Les meilleurs films et séries d'horreur sur Netflix

La Rédaction | 31 octobre 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58
La Rédaction | 31 octobre 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Comme Netflix passionne nos lecteurs, qu'on aime nos lecteurs mais aussi le cinéma de genre, on a dressé une petite liste de ce qu'il y a de disponible au rayon horreur, fantastique et compagnie.

Des films et séries pour frissonner, trembler ou hurler, c'est par ici.

Les meilleurs films d'action sur Netflix sont à retrouver dans ce dossier.

Et le meilleur de la science-fiction Netflix, c'est dans ce dossier.

Pour le top des séries Netflix, c'est de ce côté.

 

 

1922

De quoi ça parle : Un homme, petit fermier du début du XXe siècle, survit difficilement et travaille sans relâche. Mais son épouse ne rêve que d’obtenir le divorce pour partir avec leur fils, vivre en ville. Il ne peut l’accepter et préfère la tuer, provoquant une spirale monstrueuse.

Pourquoi c'est bien : On oublie souvent combien le maître fantastique Stephen King est un chroniqueur social redoutable, passionné par les problématiques raciales et féministes. C’est dans cette veine que s’inscrit cette adaptation d’une de ses nouvelles, où l’on retrouve bien sûr son art du conte spectral, mais également sa sensibilité exacerbée.

Ça te plaira si t'aimes : Les récits incarnés et ténébreux, comme La Maison des ombres ou encore I Am the Pretty Thing That Lives in the House.

 

Photo Thomas JaneThomas Jane de retour chez Stephen King après notamment The Mist

 

AMERICAN HORROR STORY SAISON 1 À 9 

De quoi ça parle : D'une maison hantée, d'un asile psychiatrique, de sorcières à La Nouvelle Orléans, d'un freak show, d'un Hotel bizarre avec Lady Gaga, d'élections un peu flippantes, ou encore d'une Apocalypse et d'une cabane au fond des bois.

Pourquoi c'est bien : Déjà, ça ne l'est pas toujours. Personne ne sera d'accord sur les meilleures saisons, mais nul ne pourra nier que l'anthologie de Brad Falchuk et Ryan Murphy est très inégale. Chez Ecran Large, on aime beaucoup Murder House et surtout Asylum, concentré de folie baroque mené par les excellents Jessica Lange et Sarah Paulson. Il y a en tout cas bien assez au menu pour se dire que chacun y trouvera son compte.

Ça te plaira si t’aimes : Le cinéma de genre en général, qui ne se prend pas trop au sérieux, et préfère travailler sur les costumes et les décors que sur une intrigue solide et claire.

 

photoUne image qui reviendra hanter la série des années après

 

ANNABELLE

De quoi ça parle : Un mari offre à sa femme le cadeau idéal, une magnifique poupée de collection, mais la joie apportée par le sinsitre objet dans le foyer est de courte durée.

Pourquoi c’est bien : Parce que c'est incroyablement insipide et basique, et que ça a rencontré un succès dingo. Depuis, Annabelle : La Création du Mal l'a confirmé, et Annabelle 3 arrive. Revoir ce premier épisode, c'est donc avoir un aperçu de l'immense marge de maneuvre de ce Conjuring-verse, qui a pas mal déçu jusque là.

Ça te plaira si t’aimes : Conjuring : les dossiers Warren, un Chucky du pauvre, Dead Silence.

 

photoAnnabelle, c'est un peu bof mais bon, ça reste un obligatoire ces dernières années

 

Annabelle 2 : La Création du Mal

De quoi ça parle : Avant qu’Annabelle fasse la rencontre des époux Warren, le vilain poupon a été au centre d’une bien sordide affaire, au cœur des années 40, alors qu’un couple traumatisé a tenté d’accueillir sous son toit des jeunes filles en détresse. Soit la configuration idéale pour offrir sur un plateau à la dangereuse poupée un massacre aux proportions épiques. 

Pourquoi c’est bien : David F. Sandberg n’a pas inventé la roue (ni le taille-crayon, rappelons-le) et il ne se montre pas ici plus fin narrateur que lors de son précédent long-métrage, Dans le Noir. Néanmoins, sitôt le récit bien lancé et la dynamique de maison hantée sur de bons rails, il nous rappelle qu’il demeure un artisan efficace, capable de transformer un récit somme toute très classique en cruel train fantôme. La mythologie n’y gagne pas beaucoup, mais les spectateurs en quête d’adrénaline auront droit à quelques frissons assénés méchamment. 

Notre critique du film

Ça te plaira si t’aimes : Les enfants en pièce détachée et les mécaniques horrifiques de The Boy.  

 

PhotoTout va bien se passer

 

ANNIHILATION 

De quoi ça parle : Une mystérieuse zone qui échappe aux lois physiques s'est créée autour d'une météorite. Lorsque son mari militaire parti en mission en revient transformé, Lena décide de partir l'explorer à son tour avec une équipe d'expertes. Elles y découvrent un endroit incroyable, aussi étrange que dangereux.

Pourquoi c'est bien : Parce que ça ne ressemble à rien d'autre et offre quelques visions somptueuses et dérangeantes. Deuxième film d'Alex Garland (connu comme scénariste de Danny Boyle sur 28 jours plus tard et Sunshine) après le succès d'Ex Machina, l'adaptation du roman de Jeff VanderMeer est un voyage au-delà du réel d'une beauté saisissante, qui questionne les notions de culpabilité et destruction. Angoissant, envoûtant, effrayant et déchirant, le film avec Natalie PortmanTessa ThompsonJennifer Jason Leigh et Oscar Isaac a logiquement partagé le public. Normal vu ses partis pris et son rythme. La musique de Ben Salisbury et Geoff Barrow, la photo de Rob Hardy, se conjuguent pour offrir un des climax les plus beaux et étranges de ces dernières années, lequel fera oublier les quelques errances et lourdeurs du film.

Notre critique du film
Les différences entre le film et le livre

Ça te plaira si t'aimes : The FountainPremier contactUnder the SkinUpstream Color, les univers étranges entre Cronenberg et Tarkovski.

