Les meilleurs films catastrophe

La Rédaction | 30 mai 2020 - MAJ : 30/05/2020 15:13
La Rédaction | 30 mai 2020 - MAJ : 30/05/2020 15:13

Petite sélection de classiques plus ou moins nobles au rayon film catastrophe.

Qu'elle soit cramée, contaminée ou pulvérisée, attaquée par un virus, la météo ou des aliens, au centre de l'attention ou en arrière-plan d'un cauchemar, la Terre en a vue des vertes et des pas mûres au cinéma, grâce à la magie des effets spéciaux et des studios.

Comme on a tous une petite part de perversité et curiosité face à l'apocalypse, Ecran Large a sélectionné quelques films majeurs et irrésistibles dans le genre catastrophe.

 

photoHollywood et les cata, une grande histoire d'amour et CGI

 

LA CATA-VIRUS

LA PLUS CÉLÈBRE : ALERTE

Le long-métrage de Wolfgang Petersen, dont le nom va revenir souvent dans ce dossier, est évidemment l'un des films catastrophes les plus marquants de sa génération et il résonne largement en cette période pandémique bien réelle cette fois. Porté par un Dustin Hoffman sur le retour, après une période creuse, accompagné par deux stars confirmées (Morgan FreemanDonald Sutherland) et une ribambelle de noms désormais incontournables (Kevin SpaceyRene RussoCuba Gooding Jr. ou encore Patrick Dempsey dans un petit rôle secondaire mais à l'importance majeure sur l'intrigue), le long-métrage propose une vision spectaculaire d'une épidémie.

Si le début du film est particulièrement tragique (une ouverture terrifiante) et la dénonciation de l'armée américaine très prononcée tout au long du récit, Alerte se révèle finalement être un gros blockbuster surfant sur l'idée d'une épidémie (même si le scénario est basé sur un roman). Ainsi, le virus qui infecte les habitants de la petite ville californienne est le moyen d'offrir une bonne grosse dose de spectacle (course-poursuite, climax en hélicoptère) le tout sur fond de mélodrame avec la romance difficile du couple Hoffman-Russo.

Il n'en reste pas moins un bon film catastrophe très efficace et qui aura fait frémir plus d'un cinéphile lors d'une scène terriblement anxiogène où le virus se propage dans une salle de cinéma. Pas sûr que vous souhaitiez leur réouverture après ça...

 

photoA la recherche du virus

 

LA PLUS RÉALISTE : CONTAGION

A l'extrême opposé du Alerte de Petersen, il y a évidemment le Contagion de Steven Soderbergh. Loin de jouer sur le spectacle et le côté blockbuster, le long-métrage de Soderbergh touche quasiment au documentaire avec son ultra-réalisme et son récit choral. Pour réaliser son métrage, le cinéaste américain a fait de longues recherches sur les épidémies (se reposant notamment sur les études sur le Sras en 2003) et s'est largement appuyé sur ces données pour construire l'ensemble de son scénario (écrit par Scott Z. Burns).

Jamais spectaculaire, toujours anxiogène, Contagion décrivait d'ores et déjà en 2011, les conséquences possibles d'une pandémie mondiale (largement confirmées par celle du coronavirus que nous vivons dans le monde réel). Si le virus est évidemment le point de départ de l'intrigue, c'est plutôt sa propagation et les réactions de l'humanité qui intéressent Soderbergh. Ainsi, il suit plusieurs personnages aux quatre coins de la planète pour analyser les différentes réactions de simples individus, les décisions de nombreux gouvernements, les conséquences des fausses-informations sur la population, l'essor des escroqueries médicales, des faux-prophètes et théories complotistes, l'autoritarisme naissant de plusieurs pays, le bafouement des libertés... Bref, tout ce que le monde vit peu ou prou actuellement.

Lorsqu'on connaît en plus le dénouement et la révélation, on se dit que Soderbergh était déjà un beau visionnaire il y a dix ans aux côtés de Matt DamonGwyneth PaltrowJude LawLaurence Fishburne ou encore Marion Cotillard. Immanquable.

 

photo, Jude LawUn monde en panique

 

LA PLUS POÉTIQUE : PERFECT SENSE

Loin des virus infectieux de Alerte ou Contagion, celui de Perfect Sense touche à quelque chose d'absolument inédit. Pas question ici de tousser, d'avoir de la fièvre ou de rencontrer des difficultés pour respirer, le long-métrage de David MacKenzie (qui est aussi derrière Les Poings contre les mursComancheria ou Outlaw King depuis) explore un virus qui détruirait un à un les sens de chaque humain.

On suit alors la rencontre entre un cuisinier et une épidémiologiste, Ewan McGregor et Eva Green, et leur amour naissant dans cette période où chaque plaisir causé par n'importe quel sens sera peut-être le dernier. Ainsi, Perfect Sense se révèle une belle ode à la vie et aux bonheurs simples de notre existence comme la vue, le touché, l'ouïe, le goût et l'odorat. Une perte progressive des sens que MacKenzie décide de faire pleinement ressentir au spectateur au fur et à mesure de l'avancée du récit, jouant des conséquences sonores ou visuelles sur les protagonistes pour métamorphoser la conception de son film et la perception de chacun.

Perfect Sense offre donc une vision parfaitement inédite d'une épidémie, avec une sacrée dose d'incompréhension et d'impuissance mais surtout beaucoup de tendresse et de poésie. Après, on va faire gaffe quand même, un des symptômes du coronavirus est la perte de l'odorat et du goût. On n'est donc pas à l'abri.

 

photoL'amour après le confinement

 

LA CATA-TOURS 

LA PLUS VERTIGINEUSE : LA TOUR INFERNALE 

Sommet du film catastrophe et comptant parmi les productions les plus ambitieuses du genre, le long-métrage est un des projets les plus fous de son époque, narrant le cataclysme engendré par un incendie survenu dans la tour la plus haute du monde, pendant que les célébrations de son inauguration battent son plein. 

Arrivant après les succès d’Airport et de L’Aventure du Poséidon, le métrage en a retenu toutes les leçons, et s’efforce de pousser plus loin sa logique de drame, avec une débauche de moyens. En effet, le film est si ambitieux et complexe, qu’il nécessitera l’association exceptionnelle de la Fox et de Warnerqui associent au projet Steve McQueen et Paul Newman, les plus grandes stars de leur époque, accompagnées par une ribambelle de talents. À leurs côtés, on retrouve Robert Vaughn, William Holden, Faye DunawayFred Astaire ou encore Richard Wagner. 

Tous sont au service d’un récit millimétré, qui ne sacrifie jamais sa construction au grand spectacle. Ainsi, la progression dramatique de l’ensemble suit une logique réglée comme du papier à musique, qui sait en outre tirer parti des failles politiques et sociales qui agitent alors les Etats-Unis. Le résultat est une matière explosive fascinante, le récit d’une catastrophe inarrêtable, qui met formidablement bien en lumière les contradictions d’un pays fasciné par sa propre croissance, laquelle risque à chaque instant de dévorer ses artisans. 

 

photoAscenseur pour l'échafaud

 

LA PLUS FITNESS : SKYSCRAPER

Sur le papier, on tenait là un mélange potentiellement savoureux de Die Hard et de La Tour Infernale, mais Skyscraper propose un autre programme, finalement plus en ligne avec son époque. Nous y suivons un vétéran américain, mutilé au combat, devenu un expert en sécurité. Quand sa femme et sa fille sont retenues prisonnières par des terroristes dans le gratte-ciel dont il a lui-même encadré la protection, il n’écoute que son courage et s’en va casser des bouches. 

