Films

Les Meilleurs Films d’Horreur à (re)voir sur Netflix

Par La Rédaction
5 septembre 2023
MAJ : 21 mai 2024
29 commentaires
Meilleurs films d'horreur Netflix

Quels sont les Meilleurs Films d’Horreur à (re)voir sur Netflix en streaming dès maintenant ? Les plus populaires, les mieux notés, les plus effrayants, les plus bêtes : petit guide des 25 films d’horreur incontournables, par Ecran Large.

Tu ne sais pas quoi regarder sur Netflix mais tu sais que tu veux un film d’horreur avec des zombies, des fantômes, des psychopathes, ou des maisons hantées, pour profiter de Halloween ou pour saboter Noël ? Tu es exactement au bon endroit avec cette liste des meilleurs films d’horreur disponibles sur Netflix, classés du meilleur au pire. 

(Dossier mis à jour en septembre 2023)

Sur le même sujet :

 

Massacre à la tronçonneuse : photoRecalé car : trop nul

 

1. LE RITUEL

Sortie : 2018 – Durée : 1h34

 

The Ritual : Photo Arsher AliLa nature vous veut du mal

 

De quoi ça parle : D’une bande de copains qui part en randonnée pour honorer la mémoire de l’un d’entre eux, récemment décédé. Sauf qu’ils décident de prendre un raccourci à travers une forêt qui cache d’horribles choses.

Pourquoi c’est bien : Parce que derrière cette histoire toute bête se cache un très grand film d’horreur, et un très grand film tout court. Sur un modèle à la The Descent, Le Rituel utilise la peur pour sonder les âmes de ses personnages et les confronter à leurs démons, afin que le cauchemar soit autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Alors que le groupe commence à se déchirer, la forêt se transforme en théâtre des enfers dans une ambiance délicieusement Blair Witch. Plus le récit avance et plus l’horreur se rapproche, avec une menace terrifiante et inimaginable qui prend peu à peu forme derrière les arbres. Et finalement, Le Rituel ouvre en grand les portes du cauchemar dans une dernière partie mémorable et vertigineuse.

Au-delà du très bon scénario de Joe Barton, adapté du livre d’Adam Nevill, c’est le réalisateur David Bruckner qui brille. Révélé avec The Signal (co-réalisé avec Dan Bush et Jacob Gentry), il a depuis confirmé tous les espoirs placés en lui avec le très beau et flippant La Proie d’une ombre, et le risqué Hellraiser de 2022. Assurément l’un des réalisateurs à suivre au rayon horreur.

Ça te plaira si t’aimes : The Descent, Blair Witch, Relic.

Notre critique du Rituel.

Note : 4/5

2. LE BON APÔTRE

Sortie : 2018 – Durée : 2h10

 

{videoId=1035198;width=560;height=315;autoplay=0}

 

De quoi ça parle : Un frère jure de sauver sa soeur des griffes d’une mystérieuse secte retirée sur une petite île britannique. Ce qu’il va y découvrir donnerait des cauchemars à Lovecraft.

Pourquoi c’est bien : Certes, cette déclinaison bourino-gore des codes de la folk horror n’a pas fait l’unanimité à la rédaction, certains lui reprochant une intrigue qui patauge, les autres louant sa radicalité, rare sur la plateforme. Et les spectateurs sont également divisés. Ce qui est pour les uns un défaut (la deuxième partie essentiellement) est pour les autres une réelle qualité. Selon ses défenseurs, c’est justement en perdant son protagoniste dans un tourbillon de bigoterie cruelle que Le Bon Apôtre se distingue de ses semblables.

Mais que vous goutiez ou pas à ses choix narratifs et esthétiques, force est de constater que le film comporte de purs moments de bravoure horrifiques. Aguerri par The Raid et The Raid 2 : Berandal, le metteur en scène sait comment retranscrire la souffrance et la physicalité des sévices imposés à ses personnages, notamment le bon apôtre du titre incarné par Dan Stevens (Downton AbbeyThe Rental)

Ça te plaira si t’aimes : Les trips pagano-horrifiques à la The Wicker Man, mais aussi les gros carnages comme The Raid.

