Les meilleurs animes à (re)voir sur Netflix

La Rédaction | 31 mars 2020 - MAJ : 01/04/2020 17:10
La Rédaction | 31 mars 2020 - MAJ : 01/04/2020 17:10

Netflix accueille de plus en plus d'animes japonais dans son catalogue. En cette période de confinement, voici une liste de séries pas toujours mises en avant qui peut vous sauver de l'ennui.

La folie vous gagne ? Vous dansez sur le générique de Neon Genesis Evangelion dans votre appartement à 2h du matin ? Vous n'avez pas envie de vous refaire l'intégrale de Naruto pour la énième fois et vous trouvez ça injuste qu'il n'y ait pas tous les épisodes de Bleach ou Fairy Tail sur Netflix ? Enfin, vous ne voyez pas l'intérêt de regarder les films du Studio Ghibli sur la plateforme alors que vous les avez déjà tous en DVD et Blu-ray ? Mais vous n'êtes pas sans savoir que les propositions sont variées dans le catalogue. La rédaction d'Écran Large vous suggère quelques animes à ne pas rater sur Netflix.

Les meilleurs films et séries d'horreur Netflix, c'est par ici.

Et le meilleur de la science-fiction Netflix, c'est dans ce dossier.

Sans oublier les meilleurs œuvres d'horreur sur la plateforme, à voir ici.

Pour d'autres idées, vous pouvez aussi voir la liste des meilleures séries Netflix sur Cinetrafic.

 

Natsu Dragneel"Pourquoi on n'est pas dans la liste ?"

 

ASSASSINATION CLASSROOM

De quoi ça parle : Un homme poulpe à la puissance phénoménale menace de détruire la Terre. Il laisse un an de répit aux gouvernements pour trouver un moyen de l'arrêter. Pendant ce temps, le fameux poulpe est enseignant dans la classe de 3e E au collège Kunugigaoka, également appelée "classe des épaves". Et bien sûr, les élèves ont pour mission de tuer leur professeur, sinon c'est pas marrant. Koro-Sensei - c'est ainsi que ses élèves le nomment - va faire de la 3e E la meilleure classe du collège, chaque élève y a son propre rôle, ses propres rêves et tous vont créer un lien très fort avec leur enseignant (tout en essayant de le tuer, cela va de soi).

Pourquoi c'est bien : Déjà parce que c'est drôle, très drôle. Et parce que l'histoire et les liens qui existent entre Koro-Sensei et ses élèves vous feront verser une petite larme. On finit par penser que Koro est le meilleur professeur au monde et on souhaiterait presque retourner au collège rien que pour lui. De leur côté, les élèves ont un quotidien peu commun pour des collégiens, certains d'entre eux vont même dans l'espace, mais c'est un détail. Ils finissent tous par avoir de l'importance dans la classe et on ne peut que souhaiter qu'ils accomplissent leurs rêves. Et si l'opening ne vous plaît pas, n'ayez crainte, vous vous y ferez.

Ça te plaira si t'aimes : My Hero Academia, Deadly Class, Little Witch Academia.

 

photoUne matinée comme une autre

 

BERSERK : L'ÂGE D'OR 

De quoi ça parle : Berserk suit l’histoire de Guts, un guerrier parti très jeune dans les troupes de mercenaire et vacant de camps en camps en offrant son épée pour quelques couronnes d’argent. Sa force et son talent de combattant hors-pair attire très rapidement l’attention d’un mercenaire renommé : Griffith, chef de la Troupe du Faucon. Très rapidement chacun des deux héros trouveront leurs comptes au coeur de cette alliance ambiguë et quelque peu malsaine. Guts procure une aide cruciale, devient un pilier majeur dans la soif de conquête de Griffith, tandis que la Troupe du Faucon apporte enfin « une famille » au Berserk solitaire. Enfin, ça c’était avant que tout parte en fumée.

Pourquoi c'est bien : monument immortel d’héroïc-Fantasy, Berserk c’est dans nos coeur un manga sombre et mature, difficile, dur et pourtant terriblement fascinant. Après sa sortie en 1989, Berserk a connu une première adaptation sous forme d’anime de 25 épisodes en 1990. Si le premier anime permettait d’offrir un regard plus détaillé sur le manga, les trois films seront eux beaucoup plus crus. Religion, pédophilie, infanticide, inceste, viol, massacres sont représentés sans concession dans les trois films et renvoient à une image particulièrement sombre de l’être humain. Ce dont, vous verrez, Griffith représente le tout parfaitement et que vous haïrez de toute votre âme à la fin du visionnage.

