Top films 2019 : les meilleurs films de l'année pour la rédac

La Rédaction | 24 décembre 2019 - MAJ : 25/12/2019 10:52
La Rédaction | 24 décembre 2019 - MAJ : 25/12/2019 10:52

Les trois meilleurs films de 2019, par rédacteur, avec de l'horreur, du drame, de l'amour, de l'animation, et du rire.

Comme toute rédaction qui se respecte à l'approche de la fin d'année, Ecran Large s'est réunie dans un sous-sol sombre, un soir de pleine lune, pour répondre à l'appel de C̶t̶h̶u̶l̶h̶u̶ des tops de fin d'année. L'occasion pour chacun de se repencher sur les surprises, confirmations et coups de cœur, tout en se retenant de sauter à la gorge d'un collègue.

2019 a été une riche année, où public et critique se sont retrouvés sur beaucoup de films, comme le montre le top films 2019 chez nos collègues de Cinetrafic. Place donc aux trois meilleurs films de l'année, pour chaque rédacteur, et pour rappeler que ne pas être d'accord sur les films, c'est aussi sain que simple, et ça commence dans notre équipe.

Retrouvez notre top films 2019 en vidéo par ici.

 

photo, Joaquin PhoenixSe préparer à rayonner dans les tops de 2019

 

ALEXANDRE JANOWIAK

1. THE IRISHMAN

A force de persévérance et grâce au concours de Netflix, Martin Scorsese a enfin réussi à faire son The Irishman, projet qui lui tenait à coeur depuis plus d'une dizaine d'années et basé sur le livre de Charles D. Brandt I Heard You Paint Houses. Sur le papier, on pouvait en craindre énormément de choses. D'abord, la redite avec Les Affranchis et Casino notamment sur le traitement du crime organisé. Et ensuite, les effets spéciaux sur le rajeunissement des acteurs (quasiment inédit à cette échelle) dont l'échec aurait eu raison de la bonne volonté des spectateurs.

Au visionnage, les doutes disparaissent très vite devant l'oeuvre-fleuve de 3h30 que nous propose le cinéaste américain. La technique de rajeunissement n'est sans doute pas optimale, mais le récit et son envergure prennent rapidement le dessus et les effets spéciaux deviennent instinctivement des éléments intégrés à l'histoire, notamment grâce aux partitions magistrales du trio Al Pacino-Robert De Niro-Joe Pesci.

En plus d'être une sublime fresque sur le crime organisé où Scorsese relit des motifs déjà étudiés par le passé et en sonde de nouveaux, The Irishman se transforme au fil de son avancée en film sur le temps. Une oeuvre mélancolique sur le temps qui passe, le sentiment de ne pas l'avoir vu passer et le regret final lorsqu'on comprend qu'il nous a échappé pour toujours. Terrassant.

Notre critique du film

 

Photo"Poussez-vous, The Irishman vient squatter le top 1"

 

2. ONCE UPON A TIME... IN HOLLYWOOD

À l'image du film de Martin Scorsese, le Once Upon a Time... in Hollywood de Quentin Tarantino, injustement reparti bredouille du dernier Festival de Cannes (non la Palme Dog ne compte pas), est une oeuvre marquée et construite autour d'une belle dose de mélancolie.

S'il contient la marque indéniable de son concepteur, Once Upon a Time... in Hollywood n'en est pas pour autant un trip fun meta totalement déglinguo et tordant. Ce film sur l'Hollywood de 1969, année transitoire pour l'industrie du cinéma, des séries et de l'Amérique globalement, est bien plus introspectif et se veut une jolie réflexion sur une ère terminée et perdue.

Avec son neuvième film, Quentin Tarantino rend donc hommage à cette période tout en y mettant sa patte et en y laissant sa trace. Pour lui, le cinéma est magique, libérateur, protecteur et surtout un moyen de s'évader du réel. En résulte ici, une oeuvre d'une mélancolie bouleversante, particulièrement dépressive et poétique, et surtout d'une sublime tendresse envers ses personnages incarnés par l'excellent Leonardo DiCaprio, le délirant Brad Pitt et l'émouvante Margot Robbie.

