BoJack Horseman, Poupée Russe, The Good Place... les meilleures séries comiques Netflix

Alexandre Janowiak | 18 août 2019
Alexandre Janowiak | 18 août 2019

Comme Netflix passionne nos lecteurs, qu'on aime nos lecteurs, mais aussi rire à gorge déployée, on a dressé une petite liste des meilleures séries comiques disponibles sur Netflix.

Des séries pour rire de joie, rire jaune ou rire avec un certain cynisme, c'est juste en dessous.

 photo Netflix

 

THE GOOD PLACE

De quoi ça parle ? Eleanor Shellstrop se retrouve dans The Good Place (le Bon Endroit en VF) après sa mort et grâce aux bonnes actions qu'elle a réalisées dans sa vie. Sauf qu'elle comprend très vite qu'on la confond avec une autre et qu'elle n’a rien à faire au "paradis". Elle va alors tout faire pour devenir une bonne personne et ne pas terminer dans The Bad Place.

Pourquoi c'est bien ? Parce que sous ses faux-airs de comédie anodine au paradis, The Good Place se transforme au fil des épisodes et des saisons en véritable réflexion sur l'existence. Son questionnement philosophique sur la place de l'homme et son rôle sur Terre (et ailleurs) est agrémenté par une satire féroce de notre société et notamment des grandes corporations et du système capitaliste.

Mieux encore, ce qui fait la grande force de la série de Michael Schur, c'est sa propension a resté ultra-inventive et à ne jamais se satisfaire de ses acquis. The Good Place bouge ses lignes et change de perspectives pour offrir un récit imprévisible, une multitude de genres, et des personnages de plus en plus attachants. Et puis il y a Kristen Bell et Ted Danson.

Ça te plaira si t'aimes : Kristen Bell d'abord parce que Kristen Bell. Plus sérieusement, la récente Miracle Workers reprend un concept très proche, le créateur de la série Michael Schur est aussi le créateur de Parks and Recreation et Brooklyn Nine-Nine. Les plus vieux pourraient également retrouver une ressemblance entre la série et Le Prisonnier.

Nombre de saisons : 3 saisons de 13 épisodes chacune. La saison 4 sera la dernière.

Notre critique de la saison 2 ici.

Notre critique de la saison 3 ici

 

Photo Ted Danson, Kristen BellWelcome to the Good Place !

 

POUPÉE RUSSE

De quoi ça parle ? D’une New-Yorkaise branchouille, égoïste et superficielle, qui décède subitement durant sa soirée d’anniversaire… pour ressusciter quelques secondes plus tôt, enclenchant une boucle temporelle sadique et versatile. Ou comment s'inspirer directement d'Un jour sans fin tout en renouvelant intelligemment son principe de base.

Pourquoi c'est bien ? Parce que la série vaut bien plus que ses airs de blague sophistiquée pour hipsters en mal de considérations existentielles. Le show en grande partie écrit par Natasha Lyonne a l’élégance de traiter son héroïne avec autant de tendresse que de férocité, et propose une critique assez rude de l’individualisme occidental et de sa sophistication d’apparat. Enfin, le scénario réussit à muter progressivement, et quitte rapidement les eaux bien connues du paradoxe temporel, pour s’essayer à l’angoisse pure, puis à une forme de poésie mélancolique assez inattendue.

Ça te plaira si t'aimes : Les créations enlevées et douces-amères, comme Crazy Ex-GirlfriendBoJack Horseman et bien évidemment Un jour sans fin. Ajoutons qu’un peu d’amour pour la folie douce de Wes Anderson ou Jim Jarmusch sera un plus indéniable.

Nombre de saison : 1, le show a d'ores et déjà été renouvelé par Netflix, mais on ignore totalement la date d'arrivée de la prochaine fournée.

Notre critique de la saison 1 ici.

 

photo, Natasha LyonneUne apocalyptique leçon d'altérité

 

BOJACK HORSEMAN

De quoi ça parle ? D'un monde où humains et animaux qui parlent cohabitent, et d'un cheval-acteur has been nommé BoJack. Hier star d'une sitcom, il est aujourd'hui un loser alcoolique, amer, qui tente de retrouver la gloire, et se demande toujours s'il peut (et veut) être heureux.