 

photoUne rencontre qu'il aurait fallu éviter

 

En 2010, c’est donc au tour du réalisateur Hiroyuki Kitakubo de prendre en main une adaptation animée du manga de Kentaro Miura. Avec une technique de captation de mouvement (qu’on aime ou pas c’est pas le débat), le réalisateur s’attèle à trois longs-métrages qui mettent en avant le premier arc de l’histoire de Berserk. Il faut savoir que plusieurs périodes s’écoulent, les trois films reprennent les tomes 3 à 13 qui nous racontent les prémices de Guts et de Griffith.

Crescendo d’ultra-violence, les trois longs-métrages et en particulier le dernier, ira jusqu’à surpasser son artefact d’origine en termes de bouleversement émotionnel et de violence graphique. Avec des images horrifiantes couplé d’un accompagnement sonore à la limite du supportable, on vous dira simplement que ce dernier film, de loin le plus réussi de tout l’arc de l’Age d’Or, devient plus perturbant que le manga lui-même. Conseil : si vous le visionner, ayez le coeur bien accroché.

Ça te plaira si t'aimes : Claymore, L'Attaque des Titans, Dark SoulsLastman.

 

photoEt commence le rodéo de violence sanguinolent 

 

CAROLE AND TUESDAY

De quoi ça parle : D'une rencontre entre deux jeunes femmes issues de milieux bien différents qui partagent une immense passion pour la musique. L'intrigue se déroule dans un futur plutôt lointain où l'humanité a colonisé Mars tandis que la Terre n'est plus qu'un bidonville géant. Carole est une immigrante terrienne, Tuesday est la fille d'une politicienne sur le point d'être élue présidente. Leurs origines sociales importent peu, elles veulent juste faire de la musique et la partager avec le monde. Au cours de leur relation, elles seront amenées à rencontrer diverses personnalités du monde de la musique et auront l'occasion de jouer devant des publics bien différents. Jusqu'au jour où leur musique sera la seule arme efficace pour combattre l'oppression.

Pourquoi c'est bien : Carole and Tuesday est le genre de série qui vous donne envie d'affronter les obstacles de la vie en ces temps difficiles. Chaque épisode a son nouveau morceau (ou presque), il y en a pour tous les goûts, même si une grande partie de la bande originale est pensée pour les fans de Cyndi Lauper. Vous y entendrez du jazz, du rock, de la pop, du rap, un peu d'expérimentale, et ce n'est pas tout. De nombreux artistes ont répondu à l'appel pour composer et interpréter les musiques, on peut compter MockySteve Aoki ou Flying Lotus. La série est drôle, mais elle est sutout très émouvante, en particulier lors d'un grand final éblouissant que la série vous tease à chaque début d'épisode.

Vous le saviez peut-être déjà, mais Carole and Tuesday est une création de Shinichirô Watanabe, le papa de Cowboy BebopSamuraï ChamplooKids on the slope, etc. Donc si vous aimez ses travaux, vous avez remarqué que cet auteur donne beaucoup d'importance à la musique dans sa mise en scène. Et c'est évidemment le cas avec Carole and Tuesday. On vous parlait de la première moitié ici.

Ça te plaira si t'aimes : Kids on the slope, Thelma et LouiseUne Étoile est née, la musique.

 

photo Carole & TuesdayChant, guitare, clavier. Que demander de plus ?

 

CODE GEASS: LE LOUCH OF THE REBELLION

De quoi ça parle : D'un mélange improbable entre Death note et Evangelion dans lequel le monde est divisé en quelques royaumes. Parmi ces royaumes, le Saint Empire de Britannia (le continent américain) veut asservir le monde et commence par le Japon. L'archipel nippon devient alors une colonie Britannienne dans laquelle vit le jeune Lelouch Lamperouge, un britannien ayant juré d'anéantir l'Empire et son dirigeant. Et ça tombe bien car, un beau jour, Lelouch obtient un pouvoir : le Geass. Ce don permet à Lelouch de donner n'importe quel ordre à chaque personne qu'il regarde dans les yeux. Il va s'amuser et devenir Zero, le super-héros chef de la résistance.

Pourquoi c'est bien : Parce qu'il y a des mechas, beaucoup de mechas. Certains sont basiques, d'autres sont très beaux. Et surtout, la série propose une intrigue politique très intéressante dans laquelle la jeunesse veut détruire les injustices causées par le monde des adultes. On est d'abord du côté de la résistance japonaise, puis on nous présente des personnages du camp adverse auxquels on s'attache. La série crée ainsi un tiraillement qui sera présent jusqu'au dernier épisode. La direction artistique qui mélange science-fiction et classicisme saura vous séduire, le design des personnages pourra vous évoquer Saint Seiya ou One Piece. Sans oublier une bande originale assez mémorable qui se prête très bien à des scènes contemplatives. En revanche, seule la saison 1 est présente sur Netflix. Pour la saison 2 et les OAVs, rendez-vous sur ADN.

