Les meilleurs films de science-fiction sur Netflix

La Rédaction | 26 décembre 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58
La Rédaction | 26 décembre 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Comme Netflix passionne le monde, qu'on aime le monde mais aussi le cinéma de genre, on a dressé une petite liste de ce qu'il y a de disponible au rayon science-fiction.

Des films pour frissonner, trembler, vivre de folles aventures, sur Terre et dans l'espace, des films pour se détendre, s'amuser, à voir au second degré ou pour réfléchir : c'est par ici. Et ça sera bien mieux que Minuit dans l'univers, dont on parle ici.

Les meilleurs films d'action sur Netflix sont à retrouver dans ce dossier.

Et pour le meilleur de l'horreur sur Netflix, séries et films, c'est par là.

 

PhotoUn petit vent de SF qui fait du bien

 

ANNIHILATION

De quoi ça parle : De quatre scientifiques qui partent explorer une mystérieuse zone qui s'est créée autour d'une météorite, et où de mystérieux phénomènes ont lieu.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est un film assez unique en son genre, qui provoque de vives réactions dans un sens ou dans l'autre. Réalisé par Alex Garland, scénariste de 28 jours plus tard, Sunshine et Dredd, et derrière Ex Machina et la série Devs, cette adaptaton du livre de Jeff VanderMeer est un voyage au-delà du réel, rempli d'images folles et sensationnelles, tour à tour cauchemardesques et féériques.

Natalie Portman mène un beau casting (Tessa Thompson, Jennifer Jason Leigh, Gina Rodriguez), et malgré ses défauts, Annihilation est une belle expérience, notamment servie par la musique fascinante de Geoff Barrow et Ben Salisbury.

Notre critique complète par ici.

Notre comparaison avec le livre par là.

Ça te plaira si t'aimes : Stalker de Tarkovski pour l'idée, Monsters de Gareth Edwards

 

Photo Natalie PortmanLes Dents de l'amer

  

BIRD BOX

De quoi ça parle : L’humanité a été quasiment éradiqué par des créatures dont la vision engendre une folie meurtrière. Dans le chaos généralisé une mère et ses deux enfants tentent de survivre.

Pourquoi c'est bien : Parce qu’on ne voit jamais assez Sandra Bullock et que ce petit film post-apocalyptique, souvent prévisible et un peu fragile en comparaison du maîtrisé Sans un bruit, a au moins un grand mérite. Il assume complètement son point de départ et ne nous montrera jamais la nature de la menace, renforçant son atmosphère paranoïaque.

Très imparfait, le film réussit néanmoins un étrange tour de force, dont Netflix a eu bien conscience : ressusciter l'expérience du vidéoclub d'antan, quand fort de sa carte de membre, le spectateur affamé se jetait avec avidité sur la première VHS venue à la seule faveur de sa jaquette. De nombreux commentateurs n'ont pas manqué de le noter, c'est ce sentiment de  festin à portée de main qu'a recréé la plateforme américaine. Et avec sa promesse de récit post-apo, sa comédienne connue et appréciée, doublée par la promesse d'un concept fort, Bird Box se place dans cette exacte lignée.

Ça te plaira si t'aimes : Les impérissables classiques de Sandra Bullock, tels que Miss DétectiveLa Proposition ou Les Flingueuses.

 

Photo Sandra BullockLes yeux dans le bleu

 

 

DEMOLITION MAN

De quoi ça parle : Jugé et cryogénisé après avoir échoué dans sa mission de sauver des civils, le policier John Spartan est réveillé en 2032, dans un monde totalement nouveau où la violence est bannie. Mais son ennemi juré, le fou Simon Phoenix, est lui aussi de retour, et prêt à semer le chaos dans cette société a priori parfaite.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est un film culte de chez culte, qui hante encore bien des esprits avec ces coquillages. Réalisé par Marco Brambilla, Demolition Man met en scène l'affrontement féroce entre Sylvester Stallone et Wesley Snipes, devenant ainsi un digne symbole des années 90. Film de science-fiction malicieux sur une dictature de la propre bien-pensance qui hygiénise tout et tout le monde, film d'action survitaminé qui s'amuse à tout casser et se moquer du genre, comédie désopilante avec une Sandra Bullock irrésistible et beaucoup de scènes mémorables : Demolition Man est un pur plaisir, qui n'a pas pris beaucoup de ride malgré les années.