Pourquoi c'est bien ? Parce que c'est un bijou d'humour et d'intelligence. Rares sont les séries à être aussi drôles, percutantes et riches (les jeux de mots, les arrière-plans, les clins d'oeil), tout en étant profondément matures et fines. BoJack Horseman a beau faire parler des animaux, c'est l'âme humaine qui est le sujet de l'histoire, dans ses recoins les plus sombres et déstabilisants. La série de Raphael Bob-Waksberg est magnifiquement amusante et mélancolique, et créer tant d'émotions autour d'un pauvre cheval relève d'un certain génie.

Ça te plaira si t'aimes : Les univers délirants à la Futurama, le cynisme de Daria, et le cocktail entre humour et mélancolie d'un Rick et Morty.

Nombre de saisons : 5.

Notre critique de la saison 5 par ici.

 

Episode Fish out of WaterUn des plus beaux épisodes de la série jusque là

 

DÉSENCHANTÉE

De quoi ça parle ? 
De Bean, une princesse qui refuse de vivre comme elle devrait et qui passe son temps à vider des bouteilles dans les bars du royaume. D'Elfo, aussi, un petit lutin qui a soif d'aventure et qui va découvrir que le monde n'est pas aussi joli qu'il le pensait. De Luci, enfin, un petit diablotin qui doit emmener Bean vers le côté obscur de la force pour concrétiser une prophétie diabolique.

Pourquoi c'est bien ?
Annoncé comme le grand retour de Matt Groening, le créateur des Simpson, avec une liberté totale de ton, Désenchantée était attendue au tournant par les fans avec, à la clé, la promesse d'une relecture cynique des codes des contes de fées. Et c'est plus ou moins ce qui se passe même si cette première saison se la joue un peu paresseuse par moments. Si, techniquement, elle est loin d'être aboutie, elle recèle néanmoins de plusieurs bons moments de comédie noire pour faire sourire même les plus aigries. Pas vraiment la meilleure série Netflix, mais peut-être l'une des plus originales et la promesse d'un spectacle à la hauteur de son créateur lors d'une saison 2 déjà annoncée.

Ça te plaira si t'aimes : Les Simpson, Futurama, Archer

Nombre de saison : 1, mais bientôt une saison 2

Notre critique de la saison 1 ici.

 

photo désenchantéeBean et ses potes reviendront le 20 septembre prochain sur Netflix

 

MASTER OF NONE

De quoi ça parle ? D’un comédien vivant de ses figurations dans des publicités, de ses questionnements humains, artistiques, amoureux, identitaires, dans un New York dont il interroge les maux contemporains.

Pourquoi c'est bien ? Nombreuses sont les œuvres à tenter de capter la voix d’une génération, un ressenti de leur époque. Paradoxalement, c’est justement en ne se drapant pas dans de semblables intentions que Master of None y parvient. Aziz Ansari y sonde le quotidien assez banal d’un acteur de seconde zone d’origine indienne, épousant ses angoisses et ses coups de cœur. Soit un récit new-yorkais à priori éminemment spécifique, pour ne pas dire égo centré, mais dont l’évidente sincérité et la grande acuité engendrent une universalité bouleversante. Drôle, charmant, délicat, politique, mais jamais militant, le show séduit constamment.

Ça te plaira si t'aimes : Master of None a des airs de trait d’union, comme si Ansari avait souhaité hybrider les promenades introspectives de Woody Allen, la douce absurdité de Fellini, mais aussi les questionnements de son époque et de ses collègues, de Girls en passant par Atlanta.

Nombre de saisons : Après deux saisons acclamées, Netflix en a commandé une troisième, malgré les accusations de méconduite sexuelle professées contre Aziz Ansari au cœur du mouvement #MeToo.

 

Photo Alessandra Mastronardi, Aziz AnsariUne série aux couleurs automnales

 

AMERICAN VANDAL

De quoi ça parle ? Les élèves du club vidéo d'un lycée américain enquêtent sur les farces à grande échelle de différents établissements du pays. Pénis artistes et piñata, rien ne leur échappe... surtout si les accusés sont inculpés à tort.

