Top séries 2020 : les meilleures séries de l'année pour la rédaction

La Rédaction | 23 décembre 2020
La Rédaction | 23 décembre 2020

Devs ? Antidisturbios ? Tales from the Loop ? The Haunting of Bly Manor ? La rédaction partage ses coups de cœur série 2020.

2020 a été une riche année côté série, avec des nouveautés, des retours et des conclusions très attendues. Parmi ces séries majeures de 2020, et même si beaucoup ont été retardées à cause de la pandémie, chaque membre de l'équipe a ouvert son petit cœur sensible pour partager ses trois plus belles surprises.

Le choix n'a pas été simple, certains ont pleuré de rage en voulant inclure une quatrième série et ont reçu des baffes pour rentrer dans les rangs (sauf Geoffrey, parce que c'est lui qui met les baffes). Mais en fin de compte, tout le monde est heureux, et voici nos raisons de l'être.

 

photo"Et moi, personne ne m'a mis dans son top ?"

 

ALEXANDRE JANOWIAK

1. Devs

Alex Garland est donc définitivement une des plus belles choses qui soient arrivées à la science-fiction sur grand et petit écran. Après les superbes Ex Machina et Annihilationle réalisateur et scénariste était très attendu avec sa série de huit épisodes, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a dépassé toutes les attentes.

En plus d'être absolument virtuose en termes de mise en scène, Garland sachant manier la caméra, multiplier les points de vue, allier la sauvagerie de la nature et la modernité des architectures futuristes, Devs jouit d'une atmosphère fascinante. La beauté des lumières, l'épure des designs, la musique étrange et surtout son concept déstabilisant, en font une série véritablement singulière, répondant aux univers propres à Garland, et pourtant si unique dans sa carrière.

Car si le Britannique joue habilement de la structure de son récit et de sa capacité à s'affranchir des codes pour mieux développer cette puissance scénique (frappante et délicate à la fois), il n'en oublie jamais les vrais enjeux de son scénario. Ainsi, sa série se révèle une claque existentielle, appréhendant avec élégance les questionnements de l'humain sur la vie, la mort, l'avenir, le passé, les raisons de notre soi et finalement les raisons de nos choix. Réflexion sur nos croyances et nos certitudes, la réalité et le fantastique, le néant et l'infini, le déterminé et l'indéterminable, Devs est riche, humaniste, mélancolique et surtout d'une précieuse ambition.

Notre critique de la série

 

Photo Sonoya MizunoDevs, inratable de l'année

 

2. I Know This Much Is True

Décidément, Mark Ruffalo est bel et bien un des meilleurs actuels lorsqu'il est loin des rangs Marvel. Après avoir incarné avec brio le frère ainé Schultz au destin funeste dans Foxcatcher, il a tout simplement passé un nouveau cap avec son double rôle de frère jumeau dans I Know This Much Is True.

La série HBO de Derek Cianfrance, dont la vie est donc un enfer , entre malheurs et traumatismes, si l'on en croit ce qui anime ses films plus déprimants les uns que les autres (mais fabuleux, hors le raté Une vie entre deux océans) est une claque déchirante. Incontestablement passée sous les radars d'un public déjà assez accablé par l'éreintante pandémie qui touche le monde réel, la création du cinéaste est pourtant un des immanquables de l'année.

Oeuvre terriblement dure, sombre, sévère, sinistre et durablement asphyxiante, I Know This Much Is True ne dissimule jamais la brutalité de la malédiction familiale en son coeur. Et si la série doit beaucoup à son récit bouleversant, c'est essentiellement Mark Ruffalo (logiquement récompensé aux Emmys) qui permet aux spectateurs de sombrer dans les déchirements existentiels des personnages et de traverser en six épisodes une tragédie terrifiante sur le temps qui passe.

 

Photo Mark RuffaloMark Ruffalo en double

 

3. Hollywood

Il y en a eu de belles séries en 2020 entre la fascinante Tales From the Loop, l'expérimentale Dispatches From Elsewhere, l'exubérante La Flammel'inquiétante Utopia ou encore le retour en état de grâce de The Crown avec sa saison 4. Mais il y a aussi eu l'optimiste et pleine d'espoir Hollywood (loin de la dépression de I Know This Much Is True).

Ryan Murphy n'a pas chômé en 2020 sur Netflix (trois séries, un film, plusieurs productions) et sa plus belle réussite est peut-être, alors même qu'elle a été pointée du doigt pour sa naïveté ou sa futilité, son incursion dans ce Hollywood des années 40. Après la mélancolie du Once Upon a Time... in Hollywood de Quentin Tarantino dans le Hollywood des années 70, le scénariste et showrunner infatigables s'amuse lui aussi à fantasmer une période majeure de l'industrie du cinéma avec sa mini-série.

Avec son excentricité et folie habituelle, Murphy offre alors une véritable plongée énergique, joyeuse et audacieuse dans le monde du cinéma. Le temps d'une parenthèse audacieuse et ardente, il transforme ainsi le Hollywood malsain, xénophobe, raciste, machiste et homophobe de l'Histoire, en la terre de fantasme et de rêve qu'elle aurait pu/devrait être. L'intention n'est pas subtile, mais elle est sincère, réjouissante, euphorisante et surtout inspirante. Et dans un monde aussi lugubre et désespéré que celui de 2020, mieux vaut chérir une vision si magique que s'en plaindre.

