Les nouveautés films et séries à voir sur Amazon Prime en mai

La Rédaction | 6 mai 2021 - MAJ : 07/05/2021 11:38
La Rédaction | 6 mai 2021 - MAJ : 07/05/2021 11:38

Parce qu'il n'y a pas que Netflix dans ce monde et que d'autres plateformes voient leur catalogue grandir chaque jour, chaque semaine et chaque mois, on a décidé de faire le point sur les nouveautés prévues sur Amazon Prime VideoChaque début de mois, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Amazon Prime Video dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer sur la plateforme de streaming en ce mois de mai ?

 

photoSombrez sur Prime

 

Déjà disponible

Your Name

Ça parle de quoi ? Mitsuha est une jeune lycéenne qui vit dans un village au milieu des montagnes. Taki, lui, vit au centre de Tokyo. Un jour Mitsuha rêve qu’elle est un jeune homme à Tokyo, et Taki rêve qu’il est une jeune fille dans un village de montagne. Quel secret se cache dans ces rêves ? 

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c’est un petit bijou. Plus gros succès de l’histoire du cinéma d’animation japonais, Your Name est un montage onirique, mais fluide qui s’ouvre sur plusieurs genres. Au début romance adolescente puis film catastrophe avant de prendre le virage vers le fantastique, le film de Makoto Shinkai surprend le spectateur à chaque tournant. Your Name fait rire, pleurer, surprend souvent et peut presque couper le souffle d’appréhension. 

Il s’agit d’un parcours initiatique plein de rebondissements élégamment amenés dans un Japon sublimé par des graphismes divers et simples, mais toujours sublimes. Un film qui questionne notre capacité à vivre après une catastrophe, notre capacité à oublier tout en abordant la question du genre dans la veine de l’animé Ranma ½Aussi rythmé qu’enchanteur, Your Name ravira les amateurs d’animation japonaise, mais pas que.  

Notre critique du film

 

Photo your name"Quel est ton nom ?"

 

Wind River

Ça parle de quoi ? Cory Lambert est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l’immensité sauvage du Wyoming. Lorsqu’il découvre le corps d’une femme en pleine nature, le FBI envoie Jane Banner, une jeune recrue, pour élucider ce meurtre. Fortement lié à la communauté amérindienne, il va l’aider à mener l’enquête dans ce milieu hostile, ravagé par la violence et l’isolement, où la loi des hommes s’estompe face à celle impitoyable de la nature…  

Pourquoi il faut le regarder ? Taylor Sheridan avait commencé sa carrière comme acteur, en passant chez Walker, Texas Ranger, Dr Quinn, femme médecin, ou encore La Vie à cinq. Mais il a véritablement décollé en écrivant le scénario de Sicario, le beau thriller réalisé par Denis Villeneuve, avant d'enchaîner sur Comancheria. Et s'il avait réalisé un premier film (Vile, en 2011), c'est avec Wind River en 2017 qu'il a fait ses premiers pas remarqués derrière la caméra.

La formule est simple : Elizabeth Olsen est une jeune agente du FBI, Jeremy Renner un local qui connaît le décor, et le duo va découvrir la sale vérité qui se cache sous la neige, dans cette petite communauté a priori tranquille. C'est d'autant plus évident que c'est une recette proche de Sicario, la glace à la place du sable. Taylor Sheridan n'a pas (encore) le talent de Denis Villeneuve, et Wind River manque d'un certain souffle de cinéma, notamment dans la narration un peu molle sur la fin.

Néanmoins, c'est un polar solide, qui évite suffisamment d'écueils pour rester recommandable. En espérant que le prochain film de Taylor Sheridan, Those Who Wish Me Dead avec Angelina Jolie (le 26 mai en salles aux États-Unis, mais non daté en France), soit l'occasion pour lui de passer un cap en termes de maîtrise.