Et le casseur de bouches, c’est Dwayne Johnson, qui produit ici un film à sa gloire, lequel nous permet, en nous divertissant, de comprendre tous les paradoxes du cinéma hollywoodien actuel et de son rapport compliqué au cinéma d’action. La star est au fait de sa gloire, et on a littéralement l’impression de voir le blockbuster se construire autour de son corps. Chaque décor est pensé pour que ses biceps en tirent le meilleur, les rebondissements n’existent que pour mettre au défi le colosse. 

Progressivement, alors que Johnson préfère manifestement assommer ses ennemis et se concentrer sur ses cascades, une idée un peu absurde se fait jour. Et si nous assistions là à la version ultime de la routine sportive que le comédien a si souvent mis en scène sur les réseaux sociaux ? Sorte de fantasme musculeux parfois à la limite de la parodie, la fascination de Skyscraper pour l’anatomie de sa star a quelque chose de résolument amusant.

 

Photo , Dwayne Johnson, Neve CampbellPas de cassage de machoire pour toi

 

LA PLUS KITSCH : TREMBLEMENT DE TERRE 

Il est des films dont le titre a valeur de synopsis et de note d’intention. Sorti en 1974, le blockbuster de Mark Robson est à la fois un sommet du grand spectacle de son temps, et une proposition totalement dépassée, techniquement, esthétiquement et philosophiquement, ce qui en fait un divertissement formidable, une fenêtre ouverte sur un cinéma disparu. Tout d’abord, c’est un témoignage passionnant sur les techniques d’effets spéciaux et leur démente inventivité.  

Matte paintings, perspectives forcées, maquettes, cascades à gogo, le métrage est une collection de tours de passe-passe franchement attachants (et parfois encore très impressionnants). Mais Tremblement de Terre représente aussi une tentative passionnante de ressusciter un cinéma ultra-immersif et forain. Pour sa sortie, il fut diffusé dans des salles aménagées simulant les vibrations d’un séisme, accompagné d’un système sonore particulier, le sensurround, soit des fréquences ultra-basses capables de précipiter les spectateurs au cœur d’une catastrophe ultra-violente. Si violente qu’elle provoqua des éboulements dans plusieurs cinéma américains et de si puissantes nuisances sonores aux alentours des salles que le dispositif dût être abandonné en catastrophe. 

Enfin, Tremblement de Terre témoigne d’une vision moraliste extrêmement prégnante. Ainsi, on suit Charlton Heston, écartelé entre sa femme et sa maîtresse, alors que le cataclysme en cours prend des airs de châtiment divin obligeant chacun à choisir son camp. Une vision surannée qu’on redécouvre avec étonnement.

 

photo, Charlton HestonDrame de la décoration d'intérieur

 

LA CATA-STEROÏDES 

LA PLUS BAYHEM : ARMAGEDDON

L’expression consacrée veut qu’il soit plaisant de débrancher son cerveau pour apprécier certains films, grâce à Michael Bay, nous savons depuis Armageddon qu’il est tout aussi divertissant de lui filer des coups de pieds en lui versant de la bière tiède dessus. Véritable monstre de Frankenstein rassemblant tous les motifs esthétiques et défis technologiques qui stimulent le réalisateur, son film met une poignée de foreurs pétroliers aux prises avec un astéroïde en route pour ravager la planète Terre. Un programme chargé, que le metteur en scène va s’efforcer de doper avec un art consommé du chaos. 

Tout le long de ses 2h30, le film ne relâche jamais la pression, poussant tous les potards au maximum. Pour la première fois, Bay ose tout sacrifier à son idée d’un spectacle pyrotechnique total, qui lui permet d’offrir une quantité ahurissante de morceaux de bravoure, tous plus cinégéniques les uns que les autres. On détruit New York, on rase Paris, mais on pulvérise aussi la station MIR lors d’une séquence anthologique, avant de filer à toute berzingue vers une sorte de proto-Mad Max giga-beauf à la surface d’un astéroïde filmé et mis en scène comme un monstre de série B. 

Le résultat est ahurissant et exténuant, mais témoigne aussi du brio de son auteur, capable de rendre compréhensible des séquences totalement anarchiques, où il dézingue toute notion de géographie et d’espace. Enfin, surprise du chef, Bay rappelle que quand il le souhaite, il peut livrer de purs moments d’émotion. Dans le rire quand ses gros bourrins s’entraînent, dans la mélancolie lors du départ, ou dans la solennité, lors d’un sacrifice final et d’un épilogue qui a tiré des larmes même aux accros à la créatine. 

 

photo, Ben Affleck, Bruce WillisLa tof des héros

  

LA PLUS BOULEVERSIFIANTE : DEEP IMPACT 

Sorti la même année qu’ArmageddonDeep Impact de Mimi Leder opère un choix thématique aux antipodes de son concurrent. Alors qu’un astéroïde va frapper la Terre, le gouvernement américain dévoile qu’une poignée de ses citoyens ont été sélectionnés pour participer à un plan de survie, tandis qu’une mission spatiale va tenter de détruire le corps céleste. Ici, point de grandiloquence enflammée ou de destruction à tous les étages, mais un divertissement qui préfère se pencher sur les conséquences humaines, politiques ou sociales d’une crise sans précédent, exigeant des sacrifices majeurs et parfois injustes. 

Le titre du long-métrage l’indique d’ailleurs clairement : il sera ici question d’un impact profond, auquel personne ne peut prétendre échapper. Le scénario accorde d’ailleurs peu d’intérêt à la mission spatiale censée sauver l’humanité, se focalisant sur ses anti-héros, leur sort funeste et l’épreuve qu’ils doivent non pas surmonter, mais subir.

Un point de vue qui ne séduira pas massivement le public, mais marquera durablement les spectateurs qui ont découvert son épilogue tragique et déchirant, alors que Maximilian Schell et Téa Leoni se retrouvent pour mourir ensemble. Le désespoir, le dolorisme qui nimbent le récit ne sont pas sans évoquer La Guerre des mondes de Steven Spielberg. Et ce dernier occupant ici le poste de producteur exécutif, on se dit que ce n’est peut-être pas un hasard...

 

photoJuste la fin du monde

 

CATA-AIR LINES 

PAS LA PLUS DIGESTE : A L’HEURE ZERO 

Voilà un film que le poids des années n’a pas épargné, et que sa parodie (voir plus bas) a achevé de cristalliser comme un monument vieillot. Pourtant, A L’heure zéro est bien un des premiers films catastrophe du cinéma moderne et enrine plusieurs de ses codes essentiels. Encore traumatisé par une décision qui coûta la vie à ses hommes dans les derniers instants de la Seconde Guerre mondiale, un ancien officier prend l’avion afin de supplier sa femme de ne pas le quitter en emmenant leur fils. Une intoxication alimentaire prive bientôt le vol de ses pilotes, et contraint notre héros à dépasser son trauma initial, pour survivre et prouver sa valeur à la femme qu’il aime. 

Vestige d’un cinéma où la promotion d’une certaine morale comptait au moins autant que le spectacle pur, le métrage établit le divertissement pyrotechnique avant tout comme une catastrophe intime, teintée de punition quasi-divine, qui oblige ses protagonistes à se transcender et à se montrer à la hauteur des valeurs familiales anglo-saxonnes. Modèle pour des dizaines de films à venir, il est aussi la matrice d’Airport, puisque le roman à l’origine de cette franchise aérienne a été écrit en 1968... par le scénariste de A L’Heure Zéro. 