Au contraire, le film gagne avec les années, avec un regard satirique percutant sur la lutte des classes, la pseudo purification d'une civilisation, l'hypocrisie des puissants, et même les schémas sur les genres.

Ça te plaira si t'aimes : Minority Report, Total Recall, George Orwell, les rayons de papier toilette vide en période de coronavirus

 

Photo Sylvester StalloneAutre époque, autres pectoraux

 

DOOM

De quoi ça parle : De ce qui arrive quand des scientifiques stupides ouvrent une faille spatio-temporelle stupide pleine de monstres stupides qui exigent que des super-soldats super-stupides les sauvent. Tout bêtement.

Pourquoi c'est bien : Les navets sont nombreux, les nanars nettement plus rares et savoureux. C’est à cette seconde catégorie qu’appartient ce Doom, qui multiplie les concepts d’une bêtise baroque, et les numéros d’acteurs à l’ouest. Mention spéciale à Dwayne Johnson, qui donne tout ce qu’il a avec un enthousiasme contagieux, ainsi qu’à une séquence en vue subjective passablement claquée au sol.

Alors bien sûr, ça n'a l'air de rien dit comme ça, mais le film parvient à assembler des éléments totalement absurdes, avec une grâce qui confine au génie. De ses nanomurs ne servant finalement qu'à amputer le premier innocent venu, en passant par des mutations grotesques, saupoudrés de dialogues qui feraient honte à un scénariste de Plus belle la vie, Doom ne déçoit jamais, et nous propose une sorte de réalité éthérée, franchement hilarante, à laquelle vous auriez tort de ne pas goûter.

Ça te plaira si t'aimes : Les propositions merveilleusement déviantes à la Hardcore Henry et les grands n'importe quoi à la Sharknado.

 

photoPas l'temps d'niaiser !

 

EDGE OF TOMORROW

De quoi ça parle : Bill Cage est un militaire en pleine guerre contre les aliens qui envahissent le monde. Mais lorsqu'il est tué dans une bataille, il se retrouve coincé dans une boucle temporelle lui faisant revivre inlassablement la bataille. Une seule chance de s'en sortir, vaincre les aliens !

Pourquoi c'est bien : Parce que ça envoie du gros pâté pendant plus de 2h entre explosions, mitraillettes et grosses machines à tuer. Plus sérieusement, le film de Doug Liman est un divertissement haut de gamme. Ce concentré d'action s'appuie parfaitement sur son principe science-fictionnelle pour nous plonger dans une guerre face aux aliens fascinantes.

Les progrès permanents du personnage incarné par Tom Cruise sur le champ de bataille, ses difficultés à avancer et sa détermination à rester en vie pour sauver la planète en font presque un survival, non dénué d'un certain cynisme et d'un ton résolument comique, à plusieurs reprises, face à la situation. Et puis il y a Emily Blunt ! 

Ça te plaira si t'aimes : Source CodeUn jour sans finHappy Birthdead et tous les films avec une boucle temporelle, et si tu veux voir Tom Cruise flanquer des raclées ailleurs que dans Mission : Impossible.

 

Photo Tom CruiseUne combinaison bien badass ! 

  

I AM MOTHER 

De quoi ça parle : Après un cataclysme qui a détruit l’humanité, un robot nourrice éduque dans un bunker sécurisé une jeune humaine. Mais cette dernière commence à douter des intentions de la machine.

Pourquoi c'est bien : Parce que le film nous rappelle toute un penchant du genre, qu’a remis au goût du jour le succès de Black Mirror. Articulé autour d’un concept simple, porteur de métaphores et autres trampolines imaginatifs, le scénario renoue avec l’ADN qui fit la gloire d’auteurs tels que Bradbury ou Matheson, et surtout de La Quatrième Dimension.

