Solo : A Star Wars Story est-il la première grosse catastrophe de l'ère Disney ?

Créé : 2 avril 2018 - Geoffrey Crété
Affiche Solo Han Solo
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Le spin-off consacré à Han Solo a tout d'une curiosité inquiétante.

Le vent serait-il en train de tourner bien au-delà de l'inévitable et simple colère d'un public trop massif et passionné pour avaler sans broncher ? Après l'accueil très compliqué de Star Wars : Les Derniers Jedi de Rian Johnson, qui ferait presque oublier que Le Réveil de la Force de J.J. Abrams avait lui aussi été détesté à sa sortie, lequel avait presque fait oublier que la prélogie de George Lucas avait elle aussi été conspuée à l'époque, le destin de Solo : A Star Wars Story semble pour le moins compliqué.

Réalisateurs virés en cours de tournage, reshoots massifs, promo très discrète, rumeurs multiples en coulisses, date de sortie fixée en mai loin des habituels mois de décembre : le film hier mis en scène par Phil Lord et Chris Miller, et récupéré par Ron Howard, pose un certain nombre de questions plus ou moins inquiétantes. Et rappelle au passage les récents désastres chez Disney, du départ précipité de Josh Trank censé réaliser un spin-off, à celui de Colin Trevorrow qui a été remplacé par J.J. Abrams pour Star Wars Episode IX.

Petit rapport de la situation de Solo : A Star Wars Story, et des différentes raisons qui expliquent l'état actuel des choses.

 

 

 

CHOISIR UN PERSONNAGE ICONIQUE

Solo : A Star Wars Story n'est pas le premier spin-off de l'univers créé par George Lucas, mais c'est le premier à s'attaquer à un personnage culte. Il y aura eu des rumeurs sur des films autour de Obi-Wan Kenobi, Boba Fett et Yoda, mais c'est le Han Solo interprété par Harrison Ford qui aura eu l'honneur du premier essai, après un Rogue One : A Star Wars Story articulé autour d'une idée (le vol des plans de l'Etoile de la mort avant Star Wars Épisode IV : Un nouvel espoir) plutôt que d'un héros (Jyn Erso aura été à usage unique).

Un tel choix, s'il relève d'une logique marketing évidente, a sa dose de risque. Caster un acteur à la hauteur de plusieurs décennies de rêves et fantasmes, profondément ancrés dans l'imaginaire collectif et associés à un interprète si charismatique qu'Harrison Ford, ne pouvait que diviser et énerver. Sitôt choisi, Alden Ehrenreich a provoqué une cascade de discussions plus ou moins gratuites et violentes, moins orientées sur son talent (il a tourné chez les frères Coen, Woody Allen, Francis Ford Coppola, Park Chan-Wook) que sur l'impossible défi de prendre la relève. Qu'un Shia LaBeouf soit passé par un chemin similaire dans Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal face au même Harrison Ford, a probablement laissé quelques traces.

Plus encore qu'un autre, un spin-off sur Han Solo part donc avec quelques bagages encombrants.

 

Photo Carrie Fisher, Harrison Fprd Han Solo version Harrison Ford

 

VIRER LES RÉALISATEURS COOL DU MOMENT

En juillet 2015, Disney annonce que Chris Miller et Phil Lord réaliseront le spin-off sur Han Solo. Le duo a été révélé avec le délirant film d'animation Tempête de boulettes géantes, et a rencontré un succès à peu près absolu avec 21 Jump Street puis La Grande Aventure Lego : le choix de deux jeunes cinéastes aussi décalés, au style aussi marqué, sonne comme une belle décision artistique. Surtout à l'heure où Disney est perçu comme le monstre tentaculaire qui gangrène l'industrie hollywoodienne.

Le tournage commence fin janvier 2017. Le 20 juin, Chris Miller et Phil Lord quittent le film, pour "différends créatifs", après avoir filmé les 3/4 du blockbuster. Ron Howard, visage d'une autre époque, est engagé pour prendre la relève en 48h.