Pourquoi c'est bien ? Parce que sous ses dehors potaches et son humour régressif, il y a en creux un esprit de sérieux particulièrement surprenant. American Vandal traite de façon surprenante bien de nombreux aspects du système judiciaire. Les lycées sont autant de miniatures d'une administration injuste et pleine de préjugés, véritables miniatures du monde réel qui forge ses coupables idéals et corrompt les innocents (le début de la saison 2 risque de vous rappeler Dans leur regard).

Savoureuse parodie de true crime et de documentaire d'investigation, son approche décomplexée des codes lui ouvre paradoxalement la voie royale pour confronter de nombreuses injustices profondes, sans jamais perdre de vue sa portée comique.

Ça te plaira si t'aimes : Brooklyn Nine-Nine, 21 Jump Street (et 22)... mais aussi American Crime Story.

Nombre de saisons : 2

Notre critique de la saison 2 ici.

 

PhotoUn Making a Murderer humoristique

 

WET HOT AMERICAN SUMMER : 10 YEARS LATER

De quoi ça parle ? De la suite d’un film américain aussi culte outre-Atlantique que méconnu sous nos latitudes. Il y est question du quotidien parfaitement allumé d’un camp d’été, géré par des irresponsables priapiques.

Pourquoi c'est bien ? Parce que sous ses airs d’énième potacherie à base d’adolescence, d’insouciance estivale, d’hormones en furie, la série s’avère un condensé de démence assez étonnant. Tout d’abord, grâce à son sens de l’absurde parfaitement assumé, jusque dans son concept de base (faire jouer des personnages de post-ados à une troupe de quarantenaires fatigués), le récit détonne et s’offre une atmosphère incomparable. Et puis, dans ses thèmes, son désir de rompre avec le rythme sur-efficace d’une partie de la comédie amerloque, l’ensemble vibre au rythme d’un désir de liberté que porte idéalement un casting affolant.

Ça te plaira si t'aimes : Si tu aimes Nos jours heureux, la dinguerie pleine d’humanité de Frangins malgré eux, le non-sens de Wayne's world, ou que tes premiers émois en colonie de vacances t’électrisent encore, alors Wet Hot American Summer est fait pour toi.

Nombre de saisons : De ce côté-là, c’est un peu le bazar. Netflix accueille non seulement Wet Hot American Summer : 10 Years Later, mais aussi son prequel sous forme de minisérie : Wet Hot American Summer : First Day of Camp ainsi que le film grâce auquel tout a commencé : Wet hot american summer. De quoi vous refaire la cerise comme des champions.

 

Affiche officielleLaissez venir à eux les petits enfants

 

LOVESICK

De quoi ça parle ? Dylan cherche l'amour depuis des années, mais au fil de ses conquêtes et rencontres il a finalement trouvé... des chlamydiées. Afin de comprendre comment il a attrapé cette IST, il recontacte chacune de ses ex-petites amies pour les prévenir et en savoir plus.

Pourquoi c'est bien ? Parce que c'est sans doute une des séries romantiques les plus drôles, touchantes et sincères qui existe sur le petit écran. La narration en flashback et la courte durée des épisodes (seulement 25 minutes) permettent à la série de mener le spectateur de relation en relation, et de situations cocasses à situations délirantes en un claquement de doigts. Le trio original est irrésistible et la mélancolie qui s'en échappe est véritablement émouvante. Alors quand tout ça se passe en plus au coeur d'une petite ville britannique avec des accents irrésistibles on craque. Et puis la bande-son est géniale.

Ça te plaira si t'aimes : Le trio principal a des faux airs de How I Met Your Mother et l'effet coloc pourra rappeler New Girl, les fans des films romantiques (comme 500 jours ensemble) et séries sentimentales (comme Love) y trouveront leur bonheur tout comme ceux de l'humour british à la Fleabag.

Nombre de saisons : 3 saisons (la première compte 6 épisodes, les deux suivantes comptent 8 épisodes chacune). On est toujours sans nouvelles d'une possible saison 4.

 

Photo Antonia Thomas, Johnny Flynn, Daniel IngsUn trio amusant et attachant

 

MANIAC

De quoi ça parle ? Annie et Owen participent aux derniers essais cliniques d'un mystérieux traitement pharmaceutique. Ces deux inconnus intègrent donc cette expérience scientifique censée résoudre tous leurs problèmes de manières permanentes, mais les choses vont mal tourner...