 

photoL'ancêtre de Into the Night ?

 

LA PLUS INFLUENTE : AIRPORT 

Un demi-siècle après sa sortie, Airport accuse son âge, et on sent, alors que se déroule très progressivement cette intrigue aérienne à base de cataclysme météo et d’attentat désespéré, que les modes ou conventions en matière de narration ont bien changé. En effet, Airport prend souvent son temps et demeure le témoin d’une époque pré-Dents de la Mer et donc quasiment pré-Blockbuster, où les notions de rythme, de tempo étaient bien différentes. 

Pour autant, on aurait tort de le reléguer au rang de vieillerie sans intérêt. Car si La Tour Infernale va largement parfaire la recette, en décupler l’impact, quasiment tous les ingrédients du genre sont déjà présents : personnages symbolisant les questionnements sociaux du moment, espace confiné, dilemmes moraux en pagaille, prévalence de personnages masculins érigés en porte-flambeaux des valeurs familiales...

Plus important, le succès du film va engendrer trois suites et la naissance d’une véritable mode du cinéma catastrophe, qui en reprendra tous les tropismes, faisant de cette production le logiciel du genre pour les décennies qui suivront.

 

photo, Dean Martin, Burt LancasterSituation de crise

 

LA PLUS MARRANTE : Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION ? 

Pourquoi inclure cet hilarant pastiche dans un dossier consacré au genre qu’il brocarde ? Parce que le film n’a rien perdu de son mordant, mais parce que la proposition des ZAZ va bien au-delà de la moquerie pour proposer une véritable expérimentation sur la matière même qui fonde la narration au cinéma. 

Désireux de moquer la vague des films de catastrophes aériennes qui sévit alors, le trio de rigolos achète les droits du scénario de A L’Heure Zéro et en adapte mot pour mot des pages entières. Ainsi, le métrage joue sans filet à un jeu fort périlleux : générer le rire, le décalage en usant d’un matériau rédigé au pur premier degré. 

Ce sont ainsi le montage, la mise en scène et la direction des acteurs qui génèrent l’absurde, soulignent les situations et en révèlent la profonde absurdité. Par conséquent, au-delà de l’impression d’outrance que dégage l’ensemble, c’est bel et bien une réflexion sur les mécaniques de l’hilarité, sur la suspension d’incrédulité, à laquelle nous assistons. Cerise sur le gâteau, si le film est une comédie qui s’assume comme telle, en termes de structure, c’est aussi un film catastrophe pur et dur, assumant toutes les figures imposées du genre. 

 

photoOù sont les poupées gonflables quand on a besoin d'elles ?

 

LA CATA-VOLCAN

LA PLUS CHEESY : VOLCANO

Volcano fait partie de ces curiosités dont les défauts s’additionnent pour offrir un résultat bizarrement savoureux. En effet, lister tous problèmes du film pourrait faire croire à un ratage, au lieu de quoi, leurs interconnexions en font une symphonie bizarroïde, une sorte de chant du cygne du film catastrophe classique, englué dans ses recettes et ne parvenant plus à juguler ses ambitions. 

Ici se marient un casting aux fraises, des effets spéciaux très inégaux, une cruauté parfois exacerbée et une grandiloquence parfois complètement à côté de la plaque. Oublions donc la promesse, plutôt marrante, de voir la Cité des Anges ensevelie à la manière d’une Sodome post-moderne, sous des litrons de magma brûlant, le métrage ne parvenant jamais à satisfaire ce programme, pour nous focaliser sur ses bizarreries. 

Tout d’abord, on est souvent sidéré par ce que le scénario veut tenter de nous faire croire, de ces personnages qui se baladent tranquillement à quelques centimètres de coulées de lave rougeoyantes, ou qui en interrompent la progression avec d’innocents plots de béton. Le résultat est curieux, dissonnant, mais étonnamment drôle. Enfin, le métrage recèle quelques purs moments d’étrangeté, tel un sacrifice qui semble motivé bien plus par l’opportunité de filmer un acteur sous Xanax brûler de longues secondes, que par une quelconque direction émotionnelle. Pour l’intensité tragique on repassera, mais les fous-rires sont garantis. 

 

photo, Anne Heche, Tommy Lee Jones"the floor is lava !"

 

LA PLUS RIGOUREUSE : LE PIC DE DANTE

Sorti la même année que Volcano, le film de Roger Donaldson prend le parti radicalement inverse de son concurrent. Le récit, plutôt que de se situer dans un décor mythique ou de multiplier les personnages, préfère se concentrer sur une poignée d’entre eux et leur parcours intime, compensant des stéréotypes en pagaille par le temps dont il dispose à l’écran pour se développer, tandis que l’intrigue applique à son volcanique antagoniste le traitement des Dents de la Mer. 

Pas question ici de noyer l’écran sous des torrents de lave en fusion. Le volcan existe presque toujours indirectement, en cela qu’il transforme la nature environnante pour en faire un piège mortel. Une approche dramatique forte, qui permet de multiplier les menaces et les enjeux des séquences spectaculaires. Projectiles, éboulements, eaux acides, barrage qui cède... la progression de la tension est impeccablement menée, jusqu’au bouquet final éruptif, véritable récompense auquel le spectateur a été préparé tout du long. 

Enfin, le film peut s’entendre comme une véritable ode aux effets spéciaux à l’ancienne. Il est impressionnant de constater combien ce mélange de purs effets physiques, de modèles réduits et d’illusions d’optiques fonctionne merveilleusement, 23 ans après la sortie du film. Une réussite à laquelle l’excellent duo Linda Hamilton-Pierce Brosnan n’est pas étranger. 

 

photo, Pierce BrosnanFichue poussière

 

LA CATA DANS L'EAU

LA PLUS ABSOLUE : TITANIC

Difficile de ne pas voir dans le film de James Cameron l'apothéose du film catastrophe maritime, le feu d'artifice absolu, d'une maîtrise ébouriffante même des années et des parodies après. Car au-delà du phénomène, des Oscars, des records et de la prouesse technique, c'est un grand récit de survie face à une horreur qui a marqué l'Histoire de l'humanité - et celle du septième art. Grand maître dans l'art du tempo dramatique, de l'harmonie des personnages et du crescendo sensationnel, Cameron orchestre ici une aventure aux multiples facettes, qui fonctionne aussi bien dans la romance que la catastrophe. Même en ayant en tête l'issue du drame, même au bout du dixième visionnage, Titanic demeure un bulldozer d'efficacité, palpitant et spectaculaire et cinématographique jusqu'au bout des coursives.

Réhaussée par la musique de James Horner, la mise en scène ample de James Cameron, qui balaye les décors dans de longs plans donnant une réalité tangible au paquebot, apporte une énergie folle au cauchemar. La maîtrise est telle que malgré les avancés techniques depuis, le film reste riche en visions tétanisantes et inoubliables une fois que l'iceberg a scellé le sort du géant des eaux. Un monument qui reste majestueux, et semble destiné à le rester à jamais.

