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Charlie’s Angels, Terminator, SOS Fantômes… le féminisme hollywoodien, poison du box-office ?

Par Geoffrey Crété
7 décembre 2019
MAJ : 21 mai 2024
58 commentaires
Affiche française

Charlie’s Angels est bien parti pour se planter en salles, et rappelle que le public résiste et rejette ces superproductions estampillées féministes et MeToo.

S.O.S. Fantômes version Paul Feig, Ocean’s Eight avec Sandra Bullock, Terminator : Dark Fate avec un trio d’héroïnes, une trilogie Star Wars et un Rogue One : À Star Wars Story menés par une héroïne, Bumblebee dérivé de Transformers, un spin-off féminin de Fast & Furious annoncé, sans oublier Van Helsing devenue une femme dans une série, tout comme Zorro et Equalizer selon les dernières annonces : la vague féminine qui renverse (en apparence) les codes hollywoodiens n’est pas des plus subtiles, et a provoqué de nombreux débats parmi les fans et cinéphiles.

Et si Charlie’s Angels version 2019 (notre critique par ici) a toujours été centré sur trois héroïnes, le film a été survendu sur son étiquette féminine et féministe, entre Elizabeth Banks derrière la caméra et dans le rôle de Bosley (d’ordinaire un homme), et un discours étalé lors de la promo sur le girl power.

Le budget d’environ 55 millions attestait d’une confiance très relative des producteurs, et après un très mauvais démarrage au box-office, le film s’annonce comme un petit flop, et témoigne de la résistance du public. La question se pose donc : cette part de l’industrie va-t-elle dans le mur, en desservant et caricaturant l’idée pour servir de plat de résistance aux détracteurs ? Si oui, pourquoi ?

 

 

C’EST LA FAUTE DU PUBLIC SEXISTE

C’est un point très maladroitement évoqué par Elizabeth Banks avant la sortie de son Charlie’s Angels : « Les gens doivent aussi acheter des places pour ce film. Ce film doit faire de l’argent. Si ce film ne fait pas d’argent, ça renforce un stéréotype hollywoodien selon lequel les hommes ne vont pas voir les femmes faire des films d’action. » Sous-entendu : pour être un(e) bon(ne) féministe, il faut aller voir son film.

Un raccourci évidemment extrême, qui rappelle la sortie catastrophique de S.O.S. Fantômes en 2016. Face à la shitstorm qui s’est envolée dès l’annonce d’un reboot-remake féminin, l’équipe a oscillé entre silence poli, réponse légère ou contre-attaque sévère. Paul Feig notamment est passé par tous les stades, tout comme Leslie Jones, visée par des messages racistes. En pleine promo de son Ocean’s Eight, Sandra Bullock en avait reparlé.

Difficile néanmoins de prétendre que « le public » (cette entité vague utilisée à toutes les sauces) rejette par principe les femmes en haut de l’affiche dans le cinéma grand public. Wonder Woman et Captain Marvel ont récemment prouvé que les super-héroïnes étaient traitées comme leurs homologues masculins par le public, et pouvaient même les dépasser (Diana a battu Batman et Superman au box-office domestique, et Carol Danvers a atteint le milliard). Mais comme l’a également souligné Elizabeth Banks, avant d’être des héroïnes, ce sont des super-héroïnes, et le succès des marques Marvel et DC a beaucoup pesé dans la balance.

 

S.O.S. Fantômes 2016Résister à la haine, mais pas longtemps

 

Sauf que même sans ce boost super-héroïque, ce n’est pas une règle. Underworld, Resident Evil, Atomic Blonde, Salt, Kill Bill… quantité de films d’action menés par des héroïnes ont cartonné. Même la comparaison entre les Drôles de dames 2019 et celles des années 2000 en atteste. Charlie et ses drôles de dames a encaissé plus de 260 millions, et sa suite Charlie’s Angels : Les anges se déchaînent presque autant. Celui de Banks ne devrait même pas atteindre les 100 millions.

Les raisons sont multiples, mais le dénominateur commun reste évident : les actrices. Cameron Diaz, Drew Barrymore, Lucy Liu étaient très populaires, tout comme Angelina Jolie ou Charlize Theron. Alors que Kristen Stewart est la seule tête d’affiche de Charlie’s Angels, aux côtés de deux quasi inconnues. En outre, la force d’une marque comme Resident Evil ou la popularité des vampires sont des facteurs. Égalité des chances, les films féminins obéissent aux mêmes règles.