Notre critique de la série

 

photo, Samara Weaving, Laura HarrierEn attendant 2021

 

GEOFFREY CRÉTÉ

1. I May Destroy You

Actrice, scénariste, co-réalisatrice, productrice et créatrice, Michaela Coel EST I May Destroy You. Inspirée par sa propre histoire, elle raconte l'histoire d'une femme qui tente de se reconstruire suite à un viol, dans le monde fabuleux des millenials, entre réseaux sociaux, gloires éphémères, sorties arrosées et quêtes personnelles. Le synopsis a beau être limpide, la série ne l'est pas, tant Michaela Coel emprunte des chemins inattendus, oscillant entre drame et comédie.

À tous les niveaux, I May Destroy You démontre un regard acéré, sans aucune complaisance ni intention de tracer des lignes faciles pour désigner les bourreaux et les victimes. Avec une finesse de tous les instants, dans l'écriture comme dans l'interprétation (les larmes lors de la déposition), Michaela Coel s'interroge sur le festival des émotions, des plus exaltantes aux plus noires. Jusqu'à un final détonant, ultime acte en trois visages extrêmes, qui offre des images et des émotions inespérées (dont l'une des scènes de sexe les plus troublantes et belles vues ces dernières années).

En 12 épisodes qui semblent survoler des années, I May Destroy You apparaît alors comme l'une des oeuvres les plus fortes et marquantes de 2020, et pas que.

Notre critique bouleversée de la série

 

photo, Michaela CoelUne star est née

 

2. Normal People

C'est l'histoire la plus banale au monde : un garçon et une fille. Ils essaient de s'aimer, mais échouent encore et encore, à cause d'un mot de trop, d'un moment raté, d'un timing manqué. Sur le papier, la série créée par Lenny Abrahamson (réalisateur de What Richard Did et Room) et Hettie Macdonald n'avait rien de spécial. Et pourtant.

En 12 épisodes, Normal People raconte plus qu'une histoire d'amour contrariée, et balaye quasiment des vies entières pour en filtrer l'essence. La haine de soi, la culpabilité, le déterminisme social, les mensonges qu'on s'offre à soi-même, les pulsions d'autodestruction, les échos du passé qui viennent broyer le présent et donc, l'avenir : c'est une valse de vie qui se déroule à l'écran, tandis que Marianne et Connell traversent toutes les étapes de l'apparente banalité de l'existence (la fin des études, le début des études, la vie indépendante, le couple, les échecs).

Et bien sûr, Normal People, ce sont d'abord deux people : Daisy Edgar-Jones et Paul Mescal. Aucun mot ne peut décrire la délicate puissance de leur interprétation, et la force qui se cache derrière ces corps timides et fragiles, qui s'effleurent et se croisent et se heurtent année après année dans l'histoire. Les deux acteurs sont fantastiques, et transcendent à peu près toutes les scènes classiques en apportant une quantité de détails, dans les paroles ou les silences. Longtemps, ce couple contrarié restera en tête.

 

photo, Daisy Edgar-JonesNormal People, Normal Problems

 

3. Dispatches from Elsewhere

Sans nul doute l'OVNI de l'année. Derrière cette série, il y a Jason Segel, l'inoubliable Marshall de How I Met Your Mother, également réputé comme scénariste puisque derrière Sans Sarah, rien ne va !, Les Muppets ou encore 5 ans de réflexion. Inspiré par le documentaire The Institute réalisé par Spencer McCall, qui racontait la folle histoire d'un jeu en réalité alterné qui a passionné plus de 10 000 personnes sur plusieurs années, il a imaginé une improbable histoire sur la solitude moderne.

Dispatches From Elsewhere suit ainsi quatre prototypes de losers modernes, réunis un peu malgré eux dans le cadre d'un gigantesque jeu d'enquête, de rôle et d'énigme, dans la ville de Philadelphie. Pour ces quatre âmes esseulées, ce puzzle sera également celui de leur propre existence, à mesure que les indices s'accumulent pour les confronter à leurs blessures intimes.

Dit comme ça, ça ressemble à une petite niaiserie. Mais Dispatches From Elsewhere est bien plus étrange et tordu que ça, et brille même avec quelques accents très Charlie Kaufman dans sa dernière ligne droite. Avec en plus une très belle ambiance, une BO envoûtante, une direction artistique géniale, un casting fantastique et une très belle histoire d'amour entre Jason Segel et l'actrice transgenre Eve Lindley, il y a là l'une des parenthèses enchantées les plus jolies de 2020.

 

photo, Jason Segel, Eve Lindley, Sally Field, André BenjaminLe club des 4

 

PS : Mr. Robot saison 4

Petite triche vu que l'ultime saison de la série de Sam Esmail a été diffusée fin 2019, trop tard pour être incluse dans le top de l'année dernière. Impossible de ne pas la mentionner néanmoins, vu la réussite éclatante de cette conclusion.