Ce retour à une SF qui privilégie les idées et les personnages fait beaucoup de bien, et rappelle lors de chaque scène qu’il n’est pas indospensable de faire péter la moitié de la planète pour proposer un spectacle immersif. Joli conte sur ce qui constitue l’humanité, et sur la nécessité de placer son espoir en quelque chose, I Am mother permet en outre à Hilary Swank, brillante actrice.

Notre critique du film

Ça te plaira si t'aimes : Les films malins comme Moon, le méconnu mais passionnant Coherence ou encore Ex Machina.

 

photoUne main d'acier dans une couche de velours

 

INTERSTELLAR

De quoi ça parle : Alors que la Terre se meurt, quatre astronautes sont envoyés en mission spatiale pour passer à travers un trou de ver et tenter de découvrir une nouvelle planète habitable pour l'humanité.

Pourquoi c'est un immense film : Récompensé uniquement de l'Oscar des meilleurs effets spéciaux, le long-métrage de Christopher Nolan est sans doute une des plus grandes oeuvres de SF de ces dernières années. A la fois spectaculaire et intimiste, cette épopée spatiale déploie énormément d'idées généreuses pendant près de 3h, jusqu'à une dernière demi-heure renversant les attentes et offrant des perspectives totalement nouvelles et imaginaires.

Ainsi, Interstellar devient une oeuvre intemporelle entre science fiction, aventure et drame familial. Une odyssée bouleversante, inventive, entreprenante, osée et métaphysique sublimée par la partition mémorable de Hans Zimmer.

Ça te plaira si t'aimes : 2001, l'Odyssée de l'espaceGravitySolarisSunshine...

 

Photo Matthew McConaughey, Anne Hathaway, David GyasiA la recherche de l'inconnue

 

JUPITER : LE DESTIN DE L'UNIVERS

De quoi ça parle : D'une femme a priori banale qui découvre qu'elle a un héritage génétique exceptionnel, qui en fait un être susceptible de renverser l'équilibre cosmique, et qu'un chasseur militaire galactique vient aider.

Pourquoi c'est bien : Jupiter Ascending a été un flop à sa sortie, notamment suite à une production compliquée, et reste encore aujourd'hui associé à un gros navet ridicule et laid. Il faut dire que les Wachowski (derrière la trilogie Matrix mais aussi Speed Racer) n'ont eu peur de rien, que ce soit avec les oreilles pointues de Channing Tatum, la performance affectée d'Eddie Redmayne, ou toute cette mythologie sur une dynastie cosmique.

Mais il y a quelque chose de tellement étrange et unique dans Jupiter : Le Destin de l'univers, que le film reste un spectacle fou, autant dans ses ambitions de Star Wars que dans sa direction artistique pleine d'aliens et babioles. Généreux, visuellement sensationnel, avec un bel appétit d'action, le film des Wachowski mérite d'être revu comme une proposition certes bancale, qui souffre notamment d'une écriture très moyenne, mais qui bénéficie d'un souffle de space opera vertigineux. A l'heure où tant de monde râle devant le manque d'originalité et d'audace des studios, et des franchises omniprésentes, c'est plus que jamais précieux.

Notre critique pleine d'amour, par ici.

Ça te plaira si t'aimes : John Carter, Star Wars la prélogie

 

photo, Channing TatumPrendre ses oreilles pointues et ses rollers cosmiques à son cou

 

MAD MAX : FURY ROAD

De quoi ça parle : Max Rockatansky est de retour sur les routes désertiques d’un monde post-apocalyptique suffoquant, mais sa solitude va être troublée par sa rencontre avec l'Imperator Furiosa, sa bande et son camion-citerne, dirigés par l’impitoyable Immortan Joe.

Pourquoi c'est génial : Pour ce quatrième opus presque indépendant, George Miller a réuni tous les ingrédients qui rendaient les trois premiers cultes (sauf Mel Gibson, remplacé par Tom Hardy) pour proposer le chef-d’oeuvre et aboutissement de la saga. Les précédents films étaient déjà bien barrés, mais en 2015 le réalisateur était libéré des contraintes techniques de l’époque et a pu pleinement nous plonger dans l’extravagance cocaïnée et le déchaînement d'action pur de son univers. Fury Road est une claque, mais on tend l'autre joue rien que pour ses effets numériques qui dépassent encore ceux de certains films plus récents. 