 

Photo Natalie PortmanLes dents de la nuit

 

AUCUN HOMME NI DIEU

De quoi ça parle : Un spécialiste des loups est appelé à l'aide par une mère vivant retranchée en Alaska, persuadée qu'un de ces prédateurs a emporté son jeune fils. Quand le scientifique arrive, c'est pour découvrir une communauté de bêtes humaines au bord d'une explosion de violence inattendue.

Pourquoi c’est bien : Parce que le réalisateur de Blue Ruin et Green Room propose son récit le plus ambitieux et complexe à ce jour. Abandonnant un peu le domaine de la série B de luxe, Jeremy Saulnier s'essaie à un complexe mélange des genres, abordant frontalement l'horreur brute d'un slasher atmosphérique et l'exploration hallucinée d'un homme en rupture de ban.

Notre critique du film

Ça te plaira si t’aimes : J'ai rencontré le Diable, The Revenant, Mortelle randonnée.

 

photo, Jeffrey WrightJeffrey Wright dans l'enfer blanc

 

CARGO

De quoi ça parle : Un homme tente de survivre, avec son bébé, au milieu d'une épidémie qui transforme les gens en zombies.

Pourquoi c'est bien : Cargo est un de ces petits et modestes films de zombie, qui reprend la formule bien connue (survie, morsure, désespoir) sans génie. Mais grâce à Martin Freeman, quelques scènes peu ragoûtantes et le décor inhabituel de l'outback australien, le film de Yolanda Ramke et Ben Howling devrait contenter les amateurs du genre.

Ça te plaira si t’aimes : 28 jours plus tard, les zombies au soleil.

 

Photo Martin FreemanUn homme, un bébé, des zombies

 

Chucky, la poupée de sang

De quoi ça parle : Andy a beau s'être débarrassé de Chucky, l'âme de cette poupée des enfers revient et le retrouve dans sa nouvelle famille, pour lui faire sa fête.

Pourquoi c'est bien : Réalisé par John Lafia (scénariste du premier film), toujours avec Alex Vincent et la voix de Brad Dourif, Chucky 2 est un tour de montagne russe familier mais irrésistible. La mise en scène inventive et les solides effets spéciaux permettent d'oublier les faiblesses de cette suite, d'autant que la saga n'était pas encore tombée dans la pure (et parfois bête) parodie.

C'est en plus un petit plaisir pour les amateurs de gore, avec un dernier acte jubilatoire en hommage/parodie au Terminator de James Cameron, et une belle dose d'humour noir dans ce climax plein d'acide, de monstres et de torture.

Ça te plaira si t’aimes : La saga Chucky quand elle était un peu sérieuse et solide, entre la gentillesse du premier film Jeu d'enfant, et la folie extrême du Fils de Chucky et compagnie.

Notre dossier complet sur la saga Chucky, c'est par ici.

 

PhotoNoël 2020, allégorie

 

CONJURING : LES DOSSIERS WARREN

De quoi ça parle : Cette histoire abominable mais vraie est celle d'une famille qui aurait préféré ne pas rencontrer les esprits qui hantent sa ferme isolée.

Pourquoi c'est bien : C'est la naissance d'un futur univers étendu, qui va de La Nonne à Annabelle, en attendant d'autres suites et films dérivés. Réalisé par James Wan, avec Vera Farmiga et Patrick Wilson, cette classique histoire de maison hantée offre de beaux frissons, grâce à une mise en scène efficace voire impressionnante. Pas de quoi révolutionner le genre, mais le public a crié et en a demandé plus.

Ca te plaira si t'aimes : AnnabelleInsidious...

 

photo, Vera FarmigaCacher l'horreur pour mieux l'affronter

 

CONJURING 2

De quoi ça parle : Des époux Warren, qui enquêtent cette fois en Angleterre, sur le cas étrange d’une famille qui semble persécutée par un esprit possédant l’une de leurs filles.

Pourquoi c’est bien :  Entre la production cauchemardesque de Fast & Furious 7 et le blockbuster ultra-complexe Aquaman, James Wan a eu besoin de souffler et de se défouler. C’est ce qu’il fait ici, en composant une sorte de train fantôme hystérique, interminable, dont chaque virage réserve son lot d’effets tonitruants. Epuisant, mais d’une richesse incroyable pour qui aime le cinéma fantastique classique.

Ça te plaira si t’aimes : Les films qui déraillent à force de vouloir trop donner, comme Aliens, le retour et Wolf Creek 2.

 

James Wan"Je croix qu'elle est souple, voilà tout"

 

CREEP 1 ET 2

De quoi ça parle : D'un homme, qui veut en filmer un second, sans avoir forcément les meilleures intentions du monde. Sauf que le plus pervers n'est pas celui qu'on croit. Voilà pour le point de départ de Creep, valable également pour sa suite.

Pourquoi c’est bien : Parce que c'est loin d'être évident de proposer un found footage à la fois malin, conscient de lui-même, parfois étonnant dans son écriture et éminemment vicieux dans ce qu'il dit de nous, et de pourquoi nous prenons plaisir à le regarder. Et pour le coup, Mark Duplass, comédien et réalisateur américain souvent confit dans les méandres cafardeux du mumblecore, propose une performance ahurissante.

Ça te plaira si t’aimes : L'émission Strip-tease ou encore The Visit.

 

Affiche

 

Cube

De quoi ça parle : Un groupe de gens se réveillent amnésiques dans un cube. Ils vont devoir trouver la sortie, et éviter des pièges diaboliques.

Pourquoi c'est bien : Premier film, premier coup de génie pour Vincenzo Natali. Avec un tout petit budget mais beaucoup d'idées et d'ambition, le futur réalisateur de Cypher, Splice et Dans les hautes herbes concocte un pur cauchemar, à la fois physique, mental et métaphorique, qui sert de fantastique piste de décollage pour l'imaginaire.

Modèle du film à high concept, du film fauché, du film malin, ou encore du premier film, Cube reste une référence, 20 ans après. De sa scène d'intro inoubliable à son conclusion étrange, c'est à voir et revoir.

Ça te plaira si t’aimes : L'une des seules bonnes scènes du premier Resident Evil de Paul W.S. Anderson. Tous les huis clos étouffants, type Buried.

Notre dossier complet sur Cube est par ici.

Faut-il voir Cube 2 : Hypercube et Cube Zero ? Notre réponse par là.