À noter que le sexisme n’a pas le monopole de l’excuse en semi-carton. Blâmer la méchante critique, le méchant public, la méchante météo, ou le méchant concurrent n’a rien d’étonnant ou extraordinaire. D’Alex Proyas sur Gods of Egypt à Ruben Fleischer sur Venom, d’autres ont essayé de rejeter la faute au lieu d’accepter la réalité.

 

photo, Cameron Diaz, Drew Barrymore, Lucy LiuLa Sainte Trinité du cool total

 

C’EST PARCE QUE CE SONT DE MAUVAIS FILMS

Personne ne s’est ému des flops de Catwoman, Elektra, Aeon Flux ou Ultraviolet puisque tout le monde ou presque se fiche de ces navets. Mais qui oserait dire que le succès d’un film est lié à ses qualités ? Resident Evil a cartonné pendant six films. Lucy a été un succès phénoménal. Wonder Woman et Captain Marvel sont loin d’être considérés comme des références dans le genre. Peu de monde oserait dire que Bumblebee est dramatiquement moins bon que Transformers 4 ou Transformers 5. Ou que Ocean’s Thirteen avait plus de raison d’être qu’Ocean’s Eight. Et beaucoup de cinéphiles sauteraient à la gorge de ceux qui diraient que Au revoir à jamais, avec Geena Davis, est mauvais puisqu’il n’a pas été un succès.

Après coup, il est facile de dire que le public a flairé la daube, et que l’échec est uniquement lié à cette noble cinéphilie. Mais le haut du panier du box-office indique bien chaque année que le divertissement, le spectacle, la franchise, la recette facile, passent souvent en priorité. Et l’histoire du cinéma regorge de classiques boudés par la critique et/ou le public à leur sortie. L’argument du mauvais film puni est donc de mauvaise foi.

D’autant qu’il suffit de voir comment ont été accueillies les premières minces informations sur SOS Fantômes 2016, la première photo de Terminator : Dark Fate, ou le casting de Kristen Stewart en drôle de dame, pour constater qu’une (grande) partie de ce rejet vient très tôt, bien avant que quiconque puisse détester pour de vraies raisons ces films.

 

Halle BerryUne femme moderne qui n’a pas besoin d’autres atouts que son intelligence

 

C’EST LE MANQUE D’IMAGINATION DES STUDIOS

La discussion autour d’un James Bond féminin, ou d’un spin-off autour d’une 007, est révélatrice : pourquoi transformer un héros connu, plutôt que créer un nouveau personnage ? C’est la vraie question, et certainement ce qui a tant énervé avec un Ghostbusters féminin, un Bosley féminin, un John Connor féminin, ou un Transformers avec Hailee Steinfeld.

Les exemples ne manquent pas, au-delà des films d’action. Récemment, les comédies Le Coup du siècleCe que veulent les hommes et Overboard ont ainsi échangé les rôles, pour transformer des héros en héroïnes. High Fidelity va devenir une série, mais avec une femme. Sans même parler de la qualité très discutable de ces trucs, il est bien normal de verser une larme cinéphile face à ces gros sabots paresseux.

Mais là encore, rien de neuf sous le soleil hollywoodien, ça n’a rien de propre au féminisme. Spider-Man a bien eu trois visages-renaissances en quelques années. Fast & Furious arrive tout de même à son neuvième film, et a lancé un spin-off. Les remakes, reboots, adaptations et autres dérivés sont là depuis très longtemps à ce niveau de business. Mettre en avant des héroïnes ou transformer le genre d’un héros n’est qu’une des nombreuses facettes de cette industrie de remâchage. On peut s’en attrister, s’en émouvoir, s’en agacer, mais sans mauvaise foi alors : le problème est plus global.

D’autant que si Salt et Atomic Blonde sont techniquement des films originaux, difficile de trouver ça plus audacieux ou inspiré qu’un remake de film d’action ou d’espionnage ordinaire. Ce qui prouve bien que la question est plus complexe.