Notre critique du Bon Apôtre

Note : 4/5

 

3. Get Out

Sortie : 2017 – Durée : 1h44

 

Get Out : Photo Daniel KaluuyaLa révélation Daniel Kaluuya

 

Ça raconte quoi ? Chris débarque chez les parents de sa petite amie pour le week-end. Sauf que l’ambiance tourne bien vite au cauchemar à cause de sa couleur de peau.

Pourquoi c’est bien : En plus d’avoir révélé le talent de cinéaste de Jordan Peele, Get Out est surtout un monument d’horreur politique. En jouant sur la gêne des réunions familiales, le film façonne une dimension caustique qui vrille petit à petit vers le cauchemar inattendu. Par ailleurs, là où beaucoup s’attendaient à un pamphlet sur le racisme et les stigmates d’une certaine culture américaine, Jordan Peele s’amuse à nous la mettre à l’envers, au travers d’un twist absolument brillant. À l’instar de son protagoniste manipulé par l’hypnose, Get Out s’immisce dans la tête du spectateur. La marque des grands films.

Ça te plaira si t’aimes : La Quatrième dimension, Us, Antebellum

Notre critique de l’excellent Get Out

Note : 4/5

4. ANNIHILATION

Sortie : 2018 – Durée : 1h55

 

{videoId=1007554;width=560;height=315;autoplay=0}

 

De quoi ça parle : Une mystérieuse zone qui échappe aux lois physiques s’est créée autour d’une météorite. Lorsque son mari militaire parti en mission en revient transformé, Lena décide de partir l’explorer à son tour avec une équipe d’expertes. Elles y découvrent un endroit incroyable, aussi étrange que dangereux.

Pourquoi c’est bien : Parce que Annihilation ne ressemble à rien d’autre et offre quelques visions somptueuses et dérangeantes. Deuxième film d’Alex Garland (connu comme scénariste de Danny Boyle sur 28 jours plus tard et Sunshine) après le succès d’Ex Machina, l’adaptation du roman de Jeff VanderMeer est un voyage au-delà du réel d’une beauté saisissante, qui questionne les notions de culpabilité et destruction.

Angoissant, envoûtant, effrayant et déchirant, le film avec Natalie Portman, Tessa Thompson, Jennifer Jason Leigh et Oscar Isaac a logiquement partagé le public. Normal vu ses partis pris et son rythme. La musique de Ben Salisbury et Geoff Barrow, et la photo de Rob Hardy, se conjuguent pour offrir un des climax les plus beaux et étranges de ces dernières années, lequel fera oublier les quelques errances et lourdeurs du film.

Ça te plaira si t’aimes : Premier contactUnder the SkinUpstream Color

Notre critique du film Annihilation. Et c’est par ici pour connaître les différences entre le film Annihilation et le livre.

Note : 4/5

  

5. WOUNDS

Sortie : 2019 – Durée : 1h35

 

photo, Dakota Johnson, Armie HammerVery Dark Water

 

De quoi ça parle : D’un serveur qui trouve un téléphone dans son bar, et découvre un mystérieux signal qui se propage et contamine les gens.

Pourquoi c’est bien : Le film avec Armie Hammer a beaucoup divisé à sa sortie, aussi bien le public que la critique ; la faute à un scénario étrange, mystérieux, et beaucoup d’énigmes que le réalisateur refuse Babak Anvari refuse de résoudre, laissant une grosse part à l’imaginaire et au cauchemar abstrait. Et difficile de réellement vendre ce film, même avec une bande-annonce qui ne soit pas trop cryptique, ou ne gâche pas les surprises visuelles.

À condition d’accepter ce parti pris, Wounds est alors une proposition envoûtante, déroutante et fascinante, comme un superbe cauchemar livré sans mode d’emploi, qui laisse le spectateur tomber et sombrer avec les personnages dans ce vertige de l’angoisse. Plein de défauts, mais également d’ambition, c’est donc une œuvre à découvrir, quitte à désarçonner les spectateurs.

Ça te plaira si t’aimes : VidéodromeRingBug.

Notre critique de Wounds.

Note : 4/5

6. AUCUN HOMME NI DIEU

Sortie : 2018 – Durée : 2h05

 

{videoId=1035955;width=560;height=315;autoplay=0}

 

De quoi ça parle : Un spécialiste des loups est appelé à l’aide par une mère vivant retranchée en Alaska, persuadée qu’un de ces prédateurs a emporté son jeune fils. Quand le scientifique arrive, c’est pour découvrir une communauté de bêtes humaines au bord d’une explosion de violence inattendue.