 

PhotoScène culte dans 3, 2, 1

 

DANS LE NOIR 

De quoi ça parle : La peur du noir, une créature étrange et terrifiante qui rôde, tapie dans l’ombre et une famille disloquée… Rebecca a toujours eu peur du noir, mais quand, partie de chez elle, c’est au tour de son petit frère d’être la victime de phénomènes surnaturels capables de faire perdre la raison à n’importe qui, elle enquête et se rend vite compte que le danger approche… surtout dans le noir.

Pourquoi vous rallumerez vos lumières (ou pas) : La lumière est une forme de torture, utilisée pour faire oublier la notion du temps, épuiser le cerveau et rendre fou. Le noir à cette capacité à terroriser petit et grands en un claquement de doigts. Ça, le réalisateur David F. Sandberg l’a bien compris et jamais il ne passe à côté d’une occasion de s’en servir. Plan après plan, avec une finesse sadique et sans complexe, il compose des clairs obscurs aux couleurs excentriques, épouvantables et tensiogènes. On en oublierait presque le scénario pas mal épais, la créature et les personnages franchement pas originaux.

Ça te plaira si t'aimes : les créatures décharnées, flippantes en mode épouvante à la Mister Babadook ou les films de privations sensoriels comme Bird Box

 

Photo  Teresa PalmerClair obscur du néon violet 

 

DANS LES HAUTES HERBES

De quoi ça parle : Attirés par les appels à l'aide d'un enfant, des gens s'enfoncent dans un champ de hautes herbes cauchemardesques, dont ils peuvent plus sortir.

Pourquoi c’est bien : Dans la masse d'adaptations de Stephen King, celle-ci n'est certainement pas parmi les meilleures, mais c'est loin d'être parmi les pires. Modeste mais soignée, cette histoire de champ infernal bénéficie d'une ambiance intrigante et angoissante, et repose sur une idée diablement séduisante.

Et surtout, la mise en scène de Vincenzo Natali (Cube, Cypher) tire profit de ce décor a priori banal pour créer un étonnant labyrinthe, qui culmine avec quelques scènes surprenantes, baroques et mémorables. De quoi offrir un petit cauchemar bien senti.

Notre critique de Dans les hautes herbes par ici.

Ça te plaira si t’aimes : Cube, Huis clos de Sartre

 

photoPromenons-nous dans les herbes, tant que le fou n'y est pas

 

Dead Silence 

De quoi ça parle : Un type qui a franchement la poisse est accusé du meurtre de sa compagne, mais il sait qu’elle a été assassinée par une marionnette maléfique, qu’il traque jusque dans sa ville natale. 

Pourquoi c'est bien : C’est souvent quand il en fait trop que James Wan réussit le mieux son coup. Fraîchement découvert grâce au succès surprise de Saw, le jeune réalisateur s’essayait alors à l’horreur gothique, confirmant son amour pour le cinéma de genre, mais aussi pour une certaine grandiloquence. Son Dead Silence est souvent maladroit, parfois grandiloquent, mais contient de vraies trouvailles de flippe, de très belles idées visuelles et une générosité dans le cauchemar qui en font une agréable balade surnaturelle. Et puis, regarder Ryan Kwanten s'en prendre plein la figure une heure et demi durant est un passe-temps recommandé à tous ceux qui ont été vaguement traumatisés par les deux premières saisons de True Blood.

Notre critique du film

Ça te plaira si t’aimes : La veine la plus grand-guignol du réalisateur, dont Insidious : Chapitre 2 demeure le meilleur ambassadeur. Et si vous avez un faible pour les poupées de The Boy ou The Doll, foncez.

 

photo"Salut poupée !"

 

DERNIER TRAIN POUR BUSAN

De quoi ça parle : Un virus ultra-contagieux en Corée sème le chaos dans le pays et transforme les humains en zombies à vitesse grand V.

Pourquoi c'est bien : La tension omniprésente nous indique que la conclusion sera mortifère. Tout un train s’évade en direction de Busan, une ville épargnée par le fléau, et dans cette micro-société sur les rails se découvrent les âmes de chacun. Sans grande finesse psychologique, le long-métrage de Yeon Sang-Ho propose une atmosphère angoissante où les personnages tombent les uns après les autres, comme des mouches intoxiquées.

La mise en scène est aussi rapide que le Korean Train Express (KTX) et surprend par des décisions inattendues mais crédibles de personnages. Mourir en zombie n’est rien pour sauver ceux qu’on aime, ou pour les rejoindre dans l’état de mort-vivant. Une très belle scène en plongée, vue d’un drone, présente le dangereux ralentissement d’un train auquel s’agrippent les infectés, comme des bestioles idiotes mais déterminées, à l’esprit collectif puissant. Critique de la moutonnerie capitaliste qui a provoqué cette épidémie ? Peut-être tout simplement frayeur et ravissement de la réalisation.

Ça te plaira si t’aimes : les films de zombies où les zombies courent vite type World War Z, Snowpiercer : Le Transperceneige car ce sont dans les trains qu’on comprend les logiques de pouvoir et d’extermination.

 

Dernier train pour BusanTentative de fraude pour s'installer en première classe pendant les grèves

 

DESTINATION FINALE 5

De quoi ça parle : La Mort se déchaîne, prête à arracher la vie de plusieurs hommes qui ont échappé à l'effondrement d'un pont suspendu grâce à la prémonition de l'un de leurs collègues.

Pourquoi c’est bien : La saga Destination Finale a clairement fait du bien à l'horreur entre angoisse et humour grâce à son jeu de trompe la mort. Avec ses nombreuses sentences très imaginatives ce cinquième opus n'échappe pas à la règle et se permet même de terminer avec brio le cercle vicieux instauré par le premier volet. C'est pas toujours très bon, mais les éxecutions de ce Destination Finale 5 sont assez amusantes, à l'image de celle de la gymnaste très réussie.

Ça te plaira si t’aimes : La saga Destination FinaleHappy BirthdeadAction ou vérité.

 

photo"- Alors aujourd'hui on va forcer sur les quadri... - J'ai un peu trop forcé là non ?"

 

DON'T BREATHE - LA MAISON DES TÉNÈBRES

De quoi ça parle : Aveugle et fortuné, un vieillard isolé est pris pour cible par des cambrioleurs, mais le trio de voleurs va vite regretter de s'être attaqué à lui.