 

Photo Angelina JolieL’originalité dans toute sa splendeur

 

C’EST UN EFFET DE MODE POLIQUEMENT CORRECT

Oui. Et ? Là encore, rien de nouveau. Hollywood a toujours roulé sur les autoroutes de la tranquillité. Ce business doit attirer le plus grand nombre, et qui dit large public, dit effets de mode, tendances, sujets dans l’air du temps, et remix des récents succès pour toujours plus sécuriser le succès. James Bond n’a pas changé son rapport aux femmes pour être plus poli, il a simplement évolué avec son public, à tous les étages – du choix de l’acteur aux histoires plus terre-à-terre, en passant par le visage et la nature de ses ennemis.

C’est pour ça que les blockbusters transmettent à peu près tous les mêmes valeurs autour de la sacro-sainte famille, reprennent les mêmes acteurs, et tartinent de niaiserie sentimentale tout sauvetage du monde et lutte contre un ennemi qui véhicule les valeurs opposées. Hollywood a toujours été un puissant vecteur de message, car plus ou moins discrètement implanté dans les grands récits censés être conçus pour la simple mission de divertissement.

 

photoUne première image qui a tant énervé

 

Voir plus de films avec des héroïnes n’est ni plus ni moins que la continuation d’un système qui existe avec le soutien du public, et pour lui, et prédomine le divertissement mainstream. Comme l’omniprésence des westerns à une époque, ou des super-héros aujourd’hui. Comme le formatage des corps érigés en modèles, qui a évolué au fil des décennies, et récemment donné quantité de Chris (Pratt, Hemsworth, Pine) blondinets aux yeux clairs, prisés par tous les studios. Politiquement correct est une autre manière de dire fédérateur. Soit la raison d’être des films hollywoodiens destinés au grand public.

Cette féminisation n’a d’ailleurs rien de nouveau en soi. La Fiancée de Frankenstein est arrivée 1935 et La Femme invisible, en 1940. En 1981, La Femme qui rétrécit était imaginée à partir de L’ Homme qui rétrécit. Miss Karaté Kid est venue prendre la relève en 1994, en la personne de Hilary Swank. En 2003, Battlestar Galactica a provoqué la colère des fans en faisant de Starbuck une femme, contrairement à la série d’origine Galactica – et le personnage incarné par Katee Sackhoff est finalement devenu l’un des meilleurs de la série.

Sans parler des comics, désormais omniprésents sur les écrans, et qui ont depuis des décennies proposé les versions féminines des super-héros – Catwoman en 1940, Supergirl en 1959, Spider-Woman en 1977, Miss Hulk en 1980, Lady Deathstrike en 1983…

C’était d’autres époques, où les réactions étaient largement moins violentes. Probablement, car moins discuté sur la place publique, dans le cadre de débats collectifs, politiques, sur les inégalités dans la société. Et si le phénomène s’est amplifié ces dernières années, et a été très médiatisé, il n’a toutefois rien de neuf.

 

photo, Katee SackhoffSo Say We All Motherfuckers

 

C’EST PARCE QU’IL Y A VRAIMENT DU SEXISME INSTITUTIONNALISÉ

Atomic Blonde n’a toujours pas de suite, ou alors sur Netflix un jour, alors que ce John Wick au féminin a plus encaissé que le premier morceau de Keanu Reeves énervé (plus de 100 millions). Spy avec Melissa McCarthy non plus, alors que l’équipe en parlait et que le film a cartonné (plus de 235 millions, pour 65 de budget officiel).

Bumblebee a nettement moins attiré que le pire des Transformers. Largement critiqué pour son trio d’héroïnes, Terminator : Dark Fate se vautre de manière spectaculaire, plus encore qu’un Terminator : Genisys pourtant considéré comme pire par bien du monde (y compris nous). Le facteur féminin ne peut être l’alpha et l’oméga de ces contre-performances, mais impossible de ne pas s’interroger.

 

photo, Hailee SteinfeldEntre ça et Mark Wahlberg au ralenti, le choix n’est pas simple

 

D’autant que de nombreux exemples sont là pour témoigner d’une vraie situation. Denis Villeneuve a expliqué que Sicario a effrayé les producteurs avec son personnage principal féminin. À 37 ans, Maggie Gyllenhaal a été jugée trop vieille pour un acteur de 55 ans. Rose McGowan a perdu son agent pour avoir ridiculisé une annonce de casting qui demandait de venir avec ses seins en avant pour prouver son talent.