Mais on explique tout plus en détails dans la critique juste ici. Il était aussi cité dans le dossier sur nos films de la décennie qui est juste là.

Ça te plaira si t'aimes : Mad Max, Mad Max 2 : Le Défi et Mad Max : Au-delà du Dôme du Tonnerre de George Miller, Le Livre d'Eli des frères Hughes.

 

photo, Tom HardyAlors, on y va ?

 

LA TRILOGIE MATRIX

De quoi ça parle : Quelqu'un pense sincèrement qu'on doit remplir cette ligne ?

Pourquoi c'est bien : Au-delà du premier épisode adoré de tous, la trilogie mérite d'être revue avec du recul pour redonner quelques couleurs à Matrix Reloaded et Matrix Revolutions. Plus attendues que le messie à l'époque, les suites ont fortement déçu, et divisent encore aujourd'hui. Reloaded est pourtant un film épique au possible, rempli de scènes sensationnelles, avec une générosité réelle, tandis que Revolutions, sous ses airs de pétard mouillé, est une affirmation étonnante des ambitions des Wachowski.

Alors que The Matrix 4 approche (mai 2021), il est l'heure de replonger dans la matrice, et revoir la trilogie comme un tout, cohérent.

Ça te plaira si t'aimes : le kung-fu, les cours de philo du lycée, les jeux vidéo, Keanu Reeves, le cuir, la vie

 

Photo Keanu ReevesMorceau du jour : Chateau

 

PACIFIC RIM

De quoi ça parle : Pour affronter des monstres géants venus des entrailles de la Terre, l'humanité a bâti d'immenses robots-soldats, les Jaegers. Et alors que la guerre semble perdue, la dernière bataille approche.

Pourquoi c'est bien : Parce que Guillermo del Toro a un sens évident de la mise en scène, ce qui offre un paquet d'images sensationnelles, baignées dans une ambiance incroyable. De toute évidence plus intéressé par ses grosses bestioles que ses personnages, écrits à la truelle, le réalisateur orchestre un combat de titans où le bitume et la ferraille sont écrasés.

Si tout ça est en pilotage automatique au niveau des enjeux et de la dramaturgie, la générosité improbable de ce blockbuster en fait un film unique en son genre, blindé de références, qui pourra ravir les fans comme les néophytes.

Ça te plaira si t'aimes : Neon Genesis Evangelion, Power Rangers

 

PhotoPower Rangers force noir et bleu

 

PIXELS

De quoi ça parle : D'aliens qui prennent les images de nos vieux jeux vidéo d'arcade pour une déclaration de guerre, et décident de nous attaquer en utilisant Pac-Man, Space Invaders, Donkey Kong et d'autres.

Pourquoi c'est pas trop mal : Derrière Pixels, il y a Chris Columbus (réalisateur culte de Madame DoubtfireMaman j'ai encore raté l'avion ou Harry Potter à l'école des sorciers), et le court-métrage français de Patrick Jean, énorme buzz en 2010. Il y avait donc des raisons d'y croire. Le film n'a pas vraiment été le gros plaisir attendu, la faute à une formule trop hollywoodienne et simplette de comédie - ce qui était redouté avec la présence d'Adam Sandler et Kevin James. Une fois ces limites acceptées, il y a de quoi s'amuser avec cette guerre absurde, 100% nostalgique, qui transforme New York en terrain de jeu visuellement très fun.

Ça te plaira si t'aimes : OpenEmu pour relancer tes classiques de Mega Drive, et les Space Invaders cachés dans les rues des villes

 

photoBraquage à la pixel

  

RETOUR VERS LE FUTUR

De quoi ça parle : Les péripéties du lycéen Marty McFly et de son ami le Docteur Emmett Brown qui voyagent à travers le temps à bord d'une DeLorean modifiée. Mais ça, tout le monde le sait. 