Ça te plaira si t'aimes : Death note, Neon Genesis Evangelion, Mobile Suit Gundam, Total RecallGuilty Crown.

 

LelouchLelouch, alias Zero.

 

DEATH NOTE 

De quoi ça parle : D'un lycéen surdoué à la morale implacable et personnelle, mué par son dégoût pour le monde actuel, trop pourri et corrompu selon lui, par son désir de justice et par un complexe de Dieu en plein éveil. La vie du jeune Light Yagami va basculer dans un monde ou règne la mort quand il mettra la main sur le Death Note de Ryûk, un dieu de la mort qui a laissé son carnet de la mort tomber sur Terre dans le seul but de se divertir. Les règles du jeux sont simples et convergent toute vers une sacro-sainte loi : "la personne dont le nom est écrit dans le cahier meurt". À partir de là, les choses s'enchaînent, et très vite Light décide d'éradiquer tous les criminels pour faire de la Terre un monde parfait dont il serait le dieu. 

À mesure que Light apprivoise les règles du Death Note, les morts suspectes s'amoncellent, lançant Interpol aux trousses de ce mystérieux tueur que tout le monde surnomme Kira. Et parmi l'équipe de détectives, le meilleur de tous... L. 

 

Photo Death NoteMalheureusement, écrire "coronavirus" ne donnera rien... 

 

Pourquoi c'est bien : Difficile de trouver quelque chose d'original à dire sur Death Note tant tout semble avoir été dit. Que ce soit le manga d'origine ou l'anime, c'est peut-être l'une des oeuvres les plus connues et les plus mythiques des amateurs du genre. De ses questionnements politiques à ses considérations philosophiques, la plupart des analyses prêtent plusieurs niveaux de lectures à la série, analysant et sur analysant ce que Kira et L diraient de l'humain, de sa nature profonde : l'homme est-il naturellement bon ? 

Vaste question... à laquelle des milliers d'années d'histoire et de philosophie n'ont jamais réussi à répondre. C'est peut-être pour ça que l'auteur Tsugumi Oba refuse toutes interprétations metaphysiques et ne voit dans son oeuvre qu'un combat stratégique et psychologique entre Light et ceux qui lui barrent la route, surtout L.

Ça te plaira si t'aimes : les polars en tout genre, Code Geass, Assassination Classroom, Psycho-Pass.

 

photoÀ regarder en croquant de bonnes pommes bien mûres

 

FULLMETAL ALCHEMIST: BROTHERHOOD

De quoi ça parle : La science de l'alchimie a un principe simple, le principe de l'échange équivalent : pour toute chose reçue, il faut en abandonner une autre de même valeur en retour. Ça, les deux frères Edward et Alphonse Elric l'ont appris à leurs dépens, alors qu'ils étaient encore enfants et qu'ils tentaient de faire revenir à la vie leur mère morte. Bafouant l'interdiction formelle de faire une transmutation humaine, Edward perd sa jambe gauche, et son petit fère son corps entier. Puis, pour sauver l'âme de ce dernier en la scellant dans une armure, Ed sacrifie son bras droit. Après avoir décidé de s'engager dans l'armée en tant qu'alchimiste d'état, sous le nom de Fullmetal, lui et Alphonse chercheront par tous le moyens et au péril de leur vie à retrouver ce qu'ils ont perdu. 

Pourquoi c'est culte : Contrairement à la plupart des shonen, FMA s'enracine dans une histoire sombre dramatique. Dès le postulat de base, les frères Elric se frottent à l'âpreté du monde, à la complexité de ses enjeux politiques et de ses questionnements philosophiques ; et le spectateur à la ressemblance de ce monde avec les sociétés humaines qui ont façonné le monde occidental... Derrière la métaphore filée du nazisme, l'esthétique guerrière de l'armement et de la violence, derrière son univers fantastique, se cache la dénonciation des perversions et de l'avidité humaine, plus destructrice qu'autre chose. Un discours pacifiste chevillé au corps, radicalement différent de ce qu'on a l'habitude de voir (mais si vous voulez en savoir plus, on a un dossier sur le manga disponible ICI).
Hélas, depuis la publication de ce dossier, l'anime a été retiré du catalogue. Vous pouvez en revanche profiter du film Fullmetal Alchemist dont notre critique est à lire ici. Nous nous excusons pour ce faux espoir.

Ça te plaira si t'aimes : Devilman CrybabyLa Ligue des Gentlemen Extraordinaires.

photoTout simplement le meilleur duo jamais créé

 

HÉROS MODESTES

De quoi ça parle : Héros modestes regroupe trois courts-métrages aux histoires très intimistes. Le premier récit, Kanini & Kanino, se déroule au sein d'une famille de petits êtres de la rivière qui vous évoqueront Arrietty. Deux enfants vont tout faire pour sauver leur papa qui a été emporté par le courant. Le deuxième, La vie ne perdra pas suit le quotidien d'un enfant japonais allergique aux œufs qui veut guérir et rendre sa maman fier de lui. Enfin, le dernier s'inspire du mythe de l'homme invisible et a pour titre... Invisible. Il raconte la routine d'un homme qui ne parvient pas à être vu par autrui. Il est menacé de disparaître dans une totale ignorance.

