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American Nightmare : pourquoi la saga est un échec perpétuel

Par La Rédaction
8 août 2021
MAJ : 21 mai 2024
28 commentaires

Alors que American Nightmare 5 : Sans limites débarque en salles, retour sur une saga incapable de transformer l’essai.

American Nightmare 3 : Election, Poster

Malgré déjà quatre films au compteur, la saga The Purge, renommée en France pour des raisons évidentes American Nightmare, est loin d’avoir dit son dernier mot. Alors que le nouvel opus, American Nightmare 5 : Sans limites vient de débarquer en salles, on la décortique, elle, ses ambitions et les déceptions qu’elle a engendrées.

Initiée par l’auteur James DeMonaco et le margoulin Jason Blum, la franchise s’est montrée très vite particulièrement adaptée au mode de production bien particulier de Blumhouse : un « high concept » (un concept fort, capable de susciter la curiosité), un budget microscopique (le premier n’a coûté que 3 millions de dollars) et un retour sur investissement dément (Les origines a récolté 137 millions). Elle n’est pas près de s’arrêter, donc.

Néanmoins, si le public est souvent au rendez-vous, la critique n’est pas toujours convaincue. Il faut avouer que le principe qui motive ses enjeux ouvre un champ des possibles vertigineux… mais que le résultat est rarement satisfaisant. Et si American Nightmare était en fait incapable de rendre justice à son incroyable concept ? Et si la licence ne pouvait se résoudre à tenir ses promesses ? On explore cette hypothèse, film par film.

 

PhotoOn sort les masques et les plumes

 

American Nightmare

La promesse : Produit par Jason Blum, qui expérimentait à tout va sa formule « High concept, low budget » (un concept fort et un budget limité), le premier American Nightmare avait déjà pour lui son pitch, si redoutable qu’il a motivé à lui tout seul la franchise. Une nuit dans l’année, les crimes sont autorisés, y compris le meurtre, officiellement pour faire office de catharsis, officieusement pour nettoyer le pays de sa pauvreté.

Une idée au potentiel cinématographique et politique quasi illimité, prise par le bon bout. En s’attardant sur une famille bourgeoise, partisane idéologique et financière silencieuse de l’événement, le film promettait d’outrepasser le manichéisme en embuscade et embrasser ses thématiques passionnantes. À moins qu’il ne se laisse aller au carnage annoncé.

 

PhotoLa nuit des masques

 

Le résultat : Sauf que James DeMonaco, à qui on a accordé le microscopique budget de 3 millions de dollars, doit se contenter… d’un huis clos. Pour le massacre espéré, on repassera. Beaucoup de spectateurs sont sortis frustrés de leur séance, agacés par un générique décrivant un carnage invisible, persuadés de n’avoir eu qu’un aperçu des ravages de la purge (révélés dans la suite). D’autant que la petite guerre qui se déroule dans cette grande maison ne brille pas par son originalité. Outre quelques séquences de tension un peu artificielles au milieu de l’essai, les derniers rebondissements s’appuient toujours un peu sur la même mécanique.

Pourtant, raconter la nuit sous l’angle du home invasion sied bien à la portée politique de la chose, indéniable. Le genre s’est souvent imposé comme un symbole des lubies américaines, et de la conception pour le moins malléable de la propriété typique de l’Oncle Sam. Lorsqu’il déploie sa dystopie, American Nightmare concentre déjà les qualités et les défauts de la saga en devenir.

 

photo, Ethan Hawke, Lena HeadeyKnock knock

 

D’une part, il est si attaché à son propos qu’il le déclame régulièrement sans la moindre subtilité. Le premier acte explicite d’emblée les motivations douteuses de cette nouvelle loi via la télévision, avant que l’armée de bad guys n’enfonce le clou en même temps que les portes de la demeure. Le personnage campé par un Rhys Wakefield investi, venu casser du pauvre à tout prix, incarne parfaitement cette lourdeur. Il se présente directement comme un « nanti » méprisant viscéralement le prolétariat. Avant de tenter d’achever sa besogne (et de passer l’arme à gauche), il lâche un petit « God bless America ». C’est fin.

D’autre part, il parvient plutôt bien à exploiter son concept, grâce à une palette de personnages révélant progressivement leur vraie nature, au cours de la nuit. Ainsi, les beaux quartiers tout en courbettes et en jardins bien taillés regorgent de rancoeur meurtrière, de sadisme refoulé ou de pacifisme enfoui. Le parcours du couple formé par Ethan Hawke et Lena Headey est particulièrement intéressant. Ils ont beau s’être enrichis grâce à la purge, ils se rendent compte qu’ils n’y adhèrent en fait pas tant que ça. Une évolution concrétisée par un dernier acte audacieux, où l’un des protagonistes décide de complètement rejeter les règles du jeu. Une lecture nuancée de la petite bourgeoisie américaine, en somme.