Après 3 saisons en dents de scie, la faute à quelques errances, Mr. Robot a eu droit à une dernière ligne droite formidable, passionnante d'un bout à l'autre, et d'une richesse thématique et formelle vertigineuse. Il n'y a qu'à voir l'épisode 5 (un mini-film de casse silencieux, avec une seule réplique géniale à la fin), l'épisode 7 (une tragédie en cinq actes, en huis clos) et la bulle de Matrix mi-rêvée mi-cauchemardesque de fin de saison, pour se souvenir que Sam Esmail est un maître. Découpage, montage, photographie, lumière : tout est à peu près irréprochable.

Loin d'être une simple série à twist malgré le coup de théâtre de la saison 1, l'oeuvre de Sam Esmail aura été une odyssée déchirante sur un homme qui s'est déconstruit pour survivre. Mr. Robot revient donc au principal et se conclut sur la simplicité émouvante d'un frère et sa soeur, magnifiquement interprétés par Rami Malek et Carly Chaikin. Le parfait bouquet final d'une série géniale.

Notre critique de ce bijou, c'est par là.

 

photoAu revoir Elliot

 

SIMON RIAUX

1. ANTIDISTURBIOS

Toujours en duo avec sa co-scénariste Isabel Peña, le réalisateur d’El Reino s’immerge dans l’actualité judiciaire et politique espagnole. Il s’arrime à une unité de policiers anti-émeutes madrilènes, pris dans l’étau de la pression médiatique et inquisitrice à la suite d’une intervention ultra-violente. Loin de tout moralisme facile, ou d’une dénonciation mécanique des violences policières, la mini-série les utilise comme point de départ. 

De son ouverture apocalyptique, Sorogoyen fait le point d’ignition d’une réflexion implacable sur la tension) laquelle sont soumis les individus dans des sociétés européennes vacillant sur leurs fondations, dont les classes dominantes n’hésitent plus à se vautrer dans une corruption destructrice. Un réquisitoire écrit au cordeau, des comédiens incandescents, tout est réuni pour qu’en six épisodes, cette autopsie d’un mal institutionnel embarque le spectateur au-delà de ses attentes. 

Un constat d’autant plus irrésistible que le cinéaste s’essaie ici au format télévisuel sans renier aucun de ses acquis du grand écran. Avec un sens de l’intensité souvent enivrante, il compose ainsi des montées de tension mémorable, sans jamais oublier d’enregistrer les soubresauts moraux ou psychologiques de ses protagonistes. Un des gros chocs de 2020, à regarder, tonfa à la main. 

Notre critique de coup de poing

 

photo, Raúl PrietoUne série qui ne se tient pas sage

 

2. NORMAL PEOPLE

Tout est dans le titre, comme dirait l’autre. Il sera ici question d’une amitié amoureuse qui porte Marianne et Connell de la fin de l’adolescence à leur pleine vie d’adultes. Faite d’élans, de ruptures, de complicité, de retrouvailles, de fusion et de trahison, leur romance a la grandeur épique des petits débuts, et la vulnérabilité sinistre des amours qu’on tait. 

Les 12 épisodes diffusés sur Starz pourraient n’être qu’un énième, mais réussi portrait de personnages ou chronique amoureuse. Mais à coups de séquences remarquables de précision, en nous immergeant dans les sentiments orageux de ses deux héros, l’œuvre renoue avec la tradition des grands écrits romantiques britanniques du XIXe siècle. Il y a du Jane Austen qui bruisse dans ce récit, avec le souffle puissant des Hauts de Hurlevent. 

En outre, c’est avec plaisir qu’on découvre ici Lenny Abrahamson plus accompli que jamais. Que ce soit derrière la caméra de FrankRoom ou The Little Stranger, ce brillant directeur d’acteurs n’avait pas encore totalement trouvé son ton. Avec cette éclatante romance, c’est chose faite. Et puis bon, la lumière de l'Irlande, c'est un peu comme la tartiflette, on n'en a jamais assez.

 

photo, Daisy Edgar-JonesPrévoyez des mouchoirs quand même

 

3. THE HAUNTING OF BLY MANOR

Mike Flanagan est de retour aux commandes d'un des succès surprise de 2017, la brillante mini-série horrifique The Haunting of Hill House, et pour l'occasion, il se lance un défi également difficile à relever puisqu'il adapte une nouvelle fois un classique littéraire (Le Tour d'Ecrou de Henry James), précédemment adapté avec génie pour le cinéma (Les Innocents). Mais le showrunner, loin de prendre peur, choisit de renouveler son approche, délaissant partiellement la mise en scène pour assurer seul l'écriture de l'ensemble des épisodes.

Éminemment personnel, le récit met (un peu) de côté la terreur pure pour muter progressivement en un récit gigogne sur l'amour et les traces inaltérables qu'il laisse en nous. Amour brisé, trahi, oublié, transfiguré ou impossible, ces 8 épisodes forment un discours fragmentaire et opératique, une plongée dans la mélancolie puissamment évocatrice. Il faut dire que le conteur a pris tous les risques, entamant sa narration sur une pente d'une grande douceur, pour ne dévoiler la cruauté de son dispositif qu'à mi-parcours, avant de nous jeter à la figure un épisode en forme de labyrinthe, qui a laissé plus d'un spectateur à genoux.