Pourquoi c’est bien : Parce que Jeremy Saulnier, le réalisateur de Blue Ruin et Green Room, propose son récit le plus ambitieux et complexe à ce jour. Abandonnant un peu le domaine de la série B de luxe, le cinéaste s’essaie à un complexe mélange des genres, abordant frontalement l’horreur brute d’un slasher atmosphérique et l’exploration hallucinée d’un homme en rupture de ban. Le tout avec un super casting composé de Jeffrey Wright, Alexander Skarsgård, Riley Keough et James Badge Dale.

Ça te plaira si t’aimes : J’ai rencontré le Diable, The Revenant, Mortelle randonnée.

Notre critique du film Aucun homme ni dieu.

Note : 4/5

  

7. I AM THE PRETTY THING THAT LIVES IN THE HOUSE

Sortie : 2016 – Durée : 1h29

 

photo, Ruth WilsonRuth Wilson, toujours excellente

 

De quoi ça parle : Mieux vaut ne pas trop en dire sur ce récit fantastique, qui entremêle époques, idées et niveaux de lecture alors qu’une infirmière se met au service d’une romancière spécialisée dans l’épouvante.

Pourquoi c’est bien : Parce qu’après February, on n’attendait plus rien d’Osgood Perkins. On avait tort, puisqu’après ce premier film caricatural, pompeux et assez malhonnête dans la construction de son twist, le metteur en scène est revenu avec ce conte horrifique qui s’attaque au genre en le rongeant à l’os, avec une simplicité et une intelligence bienvenues. Notons également le talent de l’actrice Ruth Wilson qui tient le rôle principal de I Am the Pretty Thing That Lives in the House avec brio.

Ça te plaira si t’aimes : Hérédité, It Comes at Night, The Witch.

Note : 4/5

 

8. Sans un bruit

Sortie : 2018 – Durée : 1h30

 

Sans un bruit : Photo Noah Jupe, John KrasinskiC’est pas ce que vous croyez

 

De quoi ça parle : Une famille essaie de survivre dans un monde post-apocalyptique ou le moindre pet peut vous couter la vie.

Pourquoi c’est bien : L’inexpérience de John Krasinski dans le genre et son concept casse-gueule, qui va forcément avec son lot d’incohérences, incitaient à la méfiance. Pourtant, c’est bien l’approche fraiche, voire naïve, du cinéaste qui a fait la réputation justifiée du premier Sans un bruit. Plutôt qu’embrasser tous les codes de l’écurie Blumhouse, comme ses congénères, il se concentre sur le noyau de son histoire : la famille dont il incarne le patriarche.

Le résultat n’est pas parfait, mais très malin. En effet, la famille en question s’est retranchée dans une gigantesque propriété silencieuse et le défi est bien de mettre au monde un marmot dans un monde ou tout son est prohibé. C’est grâce à ce semi-huis clos et surtout à une mise en scène remarquable que les morceaux de suspens s’enchainent aussi bien.

Ça te plaira si t’aimes : Birdbox, The Silence (mais si tu les aimes pas, ça marche aussi)

Notre critique de Sans un Bruit

Note : 3,5/5

 

9. JESSIE

Sortie : 2017 – Durée : 1h43

 

Photo Carla Gugino« Bon, il est pas ouf ce film, mais je suis accroché alors j’ai rien d’autre à faire de toute façon »

 

De quoi ça parle : Quand le jeu de son mari tourne mal, Jessie menottée au lit d’un chalet isolé, affronte d’étranges visions, de sombres secrets et un terrible dilemme.

Pourquoi c’est bien : Parce qu’avant de se forger une solide réputation avec The Haunting of Hill House et The Haunting of Bly Manor ou de s’attaquer à Stephen King avec la suite de Shining, Mike Flanagan a pris le pari risqué d’adapter le roman Gerald’s Game de l’écrivain américain, ce qui n’est pas une mince affaire, et qu’il en tire un film d’angoisse particulièrement efficace. Si Jessie se démarque de (nombreuses) adaptations ratées du maître de l’horreur, c’est d’abord grâce à sa mise en scène, mais aussi à l’actrice Carla Gugino, qui porte toute la tension, la peur et la douleur sur ses épaules.