Black Widow a longtemps été privée de merchandising parce que les boss de Marvel étaient convaincus que ça ne vendrait pas. Il aura fallu 20 films et 11 ans à Marvel pour avoir un film de super-héroïne. Et tandis que le giga-bide de Green Lantern en 2011 n’empêche pas la Warner de préparer son retour, Catwoman est toujours reléguée au second plan depuis le navet de 2004, qui a connu un échec similaire à Green Lantern – et alors même que Christopher Nolan avait ouvert le boulevard pour une renaissance avec Anne Hathaway. Elle sera à nouveau un second rôle dans The Batman.

Les exemples concrets sont nombreux. Et bien sûr, les statistiques (inégalité salariale, femmes à des postes à responsabilité) ne sont pas sorties de nulle part et donnent un aperçu de la réalité. Comme toujours, la nuance est de mise. Non, le sexisme avéré ou supposé n’explique pas tout ; oui, il est là, à Hollywood comme dans la société, et pèse donc dans la balance.

 

Photo Charlize TheronAtomic négociation

 

C’EST SE TROMPER DE CIBLE

Nul doute qu’il y a des spectateurs sexistes et misogynes qui sont tombés sur ces films pour les mauvaises raisons. Nul doute également que pas mal de ces acteurs, réalisateurs et producteurs ont de nobles intentions. Mais des deux côtés, la violence semble se diffuser et se perdre, jusqu’à créer un effet miroir absurde qui bloque chacun dans une position extrême et donc, intenable. S.O.S. Fantômes en est un parfait et triste exemple, à tous les niveaux.

Si beaucoup se sont précipités pour hurler à Paul Feig et ses actrices que le film a sûrement été un flop parce qu’il est mauvais, il ne faut pas oublier la réalité de la violence en face. Le réalisateur et son casting ont bien été visés et insultés pour autre chose que la qualité de leur travail (Leslie Jones a même eu droit à un paquet de messages racistes), et ce dès l’annonce du projet, avant la moindre image ou information. La situation devient intenable : si ça marche, c’est le lobbying féministe et la dictature de la bien-pensance. Si ça se plante, c’est la preuve que c’est ridicule, mauvais, et que personne n’est dupe.

Dire que ce S.O.S. Fantômes est un navet est une chose, mais l’enfoncer par principe sous prétexte qu’il pisse sur son enfance en est une autre. Ce qui révèle une chose : la colère vient moins contre les femmes, que contre le système qui se moque du public.

 

photo, Awkwafina, Sarah Paulson, Cate Blanchett, Sandra Bullock, RihannaAller sur Twitter : toujours une bonne idée

 

Les attaques contre ce Ghostbusters ont été si violentes et répétitives que l’équipe a fini par répondre, forcément pour remettre des pièces dans la machine et quitte à perdre son calme, et allant jusqu’à évoquer cette haine dans une scène pas très drôle du film.

Le jeu devient alors absurde. Si ce S.O.S. Fantômes remixé mérite bien d’être critiqué et remis en question pour sa nature de produit de studio, il n’est qu’un symptôme, et qu’un exemple parmi d’autres. Spider-Man enchaîne les retours et suites, Halloween a été semi-rebooté pour son 11e épisode, Rocky en est à sa huitième aventure, Batman va avoir son sixième visage au cinéma en trois décennies, et Freddy Krueger et Chucky ont plus de vies qu’un chat passé par Chernobyl. Aujourd’hui, Star Wars énerve d’ailleurs plus pour ses scénarios maladroits, sa mythologie qui tourne en rond et surexploitée par Disney, que pour la présence de Rey au premier plan.

S.O.S. Fantômes est plutôt mauvais, mais pas plus mauvais que quantité de blockbusters nuls produits chaque année et qui n’ont pas droit à cette colère. La politique du recyclage des franchises est un problème oui, mais Ghostbusters 2016 n’est qu’un représentant parmi d’autres, là encore dans un océan de projets similaires chaque année. Et si Terminator : Dark Fate et Men in Black : International sont si nuls pour beaucoup de spectateurs, c’est pour une tonne de raisons, mais pas pour le facteur féminin.

 

photo, Daisy RidleyDaisy Ridley, moins détestée que Rian Johnson

 

La question du féminisme électrise le débat et les esprits, pour le meilleur et pour le pire. C’est devenu un joker pour tout le monde, et pour les deux « camps ».