Notre critique de Wind River

 

Photo Jeremy Renner, Elizabeth OlsenAvengers : presque Assemble

 

Bienvenue à Gattaca

Ça parle de quoi ? Dans un monde parfait, Gattaca est un centre d'études et de recherches spatiales pour de jeunes gens au patrimoine génétique impeccable. Jérôme, candidat idéal, voit sa vie détruite par un accident tandis que Vincent, enfant naturel, rêve de partir pour l'espace. Chacun des deux va permettre à l'autre d'obtenir ce qu'il souhaite en déjouant les lois de Gattaca.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que Bienvenue à Gattaca est une petite perle de la science-fiction moderne. Quand on regarde le long-métrage, on a l’impression de voir le modèle parfait d’un film cohérent au niveau de ses enjeux, servi par une mise en scène précise. Avant Black Mirror, le réalisateur Andrew Niccol décrit minutieusement dans une oeuvre d'anticipation des mécanismes de sélection dans un avenir proche.

Si Bienvenue à Gattaca est une belle mise en perspective d'une société totalitaire prête à tout pour convaincre du bienfait des inégalités, le long-métrage évoque à travers ce portrait futuriste, de nombreuses influences littéraires et cinématographiques de science-fiction. On peut penser notamment au roman d'Aldous HuxleyLe Meilleur des mondes, mais également aux films Soleil vert de Richard Fleischer et THX 1138 de George Lucas.

Au niveau de sa forme, la réalisation arrive à conjuguer plusieurs genres du cinéma. Le film noir rencontre la science-fiction dénonciatrice dans une intrigue concentrée autour d'une enquête policière. Enfin, quand on pense à Bienvenue à Gattaca, on voit un trio d'acteur au sommet de leur art. Le très discret Ethan Hawke, parfait pour ce héros déterminé à suivre ses rêves, côtoie une Uma Thurman aussi brillante que dans Pulp Fiction. Le dernier de la liste, Jude Law, met encore une fois en évidence son charme naturel.

Notre critique du film

 

photo, Ethan HawkeL'angoisse d'une société parfaite

 

Bientôt disponible

Adolescence Explosive - 7 mai

Ça parle de quoi ? Dans un lycée du New Jersey, certains élèves sont victimes de phénomènes d'explosions spontanées. La petite ville est plongée dans le chaos. Mara et Dylan décident de ne pas se quitter, tout en réfléchissant à ce qui vaut la peine d'être vécu, si jamais leur vie s'arrêtait demain...

Pourquoi il faut le regarder ? Depuis que Breakfast Club a déboulonné les codes et les clichés du genre, le teen movie n'a eu de cesse de se renouveler, collant aux interrogations de son temps (Easy Girl), faisant sauter ses propres limites esthétiques (Detention) ou se perdant dans les abîmes de l'expérimentation onirique (Kaboom).

Difficile, donc, d'insérer un peu plus de nouveauté. C'est pourtant ce que semble essayer de faire Spontaneous (titre original bien plus intéressant), à grands coups d'explosions corporelles. Un penchant pour le gore cartoonesque qui risque bien de servir de métaphore pour la précarité des émois adolescents et d'accélérateur des enjeux pour une histoire d'amour. A priori aussi légère que forte en second degré, celle-ci a des chances de satisfaire les amateurs de comédies romantiques, et pourquoi pas les réconcilier avec les fans de gore. Avec le teen movie, tout est possible.

 

photoEt ça fait bim, bam, boum

 

Creed et Creed II

Ça parle de quoi ? Adonis Johnson n'a jamais connu son père, le célèbre champion de boxe Apollo Creed, décédé avant sa naissance. Pourtant, il décide de prendre la relève, et retrouve la trace de Rocky Balboa pour qu'il devienne son entraîneur. Alors que le jeune Creed va atteindre des sommets, il va également aider son coach à surmonter son cancer...

Pourquoi il faut les regarder ? Spin-off surprise de la saga Rocky, Creed est le film qui a imposé Ryan Coogler dans le paysage hollywoodien. Avant de s'atteler à Black Panther, le réalisateur de Fruitvale Station s'est approprié avec brio le mythe Rocky, livrant d'ailleurs l'une des performances les plus bouleversantes de notre cher Sylvester Stallone. Porté par une mise en scène soignée et viscérale (ce fameux match en plan-séquence !), le film a su transpirer d'une rage galvanisante, tout en modernisant le propos éminemment social de son modèle.