 

photoUne des nombreuses visions hallucinantes de Titanic

 

LA PLUS EMBLÉMATIQUE : L'AVENTURE DU POSEIDON

Le roman de Paul Gallico publié à la fin des années 60 a inspiré plusieurs adaptations, mais la première reste la plus connue et respectée. Sorti en 1972, le film de Ronald Neame mené par Gene Hackman est un film catastrophe majeur, qui a marqué le genre par son succès (plus de 93 millions au box-office, pour un budget de 5) et sa popularité. Qu'il soit arrivé jusqu'aux Oscars et pas uniquement côté technique (Shelley Winters a été nommée comme meilleur second rôle) n'est pas anodin.

L'idée est diaboliquement amusante : frappé par une méchante vague en plein réveillon, un gros paquebot est retourné. Pour les survivants en robes de soirée et costards, il faudra paradoxalement remonter vers les tréfonds du navire pour espérer revoir la surface. Une simple idée qui permet de renverser des décors, et emmener une troupe mal assortie dans une aventure anxiogène, à base d'incendie, de conduits étroits et d'apnée bien trop longue pour être rassurante. Tour à tour délicieusement kitsch (Gene Hackman en révérend-musclor qui s'énerve contre Dieu avant de se jeter dans le vide avec ses biceps), touchant (les personnages de Red Buttons et Shelley Winters), drôle (le lieutenant Rogo et Linda), et spectaculaire, L'Aventure du Poséidon est donc un classique.

 

photoSacrée bande bordélique

 

Le succès a donné des idées, pas forcément bonnes. Après avoir failli lancer une suite autour des survivants bloqués à bord d'un train dans un tunnel effondré (une idée qui sera recyclée pour donner Daylight avec Stallone), la production optera pour Le Dernier secret du Poseidon, avec Michael Caine et Sally Field, où divers prétextes sont inventés pour piéger de nouvelles personnes dans l'épave. Ce sera un beau bide en salles, avec un budget de 10 millions et environ 2 au box-office.

En 2006, il y aura un remake, sobrement intitulé Poséidon, et réalisé par Wolfgang Petersen. Là encore, ce sera un four (environ 182 millions au box-office, pour un budget officiel de 160), mais le film reste un petit plaisir irrésistible. Avec Kurt Russell en papa-poule-ex-maire-ex-pompier, Josh Lucas en tête brûlée et Emmy Rossum dans une phase catastrophe après Le Jour d'après, le remake sacrifie tout sur l'autel du spectacle. D'où des personnages réduits à des stéréotypes, et un paquet de scènes à grand spectacle diablement plaisantes, qui en font un tour de manège hautement recommandable pour tout amateur du genre.

 

photo, Kurt RussellEn bas, le score au box-office de ton remake

 

LA PLUS HISTOIRE (PRESQUE) VRAIE : EN PLEINE TEMPÊTE

Encore Wolfgang Petersen oui. Avant le désert de Troie et Poséidon, mais après Alerte et Air Force One, le réalisateur allait déjà dans la catastrophe maritime avec une version presque fidèle de l'horreur vécue par un bateau de pêcheurs pendant la tempête de Halloween 1991, ouragan qui a tué douze personnes. En pleine tempête suit ainsi l'équipage de l'Andrea Gail, et quelques autres, tous frappés par la catastrophe.

George Clooney en capitaine ; Mark Wahlberg, John C. Reilly, William Fichtner ou encore John Hawkes sous ses ordres ; Mary Elizabeth Mastrantonio et Diane Lane en fortes têtes ; Karen Allen, Cherry Jones et Michael Ironside en seconds rôles... le casting embarqué est remarquable, et Wolfgang Petersen a un sens évident de la mise en scène, qui permet de rendre compte de l'ampleur de l'ouragan dans une poignée de scènes spectaculaires.

Bien sûr, tout ça dégouline un peu de confiture hollywoodienne, et le studio a justement été attaqué par la famille des survivants pour avoir un peu trop réécrit l'histoire (la miette de romance entre Billy et Linda a été inventée, l'équipage de l'Andrea Gail ne s'est pas jetée dans la gueule du loup, et l'ouragan a été bien augmenté pour le spectacle). Mais le savoir-faire à l'écran impose le respect et touche souvent droit au cœur, que ce soit grâce à la belle musique de James Horner (décidément), les relations entre les marins, ou l'issue tragique et inévitable de cette course contre la mort que les héros affrontent avec une tristesse étonnante.

 

photoVous ne passerez pas (la nuit)


LA CATA-MÉTÉO

LA PLUS COOL : TWISTER

Qui a pu oublier la vache volante de Twister ? Il y en a eu des tornades dans les films, mais rares sont ceux qui leur ont offert la première place dans l'action, et pas simplement pour une scène à droite à gauche. Epoque glorieuse où Jan de Bont était associé à Speed, et non Speed 2 : Cap sur le danger (ou Hantise, ou Lara Croft : Tomb Raider - Le Berceau de la vie), Twister tient étonnamment bien le choc malgré le poids des années et les limites des effets visuels du milieu des années 90.

C'est en grande partie grâce à la simplicité des enjeux et de la narration, qui reposent sur trois idées fortes : l'héroïne chasse autant les tornades que son trauma d'enfance, lié à la mort terrible de son père, emporté par une de ces tempêtes monstrueuses (une idée venue de Spielberg, producteur, qui a mis Michael Crichton sur le scénario après avoir été intéressé par le concept du film) ; le duo de héros doit divorcer, mais se retrouve dans la passion et la liberté de cette quête (un peu comme Abyss, mais en bien plus simple) ; et tout se déroule en l'espace de 24h. De quoi créer une aventure très efficace, aussi scolaire qu'enthousiasmante. D'autant plus que le film est généreux, et les tornades tout sauf timides puisqu'elles frappent régulièrement le groupe pour rappeler que l'important est là, et pas dans leurs petits problèmes.

Et si les CGI ont pris un coup de vieux dans certains plans larges ou lors du climax, la somme d'effets réels (il y avait vraiment des véhicules lâchés depuis un hélicoptère sur la route, ce qui explique notamment le budget lourd de 90 millions à l'époque... soit plus qu'Independence Day) permet à Twister de rester solidement ancré dans le sol, et dans la liste des bons films catastrophe. Et la musique de Mark Mancina est tout de même très cool.

 

photo, Bill Paxton, Helen HuntIt sucks

 

LA PLUS PAS COOL : THE IMPOSSIBLE

Sur le papier, le film de Juan Antonio Bayona a de quoi faire craindre le pire du spectacle hollywoodien : l'incroyable et terrible histoire vraie de la famille Belón, qui a survécu au tsunami du 26 décembre 2004 en Thaïlande. Séparée par le chaos, le clan se retrouve finalement dans la vie, l'amour et les chaudes larmes. Pourtant, et dans ce cadre assez rigide, The Impossible est une réussite, qui doit autant à la mise en scène du cinéaste qu'au talent des acteurs.

Savant et brillant mélange de CGI et effets réels (les acteurs étaient sur de gros décors noyés, ou frappés par des vagues d'eau), le film permet d'entrapercevoir la violence inouïe d'une telle catastrophe, avec plusieurs scènes choc où l'horreur secoue les personnages et transforme le cadre paradisiaque en enfer. Le point de vue très resserré autour de la famille est comme une petite fenêtre intime, qui rend compte de l'ampleur des événements, créant un terrible sentiment d'immense désert aquatique, où l'humain n'est plus qu'une petite chose fragile et condamnée à être perdue. Rien que la scène de flashback, qui revient sur Maria frappée par la première vague, est un grand moment qui flitre avec le film d'horreur, et met brillamment en scène la violence inouïe, puis le calme déconcertant, qui déchirent les corps et les âmes.