Pourquoi c'est bien : Tel est pris qui croyait prendre est une maxime qui correspond parfaitement à Don't Breathe. Réalisé par Fede Alvarez, réalisateur du remake de Evil Dead, ce petit bijou d'angoisse est seulement son deuxième film et offre déjà de sacrés moments de tensions. En jouant parfaitement avec l'aveuglément du cambriolé pour proposer des cadres et idées innovantes tout en offrant une ambiance malsaine, pesante et oppressante avec l'intérieur crade de cette maison, l'Uruguayen propose un long-métrage prenant et haletant. Et puis il y a Jane Levy alors on va pas se faire prier. 

Ça te plaira si t’aimes : Sans un bruitBird Box et peut-être Pas un bruit aussi tant qu'à faire, bref les films où il faut se taire et où on risque de fermer les yeux pour éviter d'avoir peur

 

Photo Jane LevyBah en même temps, c'est pas bien de voler les gens !

 

Eraserhead

De quoi ça parle : Excellente question. Grosso modo, de l’existence à la fois cauchemardesque et onirique d’un jeune homme prisonnier d’un quotidien cauchemardesque, au cœur d’une cité industrielle labyrinthique. 

Pourquoi c'est bien : Parce que si vous vous êtes toujours demandé pourquoi David Lynch fascinait autant, commencer par le film qui l’a fait connaître est un bon point de départ. Définitivement inclassable, oscillant entre la pureté du rêve et l’horreur de la démenceEraserhead est une pure hallucination. Le film contamine progressivement le spectateur pour l’abandonner dans une réalité alternative, qui souligne toutes les absurdités de notre monde, mais en souligne également les douces bizarreries. Maintes fois copié, jamais égalé, le long-métrage demeure un objet passionnant et visuellement fou furieux. On parie que la séquence du dîner vous restera en tête plus longtemps que votre dernier repas.

Notre critique du film

Ça te plaira si t’aimes : Taper très fort avec un marteau sur un ongle incarné. Ou plus raisonnablement, si Le carnaval des âmes t’a marqué, en voici un intéressant pendant. 

 

photoUn vibrant plaidoyer contre l'acné

 

FREDDY, LES GRIFFES DE LA NUIT

De quoi ça parle : Ils sont jeunes, ils sont beaux et ont les hormones bouillonnantes. Mais dans leurs rêves, un gros taré habillé comme un plouc les massacre. Et ça c’est ballot. Et c'est un remake du classique de Wes Craven.

Pourquoi c'est bien : Les ados habillés n’importe comment des années 80 sont-ils les seuls à pouvoir être dépecés par les monstres gantés amateurs de cauchemars super glauques ? Heureusement non, et c’est au tour de leurs descendants décérébrés de se faire victimiser par un viandard pédophile. Plus sérieusement, cette version vaut surtout pour l’interprétation de Jackie Earle Haley, qui réinvente avec classe le boogeyman.

Ça te plaira si t’aimes : Le remake de Vendredi 13 ou Jackie Earl Haley. Ou les deux.

 

photoToujours bien séparer l'artiste de son oeuvre

 

Frissons

De quoi ça parle : Un scientifique peu recommandable lâche par erreur un parasite de sa création au sein d'une luxueuse résidence urbaine. La créature provoque chez ses hôtes une frénésie sexuelle irrépressible. Tout le monde passe une soirée un peu particulière.

Pourquoi c'est bien : A l’époque, personne ne parle encore de Body Horror, mais c’est bien ce dont il s’agit dans ce film de David Cronenberg, qui compte parmi ses premières créations et premiers coups de maître. Traquant les non-dits de notre rapport aux corps, les tabous d’une société en voie d’embourgeoisement, obsédée par la domination sociale et la jouissance, mais incapable de l’assumer, le cinéaste observe une micro-société qui va partir en cacahouètes le temps d’une nuit, avec un art du malaise et de la provocation uniques en leur genre. Et pour ne rien gâter, Frissons décrit avec une malice visionnaire les mécaniques sociales, culturelles et sexuelles qui soustendent les rapports hommes/femmes. 

Notre test du coffret DVD

Ça te plaira si t’aimes : Les étrangetés suintantes comme Teeth, ou encore Contracted et bien sûr, les autres films de David Cronenberg. Mais si ce sont les horreurs sexuées qui vous intriguent, un petit tour du côté du craspec Bad biology s’impose. 

 

photoQuand le couvre-feu dérape

 

Get Out

De quoi ça parle : En visite pour la première fois chez ses beaux-parents avec sa petite amie, un afro-américain commence à se demander si quelque chose ne cloche pas chez ces petits bourgeois blancs, et a priori parfaitement gentils...

Pourquoi c'est bien : Comme tout phénomène, Get Out a eu droit à un retour de flamme. Après le succès en festival, en salles et même aux Oscars (meilleur scénario, parmi quelques nominations comme meilleur film), le premier essai de Jordan Peele a été largement critiqué, que ce soit pour des débats cinéphiles ou politiques.

Peu importe. On considère toujours Get Out comme une grande réussite, et l'une des plus belles surprises du cinéma américain récent. Malin, tordu, diablement mené et interprété, c'est un petit bijou dans le genre, qui en raconte beaucoup sur l'Amérique contemporaine, sans jamais oublier le divertissement et les bonnes ficelles du genre.

Ça te plaira si t’aimes : Les petits cauchemars malins et poliques type La Quatrième Dimension.

 

Photo Daniel KaluuyaNouvelle annonce de Macron ce soir

 

Grave

De quoi ça parle : Après son bizutage vorace lors de son entrée dans une école de vétérinaire, Justine commence à prend goût à la chair animale... et surtout humaine.

Pourquoi c'est bien : Parce qu'un cinéma de genre français aussi riche et réussi que le film de Julia Ducournau, c'est aussi rare qu'une sortie de blockbuster au cinéma en 2020. Grave est une petite pépite du paysage hexagonal, lorgnant du côté du teen drama et du film d'horreur pour devenir un véritable film d'émancipation voire conte initiatique profondément poétique. Entre sexualité dévorante, énergie jubilatoire et moments cannibales aussi rebutants qu'alléchants, le long-métrage mêle les tonalités, les univers et fusionne à merveille de sublimes idées visuelles.