Dès lors, Coogler a tracé une route évidente pour la suite de la franchise. Avant que Michael B. Jordan ne passe lui-même à la réalisation du troisième volet, Creed II a été dirigé avec moins d'inspiration par Steven Caple Jr.. Si le deuxième long-métrage a fait preuve d'une plus grande humilité dans son approche, il a pu néanmoins se reposer sur les acquis de son prédécesseur, notamment dans la tension de ses scènes de boxe. Et de toute façon, en amenant le retour d'Ivan Drogo (Dolph Lundgren), le film ne pouvait que toucher le jackpot.

Vous pouvez retrouver nos critiques de Creed et de Creed II.

 

Photo CreedUne saga qui bastonne

 

Deux films de David Robert Mitchell (The Myth of the American Sleepover et It Follows) - 11 mai

Ça parle de quoi ? De soirées pyjama, des premières amours, de comment on se perd, on se retrouve et de là où naissent les grands mythes. Qu’on soit traqué par la mélancolie ou une entité psycho-sexuelle insatiable. 

Pourquoi il faut les regarder ? David Robert Mitchell est un auteur atypique au sein du paysage filmique américain. Une sorte de grand écart entre les envolées adolescentes de John Hughes, l’héritage eighties d’un certain cinéma de genre (John Carpenter en tête), qui prend forme dans un cadre très proche du film noir. Ce mélange iconoclaste rend ses différents travaux toujours extrêmement stimulants, qu’ils suivent une troupe d’adolescents se dragouillant, ou observe comment ils vont affronter un monstre parmi les plus terrifiants nés sur grand écran. 

Avec ses univers dégoulinants de références, mais demeurant perpétuellement personnels et inventifs, David Robert Mitchell s’est taillé presque instantanément une place singulière au sein de la cinéphilie. Et si vous ne connaissez pas encore ses créations à la fois tendres et graves, référencées et uniques, on vous recommande chaudement de tenter l’aventure avec ces deux longs-métrages, qui se répondent si joliment. 

 

Maika MonroeUn cauchemar d'amour dissimule parfois un amour de cauchemar

 

Des hommes sans loi - 14 mai

Ça parle de quoi ? En 1931, la Virginie subit de plein fouet la Prohibition. Nés dans cet État célèbre pour sa production de whisky, Jack, Howard et Forrest décident de s'enrichir grâce au trafic d'alcool. Ces trois frères font rapidement parler d'eux. Pour les neutraliser, le FBI envoie Charlies Rakes, un agent sans pitié... 

Pourquoi il faut le regarder ? Parce qu'il n’y a personne qui rumine comme Tom Hardy sait le faire. À la tête d’un casting quatre-étoiles composé également de Jason Clarke, Guy Pearce, Jessica ChastainShia LaBeouf ou encore Mia Wasikowska, Tom Hardy joue le type bourru et pas très causant avec brio. Le film de John Hillcoat (La Route) offre un rythme soutenu jusqu’à la fin malgré une narration assez scolaire. 

Hillcoat prend des libertés dans le genre en y mêlant les codes des films de super-héros avec des touches de gore. C’est parfois un peu foutraque, mais Des hommes sans loi offre une vision multiple de l’Amérique coincée entre fantasme et puritanisme qui ravira les amateurs de films de gangsters musclésSurtout portée par une bande originale aux petits oignions, le film reste dans la veine du précédent western du scénariste Nick Cave pour Hillcoat, The Proposition Ça sent bon l'alcool frelaté et la poudre. 