Difficile de minimiser l'impact d'une telle situation, accompagnée d'une foule de rumeurs. Miller et Lord pensaient concocter une comédie spatiale ? LucasFilms voulait un film spatial avec quelques touches d'humour. Miller et Lord encourageaient l'improvisation ? Les producteurs avaient peur que cela ne change trop le scénario de Lawrence Kasdan. Miller et Lord essayaient de se plier aux règles du système, en tournant des versions officielles pour satisfaire le studio avant de s'amuser ? Il devaient lutter contre les boss, qui cherchaient à réduire leur marge de manoeuvre au montage, pour les contraindre à rendre la copie prévue à l'origine.

 

PhotoPhil Lord et Chris Miller avec leurs acteurs dans une image de promo

 

Kasdan aura finalement été amené sur le plateau à Londres, de toute évidence pour superviser la chose. Les tensions entre le duo de réalisateur et Kathleen Kennedy, présidente de LucasFilms, ont grimpé. Les producteurs n'étaient pas satisfaits des images tournées, et les cinéastes, frustrés par le manque de liberté, le planning trop serré et une perspective trop différente sur la saga.

En arriver au point où se débarrasser d'eux a été nécessaire, est lourd de sens. Même Rogue One : A Star Wars Story aura eu droit à des reshoots importants avec Dan Gilroy, sans pour autant éjecter Gareth Edwards du poste officiel de réalisateur. Même Les 4 Fantastiques, pur désastre industriel, est officiellement signé Josh Trank. Même si la version officielle est vraisemblablement loin de la réalité, aucun doute sur la nature forcément chaotique de la situation.

Miller et Lord confirment finalement qu'ils ne seront crédités que comme producteurs exécutifs de Solo : A Star Wars Story, laissant Ron Howard comme seul et unique réalisateur de la superproduction.

 

Photo Alden Ehrenreich  Alden Ehrenreich et son Chewbaccac

 

ENCAISSER DU BAD BUZZ

En terme de communication, se séparer de Phil Lord et Chris Miller a évidemment été une catastrophe, aussi bien dans le principe que dans le départ de deux talents si branchés. Les producteurs avaient-ils casté le duo sur la simple base de sa popularité, sans connaître le style des réalisateurs ? Ont-ils mis quatre mois à le remarquer, ou à accepter l'inévitable séparation ? Ont-ils cru pouvoir affronter un vent d'air frais, avant de constater que la machinerie Star Wars était bien trop rigide pour ça ?

Toujours est-il que Solo : A Star Wars Story a pris un sacré coup avec cet épisode, qui a naturellement débouché sur un couloir de reshoots : un mois en plus des trois semaines restantes à l'origine, voire plus selon les rumeurs. Sans surprise, c'est un festival de signaux contradictoires : Donald Glover déclare avoir retourné peu de scènes, tandis que Paul Bettany explique que Ron Howard a été si apprécié qu'il a finalement filmé bien plus que prévu. Le personnage de Michael K. Williams, indisponible pour les reshoots, est purement éliminé du scénario. 

Alden Ehrenreich reste muet mais le monde parle pour lui : l'acteur serait si mauvais qu'un coach a été amené très tôt dans la production pour l'épauler. Ron Howard a beau lâcher de belles photos pleines de bonne humeur et sourires sur les réseaux sociaux dès son arrivée, Solo : A Star Wars Story semble incapable de sortir du nuage de doutes et inquiétudes.

Un coup a été récemment porté par un acteur, qui s'est confié anonymement à Vulture sur les coulisses. Nouveau son de cloche : Miller et Lord aurait été parfaitement incapables de gérer le blockbuster, diriger les acteurs et tenir un cap pour l'équipe. Ron Howard aurait sauvé l'entreprise avec son expérience, et aurait simplement retourné tout le film comme prévu à l'origine. Alden Ehrenreich, lui, serait moins un mauvais acteur que la victime d'une idée folle : trouver quelqu'un pour faire du Harrison Ford.

LucasFilms et les deux réalisateurs se sont jusque là quasiment tus, mais nul doute qu'en coulisses, c'est la crise. Néanmoins, suite à la publication de VultureChris Miller a marqué le coup d'un simple tweet : "Ne croyez peut-être pas tout ce que vous lisez". Une manière de se défendre respectueusement oui, mais également de rallonger un peu plus la durée de vie de la situation.