Ça te plaira si : tu rêvais d'un film un mélangeant les mondes de Gregg Araki et de David Cronenberg

 

Photo Ella Rumpf, Garance MarillierSaignant ou à point, ça se mange sans faim

 

HEMLOCK GROVE 

De quoi ça parle : Dans la petite ville de Hemlock Grove, il y a des meurtres, des loups-garous, des mediums, des gens dotés de pouvoirs étranges, et beaucoup de mystère.

Pourquoi c’est bien : Parce que c'est potentiellement amusant pour quiconque est en manque de loups-garous et créatures, mais n'a pas envie d'avoir peur, ou affronter des intrigues noires et sérieuses. Lancé à l'origine par Eli Roth, bien avant la mode folle de Netflix, Hemlock Grove a en plus deux arguments de poids : Famke Janssen et Bill Skarsgård, deux acteurs aimés des amateurs de genre (Un cri dans l'océanX-Men pour elle, et Ça pour lui), et capables d'être excellents.

Ça te plaira si t’aimes : True Blood, Riverdale, Twilight aussi non ?

 

Photo Hemlock groveBill Skarsgård avant Ça

 

I AM THE PRETTY THING THAT LIVES IN THE HOUSE

De quoi ça parle : Mieux vaut ne pas trop en dire sur ce récit fantastique, qui entremêle époques, idées et niveaux de lecture alors qu’une infirmière se met au service d’une romancière spécialisée dans l’épouvante.

Pourquoi c’est bien : Parce qu’après February, on n’attendait plus rien d’Osgood Perkins. On avait tort, puisqu’après ce premier film caricatural, pompeux et assez malhonnête dans la construction de son twist, le metteur en scène est revenu avec ce conte horrifique qui s’attaque au genre en le rongeant à l’os, avec une simplicité et une intelligence bienvenues.

Ça te plaira si t’aimes : Hérédité , It Comes at NightThe Witch

 

photo, Ruth WilsonRuth Wilson, toujours excellente

 

JESSIE

De quoi ça parle : Quand le jeu de son mari tourne mal, Jessie menottée au lit d'un chalet isolé, affronte d'étranges visions, de sombres secrets et un terrible dilemme.

Pourquoi c’est bien : Parce que Mike Flanagan a pris le pari risqué d'adapter le roman Gerald's Game de Stephen King, ce qui n'est pas une mince affaire, et qu'il en tire un film d'angoisse particulièrement efficace. C'est grâce à sa mise en scène, mais aussi à Carla Gugino, qui porte toute la tension, la peur et la douleur sur ses épaules. 

Ça te plaira si t’aimes : Les films adaptés de Stephen King encore, les films de séquestrations, Curve10 Cloverfield LaneDevil.

 

Photo Carla Gugino"Bon, il est pas ouf ce film mais je suis accroché alors j'ai rien d'autre à faire de toute façon"

 

La Maison de cire

De quoi ça parle : Un groupe d'amis a la brillante idée d'aller traîner dans une petite ville a priori abandonnée, construite autour d'un musée de statues de cire. Sauf que la ville n'est pas du tout abandonnée, et que cette maison de cire n'est pas du tout une attraction comme les autres.

Pourquoi c'est bien : Sous ses airs de slashers bas de gamme, avec une formule basique et un casting légèrement repousant (Elisha Cuthbert alias la fille de Jack Bauer, et Paris Hilton), ce remake de L'Homme au masque de cire reste un pur plaisir dans le genre. Conscient de la formule très carrée, avec un groupe d'ado débiles et un tueur sous forte inspiration Massacre à la tronçonneuse, le réalisateur Jaume Collet-Serra s'en donne à cœur joie dans les décors et l'horreur.

La Maison de cire offre donc quelques belles mises à mort, une poignée d'images immondes, et surtout un climax apocalyptique où tout le décor fond littéralement. Dans la masse des films d'horreur ado des années 90 et 2000, c'est largement plus inventif et stimulant que la majorité des navets.

Ça te plaira si t’aimes : Le remake de Massacre à la tronçonneuse,

 

photoMassacre à la cire

 

LES AFFAMÉS

De quoi ça parle : D'une épidémie de zombies au coeur du Canada.

Pourquoi c’est bien : Parce qu'au fur et à mesure de son avancée, le film développe un humour fataliste inhabituel dans le genre. Mais aussi parce que le réalisateur a apporté un soin tout particulier à la photographie et au découpage. Plusieurs fois, le film évoque le stupéfiant Requiem pour un massacre d'Elem Klimov.

Ça te plaira si t’aimes : Les films de zombies osant de véritables propositions esthétiques et thématiques, de 28 jours plus tard à Cargo.

 

PhotoThe Walking Canadian

 

LE RITUEL

De quoi ça parle : D'une bande de copains, qui honorent la mémoire d'un d'entre eux, récemment décédé au cours d'une randonnée en forêt. Sauf qu'en chemin, ils vont rencontrer les adorateurs d'un rituel bien cradingue, ainsi que la créature qu'ils vénèrent.

Pourquoi c’est bien : Parce que le film de monstre est un sous-genre aux racines éminemment psychanalytiques, un peu tombé en désuétude, mais qui ne manque pas de charme. Et que Le Rituel en est un excellent représentant, au parfum de série B des plus flatteurs. Avec ses personnages correctement écrits, sa belle photographie et ses bouffées de violence, il remplit parfaitement son rôle.

Ça te plaira si t’aimes : LeviathanM.A.L : Mutant aquatique en libertéRelic

 

Photo Rafe SpallIncantation du cauchemar sympathique

 

LE BON APOTRE

De quoi ça parle : Un frère jure de sauver sa soeur des griffes d'une mystérieuse secte retirée sur une petite île britannique. Ce qu'il va y découvrir donnerait des cauchemars à Lovecraft.

Pourquoi c’est bien : Parce que même quand Gareth Evans se paume totalement dans son récit et s'avère incapable de préserver l'efficacité de sa narration, il parvient à emballer quelques purs moments d'horreur à l'ancienne. Aguerri par The Raid et The Raid 2 : Berandal, le metteur en scène sait comment retranscrire la souffrance et la physicalité des sévices imposés à ses personnages.