Notre critique du film

 

Photo Shia LaBeoufÇa canarde sec 

 

The Underground Railroad - 14 mai

Ça parle de quoi ? Une jeune esclave du sud des États-Unis, Cora Randall, essaye de s'échapper de la plantation où elle travaille. Le jour où elle réussit, elle découvre l'existence du légendaire "Chemin de fer clandestin", un réseau sous-terrain constitué de rails et tunnels, aka Underground Railroad.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que c'est une des séries événements de l'année 2021 tout simplement. The Underground Railroad est une série de dix épisodes adaptée du roman éponyme de Colson Whitehead, récompensé du prix Pulitzer. Et pour le mettre en image, c'est le talentueux et oscarisé Barry Jenkins qui est à la barre. Après avoir marqué les esprits au cinéma avec Moonlight et Si Beale Street pouvait parlerle cinéaste débarque donc sur le petit écran.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les premières images ont impressionné. Elles présagent d'une fresque envoutante et tragique, violente et contemplative, réaliste et fantasmée, d'une période troublée de l'Histoire des États-Unis. Les premières critiques américaines l'ont d'ailleurs comparée à un mélange des styles de Jordan PeeleTerrence Malick et Andrei Tarkovski, annonçant de l'horreur, de la douceur et du mysticisme, sans compter l'identité unique de Jenkins lui-même.

Avec en plus Joel EdgertonWilliam Jackson HarperDamon HerrimanWill Poulter et surtout la jeune Thuso Mbedu dans le rôle principal, tous les signaux sont au vert.

Notre critique de Moonlight

Notre critique de Si Beale Street pouvait parler

 

 

Mission : Impossible - Protocole Fantôme - 14 mai

Ça parle de quoi ? Impliquée dans l'attentat terroriste du Kremlin, l'agence Mission Impossible (IMF) est totalement discréditée. Tandis que le président lance l'opération "Protocole Fantôme", Ethan Hunt, privé de ressources et de renfort, doit trouver le moyen de blanchir l'agence et de déjouer toute nouvelle tentative d'attentat. Mais pour compliquer encore la situation, l'agent doit s'engager dans cette mission avec une équipe de fugitifs d'IMF dont il n'a pas bien cerné les motivations…

Pourquoi il faut le regarder ? Certains considèrent ce 4e opus comme le meilleur. Leur opinion est plus que recevable. Juste après un épisode martyrisant les codes de la saga, Protocole fantôme abandonne les enjeux intimes pour proposer un Mission : Impossible pur jus, magnifiant un schéma classique qui sera repris à la lettre par la suite.

Entièrement dédié au grand spectacle, le film s'est développé autour de ses concepts. Avant même de penser à un script, Tom CruiseJ.J. Abrams et Brad Bird chorégraphiaient la fameuse séquence de Dubaï, épicentre du long-métrage. Suite d'objectifs impossibles à accomplir, de cascades aussi démentes que réelles et de bastons ultra-inventives reliées par un maigre fil d'Arianne scénaristique, ce 4e volet divertit en continu, servi par une mise en scène efficace et la bande originale à la fois respectueuse et expérimentale de Michael Giacchino.

Tout ce qu'on attend de la franchise est au rendez-vous, des passages épiques aux coups de couteau dans le dos, des scènes d'infiltration fortes en suspens aux enjeux politiques disproportionnés. Tom Cruise court tout le temps, Simon Pegg fait beaucoup de blagues sur la sécurité de ses collègues. Jeremy Renner joue un comptable, Ving Rhames fait acte de présence. Que demande le peuple ?

Le meilleur et le pire de la saga

 

photo, Tom CruiseMontée en puissance

 

La trilogie Spider-Man - 18 mai 

Ça parle de quoi ? Une trilogie de film sur le héros Spider-Man et son évolution dans son New York natal.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que Spider-Man est d'abord la trilogie de son réalisateur. Alors que Marvel n'avait pas encore son MCU, Sam Raimi a enfoncé les portes fermées du cinéma pour la maison d'édition américaine. Accompagné de Bryan Singer et ses deux films X-Men, le créateur d'Evil Dead a pris à bras le corps la richesse des comics Marvel et est parvenu à en faire de véritables films divertissants et maîtrisés de bout en bout.

