier moderne sans cape ni collants ni pouvoirs. Le film est presque entièrement porté sur l’action musclée et la violence sans retenue d’un héros implacable et maniaque en quête de rédemption. Le scénario monte crescendo, quitte à verser dans le spectaculaire incongru, mais jouissif et nous tient jusqu’à la dernière baigne et toujours avec une mise en scène réfléchie. 

La critique est ici.

Ça te plaira si t'aimes : la saga John Wick de Chad Stahelski, Le Transporteur de Corey Yuen et Louis Leterrier, Man on fire de Tony Scott avec Denzel qui joue aussi un ancien agent de la CIA.

 

Photo Denzel WashingtonLà il est encore très calme 

 

AVENGEMENT 

De quoi ça parle : Trahi par son truand de frère, un condamné endurci profite d'une permission de sortie pour s'enfuir et se venger de ceux qui ont fait de lui un assassin.

Pourquoi c'est bien : C’est bien, parce que ça va droit au but, c’est-à-dire dans la tronche, et que là ça le fait avec une puissance badass proprement surréaliste. Pensé, produit, réalisé, et découpé comme une lente montée de rage, une éruption de colère qui n’en finit pas de gagner en intensité, Avengement est une des plus belles réussites en matière d’action brute de ces dernières années.

Et c’est en grande partie grâce à Scott Adkins, artiste martial parmi les plus intenses mais aussi les plus polyvalents de sa génération, qui donne ici absolument tout ce qu’il est possible d’attendre d’un cascadeur kamikaze shooté à la gazoline de contrebande. Qu’il est bon de rester bouche bée devant un engagement aussi dense et ravageur.

Ça te plaira si t'aimes :  Un autre très beau Scott Adkins, le puissant Universal soldier : Le jour du jugement.

 

photo, Scott Adkins"Okay les mouflettes, qui a mis du white spirit dans mon Eau Précieuse ?"

 

xXx

De quoi ça parle : D’un type avec des tatouages qui fait des sports extrêmes, qu’on charge de devenir le nouveau James Bond, parce qu’il porte bien le marcel.

Pourquoi c'est bien : On a souvent qualifié xXx de film de beauf. Et s’il y a de la vérité dans cette assertion, il faut préciser que le blockbuster appartient au versant glorieux de la beauferie, celui qui émancipe, sauve, et transcende. Car ce qu’il y a de sublime chez Vin Diesel, c’est bien cette capacité à traduire sur un grand écran une série de fantasmes que la plupart des individus abandonnent passés leur 8 ans et demi, macérés dans des stéréotypes si énormes qu’ils en deviennent miraculeux.

Ici, les Russes sont méchants, les femmes sont des putes, Vin Diesel est un héros, les terroristes ont tous plein de missile avec du gaz mortel, et tout le monde écoute de la techno. Alors oui, on peut taper sur xXx, mais n’oublions jamais qu’au fond de nous, un petit enfant hurle de plaisir. Un sale gosse.

La critique complète ici.

Ça te plaira si t'aimes : Si tu aime Baby-sittor, alors tu es prêt.e pour xXx.

 

photoVin Diesel avant de devenir Baboulinet

 

THE RAID 

De quoi ça parle : Un raid de la police d’élite de Jakarta + le plus dangereux réseau de narco-trafiquants du pays + un immeuble pour réunir tout ce beau monde beaucoup, beaucoup de bastons.

Pourquoi c'est jouissif : Parce que c’est absolument tout ce qu’on attend d’un film d’action digne de ce nom et ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il est cité dans les meilleurs films de la décennie selon la rédaction. The Raid est un concentré d’uppercuts et autres high kicks qui ne laisse aucun répit, aussi bien à ses personnages qu’aux spectateurs.

Ce grand huis-clos palpitant pose une intrigue très simple, mais efficace pour porter toute son attention sur les combats chorégraphiés avec inventivité et ambition, omniprésents dans le récit. Chaque affrontement mis en scène par Gareth Evans se démarque du précédent en mélangeant techniques d’arts martiaux et coups calculés à de la violence plus brutale et déchaînée d’une rare puissance cathartique.

Ça te plaira si t'aimes : John Wick, Triple Threat de Jesse V. Johnson (aussi avec Iko Uwais), Ip Man de Wilson Yip

 

photo, Iko UwaisIl frappe bien plus fort qu'il ne crie

 

BAD BOYS  

De quoi ça parle : Deux flics et amis tirent sur les méchants.