 

Photo Donald GloverDonald Glover

 

CHOISIR UNE DATE DE SORTIE CURIEUSE

Dès l'annonce du projet en juillet 2015, Solo : A Star Wars Story devait sortir en mai 2018 (date inchangée malgré les rumeurs d'un créneau repoussé suite au départ de Miller et Lord). Certes, il aura été noté que le mois de mai renvoie à l'âge d'or de la franchise : Star Wars Épisode IV : Un nouvel espoir est sorti en mai 1977, L'Empire contre-attaque en mai 1980 et Le Retour du Jedi en mai 1983. Même chose pour la prélogie : La Menace fantôme est sorti en mai 1999, L'Attaque des clones en mai 2002 et La Revanche des Sith en mai 2005.

Mais depuis le redémarrage de la saga sous l'égide de Disney, décembre a été associé aux étoiles. Le Réveil de la Force est sorti en décembre 2015, suivi de Rogue One en décembre 2016 et Les Derniers Jedi en décembre 2017. Cinq mois séparent donc le dernier Star Wars du nouveau, tandis qu'il faudra attendre 19 mois pour découvrir Star Wars Episode IX en décembre 2019.

Que ce bouleversement de calendrier démarre avec le film le plus problématique n'a rien de positif. D'autant que cette date de sortie pourrait freiner la carrière de Solo : A Star Wars Story, alors coincé entre un Avengers : Infinity War sorti fin avril mais promis à une longue et solide carrière, et Jurassic World 2 : Fallen Kingdom, qui arrivera peu de temps après (un mois après aux Etats-Unis, deux semaines après en France).

Néanmoins, et ce n'est pas négligeable : la date correspond au Memorial day, incontournable jour férié aux Etats-Unis, et créneau convoité par les studios. Indiana JonesPirates des CaraïbesX-MenFast & Furious sont tous passés par cette case. Reste que 2017 avait marqué un record en terme de basse fréquentation pour cette date, preuve que rien n'est automatique.

 

Photo Alden Ehrenreich Alden Ehrenreich 

 

LANCER UNE PROMO TIMIDE

Il aura fallu attendre le Super Bowl en février dernier pour avoir les premières images de Solo : A Star Wars Story. Le teaser est bien sûr un succès énorme, et sera suivi d'une première bande-annonce. En comparaison, Rogue One : A Star Wars Story avait eu droit à un teaser huit mois avant sa sortie, un autre quatre mois avant, et encore un autre deux mois avant, sans parler d'apparitions à divers événements comme lors du Star Wars Celebration Europe III.

Le spin-off sur Han Solo s'annonce donc particulièrement discret et à moins d'un gigantesque coup de boost dans la dernière ligne droite, le restera.

En janvier, quatre mois avant la sortie, une information confirme que quelque chose se trame en coulisses : le film serait appelé Ranger Solo pour le marché chinois, gommant tout lien avec Star Wars. La raison : Les Derniers Jedi y a eu une carrière peu reluisante, avec une chute dramatique de fréquentation et finalement à peine 43 millions de dollars engrangés (loin des 69 de Rogue One, et surtout des 124 du Réveil de la Force). Disney et LucasFilms prêts à sacrifier la marque Star Wars pour amadouer le public chinois, de plus en plus important pour le box-office ?

En marge, il y a bien eu une série d'affiches colorées et rétro qui ont séduit pas mal de spectateurs, mais là encore petit couac : un artiste français du nom de Hachim Bahous accuse le studio de plagiat et ressort des visuels créés pour Sony afin de le prouver. 

 

Affiche Solo Qi'Ra

 

RAPPELER LE BORDEL CHEZ DISNEY

Si Solo : A Star Wars Story est regardé avec tant d'inquiétude, c'est aussi et surtout parce que ce n'est pas le premier symptôme d'une plus grande maladie. Le départ de Phil Lord et Chris Miller semble moins être un accident de parcours qu'une confirmation.