Nommée aux Oscars, Naomi Watts mène The Impossible avec le talent qu'on lui connaît, aux côtés notamment d'un jeune Tom Holland, apportant toute la sensibilité nécessaire à un tel projet.

 

photo, Naomi WattsQuand ton Oscar dérive au loin

 

LA CATA-TOTALE

LA PLUS ÉCOLO : LE JOUR D'APRÈS

L’écologie, préoccupation mondiale en ce début de 21e siècle, est logiquement un des sujets de prédilection des créateurs de grosses tornades. Grâce au réchauffement climatique, il est possible d'expliquer les catastrophes naturelles, pointer du doigt un coupable, représenté dans la fiction par un politique réfractaire, qui devient alors la figure antagoniste du récit.

Roland Emmerich et son acolyte Jeffrey Nachmanoff l’ont bien compris et se sont inspirés très librement des théories climatiques les plus extrêmes pour théoriser à grands coups d’effets spéciaux titanesques les effets de la pollution sur le monde, ou plus précisément sur les Etats-Unis (faut pas déconner non plus).

 

photoLa Reine des neiges 3

 

Pas beaucoup plus subtil et pas beaucoup moins stupide que les autres blockbusters boursouflés de son auteur, Le Jour d’après a pour lui de siéger confortablement dans son temps, le début des années 2000, où l’urgence de plus en plus évidente de la question climatique commence à faire flipper un peu tout le monde. Un contexte particulier et hurlé à la tronche du spectateur, mais aussi générateur d’une narration certes toujours centrée autour du montage alterné catastrophe mondiale / drame humain, mais quand même plus sensible que la moyenne. Quand l'intrigue vire au survival météorologique rentre-dedans, avec loups et courses contre le froid compris dans la formule, elle parvient même à ménager un certain suspense.

Aidé par un casting convaincant, dont un Jake Gyllenhaal pas encore sali par Prince of Persia, le résultat n’est de fait pas désagréable à voir et se permet même quelques séquences très spectaculaires, à l'instar du fameux tsunami de Manhattan.

 

Photo Jake GyllenhaalUn jour comme un autre à Lille

 

LA PLUS SUICIDAIRE (DANS TOUS LES SENS DU TERME) : PHÉNOMÈNES

Si on répertoriait les meilleures catastrophes sans vraiment s’occuper des films qui les mettent en scène, Phénomènes serait en tête de liste pour beaucoup de monde. Peut-être injustement moquée à l’époque de la sortie, l’idée d’une toxine vengeresse naturelle poussant les gens au suicide s’avère résolument originale et permet à M. Night Shyamalan de s’autoriser de rares séquences spectaculaires (les ouvriers qui tombent comme des mouches) ou des touches d’humour noir efficaces (le mec qui s’allonge devant sa tondeuse) dans une intrigue pourtant très intimiste.

Ponctué de mises à mort dignes d’un slasher et conçu comme un pied de nez envers les premiers succès du cinéaste, surtout sur la fin, le long-métrage est cependant voué à subir les moqueries d’à peu près la totalité de ses spectateurs. En cause, l’histoire de survie familiale cristallisant les enjeux, d’une pauvreté narrative et technique indéfendable.

 

photo, Mark Wahlberg, Zooey DeschanelOui oui, les toxines viennent bien des plantes

 

C’est à se demander comment 48 millions de dollars ont été débloqués pour financer un récit aussi incohérent et surréaliste, où des passagers débarqués d’un train reprennent leur voiture pour s’enfuir, et où des gosses se font exploser la tête à coups de chevrotine ! Presque plus lunaire encore, les dialogues abscons et les performances ahurissantes du duo d’acteur principaux. Les signes avant-coureurs de contamination impliquent des propos incohérents, ce qui les rend très difficiles à déceler dans le jeu de Mark Wahlberg et Zooey Deschanel, donnant la forte impression d’être sous substance psychotrope en permanence.

Finalement, la planète cinéma se souvient de The Happening pour les mauvaises raisons, mais elle s’en souvient, et le revoir amuse plus qu’autre chose aujourd’hui. D’autant plus que contrairement à la quasi-totalité des films présents dans cet article, il décrit une vraie situation de confinement. En effet, les protagonistes se rendent vite compte que pour échapper aux toxines, il ne faut pas former de grands groupes et ne pas rester dans la nature. En bref, rester chez soi, ne voir personne. Bien sûr, ils feront tout le contraire.

Notre indéfendable est disponible ici.

 

photo, Mark Wahlberg, Zooey DeschanelLe couple le plus étrangement dysfonctionnel de l'histoire

 

LA PLUS CLASSIQUE : FUSION

En toute connaissance de cause, le délire pseudo-scientifique de Jon Amiel fusionne (oui) avec un sens du détail impressionnant les caractéristiques du film catastrophe post-2000, comme les aiment Michael Bay et Roland Emmerich.

Tout y est : le casting est intégralement constitué de seconds couteaux habitués à ce genre de productions, le héros est un scientifique modeste mais super-intelligent capable de tout vulgariser grâce à une pêche et un déodorant, la catastrophe en elle-même (l’arrêt de la rotation du noyau de la terre) est à la fois improbable et spectaculaire, les effets spéciaux numériques sont aussi nombreux qu'hideux et le tout est bien trop long.

Niveau scénario, rebelote. Après quelques money-shots pré-fin du monde et des explications sans queue ni tête, une équipe d’archétypes vivants construit en quelques mois un engin extraordinaire et s’en va dans une mission presque-suicide sauver nos âmes grâce à la sainte puissance du gouvernement américaine et de leurs non moins légitimes armes nucléaires. Alors que les sacrifices héroïques s’accumulent, les monuments les plus iconiques d’occident voient leurs maquettes voler en éclat. Quel meilleur terrain de jeu que Rome, musée à ciel ouvert ?

Finalement, le monde est sauvé, et le couple survivant part manger une pizza après un aller-retour dans le centre de la Terre et un bisou réglementaire. Le blockbuster catastrophe ultime, donc, stupide, gras, plus américain que le plus américain des texans et par moment assez divertissant.

 

photoLe Colisée, le symbole oblitéré du jour

 

LA CATA-DÉPRESSION

LA PLUS SUBLIME : MELANCHOLIA

Si Lars von Trier n'avait pas dérapé en interview, ce film aurait pu décrocher la Palme d'or. Melancholia a toutes les qualités d'un immense film, par sa réalisation, son audace, son humour, ses acteurs et son contexte. Parler de la fin du monde est un sentier dangereux et le film utilise deux outils pour toucher le sublime apocalytpique : l'esthétique et la poésie. Si les tableaux introductifs ont paru poussifs et snobs à certains, d'autres estiment qu'ils amorcent à merveille le programme de Melancholia, nom de la planète qui s'approche de la Terre et pourrait la percuter.

La force - et le génie - du film réside dans le statut périphérique du drame, qui catalyse les narrations sans être un sujet en soi. Mourir est imminent et l'approche funeste révèle des tempéraments saugrenus. La trame mélancolique, désespérée et subjective, se concentre sur une histoire de famille aux membres atypiques, avec une tendance à tirer la gueule (mais c'est pas grave). Kirsten Dunst (prix d'interprétation féminine à Cannes) et Charlotte Gainsbourg mènent ce navire émotionnel à mesure que la fin approche, embarquées dans une réalisation Lars von Trier au carré.