Ça te plaira si t’aimes : Les films adaptés de Stephen King encore, les films de séquestrations, Curve10 Cloverfield Lane, Devil.

Notre critique de Gerald’s Game – Jessie.

Note : 3,5/5

  

10. Life : Origine Inconnue

Sortie : 2017 – Durée : 1h50

 

{videoId=976649;width=560;height=315;autoplay=0}

 

De quoi ça parle : Un groupe de scientifique en orbite découvre une forme de vie martienne. Mais l’excitation de la trouvaille vire à la terreur quand le Tanagochi extraterrestre se transforme en chewing-gum démoniaque.

Pourquoi c’est bien : Life est, comme Underwater plus récemment, de ces tours de montagnes russes SF-horreur produits par un studio américain pour un budget relativement élevé, à l’ancienne. Et comme Underwater, il n’a pas performé au box-office. C’est bien dommage : le film fait preuve d’un rythme enlevé grâce à sa créature en perpétuelle mutation, bénéficie d’une mise en scène diablement efficace et même, contre toute attente, d’une réelle noirceur, qui culmine dans un climax attendu, mais bien méchant pour une série B de luxe. En plus, ce sont Jake Gyllenhaal et Rebecca Ferguson qui s’y collent. 

Ça te plaira si t’aimes : Alien et tous ses imitateurs.

Notre critique de Life

Note : 3,5/5

 

11. LA PLATEFORME

Sortie : 2020 – Durée : 1h34

 

The Platform : photo, Alexandra MasangkayLa panna cotta n’aura plus jamais le même goût 

 

De quoi ça parle : Dans une prison verticale, une plateforme descend de la nourriture d’étage en étage. Le premier niveau, au sommet de la tour, peut se gaver, tandis que les autres niveaux doivent se contenter des restes. 

Pourquoi c’est bien : Ce premier long-métrage du réalisateur Galder Gaztelu-Urrutia profite d’un principe captivant et terriblement évocateur qui évoque le thriller à concept façon Cube, reprend la réflexion sur le capitalisme et le consumérisme comme Snowpiercer : Le Transperceneige et verse dans l’horreur graphique à la Saw. 

Avec son point de départ plutôt attirant, La Plateforme se présente d’abord comme un huis clos terriblement étouffant et sombre, lorgnant des terres dystopiques. Cet enfermement est accentué et magnifié par la mise en scène du cinéaste avec plusieurs gros plans oppressants, des décors crades (cette table dégoutante), des couleurs sinistres. Galder Gaztelu-Urrutia fait ainsi suffoquer son personnage principal et les spectateurs.

Ça te plaira si t’aimes : Cube, Haze, le court-métrage Next Floor de Denis Villeneuve

Notre critique de La plateforme

Note : 3,5/5

   

12. THE GRUDGE

Sortie : 2004 – Durée : 1h31

 

The Grudge : Photo Sarah Michelle GellarJe vais le détruire par le feu

 

De quoi ça parle : D’un fantôme qui hante une maison et poursuit toutes les pauvres âmes qui ont osé y mettre un pied. Notamment l’américaine Karen, qui ressemble beaucoup à Buffy Summers.

Pourquoi c’est bien : The Grudge, c’est un peu le parfait remake. C’est la version hollywoodienne de Ju-on mais avec le même réalisateur japonais, Takashi Shimizu, qui transforme le cauchemar pour l’occasion. Au lieu de transporter l’horreur aux États-Unis, il amène un bout d’Amérique avec des personnages isolés au Japon (notamment Sarah Michelle Gellar), si bien que le fantôme qui les persécute prend un tout autre sens.

C’est l’une des très bonnes idées de ce malin The Grudge, qui multiplie en plus les bonnes scènes de frayeur. En jouant à la fois sur la douce angoisse (la scène d’intro, la musique de Christopher Young) et la violence frontale (le petit problème de mâchoire), et en utilisant une narration éclatée mais très efficace, le film devient un excellent train fantôme. Un petit modèle du genre.

Ça te plaira si t’aimes : Ring, La Mort en ligne

Note : 3,5/5

13. L’Exorciste 3

Sortie : 1993 – Durée : 1h50

 

L'Exorciste : La suite : photoScène culte et traumatisante

 

Ça raconte quoi ? 16 ans après l’exorcisme de Regan MacNeil, l’inspecteur Bill Kinderman enquête sur des meurtres indiquant le retour du démon Pazuzu.