Et comme toujours chez Flanagan, la plus grande peur demeure celle de l'oubli, de l'abandon. Elle prend ici une forme étonnamment poétique, qui lui permet d'abandonner presque totalement la verve fantastique lors d'un ultime épisode au romantisme éreintant, et à la conclusion d'une sensibilité rare. 

Notre critique de ce flippant coup de coeur

 

photo, Victoria Pedretti"Alors c'est ça un Noël distancié ?"

 

ARNOLD PETIT

1. DEVS

Alex Garland a montré dans Ex Machina et Annihilation qu’il était un réalisateur accompli en plus d’être un brillant scénariste et sa mini-série reprend tous ses codes, avec un scénario complexe qui mêle métaphysique, spiritualité et existentialisme. L’esthétique épurée de Devs, la musique apaisante de Geoff Barrow et Ben Salisbury confèrent une atmosphère semblable à celle de ses deux longs-métrages et accentuent la fascination qui grandit à chaque épisode. Sonoya Mizuno et Nick Offerman portent la série, mais les seconds rôles incarnés par Alison Pill ou Stephen McKinley Henderson sont brillamment exploités également.

Alors que les chercheurs mettent en équation le passé, le présent et le futur, la narration mélange déterminisme, réalités alternatives et destinée avec autant de poésie que de noirceur et la série s’enfonce dans un enchaînement de questions autour du libre-arbitre, de l’être humain et de sa place dans l’univers. Une série étourdissante, qui va au bout de ses ambitions et confronte le réel et le virtuel, la science et la religion, l’homme et la machine.

 

Photo Sonoya Mizuno, Nick OffermanDestins liés

 

2. LE JEU DE LA DAME

En quelques semaines, Le Jeu de la dame est devenue la mini-série la plus regardée de Netflix et un des phénomènes de l’année, au point de carrément faire grimper les ventes de jeux d’échecs. Un succès énorme, mais plus que mérité pour cette série aussi intelligente qu’élégante. Scott Frank avait déjà montré sa maîtrise pour caractériser des personnages féminins profonds et récidive avec cette adaptation du roman éponyme de Walter Tevis dans laquelle Beth Harmon entreprend de devenir la championne du monde d’échecs en luttant avec son addiction.

Dans ce rôle intimiste et complexe, Anya Taylor-Joy démontre qu’elle est une actrice formidable et envoûte avec son regard magnétique, laissant transparaître toute la délicatesse, la fragilité, mais aussi le glamour de son personnage, une jeune femme qui tente de transcender les limites que la société souhaite lui poser. En plus du fabuleux travail au niveau des décors et des costumes, la réalisation réfléchie et le montage rendent les parties d’échecs ludiques et captivantes, instaurant une tension palpable à mesure que les pièces de bois bougent entre les doigts de ce génie au féminin.

Notre critique de la série

 

photo, Anya Taylor-JoyUne reine parmi les rois

 

3. THE PLOT AGAINST AMERICA

Une adaptation du roman Le complot contre l'Amérique de Philip Roth par David Simon et Ed Burns avait déjà de quoi éveiller la curiosité et le créateur de Sur écoute et Show Me a Hero s’est montré à la hauteur de sa réputation avec The Plot Against America. Avec un découpage soigné, une réalisation poignante et un impressionnant travail en termes de reconstitution, la mini-série s’empare de ce récit uchronique et présente la mort d’une démocratie à travers le regard déchirant d’un petit garçon juif et de sa famille.

Alors que Charles Lindbergh devient président des États-Unis et que le pays bascule dans l’autoritarisme et l’antisémitisme, la peur s’installe dans les foyers, les dérives apparaissent et la révolte gronde. Entre appréhension et acceptation, les familles et les amitiés se brisent, chaque camp ne pouvant se raccrocher qu’à ses croyances et ses convictions. Winona Ryder, John Turturro, Morgan Spector, Zoe Kazan... tout le casting s’illustre avec brio dans ce scénario profond et pertinent. Une série qui adresse un message politique à l’Amérique contemporaine, sans tomber dans l’allégorie ou la bien-pensance, préférant plutôt s’intéresser à des personnages réalistes et touchants dans une ambiance intimiste.

 

Photo John TurturroPromesses et désillusions

 

GAEL DELACHAPELLE

1. Tales from the Loop

Petit bijou de science-fiction, sorti de nulle part dans le catalogue d’Amazon Prime Video, Tales from the Loop s’inspire dans son postulat de départ des peintures de l’artiste Simon Stalenhag pour dépeindre un univers dystopique, dans un futur proche où la SF se mêle au quotidien d’une petite ville qui sert d’unité de lieu à un ensemble de récits, tournant autour du concept SF de la boucle temporelle.

De ce postulat de départ intrigant, la série produite par Matt Reeves se révèle être une œuvre de science-fiction poétique, d’une beauté plastique sidérante, où chaque réalisateur derrière les épisodes (Andrew Stanton, Jodie Foster, Ti West, etc.) apportent leur sensibilité et leurs styles pour dépeindre une humanité à fleur de peau, à travers des portraits de personnages bouleversants.