La puissance de Melancholia est due à sa double dynamique, alliant la dévastation psychologique des personnages et les apartés purement poétiques, visuels et très fabriqués (dans le sens précieux du terme). 

 

photo, Kirsten DunstLe mariage du ciel et de l'enfer

 

LA PLUS ÉQUIVOQUE : TAKE SHELTER

La fin du monde, est-ce une affaire de folie ? Jeff Nichols interroge un cas de maladie psychiatrique à travers Curtis (Michael Shannon) et sa vie de famille. Sujet à des hallucinations atmosphériques - il voit des tornades, entend des coups de tonnerre, se fait agresser par des oiseaux - le personnage est confronté à une réalité défaillante et/ou/versus anticipatoire.

Très intime, la réalisation pénètre l'existence hallucinatoire du personnage, père d'une enfant sourde (Tova Stewart) et d'une femme démunie (Jessica Chastain) qu'il veut protéger. Décalage psychiatrique oblige, il devient obsédé par l'abri anti-tornade qu'il aménage et qui le mène à la ruine, financière et sociale. Cependant, sa folie n'a rien d'un cliché étouffant ; toute en ambiguité, elle oscille dans la mise en scène entre l'évidence d'un cataclysme et la conscience de son égotisme.

Jusqu'à la fin, le film questionne la douleur psychiatrique, ses conséquences pratiques, ses origines possibles, sans verser dans un laïus bien-pensant et démonstratif. La conclusion est extrêment solide et boucle cette oeuvre sensible, touchante et coriace.

 

Photo Michael ShannonMichael Shannon sous champi sans avoir pris de champi

 

LA PLUS ROMANTICO-NEUNEU : JUSQU'À CE QUE LA FIN DU MONDE NOUS SÉPARE

Le chrono est lancé : dans trois semaines, un astéroïde percutera la Terre et ciao l'humanité. Déveine totale, Dodge (Steve Carell) risque de caner seul comme un couillon, puisque sa femme Linda s'est tirée à l'annonce de l'apocalyspe - réaction plutôt marrante et crédible. Type affable et bonne pâte, il n'en est pas moins un romantique invétéré et envahi du souvenir de son premier amour. Alors qu'il rêvasse devant sa photo, sa voisine (Keira Knightley) débarque à l'improviste et, en gentleman, Dodge la console. Commence alors l'épopée de leur vie, eux qui étaient voisins mais ne s'étaient jamais parlé - décidément, les situations limites ont du bon.

Lorene Scafaria utilise la catastrophe pour tisser une comédie romantique tout en douceur, mais avec de la nervosité dans les plans. Le scénario est sobre et promène les deux protagonistes d'émeutes en événements festifs (mais ils évitent les orgies, dommage), jalons qui vont solidifier leur amitié et pourquoi pas plus. Ensemble, ils vont réparer leurs blessures intérieures et rafistoler leurs âmes, parce que c'est maintenant ou jamais !

Volontairement léger, le film ne manque pas d'humour et de situations cocasses (un homme qui commande son suicide, la femme de ménage qui ne veut pas lâcher son job, le chien qui ne sert à rien mais qui a une bonne tête, l'improbable incarcération) pour divertir le spectateur. On en ressort en se disant qu'on aimerait gérer le stress pré-mortem de cette façon. La petite mort, c'est très important à vivre avant la vraie mort.

 

photo, Steve Carell, Keira Knightley"Hey, toi aussi tu vas caner, ça nous fait un point commun !"

 

LA CATA-SPATIALE

LA PLUS HISTORIQUE : APOLLO 13

La mission Apollo 13 a marqué un tournant dans la conquête spatiale américaine. Sous ses airs de nouvelle routine de la Nasa après les merveilleuses réussites d'Apollo 11 et 12, le lancement d'Apollo 13 a connu un retentissement moindre par rapport aux précédentes puisqu'il s'agissait de la troisième mission lunaire en seulement neuf mois. Cependant, avec la première mission Apollo de 1969, il s'agit sans aucun doute de la plus célèbre puisque les Américains ont failli y perdre trois de leurs astronautes et qu'on lui connait le légendaire "Houston, on a eu un problème".

Un drame retracé par Ron Howard dans le brillant Apollo 13 sorti en 1995 et mené par le trio Tom Hanks-Kevin Bacon-Bill Paxton qui permet de vivre la catastrophe évitée de justesse par l'équipage et la Nasa en avril 1970 (soit il y a tout juste 50 ans). Durant ses 2h20, le métrage joue énormément avec l'idée d'enfermement et de huis clos à bord du vaisseau avec les astronautes ; et on ne pourra pas nier que le film de Ron Howard est surtout une prouesse technique des années 90.

Récompensé par deux oscars (le son et le montage), Apollo 13 est une reconstitution puissante et minutieuse de la mission. Une histoire pleine de tension et qui gagne toute sa force, non pas dans le spectacle à donner (il s'agit de réparer un moteur en soi) mais bien dans la véracité et l'historicité de l'événement relaté avec une précision impressionnante. La peur de l'espace n'a jamais été aussi réelle, véritable voire tangible alors.

 

Photo Apollo 13, Kevin Bacon, Bill PaxtonLe confinement, avant l'heure

 

LA PLUS VIRTUOSE : GRAVITY

Loin du côté historique de Apollo 13, le film de Alfonso Cuarón qui sera récompensé de sept oscars (dont meilleur réalisateur pour le Mexicain) est un véritable survival fictionnel. Largement critiqué par les professionnels de l'espace pour ses incohérences, le long-métrage ne cherche pourtant jamais vraiment à être réaliste mais bien à plonger les spectateurs dans une catastrophe spatiale plus vraie que nature... esthétiquement.

Gravity suit deux astronautes à la dérive, incarnés par Sandra Bullock et George Clooney, seuls survivants d'une mission spatiale après qu'une pluie de débris ait pulvérisé leur navette et le télescope Hubble. Plus qu'une simple aventure dans le vide intersidéral, c'est finalement une expérience magistrale et viscérale qui attend les spectateurs. En effet, le long-métrage américain repousse les limites de la technologie au cinéma pour livrer une oeuvre d'une virtuosité inédite, un vertige épique.

Jouant de l'étendue infini de l'espace et de la sensation d'enfermement paradoxale de ses personnages, Gravity devient alors une véritable immersion au coeur du vide spatial et ici d'une catastrophe. Avec l'utilisation fréquente des plans-séquences, Alfonso Cuaron permet d'offrir une continuité, une fluidité et de facto un réalisme frappant aux actions, événements et dangers subis par les astronautes et vécus en quasi temps-réel par les spectateurs.

Depuis, jamais l'espace n'a été aussi magnifique et glaçant, envoûtant et suffocant, fascinant et effrayant à la fois sur un grand écran. Ce n'est sans doute pas pour rien que James Cameron considère qu'il s'agit "du meilleur film sur l'espace jamais réalisé"

Notre critique du film

 

photoL'immensité du vide, sacré paradoxe

 

LA CATA-ALIENS

LA PLUS PATRIOTIQUE : INDEPENDANCE DAY

L'observation est présente en filigrane dans plus de la moitié des oeuvres de notre corpus : le genre du film catastrophe est souvent prétexte à un patriotisme yankee assez hallucinant, arrachant les ricanements du reste du monde. Forcément, pour Hollywood, démembrer une fois de plus le Golden Gate permet de fournir des repères tangibles au public américain. De fait, on a souvent l'impression que les Etats-Unis recèlent tous les meaux du monde au cinéma. Et quand les ennuis concernent les autres pays, c'est très souvent l'armée américaine qui s'y colle, comme si le bon vieux interventionisme de l'oncle Sam s'infiltrait dans la fiction.