Notre critique du film

 

photo, Leonardo DiCaprio"Ah bordel, je savais que j'aurais dû les buter pour arriver premier"

 

3. MARRIAGE STORY

L'auteur de ces lignes n'aurait sans doute jamais imaginé une seule seconde placer un film de Noah Baumbach dans un de ses tops films un jour, mais comme on dit, il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.

Présenté en grande pompe à la dernière Mostra de Venise, Marriage Story est assurément l'oeuvre la plus mature et plus puissante de Noah Baumbach. Le récit du divorce des deux personnages incarnés par les excellents Adam Driver et Scarlett Johansson est magnifique et drôle à de très nombreux moments, mais surtout bouleversant par rapport à tout ce qu'il dégage sur l'incapacité d'un couple à communiquer et la disparition progressive de l'amour que l'un et l'autre se portaient.

Le travail de montage est absolument fabuleux et avec sa mise en scène très brute et simple (souvent de longues discussions en plan fixe ou plan-séquence), Noah Baumbach réussit à capter admirablement les regards, les postures et les gestes des personnages pour sonder leurs états émotionnels et les transmettre aux spectateurs. En résulte une oeuvre déchirante, écrasante et déprimante qui reste longtemps en mémoire.

Notre critique du film

 

Photo Scarlett Johansson, Adam Driver"Bon on est bloquée dans le métro, si on finit troisième ce sera déjà bien non ?"

 

CAMILLE VIGNES

1. LA FAVORITE 

Début du XVIIIe siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Exit la société contemporaine et ses dérives aberrantes mises sous le feu des projecteurs par The Lobster ou Mise à mort du cerf sacré, Yorgos Lanthimos renouvelle complètement sa façon de travailler pour laisser place à une oeuvre tout aussi loufoque que les précédentes. 

On aurait pu craindre qu’un film d’époque et en costume amoindrisse le propos du réalisateur, lui qui jongle si bien avec l’hypocrisie, le mensonge et les crimes dans ces oeuvres, mais jamais il ne se laisse intimider par ces nouveaux éléments. Encore une fois, il explose les codes du genre pour servir ses extravagances. Yorgos Lanthimos prend la bienséance à revers, enferme le spectateur dans une caméra virtuose.

Pendant que les hommes vaquent à des occupations absurdes, trois femmes se livrent une course effrénée au pouvoir, la reine et ses deux favorites. Magnifiquement incarnées par Olivia Colman (récompensé de l'Oscar de la meilleure actrice), Rachel Weisz et Emma Stone, l’histoire se fait de plus en plus féroce et file vers sa chute. 

Au fond, les choses ne changent pas tant d’une époque à une autre. Reste que l’or et le faste passés posent un masque raffiné sur un quotidien grotesque.

Notre critique est disponible ICI.  

 

photoGrands pas de deux entre deux bouffonneries

 

2. MIDSOMMAR 

Hérédité avait déjà fait très forte impression, et ce n’était que le premier long-métrage d’Ari Aster. Mais avec Midsommar, le réalisateur prend le contre-pied du genre et de son premier film pour proposer une oeuvre d’une originalité remarquable. 

Déjà le final d’Hérédité laissait échapper les prémices de Midsommar, avec l’utilisation hallucinée de la spiritualité qui terminait de déstabiliser le spectateur. Dans son nouveau film, cette spiritualité est partout. Elle catalyse l’horreur et emprisonne ses personnages dans un cauchemar mortel. Grâce à elle, grâce à l'utilisation de la lumière, à la maîtrise chirurgicale du cinéma et à la brutalité avec laquelle il filme, Ari Aster transcende le sentiment même de peur. 