Si les effets spéciaux ont parfois vieilli, surtout pour le premier opus, Sam Raimi a fait un travail de maître en partant de l'histoire d'un adolescent mal dans sa peau et de son évolution en tant qu'adulte. En effet, Peter Parker galère avec Mary Jane et n'est pas toujours à l'aise en société. Néanmoins, l'homme-araignée en devient touchant parce qu'on arrive à s'identifier à lui et à tous ses questionnements spirituels, notamment sur le fait qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités (merci oncle Ben).

Servi par le très bon trio d'acteur composé de Tobey Maguire en héros masqué, Kirsten Dunst en petite amie et James Franco en frère ennemi du héros, Spider-Man est un beau portrait du grand protecteur de New York créé par le grand dessinateur Stan Lee. Même Spider-Man 3 vaut le détour si vous voulez rire un bon coup.

Notre dossier sur la trilogie

 

Spider-Man kiss, Tobey Maguire, Kirsten DunstLe baiser mythique de la saga

 

Paperboy - 18 mai

Ça parle de quoi ? 1969, Floride. Ward Jansen, reporter au Miami Times, revient dans sa ville natale accompagné de son partenaire d’écriture Yardley Acheman. Venus à la demande de Charlotte, femme énigmatique qui entretient une correspondance avec des détenus dans le couloir de la mort, ils vont enquêter sur le cas Hillary Van Wetter, un chasseur d’alligators qui risque d’être exécuté sans preuve concluante. Persuadés de tenir l’article qui relancera leur carrière, ils sillonnent la région, et plongent dans cette communauté sordide...

Pourquoi il faut le regarder ? Depuis des années, du monde essayait d'adapter le livre de Pete Dexter, notamment Pedro Almodóvar, longtemps attaché à ce qui aurait été son premier film en anglais. C'est finalement Lee Daniels qui s'y est collé, après le phénomène Precious en 2010. Autant dire que le cinéaste était brûlant à l'époque, d'où un casting en or : Matthew McConaughey, Nicole Kidman, David Oyelowo, Zac Efron et John Cusack.

En 2012, Paperboy était l'événement du Festival de Cannes, précédé d'une petite réputation sulfureuse vu l'ambiance moite et quelques scènes-chocs (au hasard : Kidman qui pisse sur Efron). Et très vite, tout est retombé. Critique très mitigée, flop en salles (même pas 4 millions au box-office, pour un budget d'environ 12) : Paperboy a été renvoyé chez lui.

C'est donc l'occasion parfaite de redonner une chance à ce film inclassable, grotesque, excitant, envoutant et noir, où Lee Daniels a poussé tous les curseurs au maximum. Entre le polar moite des bayous, la fable sexuelle (avec une Nicole Kidman qui a rarement été aussi loin dans le jeu) et le récit nihiliste sur le non-sens de l'existence, Paperboy mérite le détour. Même si ce détour finit en impasse.

 

photo, Nicole Kidman, Matthew McConaughey, Zac EfronQuand t'attends une nomination aux Oscars

 

Riddick - 25 mai

Ça parle de quoi ? Laissé pour mort sur une planète brûlée, Riddick découvre qu'il n'est pas seul. Il y a de grosses bêtes très vilaines, et bientôt un groupe de mercenaires et chasseurs de primes, venus en enfer pour le retrouver.

Pourquoi il faut le regarder ? Il y a deux manières d'appréhender Riddick. La première est la plus triste : après l'échec tragique des Chroniques de Riddick (qui mérite clairement mieux), le réalisateur et scénariste David Twohy a dû enterrer ses ambitions de space opera. La seule manière de continuer la saga et l'empêcher de mourir était de revenir à un budget modéré (à peine 40 millions, deux ou trois fois moins que Les Chroniques de Riddick) et une petite formule.