En juin 2014, Josh Trank, propulsé par Chronicle, est annoncé à la tête d'un spin-off mystérieux. En mai 2015, LucasFilms annonce qu'il a quitté le projet : le réalisateur parle d'un désir de se consacrer à des projets plus personnels, mais le chaos dans les coulisses des 4 Fantastiques est cité comme une raison de cette séparation. Un autre jeune réalisateur incompétent dans le cadre d'un blockbuster, ou un autre jeune artiste qui refuse de se plier en quatre pour obéir aux producteurs ? Mystère.

En août 2015, Colin Trevorrow, réalisateur de Jurassic World, est choisi pour réaliser Star Wars Episode IX. Mais en septembre 2017, il quitte lui aussi les étoiles. J.J. Abrams récupère le projet

Depuis le rachat de LucasFilms par Disney en 2012, pour plus de 4 milliards, c'est donc quatre films tournés, deux réalisateurs virés avant d'avoir filmé quoi que ce soit, deux autres remerciés en pleine production, et un autre plus ou moins gêné en post-production (Gareth Edwards et les reshoots de Rogue One, au moins en partie gérés par Dan Gilroy, qui aurait reçu 5 millions pour arranger la chose). Sacré bilan.

 

Photo Alden Ehrenreich

 

Certes, LucasFilms ne tremble pas en public, a annoncé une nouvelle trilogie chapeautée par Rian Johnsonune série par Jon Favreau, et d'inévitables spin-off à venir. Le paquebot Star Wars continue d'avancer, avec des revenus annexes (au hasard, le merchandising) capables de contrebalancer le score décevant des Derniers Jedi (1,3 milliard : c'est beaucoup, mais aussi beaucoup moins que les 2 milliards du Réveil de la Force). 

Mais Solo : A Star Wars Story marquera sans nul doute une étape dans la nouvelle histoire de la guerre des étoiles. Que le film cartonne, balaye toutes les craintes et enthousiasme le public pour prouver que Disney est une machine indestructible, ou qu'il paye le prix fort d'un public parfois exaspéré par la politique des studios et désormais très conscient des couacs en coulisses : le blockbuster dira quelque chose, probablement malgré lui. 

Rendez-vous dans les salles dès le 23 mai.

 

 

Affiche française

commentaires

Nuggets027 12/04/2018 à 02:25

LA revanche des sith est le meilleur star wars par comparaison...
reprendre un personnage que déjà je n'aime pas beaucoup en l'occurrence solo n'a aucun intérêt pire déplorable au vue des possibilité on dirais sony et son spiderboy sans pouvoir.

Mon idée de star wars La guerre des sith avec un scénario bien noir à la Game of throne avec les méchant qui gagne à la fin , ça vous plaie pas alors vous avez toujours rien compris...

Swojo 06/04/2018 à 06:01

Je sais pas si ça peut être pire que TLJ. ça dépend d'eux, est-ce que l'agenda politique du parti démocrate est encore plus important que de faire un film ou non ? Aussi con que ça.

drocmerej2 04/04/2018 à 00:36

En fait le vrai fan de Star Wars n'adore que l'épisode 5 c'est ça ? Il aime bien le 4 et commence à cracher sur le 6 (satané ewoks !!). Bien sûr il a vu tous les autres au ciné, mais n'en aime aucun. Mais il continuera d'acheter sa place pour tous les autres et n'en aimera toujours aucun. Enfin je vous parle du vrai fan lol !!

drocmerej 04/04/2018 à 00:30

Concernant le bad buzz lié au changement de réalisateur(s), je pense que Disney a simplement fait un calcul très simple. Quelle est la part des potentiels spectateurs qui le saura, et parmi celle-ci quelle est la part que ça découragera ? Aux deux questions : la réponse sera sûrement "pas beaucoup". En revanche c'est bien plus important de faire un produit formaté, sans trop d'excentricité. Prendre le minimum de risque.
Le problème de la succession de Harrison Ford me semble en revanche insoluble. Qui veut voir quelqu'un d'autre jouer Solo (et Indiana) ? On le saura bientôt..

batar man 03/04/2018 à 21:47

non la plus grande catastrophe est déjà arrivé avec le 8...maintenant jusqu'à qu'un illuminé génial nous ressorte un magnifique rogue one on peu encore se gratter je pense !!

lemon 03/04/2018 à 13:20

J'ai l'impression qu'on lynche un peu facilement le film de tous les côtés. Attendons de le voir non ? Après, on pourra s'en donner à coeur joie. Parce qu'un article entier pour dire que "peut-être sûrement mais c'est pas sûr on s'est pas on a pas vu mais on a entendu que" c'est une catastrophe, bon c'est un peu vide de sens me semble t'il.