Pourquoi c’est bien : Si L’Exorciste demeure un classique indétrônable, la plupart de ses suites sont assez passionnantes. William Peter Blatty, l’auteur du roman original, est lui-même passé derrière la caméra pour L’Exorciste 3 (ou plutôt L’Exorciste : La suite), avec un récit déroutant de tueur en série prenant place dans un hôpital psychiatrique. Un postulat où le surnaturel s’immisce par la force d’un hors-champ tétanisant, qui impose l’apparition du Mal par petites touches. Cette démarche résulte d’ailleurs dans une séquence absolument mémorable : un plan-séquence d’une tension ahurissante, où un simple couloir nous fait appréhender le pire.

Ça te plaira si t’aimes : L’Exorciste, Shutter Island, Prince des ténèbres

Notre dossier sur L’Exorciste 3

Note : 3,5/5

 

14. HIS HOUSE

Sortie : 2020 – Durée : 1h33

 

photoLand of the Dead

 

De quoi ça parle : C’est l’histoire d’un couple traumatisé par la mort d’un enfant, qui a fui les horreurs de la guerre du Soudan pour se réfugier dans un petit village au Royaume-Uni.

À l’origine, avant même de reprendre le schéma de la maison hantée, Remi Weekes était parti pour faire un film d’horreur sur l’immigration. Un des sujets les plus actuels de nos sociétés contemporaines, permettant de mettre en scène l’altérité, le regard de l’autre, agressif et faussement sympathique. Dès lors, les décors de His House recèlent d’une symbolique immense : les murs d’un logement précaire sont trop fragiles pour supporter les traumatismes passés, les rues trop larges, labyrinthiques, incapables de rassurer ou d’accueillir. Le cauchemar n’a rien de fantastique, il est bien réel, naît dans ce qu’il y a de plus familier, et s’appuie par des instants d’effroi véritable et étonnant.

Ça te plaira si t’aimes : Mister Babadook, Relic Le Sous-sol de la peur, Get Out, Us

Notre critique de His house

Note : 3,5/5

  

15. HALLOWEEn & HALLOWEEN KILLS

Sortie : 2018 et 2021 – Durée : 1h49 et 1h46

 

 

De quoi ça parle : Du 76ème retour de Michael Myers, le grand méchant tueur armé d’un masque et d’un couteau. 40 ans après Halloween, la nuit des masques, Laurie Strode affronte son plus grand cauchemar.

Pourquoi c’est bien : Oui oui on a triché avec deux films, mais difficile de ne pas considérer la trilogie dans sa totalité (dommage, il manque Halloween Ends) pour mieux comprendre le projet du réalisateur David Gordon Green. En 2018, Halloween a redonné vie à l’increvable saga Michael Myers avec une suite-reboot qui zappait toutes les suites depuis le premier film, pour laver la saga de tous ses navets. Grâce à quelques moments bien fichus, une volonté de revenir à du vrai slasher et un traitement sérieux du personnage de Laurie, le résultat était efficace.

En 2021, Halloween Kills a pris une direction sauvage et chaotique. En mettant en scène la folie furieuse d’une petite communauté qui chasse le croquemitaine tout en essayant de remplir le quota des mises à mort de personnages toujours plus bêtes, cette suite a largement divisé. Et Halloween Ends ira encore plus loin. Dans tous les cas, qu’on les aime ou pas, Halloween 2018 et Halloween Kills sont incontournables, et gagneront certainement à être revus.

Ça te plaira si t’aimes : La saga Halloween.

 

Note globale : 3/5

16. THE BABYSITTER

Sortie : 2017 – Durée : 1h25

 

babysitterC’est cervelle ce soir au dîner

 

De quoi ça parle : Pas de garde d’enfants en tout cas. Enfin pas comme l’entendent les parents normaux et les babysitters lambda. Le film suit le survival de Cole, un pré-ado de douze ans vachement peureux et infantilisé par ses parents, quand il découvre que Bee, sa babysitter est la leader d’une secte satanique qui se plaît à organiser une messe noire dans son salon avec massacre d’innocent à la clef.