Pourquoi c'est bien : Aujourd’hui, ce premier Bad Boys semble daté et finalement assez sage. Et justement, ce qui fait son intérêt, c’est ce qu’on appellera la grandeur des petits débuts. En effet, Martin LawrenceWill Smith et Michael Bay, alors tous au début de leurs carrières respectives, vont y accomplir un geste important et cristalliser ce qui composera leur avenir. Tous trois vont poser les bases de leurs créations et images respectives.

Second couteau comique à tendance hystérique, cool sans un pet de jeu, ou amateur de gros effets de style et si possible d’explosions gargantuesques, chacun avance ses cartes, avec un mélange de maladresse et de fraîcheur qui confère au film un charme certain.

Ça te plaira si t'aimes : Bah Will Smith, Martin Lawrence et Michael Bay quoi.

 

photo, Will Smith, Martin LawrenceOn dirait des chtites n'enfants !

 

BAD BOYS II

De quoi ça parle : On ne sait pas vraiment, mais ça le fait en détruisant la moitié de l’hémisphère nord.

Pourquoi c'est bien : Summum du style épileptique connu sous le nom de Bayhem, le film est un festival de tous les effets signatures du réalisateur, ici amenés à un niveau de fission nucléaire proprement démentiel. Le résultat n’est pas seulement spectaculaire, iconique en diable et techniquement abouti, c’est une leçon de déconstruction des réges académiques de la mise en scène, une proposition de langage visuelle fascinante.

Et tout cela va de paire avec un état d’esprit frondeur, une verve proche de l’anarchisme, qui ne respecte rien ni personne. Michael Bay est un cinéaste amoureux fou de la torsion, du chaos, et n’aime rien tant qu’un désordre à la fois épuisant et énergisant. C’est sans doute là sa plus grande création en la matière.

Notre vidéo orgasmique consacrée au film ici.

Ça te plaira si t'aimes : Si vous trouvez RockTransformers 3 : La face cachée de la Lune et No Pain No Gain franchement trop mous.

 

photo, Will Smith, Martin LawrenceLes Trois Neurones, un très beau roman d'Alexander Dumas

 

POINT BLANK

De quoi ça parle : Un infirmier urgentiste voit sa femme enceinte être kidnappée et va tout faire pour la retrouver, quitte à devoir faire équipe avec un suspect qui lui fait du chantage et qui affirme que les flics sont corrompus.

Pourquoi c'est pas bien mais bon : Vous aurez du mal à trouver un film aussi bête sur Netflix, mais Point Blank a le mérite de ne jamais trop se prendre au sérieux. L'intrigue est basique et sans surprises, jouant avec l'idée des flics corrompus pour retourner les affinités, les idées reçues et plonger le spectateur dans un immense complot. Autant dire que scénaristiquement c'est totalement bête, et visuellement ça n'envoie jamais du lourd malgré de nombreuses scènes d'actions ou de fusillades. Mais si vous avez envie de pas vous prendre la tête, c'est idéal.

Ça te plaira si t'aimes : Anthony Mackie,et Frank GrilloMayhem - Légitime vengeance du même réalisateur, les grosses séries B d'action

 

Photo Frank Grillo, Anthony MackieUne sacrée équipe

 

WHITE HOUSE DOWN

De quoi ça parle : La Maison-Blanche est attaquée, et le président des Etats-Unis en danger. Heureusement, un agent secret super cool est là en visite, et va affronter les méchants territoristes en pétant tout dans le périmètre.

Pourquoi c'est bien : White House Down a eu la brillante idée de sortir quelques mois après La Chute de la Maison-Blanche, l'autre film du même genre avec Gerard Butler. Il a donc été comparé, et pour une curieuse raison, celui de Roland Emmerich a été vivement rejeté, faisant presque croire que celui de Butler était bon.

Quoi qu'il en soit, ce White House Down fleure bon le film d'action à l'ancienne, bourrin, bête et qui va droit au but. La recette très typée années 90 (la gamine très intelligente qui traîne au milieu) peut agacer, mais on peut aussi y voir une petite parenthèse bien sympathique dans la masse actuelle de blockbusters.

Ça te plaira si t'aimes : Piège de cristal et les suites, La Chute de la Maison Blanche

 

Photo Channing TatumElections annulées, merci de rester calme

 

HYPER TENSION 

De quoi ça parle : Jason Statham joue un tueur professionnel (encore) qui se fait injecter un poison mortel par un de ses concurrents. Il ne lui reste qu’une heure avant de mourir, à moins qu’il parvienne à garder son taux d’adrénaline suffisamment haut pour empêcher son coeur de s’arrêter.