Pourquoi c'est bien ? Parce qu'on a rarement vu une série explorer autant d'univers en seulement dix épisodes. En jouant de la frontière floue et fantasmagorique entre rêve et réalité, la série nous plonge dans une aventure magique et poétique entre film noir, heroic fantasy, film d'espionnage ou film de mafieux. Parce que la caméra de Cary Fukunaga est virtuose, parce que le duo Emma Stone - Jonah Hill fonctionne à la perfection, parce que le cynisme de la série est particulièrement jouissif.

Ça te plaira si t'aimes : Globalement, en faisant référence à une multitude de chefs d'oeuvre du 7e art d’Alien, le huitième passager au Seigneur des Anneaux en passant par MatrixDocteur Folamour et Arizona junior, la série peut plaire à tout le monde. Cependant, la série rappelle surtout Brazil et Eternal Sunshine of the Spotless Mind, et plaira aux amateurs de monde rétrofuturiste et d'univers comico-dépressif.

Nombre de saison : Maniac étant une minisérie, elle ne compte qu'une saison de 10 épisodes.

Notre critique de la minisérie ici.

 

Affiche

commentaires

Chris
19/08/2019 à 16:03

The Good place, c'est très mauvais quand même, je comprend pas les bons avis un peu partout, j'ai pas réussi à finir la première saison, pourtant je me suis accroché. J'aurais mit The Ranch à la place qui est très drôle et émouvante. Sinon Maniac qui est très bonne n'est pas du tout une série comique à mon sens.

Rorschach
19/08/2019 à 11:27

Une petite précision concernant Disenchantment, ce n'est pas la saison 2 qui arrive mais la deuxième moitié de la saison 1.

pepe
19/08/2019 à 04:08

Oui mais Barry n'est pas une série Netflix :-)

mmarvinbear
19/08/2019 à 02:42

Outre "Rick et Morty" qui vient de se voir commander 4 saisons d'un coup, il ne faut pas oublier "Big Mouth" non plus !

Big Mouth est à la fois un vrai cours d'éducation sentimentale et sexuelle à destination de tous les âges et aussi une satire de la société américaine actuelle, partagée entre puritanisme protecteur et normalité biologique au travers des amours et des tumultes de collégiens qui débutent leurs pubertés.

Un must pour tous, de 7 à 77 ans pour le coup.

Jojo
18/08/2019 à 20:21

@Redmond je confirme pour Barry c'était excellent j'ai enchaîné les 2 saisons, le 5ème épisode de la saison 2 était complètement fou !!!

Redmond Barry
18/08/2019 à 18:43

Barry est aussi une vraie bonne série de et avec Bill Hader. Pour ceux qui aiment l'humour noir. ;)

MassLunar
18/08/2019 à 18:40

Sérieusement, vous avez glissé Wet hot american summer : 10 years later dans votre liste ? Autant je peux comprendre le délire avec First day of camp et à la limite le film original mais là cette nouvelle série est un sous-American pie totalement vulgaire et franchement lourdingue qui n'hésite pas à nous offrir des vannes du style " il fait pipi sur mon caca " et de les étirer pendant une dizaine de minutes sans tenir aucun compte du rythme !
L'absurde était bien maîtrisé dans First day of camp, là ça part dans tous les sens à la limite de la débilité !

LeManch
18/08/2019 à 17:45

Très sympa comme liste, je rajouterai Sex Education et Derry Girls (une vraie pépite, avec le conflit Irlandais en toile de fonds)

Jojo
18/08/2019 à 14:13

Master of None c'est du génie et American Vandal est excellente !

Par contre The Good Place comprend pas les bonnes critiques cette série est pas très drôle et Wet Hot American Summer c'est vraiment à chier.

Moi
18/08/2019 à 12:29

Il manque la série « love »

De Judd Apatow


https://www.ecranlarge.com/series/dossier/1016069-love-une-troisieme-et-derniere-saison-attachante-emouvante-et-surtout-reussie-pour-la-romance-de-netflix

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