Pourquoi c'est bien : La plateforme accueillait il y a quelques temps la trilogie entière. Aujourd'hui, il faut se contenter du premier volet. Et c'est largement assez, étant donné qu'il s'agit tout de même d'un très grand film, qui traite du conflit des générations avec un humour imbattable et une bonne humeur légendaire. Evidemment, toute son énergie provient principalement du duo principal, dont la dynamique attachante a forgé son culte, en plus de permettre à Robert Zemeckis de réaliser une des suites les plus délirantes de l'histoire du cinéma américain. On est prêt pour ça, et nos enfants adoreront aussi.

Ça te plaira si t'aimes : Les Goonies de Richard Donner, S.O.S. Fantômes d'Ivan ReitmanJurassic Park ou E.T. L'Extra-Terrestre de Steven Spielberg, la série Rick et Morty qui caricature le duo.

 

photo, Christopher Lloyd"Là où on va, on n'a pas besoin de route"

 

ROBOCOP

De quoi ça parle : De Robocop, mi-homme mi-robot, créé pour faire régner l'ordre dans un futur chaotique, et d'un studio hollywoodien, mi-malin mi-suicidaire, qui a cru pouvoir moderniser un autre classique de Paul Verhoeven pour remplir les tirelires.

Pourquoi c'est pas si nul : Bien sûr, le RoboCop de 1988 est un classique, qui témoigne d'une époque et d'une vision qu'il semblait à peu près impossible de reproduire ou égaler en 2014. Le réalisateur José Padilha a été le premier à le reconnaître, admettant que le film lui a sans surprise échappé au cours de la production.

Mais ce RoboCop version Joel Kinnaman n'est pas une totale horreur, et laisse entrevoir ça et là l'ambition et l'esprit derrière le projet. Le résultat est trop lisse et sage, et peine à réellement raconter quelque chose de nouveau sur le sujet (même si le personnage de superstar de la TV de Samuel L. Jackson est un ajout intéressant), mais reste un solide divertissement. A condition d'avoir en tête que ça n'a plus la portée politique, brutale et unique du film de Verhoeven.

Ça te plaira si t'aimes : Total Recall : Mémoires programmées, Starship troopers 2 : Héros de la Fédération, Hollow Man 2, Showgirls 2 : Penny's from Heaven

 

photoThe Killing : Machine edition

 

STAR TREK INTO DARKNESS

De quoi ça parle : De comment et pourquoi le Capitaine Kirk va devoir traquer à travers les confins de la galaxie un terroriste bien plus malin (et méchant) qu’il n’en a l’air. Une quête qui l’amènera à réévaluer ses priorités et surtout se sonder quant aux limites qu’il est prêt à franchir pour obtenir les réponses aux questions qui le taraudent.

Pourquoi c'est bien : On a beaucoup reproché à J.J. Abrams d’avoir carjacké la franchise Star Trek pour la vider de sa substance et n’en faire qu’une vulgaire licence à blockbuster. Difficile de contrer cette attaque avec cette suite du reboot qu’il a initié quelques années plus tôt, tant les trekkies ont dû souffrir en découvrant ce chapitre qui enfile les chaussures du Dark Knight de Nolan. Pur opéra spatial à grand spectacle, Into Darkness ne s’inquiète jamais des grandes questions philosophiques qui firent la marque de la série originelle.

Mais pour qui accepte cette proposition, c’est un sacrément bon blockbuster que voilà. Abrams demeure un technicien hors normes, incroyablement polyvalent et toujours capable d’alterner tonalités et ambiances en conservant une fluidité narrative admirable. Ajoutons à cela un sens du tempo assez unique, des effets spéciaux classieux et une interprétation aussi cabotine que magnétique de Benedict Cumberbatch, et résister à cette course-poursuite cosmique s’avère bien difficile

Ça te plaira si t'aimes : Le précédent Star Trek, dont il est la parfaite continuité, mais aussi The Dark Knight, dont il aime à recycler certains tics narratifs et une atmosphère parfois sombre.

 

Photo Benedict CumberbatchUn film qui coûte un bras

 

SUPER 8

De quoi ça parle : Suite au crash d'un train, un alien est libéré dans une petite ville et sème le chaos. Un groupe d'enfants, témoin des événements, tente d'enquêter...