Pourquoi c'est à voir : Parce que c’est une histoire complètement barrée où le principe est de ne jamais s’arrêter, de faire n’importe quoi et surtout ce qu’il y a de plus débile et dangereux avec un Jason Statham encore plus déchaîné que la moyenne, littéralement en recherche d’adrénaline. C’est donc profondément surréaliste, mais c’est aussi un gros plaisir coupable. La mise en scène adopte un traitement vidéo ludique sans temps morts et ne se prend pas au sérieux avec un humour omniprésent et souvent gras, confère la fameuse levrette improvisée en plein Chinatown. 

Ça te plaira si tu te marres bien devant : Les film sous speed de Jason Statham ou d’autres gros bras (et ce n'est pas un péché) comme Le Transporteur, Fast & Furious : Hobbs & Shaw, Expendables : unité spéciale  

 

photo, Jason StathamCe genre chose débile

 

LA PROIE  

De quoi ça parle : Accusé à tort, un criminel doit s’évader de prison pour prouver son innocence, sauver sa famille et confondre un serial killer pas trop gentil.

Pourquoi c'est bien : Nombreux sont ceux qui se désolent du manque de films d’action français. On encourage tous ceux là se jeter sur la filmographie d’Eric Valette, qui compte parmi les défenseurs acharnés du cinéma de genre hexagonal, auquel il a offert quelques pépites. Et La Proie en fait évidemment partie, jonglant avec dextérité entre thriller, film de prison, course-poursuite, baston, action à l’ancienne, le tout au gré d’un tempo parfaitement maîtrisé.

Plus important, Valette parvient à ne jamais singer le cinéma anglo-saxon, préférant insérer son récit dans une mythologie typiquement française, qu’il pense des cascades profondément liées aux décors et à la géographie hexagonale, ou qu’il réinterprète à sa guise des faits divers bien connu du grand public. Avec une distribution aux petits oignons, qui offre à Albert Dupontel un de ses rôles les plus physiques et au trop rare Stéphane Debac une partition abominablement plaisante, il se paie de le luxe de nous offrir une sacrée montée d’adrénaline.

La critique complète ici.

Ça te plaira si t'aimes : L’action nerveuse à la Jason Bourne, ou les actioners français du genre Mea culpa, À bout portant, ou encore Nuit blanche.

 

photo, Albert DupontelAlbert Dupontel prend l'air

 

LA SAGA JASON BOURNE

De quoi ça parle : De Jason Bourne, un espion issu d'un programme top secret censé créer des soldats parfaits. Amnésique après avoir été laissé pour mort par ses supérieurs, il part en quête de son identité, et des responsables. A un moment, Jeremy Renner essaie de prendre sa place, mais Matt Damon ne se laisse pas faire.

Pourquoi c'est bien : La Mémoire dans la peau, La Mort dans la peau, La Vengeance dans la peau, Jason Bourne : L'Héritage et Jason Bourne sont tous là, et c'est une bonne occasion de tous les revoir, pour constater l'évolution de cette franchise qui a marqué le genre. Adaptée des livres de Robert Ludlum, la série menée par Matt Damon a notamment eu un beau coup de boost avec le réalisateur Paul Greengrass, qui a insufflé une vie et une brutalité bienvenue au programme pour le deuxième et le troisième opus. La trilogie originale forme ainsi un coup tout cohérent et très beau.

La reste est moins satisfaisant, entre un Héritage qui a tenté d'imposer Jeremy Renner dans un spin-off poussif, et le film de 2016, sobrement intitulé Jason Bourne, qui a ravivé la flamme sans raison.

Ça te plaira si t'aimes : Le James Bond moderne type Casino Royale, Mission : Impossible

 

photo, Matt DamonJason Bourne

commentaires

Daddy Rich
26/03/2020 à 07:35

Ohhhhhhhhh ouai, NICO!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
(Echec et Mort, ainsi que Désigné pour Mourir étaient pas mal non plus à cette époque!)

Kayser Soze
21/03/2020 à 07:46

Sérieux l’équipe, faites gaffe à l’orthographe...

zetagundam
20/03/2020 à 20:03

Faster est un excellent petit film où The Rock était encore "regardable" avant de devenir le produit marketing qu'il est aujourd'hui

Caroline
20/03/2020 à 08:30

La Proie, c'est plus un film policier que d'action, il y a 2 ou 3 cascades au début et après ça ressemble å du Julie Lescaut...

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