Ajoutez à tout cela la mélancolie des partitions somptueuses de Philip Glass, et vous obtenez l’une des propositions de science-fiction les plus atypiques de cette année, voire de ces dernières années. Une pure merveille.

Notre critique de la série

 

photoUne imagerie poétique

 

2. The Outsider

Adaptation d’un des derniers romans en date de Stephen King, The Outsider est l’une des premières excursions de la chaîne HBO dans les écrits du maître, souvent adaptés au cinéma et à la télé, pour des résultats à la qualité variante. Et cette mini-série est tout simplement une des meilleures adaptations de l’auteur à l’écran depuis bien longtemps.

Entre la mise en scène sobre et sombre de Jason Bateman, qui donne le ton au reste des dix épisodes en réalisant les deux premiers, et la densité psychologique de son écriture, adaptée avec finesse et intelligence par rapport à son matériau d’origine, The Outsider puise dans la veine du polar et du thriller glauque pour dépeindre l’Amérique de King et ses croquemitaines tapis dans l’ombre, en renouant avec l’aspect politique de son œuvre.

Pure descente aux enfers qui ne ménage jamais son spectateur, de par sa cruauté et sa violence sans nom, The Outsider nous terrifie autant qu’elle nous émeut, à travers le parcours de ses personnages superbement écrits et joués (Ben Mendelsohn et Cynthia Erivo sont excellents). Et la mini-série HBO se paye également le luxe de nous offrir l’un des monstres les plus flippants vus dans une série récente, en la personne d’El Cuco, tout en jouant habilement de son absence à l’écran pour mieux renouer avec les terreurs de notre imaginaire. Une vraie réussite.

Notre critique de la mini-série

 

photoUn monstre tapi dans l'ombre

 

3. The Haunting of Bly Manor

Deuxième acte tant attendu de l’anthologie The Haunting, initié en 2018 par Mike Flanagan avec The Haunting of Hill House, The Haunting of Bly Manor était attendu au tournant, au point que le résultat en a déconcerté plus d’un dans ses attentes. 

Là où beaucoup s’attendaient à un nouveau cru terrifiant dans la veine de son Hill House, Flanagan, qui délaisse ici la réalisation pour superviser l’écriture de ce deuxième volet dans son entièreté, propose avec Bly Manor un versant plus mélancolique à la série, à travers une romance gothique bouleversante, dont la poésie macabre est à tomber par terre.

Avec sa multitude de personnages plus attachants les uns que les autres, où l’on retrouve certains acteurs de Hill  House dans des rôles à contre-emplois (Victoria Pedretti, Oliver Jackson-Cohen) et de nouveaux arrivants excellents (T'Nia Miller), Bly Manor parvient à se détacher de l’ombre de son prédécesseur pour s’imposer comme une œuvre autonome et mature dans le genre. Sans aucun doute le plus bel effroi de 2020.

 

photo, Victoria PedrettiVictoria Pedretti

 

MATHIEU JABORSKA

1. Devs

Alex Garland incarne-t-il l'avenir du cinéma de science-fiction ? Si son scénario pour SunshineEx Machina et surtout le déjà bien délirant Annihilation posaient la question, sa mini-série Devs apporte la réponse. S'appuyant sur un concept fantasmé par les amoureux du genre, à la fois simple dans l'idée et extrêmement complexe dans ses implications, le récit fonce tête baissée dans des questionnements métaphysiques, dont la gravité est assumée par le format choisi, sans pour autant se risquer à perdre son spectateur.

Il fallait oser raconter avec une telle maestria (la photographie, la mise en scène et la performance des comédiens sont exceptionnelles) une histoire aussi radicale, impliquant une redéfinition permanente de notre vision de la réalité, avec en ligne de mire un horizon impossible qui a tenu en haleine tous les spectateurs qui suivaient les péripéties en temps réel. Il fallait oser mettre la prédétermination au coeur d'une série, format reposant  par définition sur l'imprévisibilité de son intrigue. Et surtout, il fallait oser remettre en cause de façon aussi violente le principe de libre-arbitre.

En convoquant et sublimant pareilles thématiques, Devs fait un pied de nez intelligent à ceux qui considèrent les séries comme l'ombre télévisuelle du cinéma au sens technique. Le chef-d'oeuvre de Garland n'aurait pas pu se décliner sur grand écran : il lui fallait bien 8 épisodes pour déchainer sa puissance émotionnelle et philosophique.

 

AfficheLe cinéma avec distanciations sociales

 

2. Gangs of London

Si Garland est en train de se faire un nom important dans le milieu de la science-fiction, Gareth Evans n'avait plus rien à prouver aux amateurs de baston quand il s'est lancé dans Gangs of London. Mais après deux The Raid d'ores et déjà au panthéon du cinéma d'action et une incartade horrifique sublime (Le Bon Apôtre), le bougre a encore réussi à nous impressionner avec sa série, exercice qui ne devrait en théorie pourtant pas s'accorder à son style, d'autant plus qu'il délègue le travail sur le gros des épisodes à deux autres cinéastes.