Pour les studios, c’est une arme marketing potentiellement cynique, pour surfer sur la vague et s’acheter une bonne conscience, auprès du public, mais aussi des artistes heureux d’être soutenus. Pour ceux qui se dressent en face, c’est une raison de se braquer, s’énerver, ou encore une manière de rabaisser par principe quantité de films, à un stade ou un autre, que ce soit un bide ou un succès. À tel point que ce cirque est devenu une véritable diversion pour tout le monde, qui évite les questions fondamentales – sur la qualité des films, le fonctionnement du système, le sexisme réel en coulisses.

Reste qu’après quelques bides évidents en quelques années, les studios vont forcément devoir repenser leur fausse bonne idée, trop vide et cosmétique pour berner quiconque. En ça, Birds of Prey et la Fantabuleuse Histoire de Harley Quinn sera intéressant à suivre avant Wonder Woman 1984.

Que Charlie’s Angels soit nul ou amusant, c’est encore une autre histoire. Le film sort le 25 décembre en France. Et au pire, il restera toujours les anges de la génération d’avant.

 

photo, Ella Balinska, Naomi Scott, Kristen StewartSe battre… mais contre qui ?

Rédacteurs :
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Mera

J’appelle ça le « feminist business », faire du fric en surfant sur une véritable cause, nous farcir des films « feministes metoo » dans les blockbusters sans raison, c’est vraiment insupportable (le dernier Terminator), à croire que Ripley existe pas, ni Thelma et Louise, ni Fury Road sortie 2 ans avant l’affaire Weinstein / Metoo. Bref, heureusement qu’il reste des Tarantino !

Reallu

Rien qu’a voir l’affiche on voit a des kilometre que c’est un gro navet , meme gratuit non merci perte de temps , on dirais une version parodie du film original pour certain

gregdevil

Intéressant, merci.

Déjà quand on vous annonce un reboot de Ghostbuster au féminin, du girl power dans Terminator ou le nouveau Charlie’sAngel, on sait tous que ce sont pour de pur raison marketing, ou comment surfer sur la vague féministe.

Le truk, c’est que ses mêmes studio s’adressent à des « fan »avec leurs films, et le fan percute tres vite qu’on le prend pour un jambon à caser des femmes sans aucun prétexte autre que la mode. Meme si le publique visé est plus large que la fanbase le bouche à oreille va être infecte avant même le premier tour de manivelle.
Donc d’emblée le projet part mal.

Un Captain Marvel a une raison d’être au travers de son histoire, elle est justifié, et existe déjà dans un autre média. On te met pas juste un fille parsque c’est cool et ça fais bien, bien que Marvel tire avantage de la situation.

Faire un 007 avec une femme serait à la même cata qu’avec SOS fantômes 2016.
Si la motivation première du studio est remplacer un héros par une héroïne dans le seul but d’être « in » cela n’a aucun intérêt,.

C’est comme mettre une femme à la tete d’un film de super héroïne,, juste pasque c’est une femme ! Je trouve cela complètement con, absurde et sexiste. Un comble !

En vérité

@Gregdevil

toi tu n’habites pas le pays fabuleux d’Oxymoreland, sinon tu saurais que cela s’appelle de la « discrimination positive ». Comme si accoler le terme « positif »à »discrimination » permettait d’abolir le caractère abject de ce que désigne ce terme…

Manontherun33

Les femmes n’ont malheureusement pas leur place dans des films d’actions. Ce n’est pas une histoire de sexisme mais de représentation. Exception faite des super héro qui sont par essence des hommes ou des femmes mais qui n’ont en réalité pas de sexe. Vu comme des personnages fantastiques, ils n’ont pas d’amour ou de cœur. Ils ne vivent que pour accomplir une mission, sauver le monde. Dans le cas d’être vivant normaux, la confrontation homme femme nuit énormément à l’image du film pour des raisons essentielles. tout le monde est très attaché aux règles physiques qui régissent autour d’eux. Il serait difficile d’imaginer qu’un verre tombant par terre n’explose pas en mille morceau et pourtant ça arrive. Il est aussi difficile d’imaginer qu’une femme soit plus forte qu’un homme. Ce sont des stéréotypes mais ils sont à la base de tout. On parle d’un homme fort, on dira d’une femme qu’elle est battante. Des concepts différents qui ont des limites physiques qui ne peuvent pas être enfreintes