Notre critique du film

 

photo, Edwin HodgeMême les dessins sont très subtils

 

American Nightmare 2: Anarchy

La promesse : Après l’énorme succès du 1, Jason Blum et James DeMonaco ont voulu corriger le principal reproche formulé à l’égard du premier film : son cadre limité enfermant le spectateur et son imagination dans une maison, aussi vaste soit-elle. Blumhouse décida de mettre les petites purges dans les grandes, en commençant par tripler le budget du premier, qui passera de 3 à 9 millions de dollars.

Une somme relativement dérisoire lorsqu’on la compare aux budgets babyloniens de certains blockbusters. Mais Blumhouse a prouvé à plusieurs reprises qu’il était possible de faire preuve d’inventivité malgré des budgets précaires : Upgrade (3 millions), Sinister (3 millions), Get Out (4.5 millions)… Mais ce n’était pas tant l’augmentation de budget, mais plutôt le changement de cadre qui recelait d’excitantes promesses

 

PhotoIn God we trust pas du tout

 

Le film allait enfin embrasser les conséquences de la purge à grande échelle, en élargissant le cadre de l’action à toute la ville de Los Angeles. Métropole tentaculaire et ultra-urbanisée, ce nouveau décor offrait enfin la possibilité d’aborder toutes les thématiques en germe dans le premier volet : le fossé béant des inégalités entre communautés et classes sociales, la question du port d’armes et du rapport à la violence… le tout en ultra-exacerbé, comme si tous les compteurs étaient poussés dans le rouge. Car oui, le gouvernement profite désormais de la purge pour réguler les naissances a posteriori, les riches purgent de manière raffinée…

Des situations de violence sociale qui allaient pouvoir se traduire dans des situations de violence tout court, prenant littéralement corps à travers la démultiplication de personnages et de situations. Celui de Frank Grillo semblait annoncer un survival âpre et haletant, tandis que celui de Michael Kenneth Williams  plongeant tête baissée dans le commentaire politique corrosif et sanguinolent. Comme si John Carpenter et Sam Peckinpah avaient eu un enfant ensemble, et que cet enfant avait reçu une caméra et un calibre 12 pour ses 8 ans.

 

photoUne suite qui devait faire feu de tout bois

 

Le résultat : La bande-annonce laissait espérer une tension continue, une odyssée nocturne s’enfonçant inexorablement dans un tourbillon de folie toujours plus noir et nihiliste. Au final, l’ennui l’emporte largement sur l’excitation tout au long des 1h40 du long-métrage. Le sentiment d’urgence qui semblait s’en dégager, ne revient finalement que sporadiquement au sein du film, puisque ce dernier alterne très inégalement entre moments creux, moments de tension, et quelques images-chocs

Un rythme qui résulte évidemment du budget très limité pour illustrer un concept aussi vaste et ambitieux que celui de la purge. En limitant le parcours de sa caméra à quelques coins de rue et quelques intérieurs, le film en désamorce lui-même la puissance. La fameuse anarchie du titre ne se croise qu’en de rares occasions et on a du mal à croire que tout ça se déroule dans un Los Angeles plus vide que Moulins un dimanche soir

 

Photo, John BeasleyLe concept décortiqué par l’équipe de production

 

Un constat d’autant plus triste que la férocité du film transparaisse en de rares instants, au travers de quelques trouvailles. L’idée que les Nouveaux Péres Fondateurs décident de faire dans la régulation statistique des populations les plus pauvres à coup de fusil-mitrailleur trouve son incarnation physique parfaite en la personne de Big Daddy (Jack Conley). Un adepte du nettoyage aux machines-gun avec un look de boucher-charcutier et une casquette ornée d’un drapeau américain. 

Idem pour l’idée de la résistance anti-Purge menée par le charismatique Michael Kenneth Williams ou les purges de riche version Les Chasses du comte Zaroff. Un certain nombre de bonnes idées qui pourraient chacune donner un film, mais qui resteront pour la plupart, lettres mortes. Du moins jusqu’au troisième volet, qui aura le mérite d’en approfondir certaines en plus de bénéficier de toute la badassitude de Frank Grillo.

 

Photo, Jack Conley« Rappelez-vous, quand vous tirez, c’est sur les femmes et les enfants d’abord »

 

American Nightmare 3 : Election

La promesse : Après un deuxième volet qui reprenait des couleurs, mais demeurait trop timide, surtout dans son portrait des purgeurs, tout indiquait que le troisième American Nightmare pourrait être celui de la radicalité. Avec des antagonistes toujours plus présents dans le matériel promotionnel, un sous-titre, Election Day, qui assumait cette fois pleinement la dimension politique de l’ensemble et une actualité américaine totalement au diapason du film, tous voyants étaient au vert. 