Pourquoi c’est bien : Sans jamais prendre de grands airs, The Babysitter est une critique salée de la jeunesse américaine d’aujourd’hui, qui se gargarise d’elle-même et s’obsède de sa propre image. Le tout dans un emballage de sympathique série B qui finit par exploser dans tous les sens, avec des personnages s’enfonçant dans leurs clichés de sportif, artiste étrange, Afro-Américain rigolo ou pom-pom girl sexy, jamais vraiment creusés mais criants de vérité.

Ça te plaira si : t’as envie de détruire l’image de Mary Poppins qui persiste dans ta mémoire depuis ton enfance, où celle de Maman j’ai raté l’avion. Et si t’aimes Watch Out, c’est cool aussi. 

Note : 3/5

  

17. CARGO

Sortie : 2017 – Durée : 1h45

 

Photo Martin FreemanUn homme, un bébé, des zombies

 

De quoi ça parle : Un homme tente de survivre, avec son bébé, au milieu d’une épidémie qui transforme les gens en zombies.

Pourquoi c’est bien : Cargo est un de ces petits et modestes films de zombie, qui reprend la formule bien connue (survie, morsure, désespoir) sans génie. Mais grâce à Martin Freeman, quelques scènes peu ragoûtantes et le décor inhabituel de l’outback australien, le film de Yolanda Ramke et Ben Howling devrait contenter les amateurs du genre. On peut aussi dire que c’est mieux que la quasi-totalité des saisons de The Walking Dead.

Ça te plaira si t’aimes : 28 jours plus tard, les zombies au soleil.

Notre critique du film Cargo.

Note : 3/5

 

18. 1922

Sortie : 2017 – Durée : 1h41

  

Photo Thomas JaneThomas Jane de retour chez Stephen King après notamment The Mist

 

De quoi ça parle : Un homme, petit fermier du début du XXe siècle, survit difficilement et travaille sans relâche. Mais son épouse ne rêve que d’obtenir le divorce pour partir avec leur fils, vivre en ville. Il ne peut l’accepter et préfère la tuer, provoquant une spirale monstrueuse.

Pourquoi c’est bien : On oublie souvent combien le maître fantastique Stephen King est un aussi chroniqueur social redoutable, passionné par les problématiques raciales et féministes (entre autres). C’est dans cette veine que s’inscrit 1922, l’adaptation d’une de ses nouvelles, où l’on retrouve bien sûr son art du conte spectral, mais également sa sensibilité exacerbée. 

Ça te plaira si t’aimes : La Maison des ombres, I Am the Pretty Thing That Lives in the House.

Note : 3/5

   

19. DANS LES HAUTES HERBES

Sortie : 2019 – Durée : 1h41

 

{videoId=1097990;width=560;height=315;autoplay=0}

 

De quoi ça parle : Attirés par les appels à l’aide d’un enfant, des gens s’enfoncent dans un champ de hautes herbes cauchemardesques, dont ils peuvent plus sortir.

Pourquoi c’est bien : Dans la masse d’adaptations de Stephen King, Dans les hautes herbes n’est certainement pas parmi les meilleures, mais c’est loin d’être parmi les pires. Modeste, mais soignée, cette histoire de champ infernal bénéficie d’une ambiance intrigante et angoissante, et repose sur une idée diablement séduisante. Et surtout, la mise en scène de Vincenzo Natali (Cube, Cypher) tire profit de ce décor a priori banal pour créer un étonnant labyrinthe, qui culmine avec quelques scènes surprenantes, baroques et mémorables. De quoi offrir un petit cauchemar bien senti.

Ça te plaira si t’aimes : CubeHuis clos de Sartre.

Notre critique de Dans les hautes herbes

Note : 3/5

 

20. Incantation

Sortie : 2022 – Durée : 1h50

 

Incantation : photoLe Masque de la mort rouge

 

De quoi ça parle : Il y a six ans, Lee Jo-nan était frappée d’une malédiction après avoir brisé un tabou religieux. Aujourd’hui, elle doit protéger sa fille des répercussions de ses actes.

Pourquoi c’est bien : Parce que le film ne démérite jamais dans ce qu’il entreprend et croit sincèrement en son maléfice. Plus qu’une énième tentative de faire du found footage sursautant et inquiétant, Incantation est un beau morceau de bravoure ésotérique qui s’attaque à la chair et à l’âme. Sans chercher le frisson facile, son énigmatique intrigue mise davantage sur le malaise qu’elle suscite et la superstition de son spectateur. Le film est ainsi une ode réussie au mystère (ce que l’on veut voir… tout en le craignant), à la sénescence et à l’occulte le plus redouté.