Independance Day en est peut-être l'exemple le plus célèbre. Jouant par tous les moyens possibles d'un parallèle historique douteux et exploitant sans vergogne les symboles nationaux, l'histoire d'invasion alien va jusqu'à proposer peut-être le climax le plus génialement sans gêne de l'histoire du blockbuster, où le président lui-même sauve les miches de la planète.

 

photoDes aliens très sélectifs

 

Allemand couronné pape du Hollywood qui pète les buildings, Roland Emmerich s'amuse probablement un peu de son postulat et profite de faire de son film une semi-comédie pour pasticher le sens du devoir de son pays d'accueil. Au premier ou au second degré, c'est en tout cas une recette gagnante avec 817,4 millions de dollars de recette hors inflation pour un budget d'à peine 75 millions et une suite d'un ennui mortel.

Chef-d'oeuvre du pop-corn movie ou arnaque imbécile ? Les débats font encore rage. Reste quelques-uns des effets spéciaux les plus impressionnants de la liste, le meilleur casting américain des années 1990 et le spectacle le plus généreux de la carrière décriée du roi du destruction-porn.

 

photoRencontres du 3ème fric

 

LA PLUS DRÔLE : MARS ATTACKS !

La science-fiction de série B fauchée des années 1950 et 1960 mériterait-elle quelques réprésentants au panthéon des films catastrophe purs ? Difficile à dire, tant le genre abordé ici reste majoritairement moderne. Sa parodie, par contre, compte parmi les meilleurs films de destruction de masse.

Jamais aussi bon que quand il fait référence au cinéma qu’il aime, Tim Burton s’amuse comme un petit fou avec Mars Attacks !, et ça se voit. Peu sont les productions à avoir frontalement tourné au ridicule les films catastrophe (et pourtant, ce n'est pas la matière qui manque), mais le réalisateur de Beetlejuice le fait avec une délectation assez jouissive.

 

photoIt's big brain time !

 

Le patriotisme américain, culminant dans l'orgie cataclysmique citée juste au-dessus, est moqué avec panache, alors même que les deux films sont sortis la même année ! Et entre la légereté décomplexée de Burton et la grandiloquence presque fatiguée d’elle-même d’Emmerich, certains ont fait leur choix.

Mars Attacks ! est devenu petit à petit une madeleine de Proust pour pas mal de cinéphiles, grâce à un humour aussi inoffensif que furieusement noir, passant au filtre de la dérision bien sentie les clichés du film d’invasion extraterrestre. L’univers tout en rondeurs du réalisateur se marie très bien avec ce type de comédie, et fait office d’antidote à la rigueur tout en speechs historiques d’Independance Day. Aidé par une partition déjantée de Danny Elfman, elle aussi tout-à-fait adaptée à l’esprit joyeusement méchant qui parcourt l’intrigue, le long-métrage apporte toute l’ironie mordante dont un genre noyé sous ses propres archétypes avait besoin.

 

photo, Pierce BrosnanUn discours scientifique plus plausible que dans Fusion

 

LA PLUS EFFICACE : LA GUERRE DES MONDES

Au fond, La Guerre des mondes ne serait-elle pas l’une des premières histoires de catastrophe ? Pionnier sur à peu près tout les thèmes de la science-fiction, H.G. Wells avait plus ou moins anticipé l’idée d’un désastre mondial, causé par des extraterrestres très hostiles.

Quoi de plus logique que Spielberg, autre pionnier du divertissement et à l’origine de l’alien le plus inoffensif de l’histoire (E.T., bien sûr), s’y attaque ? Comme l’auteur dont il s’inspire, le cinéaste parvient sans mal et sans commune mesure à figurer l’ampleur de la catastrophe, représentée par ces tripodes, immenses êtres terrifiants car ils n’évoluent pas dans le même espace vital que l’espèce humaine.

Au cœur du long-métrage, à la beauté crépusculaire, une authentique séquence d'épouvante applique à l’intime la terreur globale, dans un jeu de yoyo entre les échelles qui fait souvent l’apanage du genre tel qu’il est présenté ici. Néanmoins, peu de metteurs en scène auront réussi à autant naviguer librement entre elles, rappelant sans cesse le poids des pertes humaines dans les destructions de masse. Loin de la déshumanisation progressive de tout ce qui bouge à l’écran chère à Emmerich et compagnie, La Guerre des mondes fait bon usage des thématiques familiales de son auteur ou de sa mise en scène créatrice de liens fluides, et parvient sans mal à impressionner en préservant des enjeux forts et terrifiants.

Notre retour sur le film de Spielberg ici

 

Affiche française

commentaires

Marvelleux
02/06/2020 à 16:48

@Momo
Merci Momo. Sinon je rejoint le commentaire de @Munlberz.
Je suis entièrement d'accord avec Cloverfield.

Miami81
02/06/2020 à 12:33

Ah là là, sans jouer les vieux jeux, je pense qu'on n'a jamais fait mieux que La Tour Infernale (émotion, scènes d'anthologie faites en réel, prestige du casting, histoire, réalisation), si peut être en deuze l'aventure de Poséidon. Quant à Tremblement de terre, film culte en matière de catastrophe, mais vraiment dépassé effectivement.

LCR
02/06/2020 à 08:24

@Numberz la seule bande son que j'aime d'Armageddon c'est celle d'Aerosmith, mais pour le reste, la B.O de Trevor Rabin est certes assez mémorable avec le thème principal, mais très basique à mon avis.

Numberz
01/06/2020 à 21:38

Voilou pour aujourd'hui. Je verrais demain. N'hésitez pas tous à donner vos avis sur ces films.

Numberz
01/06/2020 à 21:38

Chronique ça brûle :

Backdraft: pur produit de sa décennie, ce film de Ron Howard est un film je trouve sous estimé. Pourquoi ce film est géant ? Parce que: De Niro, Donald Sutherland, William Baldwin, Kurt Russell, Scott Glenn et la sublime Jennifer Leigh. Nan mais cette brochette.
Parce que: pas la bande son la plus connu de Zimmer, à tel point que même lui ne l'a joue pas sur scène. Et pourtant cette soundtrack est probablement l'une de ces meilleures. Show me your firetruck me dresse les poils (oui, tous) et me tire la larme quand je l'écoute.
Parce que les acteurs, d'une façon presque chorale, forme une famille, une compagnie auxquelles nous croyons. Il y a une magnifique alchimie, notamment entre Baldwin et Russell. D'abord à couteaux tirés puis avec respect. Jusqu'à la chute finale. Tu tombes, on tombe. Blockbuster puissant et oublié, à réhabiliter d'urgence.

La tour infernale: je n'en dirais pas plus que la rédaction qui a déjà parlé avec passion de ce film. Je n'ai que 34 ans, c'est aussi une madeleine de proust grâce aux multiples visions avec mon père. J'étais subjugué petit, traumatisé à vie par les ascenseurs extérieurs (je vous dis pas comment j'en ai flippé à la clinique où ma femme a accouché). La où certains CGI piquent et vieillissent mal, la beauté des maquettes, même voyantes, font le charme de ces productions. En parlant plus haut de casting de Backdraft, il me semble bien que c'est ce film qui m'a fait aimé les acteurs d'hollywood d'antan. Ahhh c'était mieux avant.