Plus encore que la peur, c’est un malaise profond qui enserre le spectateur. Lorsqu’il découvre dans des peintures traditionnelles, ce qui arrivera aux personnages. Ou encore quand le réalisateur explose la vision occidentale de l'individu et que la renaissance de l'héroïne (parfaitement campée par Florence Pugh) passe aussi bien par des rituels macabres que par l'abandon de soi au profit du groupe. 

Notre critique vidéo détaillée est disponible. 

 

photoFestin pour un massacre 

 

3. DRAGONS 3 : LE MONDE CACHÉ

C’est presque plus une déclaration d’amour à la saga Dragons en générale qu’à Dragons 3 : Le Monde caché qui pourrait être fait ici. Car aussi pénétrant et poétique que soit le dernier volet de la trilogie, c’est tout le travail de Dean DeBlois qu’il faudrait pouvoir saluer. 

Passé par le conte initiatique avec Dragons pour prendre un ton résolument mature avec Dragons 2, Dean DeBlois fait définitivement entrer ses personnages dans l’âge adulte avec Dragons 3. Les choses de l’enfance sont laissées derrière et les responsabilités qui incombent à l’âge honoré.

Sans être aussi spectaculaire que le précédent chapitre, Dragons 3 : Le Monde caché déploie une histoire intelligente, profonde et intimiste, qui insiste autant sur le développement des personnages que sur leur devenir. Le film est émouvant, un peu triste, mais toujours poétique. Pour ne rien gâcher à l’ensemble, la technique atteint des sommets de maîtrise, la réalisation est toujours lisible et certains plans clairement mémorables. 

Bref, Dean DeBlois a réussi avec brio à donner une conclusion à la hauteur des attentes à sa saga. Notre critique est par ICI

 

photoUne des plus belles séquences du film  

 

ELLIOT AMOR

1. SORRY TO BOTHER YOU

Est-ce qu'on s'attendait à un film comme Sorry to Bother You ? En théorie, oui. Mais on ne s'attendait pas à ce qu'il soit réalisé par un musicien, Boots Riley, qui signe son premier film.

Sorry to Bother You raconte le parcours de Cassius "Cash" Green dans une absurde et oppressante société capitaliste où l'homme blanc règne en maître. L'univers du film est simplement le reflet du nôtre, l'intrigue et la mise en scène se contentent de le rendre plus sordide, choquant... et drôle. Car il se trouve que l'humour et la caricature sont souvent très efficaces pour parler de nos plus grands malheursCharlie Chaplin nous l'a bien fait comprendre.

Dans le film de Boots Riley, le travail sur la lumière et les couleurs est formidables, la direction du casting est juste et les guest stars sont bien sûr plaisants, on ne note pas la participation hilarante de David Cross dans le rôle de la "white voice". Et sans oublier la performance exaltante de Lakeith Stanfield, comédien qu'on aimerait voir plus souvent au cinéma.

Pour lire la critique, c'est par ici.

 

photo Tessa ThompsonEt l'Oscar des meilleures paires de de boucles d'oreille revient à...

 

2. LES ENFANTS DE LA MER

Tokyo, de nos jours, Ruka une adolescente pas trop à sa place occupe ses vacances d'été à arpenter l'aquarium où travaillent ses parents, elle y rencontre Umi et Sora, deux garçons élevés par des dugongs que les scientifiques ont rencontrés en Asie du Sud-Est. Les deux frères voient un petit quelque chose de spécial en Ruka qui leur donne envie de tisser des liens avec elle.

On commence à prendre l'habitude de mettre un film du Studio 4°C dans nos tops de fin d'année. Cette fois-ci, il s'agit d'un teen movie fantastique qui nous parle de l'importance de la vie marine, un sujet délicat dans le Japon d'aujourd'hui. Si vous n'avez jamais entendu parler de son réalisateur Ayumu Watanabe, c'est normal, aucun de ses précédents films n'avait atteint l'occident.