Pourquoi c'est bien : Après Mary et la fleur de la sorcière, le Studio Ponoc - composé d'anciens collaborateurs de Ghibli - est revenu en 2018 avec cette petite perle visuelle et sentimentale. La mise en scène parvient à nous faire comprendre tous les enjeux de Kanini & Kanino alors que celui-ci n'a aucun dialogue compréhensible, le style graphique de La vie ne perdra pas est à couper le souffle et Invisible soulève des questions existentielles et philosophiques en une vingtaine de minutes.

Les trois films réussissent à créer une forte empathie chez le spectateur, mais ce n'est pas leur unique point commun. Chaque protagoniste affronte l'adversité comme si son corps le lui imposait, c'est souvent ainsi que son décrites les actions héroïques, Héros modestes porte alors très bien son titre.

Ça te plaira si t'aimes : Arrietty : le petit monde des chapardeursPonyo sur la falaiseLes aventures d'un homme invisible, The Legend of Zelda: The Wind Waker.

 

PhotoOn appelle ça des Schtroumpfs d'eau douce

 

HUNTER × HUNTER

De quoi ça parle : Un petit garçon nommé Gon Freecs souhaite marcher dans les traces de son père et devenir Hunter, une profession pleine d'avantages, mais également très dangereuse. En chemin, il rencontre d'autres aspirants au titre qui le suivront (ou pas) dans d'innombrables aventures et la recherche de son paternel. Il apprendra aussi de nouvelles compétences pas piquées des hannetons.

Pourquoi c'est bien : Comme pas mal d’autres séries d’animation présentes sur la plateforme, Hunter x Hunter est précédé par une réputation en or massif, au point que les spectateurs encore vierges de l’univers crée par Yoshihiro Togashi pourraient se demander comment un shōnen aussi classique en apparence peut autant fédérer.

 

photoLe vertige est en option

 

Serait-ce grâce au charisme de la fine équipe menée par Gon, Kirua, Léolio et les autres ? Probablement un peu. Mais un tel succès d’estime ne se bâtit pas uniquement sur ses personnages. La deuxième série aux 148 épisodes se démarque surtout par un traitement de l’action qui force le respect et qui l’empêche de se catégoriser en tant que shōnen bourrin. Conçue comme une sorte de jeu de rôle, l’aventure met la logique au cœur de ses rebondissements et ne se gène pas pour dépiauter méticuleusement la moindre confrontation. Ainsi, une partie de balle aux prisonniers mémorable peut durer plusieurs épisodes, mais ne pas se contenter de laisser les protagonistes se regarder en chien de faïence pendant des heures. Un tour de force narratif rendu possible par l’introduction du nen, concept motivant l’intégralité des enjeux.

Tout dans Hunter x Hunter se suit avec passion, malgré un 3e quart un peu plus lent mais néanmoins quasiment dépourvu d’épisodes de remplissage. Un ventre mou qui passe plus vite que prévu, surtout quand se profile la dernière grosse baston, démesurée. Le jeu en vaut définitivement la chandelle.

Ça te plaira si t'aimes : Les RPG, Dragon BallTokyo Ghoul, les insectes.

 

photoDark Sasuke

 

JOJO'S BIZARRE ADVENTURE 

De quoi ça parle : La famille Joestar - à ne pas confondre avec un célèbre rappeur - est rattrapé par un destin immuable : traquer et tuer les démons qui pourraient vouloir du mal au monde entier. A travers les époques, chaque membre de la famille Joestar, affublé du patronyme Jo au début de leur prénom, comme pour Joseph, ou Jonathan etc... leur vaut le surnom de JoJo. A chaque époque, sa génération de combattant et ses démons venant d'un lointain passé aux pouvoirs quasi divin.

Pourquoi c'est bien : JoJo's Bizarre Adventure est un des plus vieux manga qui est encore en cours de publication, le premier arc Phantom Blood qui constitue la moitié de la première saison en anime fut publié en 1987, et depuis la série continue son bonhomme de chemin. Pour ceux qui ont la flemme de lire le manga, l'anime est un bon remède pour se plonger dans les aventures bizarre de Jojo. La saison 1 sur Netflix, regroupe les deux premiers arcs, Phantom Blood et Battle Tendency qui sont la genèse des Jojo's. La saison 2 reprend Stradust Crusaders, la suite directe où on retrouve un des personnages de la saison précédente et en y rajoutant un nouveau pouvoir complètement délirant : le Stand.