Hell: oui je triche, ce n'est pas un film sur un incendie. Mais ici, c'est la planète qui brûle. Ce film allemand, produit par tonton Emmerich, est assez méconnu et très minimaliste. Le concept est bon. Et si la planète devenait inhabitable et que sa surface devenait suffocante, irrespirable. Brûlante, dans tout les sens du termes. Si bien que les protagonistes doivent rester confinés le jour et sortir la nuit. Le film partait sur un bon concept. Le reste du métrage se poursuit par la suite en devenant un huis clos parfois glauque quand la donzelle de service se trouve être dans une ferme en compagnie de dégénérés. On perd presque le propos du film, sauvé par une fin très brute. A découvrir.

Numberz
01/06/2020 à 21:37

La cata horrifique:

Trilogie de l'apocalypse de John "God" Carpenter : inaugurée par the thing, conclue par l'antre de la folie et séparé par le prince des ténèbres, Carpenter nous aura offert, à travers divers prismes, ces fins du monde.

Tout d'abord avec the thing. Reflet de son temps mais tellement universel, ce film est bien plus qu'un film de sf. C'est d'abord l'horreur à l'état pur. La chose. Sous couvert de SF, le réalisateur nous livre sa pensée sur la liberté de l'individu mais surtout sur le mal, sur cette chose qui ronge alors les consciences et les corps, quasi inconnue alors, le Sida. Au travers de cette chose prenant place dans le corps, elle est détectable seulement à partir de prise de sang. Personne n'est épargné. Les effets spéciaux sont devenus légendaires, Kurt Russell une icône pour des générations, la musique simple mais efficace de Morricone. A la fin, nulle ne sait qui a la bestiole en elle. Cette affreuse chose. Une certitude, elle survivra, et se rependra.

Carpenter s'attaque ensuite à la religion avec le prince des ténèbres. Ce satan incubé, ce prêtre bafoué (immense Pleasence). L'apocalypse viendrait du futur. Un message tente d'avertir les héros alors que dehors la masse s'avance inexorablement, telle une secte. Le miroir joue un rôle primordial, tel le reflet déformé de notre société mais annonciateur de nos problèmes et nos démons intérieurs. Des trois films, celui ci est mon favori. Pas le meilleur mais celui que j'affectionne le plus.

JC conclue cette trilogie avec un autre mal. Celui de la folie. L'antre de la folie n'est pas le préféré des fans, et pourtant il fourmille d'idées. D'abord la folie gigogne ou le spectateur qui est spectateur de sa vie. La schizophrénie, en s'inventant un avatar. Jusqu'à cette fin anihilant tout espoir et faisant sombrer le spectateur dans la folie. Le mal qui ronge ce film, nous ne le connaîtrons pas. Seulement les effets qui auront raisons de chaque être humain, en le transformant en créature errante et auto destructrice.

Chapeau monsieur Jean Charpentier.

Le fléau : évidemment, le fléau c'est aussi et avant tout un superbe Stephen King. Mais le téléfilm, bien qu'ayant vieilli, apporte son lot de cauchemar. L'atmosphère est plutôt bien retranscrite. Les acteurs, bien qu'errants, parfois de trop, restent concernés. Et la fin, même si la main de dieu manque à la vision finale, fini d'enterrer cette course folle entre Horreur, fantastique et religion. Les trois peuvent être vu comme un seul point.

Invasion des profanateurs de sépultures: oui, c'est bien entendu un remake d'un ancien film en noir et blanc, mais c'est encore un film de l'époque des deux blocs. C'est aussi un film fantastique et sf. Mais ce film m'a toujours foutu les jetons. La fin avec un Donald Sutherland hurlant et pointant du doigts m'a fait cauchemarder. La duplication en mode clone dans le jardin est l'une des choses les plus horrifique à l'écran. Si la catastrophe a l'écran ne se voit pas, on assiste l'inexorable mort de l'être humain. Glaçant.

Numberz
01/06/2020 à 21:36

La catastrophe monstrueuse:

Godzilla 1954: Pourquoi celui ci ? Parce qu'il invente le Kaiju filmique. Parce que c'est une œuvre post Hiroshima, une œuvre nécessaire. Parce que ce mal est la personnification du mal le plus terrible qu'est inventé l'homme. LA bombe Atomique. Évidemment, on retiendra tous de godzilla que ce lézard choupinou et tout rondoudou. On retiendra également son souffle nucléaire. On retiendra les maquettes, tantôt maladroites tantôt touchantes. Mais n'oublions pas de cette œuvre le propos principal. Que la nature reprend toujours ces droits, quitte à piétiner les insectes que nous sommes, quitte à ce que cela implique notre auto destruction.

Pacific rim: oui OK, passé d'un film à plusieurs lectures datant s'il y a 66 ans à un film linéaire et bateau au possible, c'est culotté. Oui, mais derrière c'est Del Toro. Blasé de ne pas réussir à imposer un Hellboy 3 et sa montagne hallucinée, il sort l'artillerie lourde pour nous imposer un jouissif film de combat entre robots géants et créatures Lovecraftiennes. Tout cela couplé à son amour pour le Japon. Le score entêtant du compositeur de game of thrones est également pour beaucoup. Dommage que ce film ne bénéficie pas d'un éclairage pour voir au plus prêt ces sublimes créatures. Dommage qu'il n'y ait pas eu de suite. Non, n'insistez pas.

Cloverfield: Avec l'aide de JJ"fringe"abrams, Matt reeves réinvente le film Kaiju à la sauce américaine. La promo du film s'étant faite sur un simple teaser des plus oh my god efficace. Même si je ne suis pas fan en règle général du film à l'épaule, ici c'est plutôt bien foutu. La créature fout les jetons tout en étant fascinante. La encore on pense aux anciens de Lovecraft. Le fait de ne pas avoir d'explications nous laisse dans l'expectative aux côtés des héros. Les effets spéciaux sont vraiment très bon. Je me régale à revoir ce film de temps à autre. Quand aux autres opus, disons que le Goodman est bon mais pourrait être un film sur un sujet n'ayant rien à voir avec la saga. Quant à celui dans l'espace...

Sinon, je ne sais pas si quelqu'un se souvient de Yong Gary... Moi si...

Numberz
01/06/2020 à 21:34

Bon, content que vous en profitiez aussi. Juste retour des choses devant votre boulot que j'apprécie. Alors j'en rajoute quelques uns. J'ai mis en favori l'article, et tanpis si personne ne le lit, peut être ressortira t il un jour, j'en remettrais quelques uns dans les jours à venir.

La Rédaction - Rédaction
01/06/2020 à 20:10

Cher Numberz,
Vos contributions sont très appréciées. Il nous est d'ailleurs très agréable de pouvoir jouir du travail des lecteurs de temps en temps :)

Daddy Rich
01/06/2020 à 18:21

En effet, il y a un sacré oubli dans votre liste...
Quelqu'un en parle un peu plus loin... (coucou Bayhem!) ;-)
DAYLIGHT avec Stallone, qui était et... est toujours, un excellent film catastrophe et surtout, un des meilleurs films de Sly!
Allez, on recale quelques lignes sur celui-ci Ecran Large... ???

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