Ça te plaira si t’aimes : Les films d’exorcismes, The Medium

Notre critique d’Incantation

Note : 3/5

 

21. THE PERFECTION

Sortie : 2019 – Durée : 1h30

 

photo, Allison WilliamsGirls just wanna have fun

 

De quoi ça parle : Charlotte, une ancienne violoncelliste de renom, reprend contact avec son mentor après avoir consacré quelques années de sa vie à sa mère mourante. Elle rencontre Lizzie, celle qui a pris sa place dans le milieu, une jeune virtuose très séduisante. Entre elles deux, se noue alors une relation intime qui passera de la comédie romantique au road movie barré et cauchemardesque. 

Pourquoi c’est à voir : The Perfection est un récit volontairement opaque, tissé autour de twists et de surprises sans lesquels il perdrait son essence (et une partie de son intérêt). Plus simplement, c’est un long-métrage délirant, à mi-chemin entre un objet comique et quelque chose de purement horrifique. Un film qui va au-delà de ses délires psychédéliques et des faiblesses narratives de sa deuxième partie, qui aborde des questions de domination, celle des hommes sur les femmes, et de ce qu’elle crée dans les dynamiques relationnelles des femmes entre elles.

Ça te plaira si t’aimes : Black Swan, I Spit on Your Grave.

La critique complète de The Perfection

Note : 2,5/5

 

22. #Alive

Sortie : 2020 – Durée : 1h38

 

photo, Yoo Ah-InConfiné, parce que les zombies sont contre le pass sanitaire

 

De quoi ça parle : C’est un petit guide de survie en territoire zombie. Celui écrit par un adolescent bloqué dans son appartement vide, alors que les zombies se sont emparés du monde, qu’il voit la mort se rapprocher à mesure que son frigo se vide, et qu’il tente, à l’aide de la technologie, de sauver sa peau.

Pourquoi c’est à voir : Entre son titre, masquant mal le public auquel il s’adresse, l’utilisation de technologie (réalité virtuelle, drones…), de plateforme de diffusion à destination des usagers de jeux vidéo (Twitch) ou encore de réseaux sociaux et le confinement à domicile, difficile de faire plus actuel que #AliveVoir deux jeunes se dépatouiller et essayer de survivre à la faim, à la solitude, mais surtout aux zombies, avec les moyens du bord et sans vraiment d’originalité, mais avec une certaine bonne humeur et pas mal de talent a le mérite d’être pas mal divertissant.

Ça te plaira si t’aimes : Le confinement, la technologie et les films de zombies où les zombies ne se butent pas facilement.

Notre critique de #ALIVE

Note : 2,5/5

 

23. Personne ne sort d’ici vivant

Sortie : 2021 – Durée : 1h25

 

Photo, Cristina RodloGet Out

 

Ça parle de quoi : Ambar est une immigrante qui rêve d’une vie meilleure en Amérique. Contrainte de prendre une chambre dans une pension, elle se retrouve prisonnière d’un cauchemar sans issue.

Pourquoi il faut le regarder : Deuxième adaptation d’une oeuvre de l’écrivain Adam Nevil par Netflix après Le Rituel en 2018, Personne ne sort d’ici vivant se rapproche pourtant plus d’une autre production de la plateforme, His House, sorti en octobre 2020. Le long-métrage de Santiago Menghini cherche ainsi à superposer son film d’horreur surnaturel sur un discours socio-politique à propos du broyage de l’immigration clandestine par le système capitaliste américain. 

Du moins, c’était l’idée sur le papier, le passage au petit écran étant beaucoup plus périlleux. Le film ressemble à un squelette de long-métrage alignant schématiquement ses idées de manière totalement désordonnée. Personne n’est sorti vivant parce que personne n’est rentré dans la salle obscure. 

La critique de Personne ne sort d’ici vivant.

Note : 2,5/5

 

24. CREEP 1 ET 2

Sortie : 2014 et 2017 – Durée : 1h17 et 1h20

 

photoVive les vacances

 

De quoi ça parle : D’un homme, qui veut en filmer un second, sans avoir forcément les meilleures intentions du monde. Sauf que le plus pervers n’est pas celui qu’on croit. Voilà pour le point de départ de Creep, valable également pour sa suite.