Autant déclamer l'évidence directement : les scènes de combat sont tout simplement homériques. Comme d'habitude chez Evans, la mise en scène n'est pas juste au service des chorégraphies. Elle fait partie des chorégraphies. Néanmoins, parfois avare en grosses dérouillées, cette saison 1 marque surtout par la façon dont l'intrigue s'enroule autour de la sauvagerie extrême qui la hante. Comme un film de mafieux classique, avec ses valeurs et ses archétypes, perpétuellement sur le fil, à deux doigts de tomber dans la brutalité pure et dure.

Et quand la limite est franchie, ça donne l'épisode central, probablement le morceau de cinéma le plus spectaculaire de l'année, tous formats compris, où le réalisateur démontre le potentiel d'une caméra, un drone et des couilles en titane renforcé.

Notre critique de la série

 

photo, I Richard Harrington, Mark Lewis JonesGareth Evans fait tout capoter

 

3. Tales from the Loop

Curieux exercice que ce Tales from the Loop, adaptée d'une sorte de conte illustré pour adulte, et adepte d'une narration semi-anthologique, où des récits distincts rentrent en résonnance les uns avec les autres. Inutile de plus s'attarder sur le principe déjà bien exposé plus haut, et sur les innombrables qualités formelles de la chose. Attardons-nous plutôt sur ses ambitions analytiques, indéniables.

Bien que les "Tales" soient extrêmement bien racontées, le "loop" est un concept assez passionnant, en ça qu'il est un objet de science-fiction au sens propre, c'est-à-dire littéralement un moteur technologique de l'intrigue. Car l'audace de la narration de la série réside justement dans cette capacité à lier les structures scénaristiques et les arguments thématiques. Le mystérieux "loop" est finalement une abstraction artistique, technologique dans le scénario.

La machine ne fait ici que perturber les affects humains pour mieux les étudier. L'émotion n'est pas une cause : c'est une conséquence. L'absence de moralité accompagnant ce schéma, véritable coup de génie contemplatif de la saison, laisse donc le spectateur seul face aux drames humains, parfois poignants (l'épisode 4 vaincra les plus cyniques). Tales from the Loop en devient une sorte de manifeste sur le bon emploi de la science-fiction, avant tout un outil pour raconter des histoires intimes. C'est beau, quoi.

 

photoUn jeu d'enfant

 

Antoine desrues

1. Antidisturbios

Il est trop fort ce Rodrigo Sorogoyen ! Non content de réaliser l’un des meilleurs films de 2020, le réalisateur signe également l’une des séries les plus puissantes de ces dernières années. À partir d’une bavure policière, Antidisturbios déverrouille progressivement la colère d’une société espagnole enfermée sous une chape de plomb.

Bien évidemment, le récit touche à une actualité (notamment française) à propos, mais Sorogoyen va bien au-delà. Ce qui l’intéresse, c’est le regard de ses personnages, et leurs déboires plus ou moins acceptables, alors que se déchaine sur eux une tempête médiatique, qui confère à l’ensemble une ambiance anxiogène diablement réussie.

Très vite, le cinéaste a l’intelligence de déplacer subrepticement son curseur vers le thriller politique, plongeant dans les méandres d’un système judiciaire carnassier. Antidisturbios gagne un effet kafkaïen déroutant, sans pour autant perdre de vue les êtres humains qui donnent corps à son histoire. Plutôt que de précipiter des assertions faciles, la série nous oblige à observer ses protagonistes dans toutes leurs imperfections, afin d’envisager une situation globale bien plus complexe qu’il n’y paraît. Sorogoyen fait bien plus que de choisir un camp, il nous force à interroger certains de nos acquis moraux et sociétaux, au point de sacrément déranger par instants. Et c’est absolument grisant !

 

photo, Hovik Keuchkerian, Raúl PrietoBeau à s'en crever les yeux au flash-ball !

 

2. Sex Education (saison 2)

Depuis sa saison 1, Sex Education s’impose comme l’une des meilleures surprises de Netflix. Couillue, moderne, drôle, et sans concessions, la série s’amuse du canevas du teen-movie pour en tirer une véritable comédie sur la méconnaissance du sexe. Pour autant, le récit garde toujours de vue les doutes et les dérives que de tels tabous engendrent.

À vrai dire, Sex Education impressionne surtout pour son juste équilibre entre légèreté et enjeux plus durs. Lorsque le personnage d’Aimee (Aimée-Lou Wood) se fait agresser sexuellement dans un bus, c’est sur l’ensemble de la saison que Laurie Nunn construit un traumatisme, et sa complexe résolution. Grâce à sa tendresse, Sex Education parvient à s’extirper des méandres de la série bêtement provocatrice à la American Pie. Et si elle développe parfois des arcs narratifs assez évidents, elle les assume avec suffisamment de sincérité et de savoir-faire pour les rendre mémorables. La justesse du casting y joue sans doute pour beaucoup, et elle aide clairement cette saison 2 à se hisser dans ce classement.

Notre critique de la série

 

photo, Asa Butterfield, Emma MackeyOn monte toujours au septième ciel !