 

photoSois fort, Jojo.

 

Avec son ton totalement décalé, sa testostérone débordante, les poses totalement loufoques, les dialogues wtfs ainsi que ses designs de costumes et de vêtements, cet anime est un must see. Non seulement pour comprendre pourquoi depuis 33 ans, elle continue d'alimenter le cœur des fans, mais aussi pour découvrir une série qui se tient d'arc en arc. C'est non seulement un voyage à travers le temps, car les générations s'enchaînent avec leur histoire, et avec l'Histoire du monde qui découle derrière, et les fantasmes apportés par ces époques. Mais aussi car les actions se placent dans différents pays, avec leur mode (vestimentaire et de vie) et les décors. Les héros, les méchants et les personnages secondaires font face à leur destin avec une force hors du commun et développent des pouvoirs et des techniques incroyablement invraisemblables. On ne peut pas s'empêcher de sourire et de prendre part à cette histoire à l'énergie communicative.

C'est d'une inventivité gracieuse et spectaculaire, tout en ne se prenant absolument pas la tête. L'animation est d'une fluidité exemplaire, car il y a aux commandes David Production, spécialisé dans le mélange 3D et 2D, mais propre. Comme sur le reboot de Captain Tsubasa et dernièrement Fire ForceEt on ne parle pas de son ost qui est juste à tomber.

Ça te plaira si t'aimes : Les gros films de bourrins des années 90 et la mode. En fait c'est assez hors du commun, il n'y a pas vraiment de comparaison !

 

Affiche officielleL'aventure bizarre ne fait que de commencer

 

MEGALO BOX

De quoi ça parle : Dans un futur proche, la boxe et la technologie ont fusionné pour devenir... la megalobox ! Ses initiés, les megaloboxeurs, sont des combattants équipés d’exosquelettes. Les affrontements sur le ring sont sans merci et parfois mortels. Un événement sportif sans précédent est organisé et Joe, un combattant clandestin, compte y participer pour vaincre le numéro 1.

Pourquoi c’est bien : Le réalisateur de la série Yo Moriyama était animateur clé sur le film Redline - qu’on vous conseille vivement - et on sent que le reste de l’équipe n’est pas composé d’amateurs. L’animation des combats est bluffante et dévoile l’animosité que chaque challenger a en lui. La direction artistique old school nous rappelle certains animes des années 70-80, notamment les travaux de Leiji Matsumoto. La bande originale, quant à elle, témoigne d’une fascination pour le rock et le hip-hop.

Il y a une véritable générosité dans l’écriture des personnages de Megalo Box, chacun a ses qualités, ses faiblesses, on a droit à quelques bribes de background qui ne s’attardent que sur l’essentiel. Mais ce que le scénario et la mise en scène ont de vraiment excellent, c’est leur personnage principal : Joe. On ne connaît rien du passé de ce protagoniste dont la détermination suffit à elle-même et on passe notre temps à nous demander comment il va s’en sortir durant ces matchs.

Ça te plaira si t’aimes : Rocky IVHajime No IppoCowboy BebopCobra - The animationReal Steel.

 

PhotoQuelqu'un a commandé de la bagarre ?

 

NEON GENESIS EVANGELION

De quoi ça parle : Après un cataclysme qui a provoqué l'apparition de monstres géants nommés "Anges", l'humanité a bâti des remparts autour des quelques grandes villes ayant survécu. Et le souci, c'est que ces Anges continuent de faire régulièrement surface, des équipes de scientifiques venus du monde entier ont alors créé les Evas, de gigantesques méchas pilotés par des adolescents dont nous suivons les aventures.

Pourquoi c'est bien : Neon Genesis Evangelion est parmi les animes les plus cultes au monde. Ne vous attendez pas à y voir vingt minutes de bagarre à chaque épisode, l'histoire se concentre plus sur les relations entre les personnages et cela inclut les Evas et les Anges. La série est donc globalement assez lente, un parti pris assez surprenant quand il s'agit d'un récit avec "des robots géants qui combattent des gros monstres", mais ce n'est pas pour nous déplaire. Effectivement, le scénario nous donne tout juste assez de bagarre pour nous tenir en haleine alors que le reste des scènes, très bien écrites, super bien réalisées et parfois sensuelles, soulèvent des questions philosophiques auxquelles on ne s'attendait pas forcément.

Tout cela aboutit au final grandiose de The End of Evangelion (les épisodes 25 et 26) dont l'animation et la réalisation sont encore une référence aujourd'hui.

Ça te plaira si t'aimes : Pacific Rim, Pacific Rim : Uprising, les films de Larry Clark.