Pourquoi c'est bien : C'était après Alias, Mission : Impossible 3, Star Trek, mais avant Star Wars : Le Réveil de la Force. J.J. Abrams commençait déjà à un peu agacer et diviser, et ça ne s'est pas arrangé avec ce film de science-fiction à la E.T. L'Extra-Terrestre. Sous l'aile de Spielberg lui-même, il offre une grosse dose de nostalgie, mobilise tous les motifs classiques du genre, abuse du flare dans tous les sens.

Mais derrière, il y a une belle histoire de deuil, portée par un très bon casting (notamment Joel Courtney, Elle Fanning et Ryan Lee), qui prouve que J.J. Abrams a un réel savoir-faire en matière de mise en scène et tempo hollywoodien.

Ça te plaira si t'aimes : Stranger Things (donc Stephen King, Steven Spielberg, John Carpenter)

 

photo, Joel Courtney, Kyle Chandler, Elle Fanning, Ron EldardVery Stranger Things

 

TOTAL RECALL

De quoi ça parle : D'une tentative de tirer profit de la popularité du Total Recall culte de 1990, de Paul Verhoeven, avec Arnold Schwarzenegger

Pourquoi c'est bêtement amusant : Len Wiseman (UnderworldDie Hard 4 : Retour en enfer) n'est pas Paul Verhoeven, c'est une évidence, et cette nouvelle adaptation de Philip K. Dick est un simple produit de studio, qui affiche sa fadeur en choisissant de placer toute l'action sur Terre, loin de Mars, dans un décor urbain que tout amateur de SF connaîtra par avance.

Malgré ces grosses limites, ce film est potentiellement un bête petit plaisir, à consommer sans grande attente ni passion, mais avec un certain entrain. Kate Beckinsale est irrésistible en méchante, la direction artistique est lisse mais plaisante, et le spectacle relativement bien mené. Rien de bien fou ou mémorable, mais rien de trop honteux.

Ça te plaira si t'aimes : Kate Beckinsale, les gros ascenseurs.

Notre dossier sur le vertige génial du film de Verhoeven par ici.

 

Photo Colin FarrellProcédure de changement d'agent

 

TRANSFORMERS

De quoi ça parle : D'une guerre entre de gros robots, les gentils Autobots et les méchants Decepticons, pour maîtriser l'univers. Un gentil Autobot se lie d'amitié avec un adolescent humain, qui devient malgré lui l'ultime espoir de l'humanité, avec Megan Fox en mini-short pour le motiver.

Pourquoi c'est bien de le revoir : Déjà parce que quoi qu'on en pense, Michael Bay reste un cinéaste passé maître dans l'art du blockbuster massif et pyrotechnique. Ce premier Transformers regorge donc d'images et effets sensationnels, de ralentis incroyables, et de scènes de destruction titanesques, qui témoignent encore des années après de l'ambition visuelle du réalisateur de No Pain No Gain et Rock.

Mais le film indique aussi la belle direction prise par la franchise en premier lieu, à savoir une sorte d'E.T. déviant, où un adolescent et un gros robot s'unissent, entre comédie et aventure. Rien que le plan où le monstrueux robot sort d'une piscine sous les yeux d'une petite fille, porte la marque lointaine de Spielberg, producteur du film.

Ça te plaira si t'aimes : Tout casser, tout piétiner, tout briser.

 

photoGo go gadget

 

THE WANDERING EARTH 

De quoi ça parle : Le soleil meurt, et pour survivre l’humanité a littéralement transformé la Terre un gigantesque vaisseau. Quand celui-ci dévie de sa course, c’est un peu le bazar.

Pourquoi c'est bien : Parce qu’à l’heure où le divertissement hollywoodien domine les marchés internationaux comme jamais, poser les yeux sur un pur blockbuster chinois est en soi intéressant. Un scénario original, des idées en pagaille, une ambition dévorante et un concept de SF aussi ancien que fantasmatique, le tout passé à la moulinette de la vision du monde chinoise, c’est un programme des plus curieux.