D'où un troisième opus sous forme de remake à peine caché du film culte Pitch Black. Vin Diesel était perdu sur une planète brûlante, avec un groupe d'inconnus, et des monstres craignant la lumière... ravis de voir une éclipse arriver. Dans Riddick, Vin Diesel est perdu sur une planète brûlante, avec un groupe de mercenaires énervés, et des monstres se cachant dans l'eau... et donc ravies de voir un énorme orage tout inonder.

L'autre manière de voir tout ça est plus régressive. Oui, Riddick ne réinvente pas la poudre, et retombe dans des sentiers battus. Mais pour qui aime les grosses séries B bien troussées, type slasher SF avec grosses bêtes tapies dans l'ombre, c'est un plaisir presque entier. Et si tout ça permet de rêver encore à ce fameux Riddick 4, alors c'est un grand oui.

Notre critique de Riddick

Notre retour sur la carrière de Vin Diesel

 

Photo Vin DieselMéfiez-vous de l'eau qui sent le Diesel

 

Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne - 25 mai

Ça parle de quoi ? D'une épopée hors du commun, réunissant un reporter belge à la houppette volontaire, un capitaine au long cours porté sur la bibine, un chien sympathique, un trésor de pirates, et quantité de rebondissements étourdissants.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que Steven Spielberg revient au cinéma de grande aventure, qu'il n'avait plus abordé de front après Indiana Jones et la dernière croisade, mais se plonge pour l'occasion dans l'animation 3D, la motion capture et ses pas si virtuelles joyeusetés. Soit l'occasion de décomplexer totalement sa caméra et d'orchestrer quelques-unes des séquences les plus spectaculaires et échevelées de toute sa carrière. En témoigne une course-poursuite interminable dans les rues d'une petite ville ravagée, où le réalisateur fait preuve d'une inventivité constante, qu'à peu près personne ne parviendra à égaler avant... Ready Player One.

Cette épopée de Tintin est également l'occasion d'assister à l'improbable rencontre entre l'empereur du divertissement hollywoodien et un insubmersible classique de la bande-dessinée franco-belge. En effet, le personnage d'Indiana Jones ayant été très tôt comparé au héros inventé par Hergé, Spielberg n'a pas tardé à se familiariser avec lui et projetait de longue date de lui consacrer un long-métrage. C'est chose faite, à l'occasion de cette collaboration fructueuse avec Peter Jackson, dont on espère qu'elle sera prochainement renouvelée.

 

photoUne image emblématique

 

Panic - 28 mai

Ça parle de quoi ? Chaque année, les jeunes diplômés d'un petit village de campagne isolée s'affrontent dans un jeu illégal qui peut leur rapporter beaucoup d'argent. Confrontés à des défis lancés par des juges anonymes, les 47 compétiteurs doivent affronter leur peur jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que le pitch ressemble à la fois à la bonne grosse saga young-adult Hunger Gamesau sanglant Battle Royale et au cauchemar ambulant de Stephen King Marche ou crève. Et ce n'est pas étonnant puisque la série est l'adaptation du livre young-adult de Lauren Oliver, qui avait fait grand bruit lors de sa publication en 2014.

L'autrice s'est chargée elle-même de l'adaptation de son bouquin dans un format série, ce qui promet donc une fidélité et probablement une efficacité à toute épreuve. Jusque là, aucune bande-annonce, ni aucune image n'a été dévoilée par Amazon Prime Video. Toutefois, la plateforme a prouvé à maintes reprises qu'elle était capable de livrer des petites perles là où ne l'attendait pas, à l'image de Homecoming (notre critique), Tales from the Loop (notre critique), Undone (notre critique) ou même récemment ThemOn a donc bon espoir de se délecter d'une bonne petite SF sur fond d'horreur avec Panic.