Ça te plaira si t’aimes : Les trips pagano-horrifiques à la The Wicker Man mais aussi les gros pourre-fils comme The Raid.

 

photo,  Dan StevensDan Stevens

 

Life : Origine Inconnue AJ

De quoi ça parle : Lorsqu'il reçoit l'organisme extraterrestre envoyé depuis Mars à la Station Spatiale Internationale, l'équipage est ravi d'étudier cette nouvelle espèce... mais l'admiration va vite basculer vers le cauchemar.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est sans doute un des films de SF récentes les plus passionnants malgré ses quelques défauts. Véritable slasher dans l'espace mené par une bestiole peu ragoûtante, Life : Origine Inconnue de Daniel Espinosa est cruel, drôle, hyper efficace et contient quelques mises à mort bien salées. On en redemande encore.

Ça te plaira si t’aimes : Underwater qui surfe un peu sur la même idée sous l'eau, et la saga Alien référence évidente du film

 

Jake Gyllenhaal"- Y-a quelqu'un ? - Bloup bloup - Et merde !"

 

MARIANNE

De quoi ça parle : De retour dans sa ville natale, une célèbre écrivaine de livres d'horreur découvre que l'esprit malin qui hante ses rêves sème désormais la désolation dans le monde réel.

Pourquoi enfin une série Netflix France pas mal Parce qu'entre OsmosisMortelPlan Cœur ou Marseilleles productions sérielles françaises de Netflix nous ont rarement gâtés et que c'est finalement grâce à l'horreur qu'elles ont réussi à nous étonner. Marianne n'est clairement pas un chef d'oeuvre mais la série saura vous donner de petits frissons tout en s'amusant avec le terrain du fantastique. Portée par ses influences, la série de Samuel Bodin se crée sa propre identité avec courage et sincérité, et livre un récit de plus en plus passionnant au fil de son avancée. A ne pas rater.

Notre critique de la série 

Ça te plaira si t’aimes : L'Antre de la folieSilent Hill 

 

photo, Victoire Du BoisCroix de bois, croix de fer, si tu regardes, tu mourras pas en enfer

 

PARANORMAL ACTIVITY 4

De quoi ça parle : Cinq ans après les événements sanglants relatés dans Paranormal Activity 3, le mystère rebondit quand un nouveau déferlement d'horreurs terrorise les banlieusards.

Pourquoi c’est bien : Parce que la blague s'étire jusqu'à devenir hautement fascinante. Si l'effet de surprise a éventuellement pu porter le premier épisode, avoir vu fleurir plusieurs suites à peu près similaires, relève de l'hallucination collective. Plus que les ombres, les couettes qui remuent la nuit et les portes entrouvertes, la chose la plus effrayante reste donc ce succès phénoménal

Pourquoi c’est bien : La saga Paranormal Activity (d'ailleurs Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension est sur Netflix aussi), Le Projet Blair Witch

 

Affiche officielle

 

PAS UN BRUIT

De quoi ça parle : Une écrivain sourde et muette est séquestrée par un tueur, dans sa maison isolée.

Pourquoi c’est bien : Oui, c'est curieux d'avoir une sourde et muette qui vit isolée. Au-delà de ça, Pas un bruit est réalisé par Mike Flanagan, qui démarrait sa carrière avant Ouija 2 : Les OriginesBefore I WakeJessie et bien sûr The Haunting of Hill House, une série Netflix. Ce petit thriller est donc l'occasion de voir ses débuts, avec Kate Siegel, qu'il retrouvera notamment dans sa série.

Pourquoi c’est bien : Don't Breathe - La Maison des ténèbres.

 

photoCoucou, je suis le tueur taré numéro 14

 

Scream 4 + LA SERIE

De quoi ça parle : De Sydney Prescott, aimant à psychopathes porteurs de masques inspirés par Le Cri de Munch. Et d'une chaîne de TV qui a essayé de surfer sur ce succès avec une série.

Pourquoi c’est bien : Kevin Williamson et Wes Craven ont à leur manière révolutionné le cinéma de genre dans les années 90, avec une approche décalée et malicieuse qui a ravivé la flamme et ouvert une brèche moderne. En mettant en scène des personnages fans de films d'horreur, qui citent Halloween, la nuit des masques et Vendredi 13, Scream a mis en place un pacte irrésistible avec le spectateur, jouant sur la fine ligne entre humour et tension.

Tout semblait terminé avec un Scream 3 beaucoup trop mal considéré, mais c'était sans compter sur l'argent et le business. Scream 4 est donc arrivé en 2011, avec le retour de tout le monde, notamment Wes Craven. Le curseur meta est poussé au maximum dès la scène d'intro, et jusqu'au twist final sur le tueur. Le quatrième opus a beau avoir beaucoup, beaucoup de défauts, il a enchanté pas mal de fans, et reste aujourd'hui considéré avec bienveillance.

La série, elle, a pris des chemins plus compliqués, avec des hauts et surtout des bas, jusqu'à une troisième saison pas vraiment satisfaisante.

Ça te plaira si t’aimes : Michael Myers, Jason Voorhees.

 

Photo , Neve CampbellEt bientôt, Scream 5 (qui s'appelle juste Scream oui)

 

Shining

De quoi ça parle : D'un écrivain qui part à la montagne avec sa femme et son fils pour garder l'hôtel Shining, fermé durant l'hiver. Isolés pendant de longs mois, le père finit par perdre la boule.

Pourquoi c'est bien : Faut-il vraiment encore expliquer pourquoi Shining de Stanley Kubrick est un immense film d'épouvante ? Adaptation d'un des plus légendaires bouquins de Stephen King, le long-métrage est un chef d'oeuvre de l'horreur psychologique, plongeant ses personnages dans une atmopshère étouffante et écrasante, au coeur de cet hôtel hanté. Magnifiquement mis en scène, le film livre des moments d'une poésie folles au milieu des terrifiantes hallucinations et de cet anxiogène labyrinthe mental. Et puis rien ne vaut un Jack Nicholson complètement taré pour se faire frissonner.

