MARDI GRAS POUR TOUJOURS
Chez Blumhouse, on ne laisse jamais un bon filon tout seul dans son coin. Saga imaginée, écrite, réalisée et produite à l’économie depuis ses origines, American Nightmare est la tentative rémunératrice de faire se rencontrer série B bourrine et brûlot politique à l’ancienne. Une logique pas fondamentalement déconnante, a fortiori dans un pays où les massacres à l’arme de guerre sont devenus quasi-quotidiens, mais qui passé un troisième épisode sympathiquement radical, a commencé à tourner à vide.
Cherchant de nouveaux psychopathes amateurs de grosses pétoires, après avoir imaginé le fourvoiement puis l’explosion en vol d’un Parti républicain devenu symboliquement cannibale, la licence s’est logiquement intéressée à recycler les derniers avatars du Trumpisme. En effet, cette description d’une Purge que ses participants refusent d’interrompre pour entamer une guerre civile raciste décrit ses assaillants factieux comme une excroissance des manifestants qui envahirent le Capitole à Washington, quelques jours avant l’investiture de Joe Biden. L’idée n’est pas sur le papier plus bête qu’une autre, et a l’avantage de prolonger le côté pamphlet de sales gosses qui a toujours porté la série.
Malheureusement, ce concept voisin des précédents ne va pas sans un siphonnage des codes de la saga. Les grands méchants n’étant plus ni les politiciens fétichistes, ni de grands malades adeptes de la récup, du carnaval et des clips de Marilyn Manson, un des rares éléments distinctifs de sa « mythologie » se fait rapidement la malle.
En effet, hormis une paire de pièges ou d’embuscades lors de la première demi-heure, on ne croisera plus les costumes typiques de American Nightmare, ces petites incartades clipesques, ô combien superficielles, mais néanmoins consubstantielles de l’identité générale de la chose. Or, quand on retire à cette interminable fusillade ses modestes atours… elle a les douilles molles.
PLAN PLAN DOUM DOUM
Privé d’un semblant de direction artistique, le malheureux Everardo Gout fait ce qu’il peut, c’est à dire à peu près rien. On suit ainsi l’action, via une caméra flottante jamais inspirée, baignant dans une photographie tantôt tristement terne, tantôt artificiellement surexposée.
On voudrait nous faire croire à une traque impitoyable au coeur d’un Texas retournant à la barbarie, mais il faudra plisser sévèrement ses paupières pour ne pas plutôt voir là un barbecue noyé dans le fioul entre deux pelés et trois tondus. Car si la fournée annuelle d’American Nightmare s’intitule cette fois Sans limites, elle est surtout sans budget.
La mise en scène tente bien, ici et là, de masquer son manque de figurants, surenchérir de gros plans, jouer avec la focale pour préserver la plus grande partie du cadre dans un flou « artistique »… l’inspiration manque au moins autant que les biffetons. La pilule est d’autant plus amère que quand le récit se veut plus symbolique et politique, il traîne la patte, ou sombre dans le Z.
Qu’il s’agisse de l’alliance rédemptrice d’un rancher et d’un immigré mexicain sur fond d’attaque au lasso, ou de l’idée d’inverser les rapports Mexique/USA (comme le faisait déjà Le Jour d’après il y a… 20 ans), tout manque de coeur, de hargne, et d’invention.
Le film ne serait pas si décrié si cela avait été le numéro 2… mais en arriver là et ne rien proposer de nouveau est très décevant… Reste une histoire de vengeance correctement réalisée.
Ça commence comme un mauvais épisode de Walker Texas Rangers et ça finit par une pathétique relecture du genre zombiesque…
Rien à sauver dans ce nanard filmé et joué avec les pieds. Même l’idée originale de renverser la situation migratoire entre les USA et le Mexique est simplement copiée du livre World War Z.
Bref, le genre de film qui nous ferait regretter la réouverture des salles de cinéma…
Malgré un début plutôt correct, c’est un effet un film décevant. Le plus faible de la saga.
Olala le vilain raccourci vers les trumpiste qui ont assiégés le capitol. Vous savez, il a été prouvé et démontré que c’était une incursion des black lives matter et non des pro Trump. Info que l’on trouve sur les chaînes us ou anglaise, non française évidemment. L’afp n’a pas communiqué la dessus. A bon entendeur
Ce film est une passion pour moi, mais après l’avoir vu je suis un peu dessus… Dommage. Mais sinon niveau note je mettrais bien 3.5/5
Rater un épisode? Jamais de la vie! et vivement le prochain!
Digne d’un téléfilm bas de gamme, sans surprise ni même réellement intéressant, ce 5e opus est une énorme purge.
J’en sors et je trouve le film excellent. Votre critique est complètement à côté de la plaque.
A part le deux et la classe de Frank Grillo, bof.
La bande annonce m’avait laissé espérer une bonne petite péloche agressive et décérébrée.
Dommage.