 

photo EvangelionLa technique du gros câlin

 

THE NIGHT IS SHORT, WALK ON GIRL

De quoi ça parle : Une fille adorant l'alcool parcourt la ville tout en s'abreuvant de différents nectars plus ou moins fort et goutus. Un homme amoureux de cette fille essaye pendant toute la soirée de lui confesser son amour, mais se retrouve à chaque fois empêché par les évènements. Un monde, ou plutôt un verre, les sépare.

Pourquoi c'est bien : L'univers de Masaaki Yuasa est toujours surprenant, fantastique et loufoque. Dans ce long métrage, on est plus sur une histoire très tranquille où le destin de deux êtres suit son cours normal sans véritable chamboulement - à part pour l'homme, mais ça peut arriver à pleins de gens. On regarde avec plaisir cette aventure très coloré avec des plans ressemblant parfois à des peintures tendances pop-art. Rien d'étonnant, car le réalisateur est fan de ce mouvement et aussi de Tex Avery. D'où lui vient cette animation très étirée et élastique des corps et des gros plans sur les expressions encore plus exacerbées que dans la normale.

The Night is short, Walk on Girl peut aussi s'apparenter à un énorme clip visuel de bourrés tant les couleurs sont éclatantes, tant les plans s'enchaînent avec une rapidité et tant l'animation reste fluide, sans pour autant nous rendre saoul. Son scénario, sa musique et sa réalisation sont de très bons ingrédients pour ce cocktail acidulé. Il se consomme tranquillement et sans glaçon.

Ça te plaira si t'aimes : Keep Your Hands Off Eizouken!, Devilman Crybaby, The Tatami Galaxy, Lou et l'île aux sirènes et les autres films et séries de Yuasa sensei.

 

photo Night is shortAttention à l'abus d'alcool

 

NO GAME NO LIFE 

De quoi ça parle : Un frère et une sœur inséparable dans la vie comme dans les jeux vidéos se retrouvent dans un monde fantaisiste appelé Disboard. Un royaume où tout est régi par les jeux. Étant des génies dans leurs domaines, Sora et Shiro vont tout faire pour vaincre le boss du jeu et prendre sa place pour devenir les Dieux uniques de ce monde.

Pourquoi c'est bien : No Game No Life est tiré d'un light novel, puis d'un manga. Il est à classifier dans la catégorie des Isekai (histoire où les protagonistes se retrouvent projetés dans un autre univers que le leur). L'anime arrive à retranscrire au mieux les émotions fournis dans le light novel. Les deux héros étant des vrais asociaux dans la vraie vie, trouvent un échappatoire dans ce monde où ils peuvent enfin mettre leur vraies compétences à l'épreuve. Même si ce monde peut paraître rude et cruel, ils gagnent de plus en plus de terrain. Tel une partie d'échec, ils avancent leurs pions au fur et à mesure. Il est intéressant dans cet anime de voir les tactiques utilisées par chacun des personnages.

L'utilisation de la 3D dans l'animation peut parfois s'avérer bancal, mais elle permet de mettre en valeur la gamification de cet univers et permet aux phases de combats d'être plus spectaculaires. Tout en gardant son aspect émotionnel et mignon, cet anime à tous les atouts pour séduire.

Ça te plaira si t'aimes : The Rising of the Shield HeroSword Art OnlineLog Horizon, jouer.

 

ImageNo pain no gain

  

RADIANT

De quoi ça parle : Dans un monde de fantasy, une partie de la population a des pouvoirs magiques mais ils sont brimés et mal vus par la société : ce sont les sorciers. Leurs pouvoirs sont arrivés au contact des Némésis, une entité qui descend du ciel tuant tous les êtres vivants. Ceux qui survivent aux attaques obtiennent un don ou une malédiction. Seth est un jeune sorcier, qui ne maîtrise pas complètement ses pouvoirs, il vit avec Alma, une sorcière de renom qui lutte contre les Némésis et ainsi protège la population. Seth n'a qu'un rêve, détruire la source des Némésis : le Radiant.

Pourquoi c'est bien : Parce ce que c'est tiré d'un manga français, COCORICO ! Ce seul argument peut faire pencher la balance ! De quel côté ? On le sait très bien ! Le manga Radiant est dessiné par le talentueux et incroyable Tony Valente. Publié chez Ankama, il est le seul manga français a avoir été adapté en anime par les Japonais. On ne parle pas de collaboration comme on a pu le voir par le passé. La, il s'agit d'une adaptation japonaise du manga français conjointe avec l'auteur même du manga. Et pour cause, l'humour, l'histoire très shonen, le graphisme, les persos hauts en couleur, les codes de l'animation.... tout y est !

 

PhotoAttention, héros de shonen en colère.