Ça te plaira si t’aimes : Tout Stephen King, tout Stanley Kubrick, la suite Doctor Sleep ou la séquence horrifique de Ready Player One

 

Photo Jack NicholsonJack Nicholson possédé

 

TERRIFIED

De quoi ça parle : Quand des choses étranges se passent dans un quartier de Buenos Aires, des enquêteurs du paranormal et un ancien flic décident d'ouvrir une enquête des plus terrifiantes.

Pourquoi c’est bien : Tentative aussi intelligente que maladroite d'emmener la figure du spectre autre part, avec son étrange mort-vivant, ses créatures à peine humaines et son idée que plusieurs dimensions sont imbriquées les unes dans les autres (faisant du monde une sorte de caléïdoscope) Terrified aborde avec une franche originalité l'idée de la possession.

Ça te plaira si t’aimes : Poltergeist, les Conjuring et en règle générale les films de fantômes...

 

photoSous ton lit, le spectre d'une autre dimension

 

THE BABYSITTER 

De quoi ça parle : Pas de garde d’enfants en tout cas. Enfin pas comme l’entendent les parents normaux et les babysitters lambda. Le film suit le survival de Cole, un pré-ado de douze ans vachement peureux et infantilisé par ses parents, quand il découvre que Bee, sa babysitter est la leader d'une secte satanique qui se plaît à organiser une messe noire dans son salon avec massacre d’innocent à la clef.

Tu feras plus jamais garder tes enfants parce que : Sans jamais prendre de grands airs, ce film est une critique salée de la jeunesse américaine d’aujourd’hui, qui se gargarise d’elle-même et s’obsède de sa propre image. Le tout dans un emballage de sympathique série B qui finit par exploser dans tous les sens, avec des personnages s’enfonçant dans leurs clichés de sportif, artiste étrange, afro-américain rigolo ou pom-pom girl sexy, jamais vraiment creusés mais terriblement criant de vérité.

Ça te plaira si : t'as envie de détruire l'image de Mary Poppins qui persite dans ta mémoire depuis ton enfance, où celle de Maman j'ai raté l'avion. Et si t'aime Watch Out, c'est cool aussi. 

 

babysitterC'est cervelle ce soir au dîner

 

THE HAUNTING OF HILL HOUSE 

De quoi ça parle : De la malédiction qui pèse sur une famille, qui a voulu réhabiliter la demeure de Hill House, réputée hantée, et qui depuis une nuit de cauchemar, reste la proie du Mal qui s'y terre.

Pourquoi c'est bien : Il s'agit tout simplement d'une des plus belles réussites de Netflix, tous formats confondus, et de la première réussite majeure du jusque là prometteur Mike Flanagan (OculusOuija 2 : Les Origines). On y retrouve de gros morceaux de Stephen King, mais aussi un art de l'adaptation impressionnant (le cinéaste sait citer sans jamais recycler les oeuvres matricielles de Shirley Jackson et Robert Wise). La série est un bijou de mise en scène et d'écriture acérée, dont la mélancolie marque durablement le spectateur.

Ca te plaira si t'aimes : Les morceaux de bravoure filmique (les plans séquences de l'épisode 6), les fantômes (l'homme à la canne !), les détails diaboliques (les spectres "cachés") et les dialogues déchirants.

 

photoUne des nombreuses scènes mémorables

 

THE INVITATION 

De quoi ça parle : Lorsqu'il accepte l'invitation à dîner de son ex-femme, dans une maison chic de Los Angeles où elle vit avec son nouveau mari, Will ne se doute pas qu'il va affronter une nuit étonnante et cauchemardesque.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est sorti de nulle part pour prendre à la gorge le spectateur qui ne savait pas où il mettait les pieds. Film d'horreur d'une nature impossible à décrire pour ne pas en gâcher l'aura, The Invitation est une très belle surprise, menée par un Logan Marshall-Green (PrometheusQuarry) fantastique. Karyn Kusama gère son récit d'une main de maître, et orchestre lentement la tension et le cauchemar. Lorsqu'arrive le générique de fin, il n'est pas impossible qu'on se sente terrassé. On en parlait plus en détail par ici.

Ca te plaira si t'aimes : ApparencesMiseryRosemary's Baby.

 

photo, Logan Marshall-Green Une soirée comme elle est bien

 

THE SILENCE 

De quoi ça parle : À travers les yeux d’Ally Andrews (Kiernan Shipka), une adolescente sourde, The Silence suit la progression d’une menace inconnue et meurtrière, personnifiée par des genres de mini-ptérodactyles, de mystérieuses créatures volantes, aveugles et dotées d’une ouïe surpuissante, libérées des entrailles de la terre par des chercheurs un peu trop téméraires.

Pourquoi c’est parfait pour le confinement : L’idée du film, c’est pour les personnages de trouver un endroit où se confiner et échapper à ces bêbêtes pas bien sympathiques, dévoreuses de chair et pas mal violentes. Enchaînant les lieux communs et les rebondissements sur-connus, Ally et sa famille progressent dpnc dans cet univers post-apo, pour trouver l’endroit où ils seront à l’abris.

La famille Andrews surfe sur la vague de Sans un bruit, n’avance jamais vraiment en silence, échoue à rejouer la psychose des Oiseaux d'Alfred Hitchcock et pédale dans la semoule épaisse d’un scénario lourdingue et ubuesque. Ça vous fera peut-être aimer votre canapé et votre télétravail.

Notre critique du film

Ça te plaira si t'aimes : Sans un bruit évidemment, c’est le même concept. Hush, dans une autre mesure, si plonger dans le silence t'excite…

 

photoCasting en roue libre

 

TYPEWRITER

De quoi ça parle : A Goa, trois chasseurs de fantômes en herbe partent à l'exploration d'une vieille maison. Mais l'arrivée d'une nouvelle famille va réveiller les démons du passé.

Pourquoi ça se tente : Une maison hantée, des fantômes et des jeunes qui mènent une enquête pour comprendre ce qu'il se passe de louche dans cette demeure démoniaque, ça ne se refuse jamais. D'autant plus quand la série vient des plaines indiennes, extrêmement imaginatives ces derniers temps et jamais à cours d'idées farfelues, innovantes ou simplement spectaculaire pour notre plus grand plaisir. Avec sa machine à écrire, on peut imaginer qu'il y a en plus quelques références à Shining, alors c'est tout bon !