Constantine 03/04/2018 à 08:27

Et c'est pas possible d'aimer tous les Star Wars ? Parce que A vous lire ( les fans en général) Il faut forcément cracher sur l'un ou l'autre...et je peux vous assurer que comme tous le monde je pense avoir bon goût ???? Et question cinéphilie je peux En apprendre à 99 pour 100 des gens vu mon métier (et ma passion).

Oasis78 03/04/2018 à 07:35

Pour moi,
J’ai d’autant plus confiance dans « Solo », que c’est Ron Howard qui l’a finalement réalisé. Et pas les deux premiers réalisateurs, purs produits marketing du moment, mais sans les épaules, le recul, ni l’envergure nécessaires pour ce type de film.
Les 3 prequels sont de vrais Starwars malgré certaines critiques, et s’inscrivent totalement dans l’univers, l’histoire et la magie Star Wars.
Ce n’est pas le cas des épisodes 7 et 8, qui malgré leurs qualités en terme d’action et effets spéciaux, ne sont que des blockbusters indépendants mis bout à bout en faisant un raccord entre la fin de l’un et le début de l’autre. Aucune vision globale dans le récit, aucune réelle créativité ni aucun souffle. Juste des purs produits marketing bien faits qui pourraient être interchangeables. Si à l’origine Star Wars avait été fait comme ça, on ne serait pas en train d’en parler avec passion maintenant, car on aurait déjà tout oublié !!

Le rol’ 03/04/2018 à 04:35

La prelogie de Lucas est une atrocité irregardable aujourd’hui, pas que pour les fx completement moisis digne d’une cheap animatique de jeux videos mais aussi par le cast foiré et un scenario absolument indigent.
Les qqes haters en dessous devraient etre attachés sur une chaise, ds une piece hermetique a voir en boucle L’attaque des clones par exemple..
Juste pour se marrer.

Altair 03/04/2018 à 00:25

@Duffman

De 1 : je peux te faire les autres. L'épisode II : 66%. L'épisode III : 79. Sans surprise, puisque c'est celui qui est globalement apprécié.

De 2 : je ne base pas toute ma réponse sur RT, mais sur quelques revues de presse de presse écrite donc. J'avais eu la curiosité par le passé de chercher un peu sur la question. D'où mes très rapides éléments sur les choses visées par la critique.

De 3 : tu peux parfaitement avoir ton avis sur la question, je trouve juste que c'est un brin simpliste de dire/croire/affirmer qu'à la sortie des épisodes de la prélogie (surtout les deux premiers), c'était apprécié. Puis que, d'un coup, ça a été décidé que c'était bien et cool de les critiquer. Puisqu'à la base, tu prenais une phrase de l'article pour dire "non, c'est faux". Je me souviens parfaitement qu'à la sortie du premier, il y a eu gros retour de flamme, vents de critiques, de négativité. Oui, il y a bien sûr eu contentement et satisfaction. Tout comme pour l'épisode VIII, même si "tout le monde" hurle au scandale (tiens, ce serait parce que c'est à la mode ?). On voit justement un mouvement assez clair avec la colère à l'époque de la prélogie, la colère à l'époque du VII, la colère à l'époque du VIII... Rien d'incroyable pour peu qu'on regarde ça avec un peu moins de passion que le niveau de trop de discussions enflammées.

Quant à l'excitation et l'attente pour les suites, mouais. On parie que les 3/4 des gens déçus, énervés contre Les Derniers Jedi, iront voir le IX même si encore aujourd'hui ils écrivent dans tous les sens sur le web leur colère ? Ne peut-on pas être profondément déçu par un film comme Star Wars... et aller voir le suivant vu l'événement et l'univers et l'espoir évident ?

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