Pourquoi c’est bien : Parce que c’est loin d’être évident de proposer un found footage à la fois malin, conscient de lui-même, parfois étonnant dans son écriture et éminemment vicieux dans ce qu’il dit de nous, et de pourquoi nous prenons plaisir à le regarder. Et pour le coup, Mark Duplass, comédien et réalisateur américain souvent confit dans les méandres cafardeux du mumblecore, propose une performance ahurissante.

Ça te plaira si t’aimes : L’émission Strip-tease ou encore The Visit.

Note : 2,5/5

  

25. LES AFFAMÉS

Sortie : 2017 – Durée : 1h43

 

PhotoThe Walking Canadian


De quoi ça parle :
 D’une épidémie de zombies au coeur du Canada.

Pourquoi c’est bien : Parce qu’au fur et à mesure de son avancée, le film Les Affamés développe un humour fataliste inhabituel dans le genre. Mais aussi parce que le réalisateur québécois Robin Aubert a apporté un soin tout particulier à la photographie et au découpage. Plusieurs fois, le film évoque le stupéfiant Requiem pour un massacre d’Elem Klimov. 

Ça te plaira si t’aimes : Les films de zombies osant de véritables propositions esthétiques et thématiques, de 28 jours plus tard à Cargo.

Note : 2,5/5

 

 

FAQ

Quel est le film d’horreur le plus effrayant sur netflix ?

Tout dépend ce qu’on entend par « effrayant ». Le film le plus effrayant sur Netflix d’un point de vue psychologique : Cube, Invisible Man, Get Out, Wounds, Le Rituel, Aucun homme ni dieu. Le plus effrayant niveau suspense, tensions et jumpscares : Mirrors, Peur bleue, Insidious 2, Sans un bruit, Halloween, L’Exorcisme d’Emily Rose. Le plus effrayant de nullité : un des Paranormal Activity,  le dernier Massacre à la tronçonneuse.

Quel est le film d’horreur le plus culte sur netflix ?

Get Out, énorme succès en salles récompensé par l’Oscar du meilleur scénario. Cube, incontournable film du genre.

Quels sont les pires films d’horreur sur netflix ?

Parmi les pires films d’horreur Netflix, il y a Death Note, The Open House, Bird Box, La Crypte, Firestarter, The Cloverfield Paradox, The Silence, Carrie la vengeance (donc pas celui de Brian De Palma), Fear Street ou les suites ratées dans la saga American Nightmare. Et si vraiment vous insistez, on va citer Army of the Dead, le film de zombie de Zack Snyder.

Quels sont les meilleurs films d’horreur sur netflix en 2023 ?

Dans les meilleurs films d’horreur Netflix avec un discours malin et politique : The Hunt, His House et Personne ne sort d’ici vivant. Pour le film d’horreur tendance teen et slasher old school : Halloween et Halloween Kills, Hostel 2, Le Book club mortel, la trilogie Fear Street et Killer Game.

Rédacteurs :
Rejoignez la communauté pngwing.com
Pictogramme étoile pour les abonnés aux contenus premium de EcranLarge Vous n'êtes pas d'accord avec nous ? Raison de plus pour vous abonner !
Soutenir la liberté critique
Vous aimerez aussi
Commentaires
guest
Trier par:
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
icon arrow down
Pictogramme commentaire 29 commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
NaughtySoft

Il n’est même pas mentionné et pourtant il est excellent, c’est le premier Détour mortel

TheRod92400

Incroyable que le com ci-dessous n’ait pas été striké par la modération.

Xbad

@kyke Reese,
Moi non plus, je pense qu’il doit s’agir d’une nouvelle, que j’aimerai bien lire du coup

Kyle Reese

@xbad

+1 je ne connaissais pas le livre du coup très bonne surprise, avec à la fin des images d’horreur très inspirés.

blame

Un film que je conseil pour ceux qui aime le cinéma horreur asiatique.
Film indonésien « May the Devil Take You » ressemble à Evil dead avec un twist (souvent ds le cinéma horreur asiatique) apparemment le deux est encore meilleure (mais pas encore sortis sur netflix)

et « the call » film Corréen une critique à été écrite sur Ecran large.