Et au-delà de cette équation qui font à ce jour de The Wandering Earth un objet de cinéma unique pour nous, le film propose une collection d’images parfois vertigineuses. Ne craignant jamais de céder à la folie des grandeurs, s’amusant constamment à enchaîner les séquences bigger than life, on sent que le projet entend jouer contre les blockbusters apocalyptiques américains sur leur terrain. Un challenge qui génère des visions qui raviront les amateurs de science-fiction opératique à l’ancienne.

Notre critique du film

Ça te plaira si t'aimes : Te prendre un bon gros Armageddon dans ton Jour d'après.

 

photo"On va tous mourir, mais c'est joli hein"

 

WORLD INVASION LOS ANGELES

De quoi ça parle : Le jour se lève sur Los Angeles. Ce qui démarre comme une journée ordinaire vire au cauchemar pour un bataillon de marines en poste à quelques encâblures de la ville, quand une soudaine invasion alien abat les défenses terrestres et provoque une guérilla urbaine ultra-violente.

Pourquoi c'est bien : Si le film de Jonathan Liebesman est bien un blockbuster militaro-patriote traitant d’attaque extraterrestre avec la finesse d’une turbine à viande dopée aux anabolisants, il n’en demeure pas moins l’anti-Independence Day, et c’est ce qui fait tout son charme. Collé aux basques d’une poignée de personnages affrontant des aliens super belliqueux dans les ruelles de L.A., le film vise l’impact et l’immersion, plutôt que le grand divertissement opératique.

S’il est un peu trop long et finalement classique dans sa conclusion, force est de constater qu’avec un récit simple, un budget conséquent et un véritable amour du genre, le réalisateur propose une aventure d’une grande intensité. La mode des caméras tremblotantes d’alors ont malheureusement contribué à faire passer le film pour une proposition assez sage, mais à bien y regarder, le métrage se transforme lors de ses scènes d’action en véritable expérience sensorielle, parfois proche de l’abstraction, pour un résultat détonnant.

Ça te plaira si t'aimes : Si tu as toujours rêvé qu’un gros geek psychotique rejoue La Chute du Faucon Noir avec de gros extraterrestres énervés, ce film est fait pour toi.

 

photoPas de bol of Duty

 

Under the Skin

De quoi ça parle : D'une extra-terrestre qui débarque sur Terre et qui prend la forme de Scarlett Johansson. Ainsi, elle s'attaque directement aux hommes aux alentours.

Pourquoi c'est bien : À sa sortie, le film de Jonathan Glazer était un OVNI total, une rêverie contemplative unique qui détonnait non seulement dans la filmographie atypique de son auteur, mais aussi dans l'histoire de la science-fiction. Désormais, on a plus conscience de l'impact qu'il a eu sur le cinéma américain et même mondial. Même en France, le sublime conte et ses plans parfois magnétiques, parfois terrifiants, conséquences d'une volonté de bousculer le point de vue filmique traditionnel, a ses héritiers, tels que le très beau Jumbo par exemple.

Enfin, les connaisseurs de blockbusters hollywoodiens apprécieront la performance de Scarlett Johansson, jouant de son aura de sex-symbol tout en se prêtant à des expérimentations (la caméra cachée) que bien des acteurs de son niveau de célébrité refuseraient sans hésitation.

Notre critique est ici.

Ça te plaira si t'aimes : David Lynch, la SF sensorielle.

 

photo, Scarlett JohanssonFemale Glaze

 

Dossier publié en décembre 2020, avec des titres susceptibles de ne plus être disponibles du jour au lendemain, merci Netflix.

Tout savoir sur Annihilation

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commentaires
Serievore
04/01/2021 à 07:59

A quand une liste de films a voir sur NETFLIX qui ne serait pas juste une liste de films vu et revus, et a 90% archis connus par tout le monde??

A quand des listes avec des vraies decouvertes proposees? A quand une liste avec des films proposes de qualite et qui nous fasse penser :" tiens je connais pas ce film, la description donne envie, je vais aller le voir". Et ou on aurait envie de remercier l auteur de la liste apres visionnages des films pour nous avoir fait decouvrir de tres bons nouveaux films.