Les Enfants de la mer nous propose une animation ambitieuse, une patte graphique somptueuse et peu banale, des plans ostentatoires, un final à la Neon Genesis Evangelion et une bande originale signée Joe Hisaishi qu'on écoute encore.

Lisez la critique ici.

 

photo"Salut, ça te dit de former un triangle amoureux avec mon frère et moi ?"

 

3. BOOKSMART

C'est la fin du lycée, Amy et Molly, deux meilleures amies premières de la classe aimeraient bien passer une soirée en tant que simples lycéennes qui se soucient d'autres choses que de leurs diplômes. Elles vont donc tout faire pour s'incruster à une soirée ou deux, c'est là que les problèmes arrivent.

Olivia Wilde, qu'on ne savait pas si bonne réalisatrice, signe un teen movie touchant à la mise en scène excellente. En plus d'être très bien interprétés, les personnages sont drôles et convaincants, malgré l'absurdité qui règne du début à la fin. Et ça fait plutôt plaisir de nos jours, avec toutes ces œuvres où les jeunes personnages sont écrits par des gens qui ont manifestement oublié leur adolescence.

Les héroïnes de Booksmart vivent une aventure parfaitement ancrée dans notre époque, le rythme fonctionne, les péripéties ont toutes leur utilité dans une histoire qui s'attarde sur de nombreux personnages et leurs problèmes. Mention spéciale pour Billie Lourd, une des actrices les plus drôles de l'année.

 

DrogueLa drogue, c'est cool.

 

SIMON RIAUX

1. UNE VIE CACHÉE

Après trois longs-métrages avec lesquels Terrence Malick s'est penché sur la matière première de son cinéma, pour mieux la tordre, en redéfinir les contours et les limites, le cinéaste revient à un cinéma narratif, sans renier les acquis plastiques de À la merveilleKnight of Cups et Song to Song. Toujours accro au grand-angle et à l'explosion de la grammaire traditionnelle du cinéma, il se penche néanmoins sur un scénario linéaire, qui fait écho à toutes les thématiques de ses précédentes oeuvres.

Dans Une vie cachée, nous suivons le quotidien de Franz, paysan autrichien qui refusa de combattre pour l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Un parcours qui entre en écho avec les questionnements du réalisateur sur le choix, le bien, le mal, et son rapport tant à la nature qu'à la liturgie chrétienne.

Ce qui frappe ici, au-delà de la mise en scène grandiose dont l'artiste fait preuve depuis ses débuts, c'est le sentiment de voir son cinéma évoluer encore, trouver un point d'équilibre nouveau, qui rassemble en une oeuvre limpide l'ensemble des mouvements qui l'ont précédé. Grâce à un casting ahurissant de justesse, Malick retrouve aussi une puissance émotionnelle qu'il avait en partie mise de côté depuis The Tree of LifeUne vie cachée s'avère une de ses créations les plus fortes, capables de gestes déchirants, de moments de grâce imprévisibles et d'audaces visuelles toujours sidérantes, à l'image de la dernière demi-heure du film, poignante.

Notre critique du film

 

Affiche USVous avez déjà envie de pleurer. C'est normal.

 

2. EL REINO

Venu des séries, Rodrigo Sorogoyen fait montre avec son deuxième long-métrage d'un art de la mise en scène saisissant, doublé d'une précision diabolique quant à son étude de caractère. Il choisit ici de renverser totalement l'équation traditionnelle du thriller politique en nous  arrimant au destin trouble d'un politicien de seconde zone sur le point de tomber pour une vaste affaire de corruption.

Son scénario joue avec les notions d'empathie et d'identification, nous obligeant à considérer le point de vue d'un personnage mû par son seul instinct de survie, au détriment de toute forme de bien commun. l'expérience est d'autant plus marquante que chaque séquence du film vise à brouiller un peu plus les cartes, pour mieux laisser le découpage et le montage nous embarquer dans une tornade émotionnelle ravageuse.