 

3. Kingdom (saison 2)

Après ses premiers épisodes absolument virtuoses, Kingdom continue sur sa très bonne lancée. Si certains réduisent la série de zombies en milieu féodale à une simple jonction entre Game of Thrones et The Walking Dead, il est fascinant d’observer la facilité avec laquelle elle surpasse aisément ses modèles (ou du moins leurs dernières saisons). D’un point de vue technique, Kingdom est déjà un pur bijou, entre sa production design inspirée, ses costumes magnifiques et ses scènes de batailles apocalyptiques découpées et montées avec maîtrise.

Cette ambition aide clairement la série à développer une ampleur spectaculaire, tout en convoquant en permanence l’intimité de ses enjeux politiques. C’est d’ailleurs la photographie millimétrée qui permet à l’ensemble de faire vibrer ses personnages, par un travail brillant sur les rapports de force. Grâce à son sens de l'épique ampoulé et sa gestion maline du drame, Kingdom est clairement LE blockbuster hyper-prenant du moment. Si vous n’y avez pas encore goûté, sachez qu’on en devient vite accro !

Notre critique de la série

 

Ju Ji-hoonDes sabres et des zombies, que demander de plus ?

 

DÉBORAH LECHNER

1. DEVS

Après avoir signé Ex Machina et Annihilation et redonner du souffle à la science-fiction sur grand écran, Alex Garland a fait un passage réussi sur le petit écran en tant que réalisateur et scénariste. Cette série fascinante à l’intrigue sinueuse et captivante installe en quelques épisodes une atmosphère grave et inquiétante, accentuée par une bande-son à la fois lancinante, dissonante et dérangeante, mais aussi un rythme lent, une caméra contemplative et une lumière qui donne une aura fantastique et mystique au récit et son cadre.

Sans à-coup, la série passe habilement entre les genres, du thriller d’enquête, avec la disparition d’un des protagonistes et les recherches de sa petite-amie comme point de départ, à la science-fiction technologique, en passant par récit d’anticipation et enfin l’essai philosophique sur le déterminisme et l’existentialisme. Évidemment, Garland ne se contente pas de superposer un propos métaphysique déjà traité par plusieurs cinéastes à une jolie mise en scène, et propose donc une réflexion plus poussée et visionnaire portée par des personnages aussi inquiétants qu’envoûtants grâce au jeu sans faille de Nick Offerman, Sonoya Mizuno et Alison Pill.

 

Photo Alison Pill, Nick OffermanAprès le dernier épisode

 

2. PRIMAL SAISON 1 PART 2

Après une première partie de saison qui revenait aux fondamentaux de l’art de Genndy Tartakovsky avec une sensibilité et une maîtrise qui frôlait la perfection, cette fin de saison a réussi à transformer l’essai. Le réalisateur et animateur de génie a totalement lâché la bride et étendu considérablement la mythologie et le bestiaire féroce qu’il a créés en très peu de temps. La série embrasse désormais une dimension pleinement fantastique et horrifique avec des épisodes plus sombres et une grande brutalité graphique et sonore, comme avec ses dinosaures zombies ou son prédateur nocturne.

Mais la série ne s’est pas transformée en boucherie gratuite et ne renie pas sa dimension plus sensible et philosophique, ce qui maintient un équilibre précieux entre implication émotionnelle, réflexion sur notre humanité et combats sanguinaires. Maintenant qu’on a passé la première partie plus introductive, la série au trait reconnaissable devrait continuer à repousser ses frontières et bousculer ce qu’elle avait établi. Ce qui ne va pas nous aider à attendre patiemment la saison 2. 

 

photoQuand quelqu'un confond la série avec le film de Nicolas Cage

 

3. LA FLAMME

Alors qu’on pensait frôler l’overdose de Jonathan Cohen avec Family Business comme coup de grâce, la parodie du Bachelor de Canal+ inspirée de Burning Love  produite par Ben Stiller, est en fait une réussite qui donne envie de se tromper plus souvent. En décortiquant tous les codes de la télé-réalité pour les caricaturer (les confessions face-cam, le montage, le design sonore), la série nage dans l’absurdité en restant consciente de ses excès. Son humour décapant est presque toujours parfaitement maîtrisé et fait astucieusement un doigt d’honneur au politiquement correct, mais aussi au politiquement incorrect, que représente en tout point le personnage débile de Marc.

Le reste du casting est tout aussi hilarant, notamment pour Vincent Dedienne, Adèle Exarchopoulos et Leïla Bekhti. Forcément, la série est limitée par son format court et son intrigue assez évidente, mais son irrévérence et sa réappropriation des gimmicks du genre sont suffisantes pour continuer à suivre avec plaisir. Alors ça ne nous a peut-être pas réconciliés avec la télé-réalité, mais certainement avec Jonathan Cohen.

Notre critique de la série

 

photo, Jonathan CohenBête et méchant, mais surtout drôle

 

MATHIAS PENGUILLY

1. Tales from the Loop

Cette série Amazon est un pari risqué tant elle va à l'encontre de tout ce qui fait le succès des séries actuelles. Extrêmement lente et dépouillée - les intrigues ne sont jamais très complexes - dépourvue de high-concept, chaque épisode se concentre sur un personnage et une étrange machine lui permettant d'atteindre ses souhaits les plus chers. À mesure que les personnages se vautrent dans l'envie, Tales from the Loop distille subtilement ses morales à la manière d'un conte de fées. C'est un vrai bijou de mélancolie et de poésie, tant par ses décors que par le soin accordé à sa cinématographie (l'obsession de ses réalisateurs pour les bras et les jambes de leurs personnages est particulièrement intrigante).