En outre, la série B vénère, en mode pamphlet giga-bourrin est un type de production qui a progressivement disparu des écrans, et la perspective de retrouver une forme de colère pas loin du punk, un désir de tout casser, constituait un grand espoir. 

 

Photo Frank Grillo, Elizabeth MitchellAbraham Killcoln

 

Le résultat : Si le troisième épisode est peut-être le plus équilibré de la saga en matière de techniques de narration, celui dont le tempo comme la mise en scène sont les plus soignés et fluides à suivre, il demeure néanmoins une indiscutable régression, en regard de la conclusion du deuxième volet, tout comme les promesses établies par ses sujets ou son contexte. En effet, après avoir suivi les pas d’un purgeur « noble », qui agissait par vengeance en mémoire de son fils tué injustement et jamais pris en considération par le système, on espérait découvrir le véritable contrechamp des victimes.

Mais non, alors que la direction artistique ne leur a jamais donné autant de poids, de force et d’impact visuel, les purgeurs demeurent des antagonistes à peine connectés à l’intrigue principale, plus un contexte symbolique qu’un pivot de l’intrigue. Le constat est tout aussi cruel quant à la représentation des politiciens républicains. Le film ose aller assez loin pour décrire le camp de Donald Trump en proto-cannibales méritant à peine d’être étourdis avant de rejoindre l’abattoir, mais ne s’inquiète jamais de contextualiser son point de vue.

Comment cette « élite américaine » en est-elle venue à théoriser la destruction de sa propre population ? Pourquoi ? Quels sont ses soubassements idéologiques ? Le métrage esquive tous ses angles morts, et nous rejoue finalement une variation du précédent chapitre, comme s’il avait déjà abattu ses meilleures cartes.

Notre critique du film

 

American Nightmare 3 : ElectionFrank sur le grill

 

American Nightmare 4 : Les origines

La promesse : American Nightmare 4 : Les Origines, comme son nom l’indique, était censé revenir sur les origines de la Purge annuelle. Un point de départ plutôt alléchant et très prometteur, qui pouvait à la fois permettre de mieux comprendre les intentions politiques derrière une telle décision – ce qui manquait considérablement aux films précédents – et découvrir les coulisses de sa mise en place.

Bref, c’était une occasion pas idiote de relancer la saga en décryptant habilement les raisons pour lesquelles cet événement est devenu le 28e amendement de la Constitution de ses États-Unis fictionnelle, un incontournable du pays, voire du monde – des touristes viennent spécialement aux États-Unis pour participer à la Purge dans les opus précédents -, et source d’une économie florissante et du plein-emploi.

 

photo, Lex Scott DavisEnviron 10 minutes de film…

 

Le résultat : Durant ses premières minutes, le long-métrage semble tenir sa promesse. En s’approchant du style documentaire et en enchaînant les images médiatiques, les faux reportages en plus des discours et interviews politiques, American Nightmare 4 part très clairement dans la bonne direction. L’explication de ce rendez-vous criminel fictionnel est censée permettre de mieux comprendre les motivations du pays et surtout la perversion de la société américaine.

En décrivant une nation complètement divisée entre deux extrêmes (les ultra-conservateurs face aux progressistes libertaires) et pastichant sans vraiment se cacher l’Amérique de Trump, la franchise continue à se faire le miroir d’une Amérique bien réelle (et non plus une simple saga horrifique). Et dans sa manière de pointer du doigt le populisme de certains partis, les manipulations idéologiques et surtout l’instrumentalisation de la Purge à travers ce test grandeur nature totalement magouillé pour que l’extrême-droite au pouvoir arrive à ses fins, le sous-texte est passionnant. 

 

photo, Y'lan NoelC’est l’heure de tout exploser

 

Sauf que ce qu’on vient de décrire, c’est ce qui intéresse le moins le scénariste DeMonaco (remplacé à la réal par Gerard McMurray). Si cette dénonciation des manœuvres extrémistes est opportune et pertinente, elle est malheureusement cachée derrière l’amoncellement d’action présent dans le métrage. Concrètement, si la portée politique, sociale, économique, voire historique, de la Purge est présente, c’est le dernier des soucis du duo scénariste-cinéaste de le mettre véritablement en avant, puisqu’avec 13 millions de dollars de budget, il faut faire passer l’argent ailleurs que dans de simples dialogues politiques.

Au lieu de ça, la belle réflexion sociétale qui aurait pu naître d’un postulat fictionnel extrêmement riche est donc abandonnée pour des explosions, des cache-cache interminables et des révélations scénaristiques inutiles sur des personnages qui le sont tout autant. Pire, le film est finalement d’un opportunisme crasse quant au choix de son casting, tant ses personnages sont mal utilisés et semblent surtout répondre à un cahier des charges marketing plus qu’à une envie sincère de diversité. Bref, le film prometteur était finalement un beau trump-l’œil (encore).