El Reino est aussi une oeuvre passionnante formellement, peut-être une des plus hitchcockiennes de ces dernières années, en cela que son réalisateur a tout à fait digéré les règles du suspense et parvient, au gré de plans-séquences à l'articulation démente, à complexifier ses enjeux, varier les registres, tout en proposant des montées d'adrénalines innombrables. Espionnage, écoutes, cambriolage, interview, Sorogoyen transforme chaque étape de cette descente aux enfers en un chemin de croix nerveux et cinégénique.

Notre critique du film

 

photo Invraisemblable performance d'Antonio de la Torre

 

3. J'AI PERDU MON CORPS

On a beau savoir le secteur de l'animation française particulièrement créatif et dynamique, rien ne pouvait nous préparer à une réussite aussi éclatante que J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin. Il y est question d'une malheureuse main, qui revient à la vie, seule, et part à la recherche du corps qui lui fait défaut. Une quête qui nous permettra de découvrir comment ce membre s'est retrouvé esseulé, ainsi que la vie de son propriétaire.

J'ai perdu mon corps est avant tout un formidable travail de cinéma pur, de mise en scène, et de réflexion technique. Le film propose un travail sur la sensorialité et la sensualité dont découlent tous ses principes narratifs, aboutissant à une variété invraisemblable de régimes d'images et de style. Et quand les péripéties se calment, c'est pour mieux nous transpercer de part en part, grâce à séquences d'une poésie rare. Déjà abondamment commentée, une séquence de rencontre via un interphone constitue une des plus belles trouvailles dramaturgiques de ces dernières années.

On répète à l'envi combien il est artificiel de séparer cinéma "traditionnel" ou "live" et cinéma d'animation, comme on répète que le cliché décrivant le 7e Art hexagonal comme un ramassis de comédies faisandées ou de drames péteux est à côté de la plaque. Le film que voici rappelle avec éclat que la production française est encore un vivier de talents et de création parmi les plus vivaces au monde.

Notre critique du film

 

photoC'est même mieux que La Famille Addams

 

 MATHIEU JABORSKA

1. PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU

Il y en avait des films attendus cette année : ParasiteOnce Upon a Time... in HollywoodThe Irishman... Bref, que des mastodontes réalisés par des auteurs super-stars, canonisés dans la plupart des rédactions du monde. Mais pour votre serviteur, la véritable surprise est venue d'une cinéaste qui monte discrètement, mais sûrement.

Du moins jusque maintenant. Portrait de la jeune fille en feu est un véritable pavé dans la mare, qui choque paradoxalement par sa subtilité. Plastiquement hors du temps, le long-métrage met pourtant en scène dans un premier temps et avec douceur un mythe : celui de Pygmalion, tombant irrémédiablement amoureux de sa création. À partir de cette idée, Céline Sciamma bifurque vers un autre de ces mythes antiques, de façon plus orale, plus frontale, mais avec une simplicité venant chercher ce qu'il y a de touchant dans cette histoire.

En résulte une romance en forme de huis clos émotionnel, où tout s'articule autour d'une distribution parfaite confrontant les grands yeux créatifs  et expressifs de Noémie Merlant au magnétisme de Adèle Haenel. Autrement dit, une véritable expérience, dans tous les sens du terme.

Notre critique du film

 

PhotoChaque plan est un tableau, chaque tableau est un plan

 

2. PARASITE

Au contraire, la nouvelle bombe de Bong Joon-ho était l'attente de l'année, et elle n'a pas déçu. Tout pourrait donc sembler être déjà dit sur le féroce pamphlet social du cinéaste coréen. Mais c'est la force d'une oeuvre aussi riche : en surface très claire dans ses intentions, elle recèle une richesse assez inédite aux vues du nombre de décors déployés.