Ça te plaira si t’aimes : The Haunting of Hill House qui a tout cassé sur Netflix à son arrivée, Ghoul parce que cette autre série indienne horrifique est une petite perle et n'importe quel film ou série de maison hantée type American Horror Story saison 1.

 

photoUne petite maison hantée mais avec des palmiers, alors ça va

 

URBAN LEGEND

De quoi ça parle : D'un groupe d'étudiants qui rigole des légendes urbaines, mais commence à rire jaune quand un tueur avec une grosse capuche les étripe les uns après les autres.

Pourquoi c’est bien : Urban Legend a une place dans le cœur de toute une génération, peu importe s'il est globalement nul et dispensable, et ressemble à une version luxe du téléfilm Petits cauchemars entre amis. Avec Rebecca Gayheart, Tara Reid, Joshua Jackson, Michael Rosenbaum, et même Brad Dourif et Robert Englund, le film de Jamie Blanks est un petit plaisir coupable, qui sent bon les années 90 à tous les niveaux.

Mentions spéciales à la scène d'intro, au chien micro-ondé, ou au fameux "T'es bien contente de pas avoir rallumé la lumière ?"

Notre dossier sur le film : classique ou plaisir coupable ?

Ça te plaira si t’aimes : Urban Legend 2 : Coup de grâce (avec Eva Mendes, n'oublions pas), Halloween : 20 ans après, Scream la série

 

photo"Turn arouuuuuund"

 

WOUNDS

De quoi ça parle : D'un serveur qui trouve un téléphone dans son bar, et découvre un mystérieux signal qui se propage et contamine les gens.

Pourquoi c'est bien : Le film avec Armie Hammer a beaucoup divisé à sa sortie, aussi bien le public que la critique ; la faute à un scénario étrange, mystérieux, et beaucoup d'énigmes que le réalisateur refuse Babak Anvari refuse de résoudre, laissant une grosse part à l'imaginaire et au cauchemar abstrait.

A condition d'accepter ce parti pris, Wounds est alors une proposition envoûtante, déroutante et fascinante, comme un superbe cauchemar livré sans mode d'emploi, qui laisse le spectateur tomber et sombrer avec les personnages dans ce vertige de l'angoisse. Plein de défauts mais également d'ambition, c'est donc une œuvre à découvrir.

Notre critique complète par ici.

Ça te plaira si t’aimes : Vidéodrome, Ring, Bug

 

photo, Dakota Johnson, Armie HammerVery Dark Water

 

PS : dossier mis à jour le 29 octobre 2020, avec des titres susceptibles de ne plus être disponibles du jour au lendemain, merci Netflix.

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commentaires
Jm76
06/01/2021 à 21:07

Bonsoir je cherche le titre d'un film d'horreur que j'ai vu sur netflix il y a environ 2 ans ! C'est un en langue ,qui ressemble à du portugais ou espagnol ou brésilien je ne sais pas ? ...ça commence comme cela un type est appelé au téléphone pour aller voir un gamin enterré la veille et qui se trouve le lendemain matin assis a la table de cuisine , il est plein de terre sur lui et ne bouge pas . Il a l'air mort et tout le monde se demande comment il est arrivé là ! C'est un film flippant ! J'ai aimé et voudrai savoir le titre !

Serievore
04/01/2021 à 08:10

J ai arrette de lire cette liste des soit disant meilleurs films d horreur quand j ai vu la presence des "Annabelle".
Parce que a tous les coups, il soit y avoir aussi plus bas les paranormal activity, ou les conjuring.
Et dans le genre film sans aucune originalite, qui pompe et repompe des vielles recettes usees jusqu a l os, on fait pas mieux dans le pire (allez a part le 1er paranormal activity, qui a defaut d etre 1 bon film, etait au moins vaguement inventif).

J ai verifie par aquis de conscience, et bien evidement, 3ou4 lignes plus bas, il y a ...les conjuring.

Une belle liste de Mer.... pour faire decouvrir des films bien nazes.

Mais franchement , a quand des vraies listes de BONS films, a DECOUVRIR ??? Donc des bons films peu connus, et des bons films qui soient .... BONS !

Bah oui parce qu un bon film qui est vraiment naze ,en fait c est pas un bon film :).
Ca paraitrait logique dit comme ca, mais faut croire que ca ne l est pas pour ecran large malheureusement.

Kyle Reese
02/11/2020 à 17:24

"The social dilemma" le meilleur doc d'horreur actuellement sur Netflix.
Pour éveiller les consciences avant qu'il ne soit trop tard ?

Alexandre Bahloul
31/10/2020 à 15:48

Je plussoie, regardez I AM THAT PRETTY THING THAT LIVES IN THE HOUSE. Une expérience vraiment singulière, qui prend son temps et qui au final ne ressemble à aucune autre, une ambiance juste inoubliable.
Sinon oui MARIANNE c'est super aussi, et ça réussit vraiment à faire peur pour le coup !

Kyle Reese
31/10/2020 à 13:22

Merci pour cette sélection "updaté", il y a quelques titres que je ne connaissais pas, passés inaperçu et qui me tentent bien.

Dr.ik
23/03/2020 à 23:27

Et sinon, EL, vous pouvez pas supprimer les messages hors sujet a but publicitaires?

Dr.ik
23/03/2020 à 23:25

Vous avez rien mis sur eli? J ai trouvé que c etait un bon film, assez intriguant, avec un bon twist même si relativement prévisible et une fin sympa. Après, niveau mise en scene, ca sent le petit film netflix sans prétention. Mais il aurait selon moi eu une place dans votre sélection non dépourvue de films douteux

alin 13
14/12/2019 à 20:03

Bonsoir je vous conseille breaking bad suivi du film El Camino une suite de la série rien a voir au série horreur une des meilleur série (opinion personnel )

cujvfdil
24/10/2019 à 11:12

The haunting of hill house est une tres bonne série d’horreur je conseille

Realy
30/08/2019 à 22:42

Pour aucun homme ni dieu franchement très très très déçus on regarde ça sur vos conseils et on s'endort devant le film c'est tout simplement nul et pas du tout de l'horreur et en plus ça dure 2h vraiment déçus on ne reprendra pas conseil sur votre site

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