Notre critique du film

 

photo, Y'lan NoelOn va péter des gueules

 

American Nightmare 5 : Sans limites

La promesse : Cette fois, on va voir ce qu’on va voir. Une gentille petite sénatrice démocrate était peut-être parvenue, à la faveur du troisième épisode, à mettre en pleine lumière la perversité d’élites républicaines se repaissant physiquement et symboliquement d’une plèbe entretenue dans un rituel de violence sacrificielle, il en faut plus pour arrêter la Purge. Car oui, non seulement elle se poursuit, mais le cinquième volet nous promet des débordements sans précédent ? 

Et si les instigateurs de ce jeu de massacre annuel refusaient de baisser les armes à l’aube ? C’est ce qui nous est raconté, quand, après quelques minutes d’accalmie, les États-Unis s’embrasent de nouveau en proie à d’innombrables attaques sur tout leur territoire, alors qu’une faction de citoyens radicalisés fait un carnage. L’idée est ici très clairement de recycler, amplifier l’idéologie mise en avant par les Américains soutiens de Donald Trump qui envahirent le Capitole il y a quelques mois. 

L’engagement pris avec le spectateur est donc double. D’un côté, affirmer plus hargneusement encore la charge politique qui a toujours été présente, au premier ou à l’arrière-plan, dans la franchise. De l’autre, enfin un vrai spectacle massif, celui d’un pays entier craquant son slip et pas seulement s’autorisant nuitamment à jouer à la bagarre. 

 

photoLe fameux lapin crétin

 

Le résultat : Double promesse, mais hélas, double disquette à l’arrivée, tant le film s’avère le plus caricatural de la série, ainsi que le plus fauché (malgré son budget record pour la franchise de 16 millions). N’espérez pas que le scénario apporte la moindre analyse, le plus petit point de vue ou ébauche de réflexion sur ce qui a pu mener les soutiens de Trump à une révolte armée et violente, le sujet n’est même pas effleuré. 

Et que le long-métrage choisisse la forme du pamphlet, de la dénonciation ou de la caricature, c’est son droit le plus absolu, mais qu’il le fasse avec si peu de pensée, d’ironie, ou d’impertinence, autant de positionnements qui l’auraient autorisé à ne pas verser dans un simplisme primaire, c’est désolant. 

Difficile de tolérer une énième pirouette quand nous est annoncée l’apocalypse américaine ultime. Point de sauvagerie ici, de révolte mugissante ou de horde combattant dans les rues. Il faudra une nouvelle fois se contenter de vague flash info, de plans flous, d’images satellites aux petits bras et d’une petite dizaine de figurants en quad. À ce stade, ce n’est même plus de la frustration, mais bien de l’agacement, qui menace le spectateur.

Notre critique du film

Rédacteurs :
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Kokmok

C’est fou hein il n’y a que chez vous que l’on retrouve autant de négativité permanente, des critiques des critiques toujours des critiques, je serai ravi de vous voir écrire un scénario, un script, le storyboard etc puis le mettre en place et voir si vous êtes à la hauteur de vos propres exigences de parisien blasé typique au possible, si vous n’aimez pas regarder ses films ne les regardez pas un film est fait pour être divertissant il n’est pas censé servir de thèse pour votre mémoire, et si tout ce que vous aimez c’est critiquer tout ce que vous voyez ma foi vous donnez raison aux étrangers quand ils parlent des français et leur cynisme permanent. Personnellement cela me désole que des gens comme vous aient leur mot à dire quand ils n’ont rien d’autre dans la bouche que du venin. À chaque fois je lis vos critiques et j’espère trouver du positif jamais, vous vous exprimez comme si vous vous étiez fait larguer deux jours avant et viré la veille, allez tirer un coup et boire un coup vous verrez peut-être la vie et les films sous un autre angle

Chonrei

N’ayant vu que le 1 et le 3, j’ai beaucoup apprécié ce dernier avec de côté décomplexé et certaines images superbes (la danseuse sous les pendus, les gangsta girls qui dansent comme des petites filles avant d’attaquer le boutique, la guillotine, …).

Kira14000

J’aime bien cette saga ainsi que la série TV et je vais voir le 5 bien volontiers 😉

Snake

J’ai vu que les 2 premiers.
Le 1 m’avait laissé un bon souvenir au ciné, petit huis clo sans prétention plutôt réussi, avec deux acteurs qui portaient le film (Ethan Hawk et Lena Headey).
Le 2 j’ai peu de souvenirs sauf celle d’une petite série B également sans prétention portée par un Frank Grillo toujours investi.

J’essairai peut etre de voir la suite un de ces 4 malgré cette article.

Mx

Perso, je garde un très bon souvenir du 2, selon moi le meilleur des trois premiers.

pas vu les opus 3/4, et grillo déchire tout dans le deux!!