Parce que la, je n ai vu aucun titre que je ne connaissais pas, ni de film que je n ai deja vu.
Et cette liste ressemble a tous les autres listes de films netflix a voir qu on trouve sur des dizaines de sites, avec tout le temps les memes 20 ou 30 films qui revienennent.

Bon ok, ca permet de faire un article et des clics en 10minutes sans se fatiguer.
Mais j ai du mal a croire qu il n y a pas au moins 4 ou 5 films (par categorie) meconnus du grand public qui vaudrait la peine d etre vus.

Alors a quand une liste vraiment originale ?? (Et de qualite en bonus, tant qu a faire).

Tom’s
28/12/2020 à 09:10

«  ça te plaira si t’as aimé » Showgirls’s Penny From Heaven lol EL vous parlez du court métrage avec une des actrices du film de Verhoeven?

Kyle Reese
28/12/2020 à 01:01

Voilà, Total recall remake vu.
Divertissant, en oubliant totalement le Verhoeven (suis passé chez recall juste avant) le film se laisse voir facilement et sans déplaisir.
Tout l’aspect visuel est plutôt bien réussi, avec des scenes d’action et de poursuites assez efficaces bien mise en scène. (Des films du réal que j’ai vu, c..est son meilleur de ce point de vu)
Poursuites en voitures à suspension magnétiques, ascenseurs multidirectionels etc. La chute est une bonne idée cette incohérente (traverser le noyaux mais bien sûr). Farrell, Bekinsale et Biel se donnent à fond. Les sfx sont vraiment top.
Tout ça est bien mené. Reste le scénario totalement balisé sans une once d’originalité mais ça va tellement vite qu’on n.a pas le temps d’y penser. Content de l’avoir vu pour tous les aspects visuels positif et les acteurs et puis avec Kate sans latex mais qui manie si bien les gros guns je suis ravi. Un petit plaisir coupable. Pour citer le Joker, « i’m a guy of simple tastes » ... parfois.

Évidement à ne pas comparer avec l’original d’un tout autre niveau, tellement plus fun, jouissif et culte. Mais au moins ils ont essayé de proposer réellement autre chose.

Kyle Reese
27/12/2020 à 15:47

@ Kate B graduated from Oxford

Ah ... dur, mais il y a aussi Jessica Biel et ça personne ne me l’avais dit non plus ! Lol.
Bon au pire si c’est vraiment vraiment mauvais j’arrête au bout d’1/2 heure.
Au moins j’aurai été prévenu.

Kate B graduated from Oxford
27/12/2020 à 12:50

@Kyle Reese
Dans Total Recall avec Kate et bien ... il y a juste Kate et Kate elle est mieux en latex
Skip it

Kyle Reese
27/12/2020 à 12:46

Bordel, personne ne m’avait prévenu qu’il y avait Kate Beckinsale dans le remake de Total Recall, et moi qui voulait me refaire l’original aujourd’hui ... je suis très embêté là.

Sinon World invasion LA c’est pas terrible, Jupiter ascending ... j’ai tenu 15 mins peut être pas été dans le mood, Doom ... non je ne tenterai pas, je préférerai refaire une partie de Doom Eternal, et le remake de Robocop ... je ne crois pas non plus, y a pas Kate Beckinsale !
Pour le reste il y a du lourd et du très sympa. Toujours pas vu Super 8 et curieux de The Wandering Earth. Merci pour cela liste.

Paflechien59
27/12/2020 à 11:59

@Kelso

Tiens c'est amusant que tu parles de "In the shadow of the moon", hier après midi avec ce temps de m... on a erré sur Netflix ne sachant quoi regarder et on a mis le film un peu par dépit, et au final, j'ai vraiment aimé (j'avoue que Michael C. Hall a lourdement penché dans la balance pour le choix ^^)

Sergio Leone
27/12/2020 à 11:23

Bonne liste
Bon point de vue

Merci GC
26/12/2020 à 23:04

Suite à la lecture de cette article je me suis connecté sur le site de la FNAC et j’ai aussitôt commandé Under the skin et Annihilation !

Batsy
26/12/2020 à 18:53

Très très bonne liste. Cœur sur vous d'y avoir mis le très sous côté Jupiter!

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