Riddick : critique noir c'est noir

Simon Riaux | 14 janvier 2018 - MAJ : 22/01/2019 11:13
Simon Riaux | 14 janvier 2018 - MAJ : 22/01/2019 11:13

Riddick is back. Après Pitch Black et Les Chroniques de Riddick, dont l'échec en salles a enterré les ambitions de suite, David Twohy et Vin Diesel reviennent avec un troisième opus.

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DE L'EAU DANS LE VIN

Alors que les démarches transgenres, les univers originaux et adultes aussi bien que les personnages déviants semblent avoir quasiment abandonné le grand écran américain pour migrer du côté de la télévision, Riddick fait figure d'outsider bienvenu et touchant. Fruit de l'amour démesuré de ses fans et de l'acharnement de ses géniteurs, les nouvelles aventures du furieux furyen étaient attendues par de nombreux spectateurs comme l'antidote à une palanquée de productions SF aseptisées et manichéennes, au slip gonflé de dollars et au cerveau plein d'air.

 

Image 650405Vin Diesel, tel un crocodile de l'espace


Hélas, il semble que ni Vin Diesel ni David Twohy n'aient compris grand chose au phénomène Riddick, tant ils s'avèrent incapables de faire progresser un récit qui ne demandait qu'à se transformer en saga. Si la violence, les mano à mano tendance carpaccio spatial et les vilains monstres sont plus que jamais de la partie, c'est du côté du scénario que pêchent les créateurs de ce monde impitoyable.

 

Image 630843Pourtant certains visuels ont du coffre

 

UN TRANXENE AVEC VOTRE LEXO ?

Alors que la logique voulait que nous avancions avec le personnage dans la découverte d'un univers dense et riche de multiples influences, il faudra finalement se contenter d'une relecture peu inspirée du premier épisode. En effet, après une première bobine sauvage et violemment planante, le récit abandonne purement et simplement son anti-héros nyctalope pour nous laisser en rase campagne une heure durant aux côtés de mercenaires sous Lexomil.

On a bien du mal à comprendre pourquoi le film fait ainsi fi de son atout principal et se focalise sur quelques seconds couteaux émoussés, dont le devenir viande (comme dirait l'autre) ne fait strictement aucun doute. Pire encore, il faudra supporter une sous-intrigue parfaitement débilitante, qui met face à face Riddick et un chasseur de primes un peu trop porté sur la famille. Impossible donc de se défaire d'une persistante sensation de déjà vu, encore rehaussée par l'indigence générale des comédiens.

 

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Résumé

Reste une introduction détonnante, une poignée de séquences graphiquement très abouties, ainsi que les rares passages daignant mettre Riddick au premier plan. Pas de quoi hurler au scandale ou rejeter en bloc les quelques frissons procurés par l'ensemble, mais on ressort du non-avènement de Vin Diesel avec de sérieux doutes sur sa capacité à s'extraire de la tôle froissée où il croupit depuis plus d'une décade. 

commentaires

Marc
20/01/2019 à 22:01

A quand une suite à RIDDICK ? Vin diesel si ont lui donne un rôle à sa mesure comme RIDDICK il en impose ! le premier PITCH BLACK je l'ai vu au moins 20 fois . un classique de la SF.

Stivostine
15/01/2019 à 08:05

Le 2 en d cut c chef d'oeuvre for me

jomolo
15/01/2019 à 00:29

Qui a eu l'idée d'en faire une saga à la con?
Au lieu rester sur la ligne directrice, une histoire simple, directe, une série B quoi. Allez hop, je t'étale sa vie pour le second. c'est un roi sans couronne et bla bla bla.
L'ambition de toucher le pactole en voulant créer une saga est une connerie mais énorme, à tel point qu'avec ce 3, la queue entre les jambes. Ils ont essayés de revenir aux fondamentaux mais en se gaufrant royalement :)
C'est du coté des westerns comme L'homme des hautes plaines qu'il fallait lorgner mais pas du coté des sagas SF.

oscar
14/01/2019 à 22:45

@Number6
Ahah très bien résumé ;)

Number6
14/01/2019 à 21:35

Cette saga m'a fait penser à un repas dans un restaurant étoilés qui se terminerait sur du vacherin surgelé.

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