 

Affiche officielle françaiseUne affiche qui donne envie d'en voir plus

 

10 Cloverfield Lane - 31 mai

Ça parle de quoi ? Après un accident de voiture, Michele se réveille dans l'abri souterrain d'un homme aussi mystérieux qu'inquiétant, qui prétend l'avoir extraite in extremis de la carcasse de son véhicule, tandis que de vilains aliens attaquaient la Terre. Alors que le comportement de son hôte devient de plus en plus étrange et inquiétant, elle questionne ses intentions et la réalité de l'attaque extra-terrestre.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que les films capables d'explorer humblement et intelligemment leur concept sont assez rares, et que Dan Trachtenberg nous donne ici à voir un très bel hommage aux films de SF parano des années 50, ainsi qu'aux plus belles heures de séries cultes comme La Quatrième Dimension. Trois protagonistes intelligemment caractérisés, un décor travaillé à fond par la mise en scène, un scénario minimaliste, mais malin, et surtout, un sens du suspense et de la montée en tension jamais pris en défaut assurent au film de divertir très efficacement.

De plus, la caméra sait aussi quand s'appuyer sur ses excellents comédiens, tous investis et pourvoyeurs d'émotions fortes. Entre un John Goodman parfois terrifiant (vous ne regarderez plus jamais les cornettos de la même manière), une Mary Elizabeth Winstead au jeu précis et un John Gallagher Jr. toujours aussi versatile, le spectateur risque de se payer quelques ulcères.

 

Photo John Gallagher Jr., Mary Elizabeth Winstead, John GoodmanGoodman n'est pas bonhomme

 

Mais aussi...

The Last Hour, Criminal Minds : Suspect Behaviour - saison 15, Fate/Stay Night, Grimgar : Le Monde des cendres et de fantaisieTokyo GhoulTokyo Ghoul:ReL'Attaque des Titans - saison 1,2 et 3, Esprits criminels - saison 15, Marguerite et JulienRobin des BoisCopains pour toujours et sa suite, #ChefBabysitting 2Hell DriverHorns, The Boy from MedellínIntrusionTerminator 3 : Le soulèvement des MachinesTerminator : Renaissance, P!nk: All I Know So FarGueule d'ange...

Tout savoir sur The Underground Railroad

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commentaires
Jean René
12/05/2021 à 11:51

Pourquoi Creed 2 sort maintenant sur Prime. La chronologie des médias ne s'applique pas pour ce film ?

sylvinception
07/05/2021 à 13:12

"Des hommes sans loi" ?? Z'êtes sérieux ?? (lol)

jacamel
07/05/2021 à 01:19

Revu récemment pour la 4° fois "Des hommes sans loi" : super film avec un casting de rêve. ( Shia LaBeouf, Tom Hardy, Jason Clarke, Guy Pearce, Jessica Chastain, Mia Wasikowska, Gary Oldman, Dane DeHaan, Bill Camp, Noah Taylor et même Nick cave (scénario et musique) dans un rôle de gangster)
A tous les détracteurs de Shia LaBeouf, je conseille de regarder ce film. C'est lui le 1er rôle, et non pas Tom Hardy ! Il y est impressionnant, par son jeu d'acteur, passant par de nombreuses expressions très différentes, touchantes par moment.
Guy Pearce, formidable acteur, est méprisable à souhait (à noter sa coupe de cheveux, lissée au cirage avec une brosse à dent - ou du moins ça y ressemble).
A noter aussi la prestation (certes beaucoup plus courte) de Dane DeHaan (rôle de Cricket Pate), vous savez, le mec que tout le monde (ou presque) trouve nul dans le rôle Valérian !
Et puis il y a Chastain, ... c'est Jessica Chastain, la belle rousse et même ici ... on peut l'apercevoir nue (si ça peut faire que vous regardiez ce très bon film !!!)

Gregdevil
06/05/2021 à 21:30

Gattaca est génial, super film d'anticipation.
Wind River bien aussi.
Lord of War je l'ai vu 2 fois mais pas aimé. C'est trop gros, dommage car Cage est parfait.

alshamanaac
06/05/2021 à 21:20

J'adore Gattaca, ca fait partie de ses films que je peux revoir régulièrement sans jamais me lasser... avec en plus la magnifique BO de Michael Nyman.

Si Lord of War vaut également le coup d'oeil, on ne peut malheureusement pas en dire autant du reste de la filmo du réal...

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