Cette anthologie vous plonge dans son univers rétro-futuriste pour ne plus vous lâcher - et c'est un pur bonheur. Inspirée d'un jeu de rôle suédois, on y trouve parfois des accents de Black Mirror. Ses longues plages musicales enivrantes vont aussi éveiller quelques bons souvenirs parmi les plus grands fans de The Leftovers. Une série à voir, sans hésiter.

 

photoLe sacre du rétro-futurisme

 

2. I May Destroy You

La série de et par Michaela Coel est un véritable coup de poing dans le ventre ; elle n'a pas volé une seule des critiques dithyrambiques qui lui ont été adressées lors de sa diffusion sur OCS cet été. La série met en scène le viol de sa protagoniste, une influenceuse millenial à la superficialité réconfortante. S'ensuit alors un processus de reconstruction compliqué pour cette héroïne aussi implacable que bouleversante.

L'histoire d'Arabella se mêle constamment à celle de ses amis, eux aussi touchés plus ou moins directement par une affaire d'agression sexuelle. I May Destroy You est tirée de l'histoire vraie de Michaela Coel qui, après nous avoir régalés avec l'hilarant Chewing Gum, signe ici un véritable manifeste. Sans cesse, elle nous pousse dans nos retranchements, sans nous ménager ni nous culpabiliser. À force de batailles, sa protagoniste finit par se réapproprier son histoire, à sortir de la spirale infernale de violence psychique dans laquelle son viol l'a plongé. Au passage, l'actrice-scénariste-réalisatrice montre qu'elle sait tout faire : un talent à suivre absolument.

 

photo, Michaela CoelUne série pour détruire vos certitudes sur le viol

 

3. Au Royaume des fauves aka "tiger king"

Non, ce n'est pas un troll. Il fallait rendre hommage à cet objet documentaire monstrueux, disponible sur Netflix depuis le début du premier confinement. Les histoires de Carole Baskin et Joe "Exotic", ses protagonistes, sont si tordus que même le plus talentueux des scénaristes hollywoodiens n'aurait pas su bâtir une telle intrigue. Plus encore que le scénario même, il faut saluer la construction du documentaire : à chaque épisode, une nouvelle facette des personnages se dévoile vous poussant constamment à vous demander : "mais qu'est-ce que je regarde ?".

Si vous ne connaissez rien de l'intrigue, précipitez-vous sur votre compte Netflix pour découvrir cette histoire incroyable sur l'Amérique redneck. Pas encore convaincus ? Le personnage principal est un propriétaire de zoo / chanteur de country homosexuel, qui porte un mulet odieux, des bottes de cow-boy et un pistolet à sa ceinture. Si cette description ne vous intrigue pas plus... On ne peut pas grand-chose pour vous.

 

photo, Joe ExoticLe moment le plus "WTF" du confinement

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commentaires

j en prendrais pour 1 d
13/01/2021 à 01:57

et Alice?

Pat_84854
11/01/2021 à 16:17

Les toto de la rédaction .........Yellowstone , vous en parlez pas ??? c' est magistral , j'ai ingurgité trois saison en deux jours , cette série c'est de la bombe ! avec l'incontournable Kevin Costner !

Fraise
30/12/2020 à 05:06

Locke and key absent aussi

Fraise
30/12/2020 à 04:56

Oh que c’est fade comme tops.
Pas de lovecraft country ?
Perry mason better call saul .
Et puis surtout the great. Et j’en oublie plusieurs.
La on dirait que c’est le top Netflix

Nicotine46
26/12/2020 à 20:36

Où est la saison 5 de Better Call Saul ???

Okay
24/12/2020 à 15:11

Malheureusement est ce qu'on est d'accord pour dire que la qualité vidéo de Devs disponible sur myCanal est catastrophique pour ceux qu'ils l'ont vu?

Kyle Reese
24/12/2020 à 14:35

Ah yes content de voir que mes 2 séries préférés 2020 aient été autant plébiscité. Devs et Tales from the loop. 2 mega pépites que j’ai adoré, archivés que j’aurai l’immense plaisir de revoir un jour. (Garland est ce qui est arrivé de mieux pour la sf) Même chose pour la 3 eme
dans mon top pour moi avec Le jeu de la dame. 3 séries au rythme assez lent, hyper soignées et originales avec une certaine poésie.
Bon en même temps c’est grâce à vous que je les ai découverte. Que va nous réserver 2021 ?

En voyant vos listes je le dis qu’il va falloir un peu de rattrapage déjà.

Gloss
24/12/2020 à 14:16

1.Gangs of London (J'peux plus m'en passer)
2.Cobra Kai
3.Messiah (très interessant…)

Guile13
24/12/2020 à 13:25

Une sacré claque : Gang of London ...

sylvinception
24/12/2020 à 12:33

"Le jeu de la dame" ça m'a carrément scotché - même si je comprends rien aux échecs!!

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