La rigueur qui lie l'ensemble donne juste le vertige, et chacun de ses aspects, qu'il soit technique ou thématique, constitue une fondation solide à une structure inattaquable. On pourrait parler de l'utilisation de la pluie, qui devient une sorte de ciment liant les différentes dimensions sociales évoquées tout au long de ces 2 heures 12 de métrage. Nocif ou envahissant pour certains, un simple arrière-plan pour d'autres, cet élément narratif simple et naturel est un des symboles de la construction tout en verticalité du long-métrage.

Visionner Parasite, c'est voyager avec ses attachants personnages à tous les échelons de l'échelle sociale, le tout grâce à ce que Bong Joon-ho sait faire de mieux : mélanger les genres sans les annuler pour conceptualiser son intrigue. Car si le film est impressionnant de maîtrise, il n'en demeure pas moins profondément humain.

Notre critique du film  

photoLa plus opportuniste des familles

 

3. NE COUPEZ PAS !

2020. Un lecteur d'Ecran Large rentre chez lui, lessivé. Il n'a qu'une envie : déguster un bon petit film bien au chaud chez lui. Bien conscient du bon goût des membres de la rédaction, il s'attèle à la lecture du présent article, espérant y trouver de quoi se mettre sous la dent. Le titre Ne coupez pas ! attire son regard. Méfiant, il est un peu refroidi par l'affiche, annonçant plus un Z fauché qu'une pièce maitresse de l'histoire du 7e art.

Vaincu par sa curiosité, il se renseigne un peu. Ah. Il a été réalisé en 8 jours pour un budget de 27 000 pauvres dollars par des étudiants japonais. Incapable de réprimer son désir de voir le résultat, le ou la cinéphile achète le DVD et lance le film. Et les premières minutes lui paraissent une éternité. Lassé, il songe à stopper l'expérience.

Et c'est là que tout se joue. Ne coupez pas ! est un film qui a l'audace de se mériter. Mais une fois qu'on est rentré dedans, impossible de ne pas succomber face à un véritable trésor d'inventivité qui se vit plutôt qu'il ne se raconte, au risque de gâcher un tour de force scénaristique absolument hilarant derrière lequel se terre une déclaration d'amour aussi sincère que touchante au cinéma de la débrouille. C'est irrésistible et on en sort avec une seule envie : le montrer à tous ses proches et guetter avec fébrilité leurs réactions et leurs inévitables crises de rires.

Notre critique du film

 

photoC'est bien une comédie

 

GEOFFREY CRÉTÉ

1. 90'S

90's est le premier film de Jonah Hill et c'est un tout petit film, passé un peu inaperçu. C'est aussi pour ça qu'il est précieux, et a sa place ici. À vue de nez, c'est une histoire toute simple : celle d'un môme, dans une famille difficile, qui se cherche, et va se trouver au sein d'un groupe de jeunes skateurs dans le Los Angeles des années 90. C'est le sujet bien connu de la fin de l'innocence, de l'apprentissage précoce de la vie, où l'enfance devient adolescence. Jonah Hill aborde la coming of age story avec modestie, sans chercher à révolutionner le sujet ou briser les règles.

Mais derrière cette apparence simplette, c'est un magnifique film sur la solitude, l'amitié, la violence ordinaire, et les peurs silencieuses qui rongent enfants comme adultes. L'écriture est précise et les personnages, magnifiques. De ce grand frère tiraillé et brisé, à cette bande de beaux misfits qui reculent pour mieux sauter vers leur avenir, le regard porté sur ces gens est empreint d'une profonde humanité. Et entre les choix de mise en scène (comme le format carré), la musique magnifique de Trent Reznor et Atticus Ross, et des acteurs absolument géniaux (notamment Sunny Suljic), il y a un film puissant qui se cache discrètement derrière le petit film. Un peu comme l'adolescent tourmenté qui sommeille en ce petit Stevie.

La critique complète par ici.