 

Le studio derrière l'anime est le studio Pierrot, connu pour Naruto, on les connaît bien sûr pour leur réalisation et leur facétie. Une petite précision, l'anime est pour une tranche d'âge légèrement inférieure au manga, ce qui fait que l'histoire a du être adaptée à celle-ci. On y retrouve donc Seth et sa clique, mais on dévie légèrement de l'histoire originale tout en gardant l'esprit et son univers foisonnant. Toujours dans un souci d'originalité par rapport au médium du manga, l'anime s'attarde sur des détails laissés par l'auteur dans son manga. On comprend mieux les enjeux de l'histoire et les personnalités de chacun des personnages. Le résultat est quand même au rendez-vous et ça se tabasse bien.

Radiant a reçu de belles critiques au Japon d'auteurs reconnus comme Hiro Mashima ou bien Yusuke Murata, l'auteur de One Punch Man. Juste pour être un peu chauvin (sans s'appeler Ingrid) et regarder un anime réussi, Radiant se pose là. Au passage, seule la première saison est disponible sur Netflix. Pour voir la saison 2, ça se passe sur ADN.

Ça te plaira si t'aimes : NarutoBlack Clover, Dragon Ball, Fairy Tail et les gros shonen qui tachent.

 

Affiche officielleUne image qui irradie

 

SAMURAI CHAMPLOO

De quoi ça parle : De trois paumés, aussi revêches que riches de cœur, qui vont mêler leurs destins, leurs aventures, et apprendre que si la vie est tragique par essence, elle vaut la peine d’être vécue ensemble. Ah ils vont dérouiller un paquet de gars au katana aussi. 

Pourquoi c'est bien : Quand les créateurs de Cowboy Bebop revisitent le chanbara et les récits populaires à base de ronins et autres samouraïs, ils ne le font évidemment pas comme tout le monde. On se souvient que leur précédent chef d’oeuvre mariait génialement SF, film noir et dédale jazzy, ici ce sont le hip hop, le film de gangster et les classiques du film de sabre qui se roulent d’improbables galoches. 

L’équation paraît sur le papier plus insoluble encore que celle qui l’a précédée, et pourtant, ces ingrédients se marient avec une évidence étonnante. Grâce à un scénario follement libre, une direction artistique somptueuse, et trois héros divinement écrits, Samouraï Champloo se paie le luxe de toujours surprendre, dans le rire, dans l’action, dans la poésie. Un chef d’oeuvre, ni plus ni moins. 

Ça te plaira si t'aimes : Les classiques avec Toshirô Mifune, les films de Spike Lee et ceux de Takeshi Kitano, de Hana-Bi à Aniki, mon frère.

 

PhotoDeux lames qui ne regardent ps encore dans le même sens

 

TOKYO GHOUL 

De quoi ça parle : Les ghoules, ce sont ces sortes de vampires, des créatures immondes, innomables qui se nourissent de chair humaine pour survivre... et qui, d'apparence, n'ont pour seule distinction avec les humains que leurs yeux. Abomination parmi les abominations (ou espoir de réconciliation entre les hommes et les ghouls ?), le jeune Ken Kaneki, jeune étudiant, a reçu la greffe d'une ghoule l'ayant attaqué et grièvement blessé pour rester en vie. Humanoïde hybride, mi-humain mi-goule, borgne artificiel, il va devoir apprendre à vivre avec sa nouvelle condition, et se retrouvera vite embringué dans la guerre sans merci que se livrent le CCG (Centre de Contrôle des Ghoules qui a pour but d'exterminer toutes ces créatures du démon) et l'organisation de Ghoules nommée l'Arbre Aogiri. 

Pourquoi il faut le (re)voir tout de suite : Le mythe du vampire est constitutif de l'histoire du cinéma et des séries (on en a parlé plus en détails dans un autre dossier). Mais avec une telle histoire, on se demande parfois ce qu'il reste à en dire. Pourtant, avec toute la noirceur de ses graphismes et de son intrigue, Tokyo Ghoul réussit haut la main à se hisser dans le haut du panier des oeuvres du genre. Refusant sans détour l'idée manichéenne d'un monde humain placé du côté du bien et d'une société secrète constituée de ghoules reflétant le côté obscur de la force, il questionne la nature humaine. À mesure que l'intrigue se dévoile, les ghoules se font de moins en moins menaçantes... cédant leur statut de monstre à l'homme. 

Et quand le seul constat valable est de rappeler que l'homme est un loup pour l'autre, à commencer par lui... ne reste plus qu'à trouver une solution pour faire société, et dépasser les préjugés (si vous voulez en savoir plus sur le manga, on vous en parle en détails ICI). 

Ça te plaira si t'aimes : La Métamorphose de Franz Kafka (roman dont est inspiré la série), les films de vampires, Hunter x Hunter, Devilman.