 

photo, Sunny Suljic, Na-kel SmithDerrière la simplicité apparente, l'émotion, forte

 

2. SORRY TO BOTHER YOU

On pourrait décrire Sorry to Bother You comme le croisement entre Spike Lee, Terry Gilliam et Black Mirror. Ce serait juste, mais ce serait presque trop facile et simpliste pour décrire le premier film de Boots Riley, sorti de nulle part pour foutre une torgnole à la start up nation et au capitalisme rampant. C'est drôle, c'est dingue, c'est ridicule, c'est imprévisible, c'est violent, et donc hautement recommandé.

Personne ne réchappe de cette satire au vitriol, qui s'attaque aux puissants, aux travailleurs, aux cyniques, aux artistes, et à tous ceux qui jouent un rôle dans ce cirque. Boots Riley filme ça avec un vrai style, a un sens du rythme souvent irrésistible, un timing comique percutant qui occupe l'image dans les grandes largeurs, et un goût pour l'absurde assez réjouissant. Un peu comme Dear White People en 2015, avec déjà la géniale Tessa Thompson, Sorry to Bother You c'est la révélation d'un cinéaste à suivre de près, qui a beaucoup de choses à dire sur le monde d'aujourd'hui.

La critique complète de Sorry to Bother You est à retrouver par ici.

 

photo, Lakeith Lee Stanfield, Tessa Thompson, Keith StanfieldTessa Thompson et Lakeith Stanfield, un duo extrêmement charmant

 

3. KNIVES AND SKIN

Knives and Skin est vraiment sorti de nulle part et grâce à UFO Distribution, il a eu droit à une sortie en salles. Tant mieux, vu comme le film de Jennifer Reeder est véritablement une expérience étonnante et sensorielle, entre rêve et cauchemar, aussi belle et tendre qu'étrange et noire. Il y a du Gregg Araki et du David Lynch (notamment du Twin Peaks) dans l'histoire de cette adolescente qui disparaît et chamboule une petite ville, et va mener ses proches à se réveiller, se révéler, ou totalement vriller.

L'ambiance envoûtante, les libertés prises dans l'écriture et la mise en scène, le soin apporté aux personnages, le regard moderne et brutal sur la sexualité et l'adolescence, les acteurs et notamment le trio de jeunes actrices excellentes (Grace Smith, Kayla Carter, Ireon Roach : fabuleuses)... Knives and Skin ne ressemble à rien d'autre, c'est une proposition forte et entière, et ça en fait un des films les plus beaux et marquants de 2019.

Et la critique complète de ce côté.

 

photo, Grace Smith, Kayla Carter, Ireon RoachTrois jeunes actrices époustouflantes

 

DÉBORAH LECHNER 

1. MIDSOMMAR

En 2018, Ari Aster avait déjà estomaqué le public avec son premier long-métrage Hérédité. Il récidive cette année avec Midsommarun conte cathartique et psychédélique aussi puissant que perturbant doublé d’une intense étude anthropologique. 

Avec sa mise en scène réfléchie et sa musique onirique, Midsommar est un cauchemar diurne qui suit Dani, brillamment campée par Florence Pugh, encore endeuillée par la mort de ses parents et qui part avec ses amis célébrer le solstice d’été dans un village reculé en Suède. Avec un groupe d’adolescents, une communauté païenne isolée et une fête ancestrale aux allures mystiques, le nécessaire était là pour honorer les standards du genre. Mais Midsommar s’éloigne des codes du récit horrifique qu’a transcendés le cinéaste dans son précédent film en choisissant d’installer l’horreur et le malaise dans un cadre ensoleillé, idyllique et bucolique dont le contraste brutal à l’image renforce un sentiment de vertige constant.

La critique entière de Midsommar est juste ici. 

 

photo, Florence PughHallucination, crime et botanique

 

2. TOY STORY 4

Après le film de 2010, on pensait que le quatrième volet de Toy Story serait celui de trop. Mais la franchise s'est offert un baroud d'honneur plus mature, mais pas moins larmoyant, qui conclut avec nostalgie et émotion une histoire entamée il y a 24 ans.