 

photoBorgne artificiel, le fardeau de la réconciliation (im)possible 

 

WAKFU 

De quoi ça parle : 200 ans après le déluge qui a mis fin à l'âge des Dofus et a transformé les continents en archipels les choses ont bien changé... Wakfu, c'est le nom d'un monde noyé sous les larmes d'un ogre langui d'amour, et de la force primordiale et créatrice de ce monde, que tous ses habitants, les Eliatropes, utilisaient. Yugo, le héros principal de la série, vient d'un oeuf de Dofus et, privé de son monde depuis sa naissance, il se retrouve dans un monde qui n'est pas le sien : un monde peuplé d'Enutrof, de Xelor, de Iop, de Sadida, de Crâ et beaucoup d'autres... 

Pourquoi ça change : Cocorico. Une fois n'est pas coutume, cet anime nous vient d'un studio français que les adolescents des années 2000 connaissent bien car ils ont créé Dofus (l'un des MMORPG les plus connus de cette décennie) : Ankama. Adapté de l'autre jeu vidéo du même univers, développé par le même studio et sorti en 2012, Wakfu réussit l'exploit de s'approprier l'univers de Dofus, sans jamais tomber dans l'ombre du matériel d'origine. 

 

photoUne histoire d'amitié avant tout 

 

Outre son univers d'heroic fantasy médiéval et la beauté de ses graphismes, empruntant autant à la fantasmagorie de Tim Burton qu'à la gaïté de Disney et au style des animes japonais, Wakfu offre une fresque de personnages attachants, où chacun à son importance. Un récit initiatique sur fond de solidarité, de fraternité d'armes et de vie en communauté. 

Petit plus, après deux saisons très réussies, et avant une troisième un peu différente, la série a offert une mini-saison spéciale : Wakfu: La Quête des Six Dofus Eliatropes

Ça te plaira si t'aimes : Les jeux Dofus et Wakfu, One Piece, Le Seigneur des AnneauxDofus - Livre I : Julith.

 

photoReste plus qu'à regarder, parce que c'est vraiment bien.

commentaires

TheWatcher95
01/04/2020 à 16:09

@ Geoffrey Crété

Thanks !! Je m'en vais la lire de ce pas !!

@ Window

C'est bien ce que je me disais pour RADIANT :(
Je vais rester au manga papier.

Window
01/04/2020 à 15:05

Je pense que les fans du manga Radiant vont être globalement très déçus de l'anime dont les changements par rapport à l'histoire originale le réduise à une oeuvre clichée, trop enfantine, qui reprend simplement tous les codes des shonen sans avoir quelque chose en plus...
J'ai lu beaucoup d'articles concernant la raison pour laquelle il y a eu tant de changements et bon, ça n'a pas été fait pour rien. L'animation n'arrange pas les choses mais bon, on a l'habitude en ce moment ( rip nanatsu no taizai dernière saison ). Heureusement, la qualité des décors peut nous faire oublier ça ( matez-moi l’Artémis sérieux, c'est mortel ! ) Et la bande originale déchire !
Même si ma déception a été grande, j'ai quand même aimé voir en mouvement ces personnages que j'ai tant aimé même si certains sont très caricaturés par rapport au manga ( surtout Seth et Mélie ).
Sinon je suis d'accord avec la plupart des choix de l'article ( gros coup de cœur pour Carole and Tuesday ) et...
... je suis définitivement la seule personne à toujours aimer Griffith on dirait ^^

Adam
01/04/2020 à 14:28

.Yes! vous avez mis JJBA mon manga préféré. Je suis un homme simple. Je réagis!

Geoffrey Crété - Rédaction
01/04/2020 à 13:43

@TheWatcher95

Si, mais comme on en a parlé très récemment et qu'il a fallu faire des choix...

Notre critique est par là :
https://www.ecranlarge.com/saisons/critique/1169562-beastars-que-vaut-le-zootopie-hardcore-de-netflix

TheWatcher95
01/04/2020 à 13:23

Et BeastStar ? Pas un mot ? Vous n'avez pas aimé ?

"Une petite précision, l'anime est pour une tranche d'âge légèrement inférieure au manga, ce qui fait que l'histoire a du être adaptée à celle-ci"
Ce que vous dites ne me rassure pas trop. Ils ont "infantilisé" le récit ? Bien qu'à l'origine le récit ne soit pas vraiment violent l'ont ils atténué (l'intensité des bastions) ? J'adore le manga papier RADIANT mais au vu de ce que je lis de l'anime ça ne me donne plus trop envie de le découvrir.

DjFab
01/04/2020 à 11:02

Je revois justement Samurai Champloo ! Il n'a pas pris une ride, un chef d'oeuvre effectivement !

Thomas T.
31/03/2020 à 19:43

De l'ennui... sans E à la fin....

Pseudo
31/03/2020 à 19:36

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