Avec une animation 3D léchée, Josh Cooley insuffle à ses jouets une humanité encore plus marquée que dans les précédents volets avec des problématiques bien connues du (grand) public. On s'étonne d'ailleurs que des thèmes aussi profonds et complexes que le déterminisme social, l'acceptation des différences ou l'émancipation soient traités avec autant de justesse et d'humour grâce au personnage réactualisé de Bo ou de nouveaux venus comme Fourchette, un jouet fabriqué à partir de déchets, qui vit mal sa nouvelle condition. Après le passage à l'âge adulte d'Andy, ce sont maintenant les jouets qui tracent leur propre chemin et si la conclusion est un peu brutale pour nous, il était temps qu'ils vivent par et pour eux-mêmes.

On parle de Toy Story 4 plus en détail par ici. 

 

photoBo, la Lara Croft de Toy Story 

 

3. EDMOND

Alexis Michalik s’est lancé le défi d’adapter au cinéma sa pièce de théâtre éponyme, un biopic romancé et pétillant autour d’Edmond Rostand et de l’écriture de son chef-d’œuvre Cyrano de Bergerac. En mélangeant les codes et en accumulant les hommages, le film brouille habilement les frontières entre théâtre et cinéma grâce à une mise en scène énergique, des plans de grande envergure et surtout, une majeure partie des dialogues écrite en vers, mais admirablement incrustée à un récit très moderne.

En plus d'être drôle, plein de panache, voir enchanteur à certains moments, l'enthousiasme et la joie de vivre sans faille des acteurs qui maîtrisent l'art de l'excès, particulièrement Olivier Gourmet dans le rôle de Coquelin, dépoussièrent le classique de la littérature française, le rendant plus accessible et moins rébarbatif. Avec ce cocktail doux et rafraichissant, pas étonnant qu'à la fin de l'envoi, il touche. 

 

photo, Thomas SolivéresThomas Solivéres joue un Edmond Rostand naïf et timide 

 

ARNOLD PETIT 

1. JOKER

Dès son annonce, Joker a défrayé la chronique et les premières critiques fusaient aussi bien du côté de Todd Phillips, à qui on avait confié le projet, que du côté de Joaquin Phoenix, choisi pour incarner celui qui est sans doute le plus grand méchant de l’univers de DC Comics. Loin des carcans de Marvel et ses films de super-héros, le réalisateur de la saga Very Bad Trip a détruit le mythe du Joker de manière époustouflante pour encore mieux réinventer.

Largement influencé par les œuvres de Martin Scorsese, le film est une immersion dans l’esprit de ce personnage en quête d’identité, humilié et battu par une ville de Gotham aussi malade que lui. Un scénario brutal qui, malgré l’époque à laquelle il se déroule, résonne de manière encore plus juste comme une critique politique et sociale profonde. Joaquin Phoenix, habité par la folie, délivre une performance mémorable que la superbe photographie et la musique de Hildur Guðnadóttir intensifient jusqu’à faire du Joker le symbole d’un appel au chaos.

Notre critique du film

 

photoThat's life

 

2.MIDSOMMAR

Après son entrée fracassante et traumatisante dans le cinéma d’horreur avec Hérédité, Ari Aster confirme son talent avec Midsommar, un trip hallucinatoire qui déborde de richesse et de maîtrise et dont personne ne revient indemne.

La pénombre anxiogène de son premier film laisse la place à un monde où la lumière règne en véritable dieu, avec un réalisateur qui renverse les perspectives, modifie les perceptions et compose chaque plan comme un tableau pour un voyage au cœur d’un univers onirique qui se transforme en cauchemar dont on ne peut pas détourner le regard. À l’image de Dani, incarnée avec brio par Florence Pugh, et de ses amis qui partent en Suède pour fêter le solstice d’été, le spectateur vit lui aussi une expérience anthropologique puissante et cruelle, accompagné par la musique lancinante de Bobby Krlic. Une épreuve cathartique et émotionnelle inoubliable, qui provoque un profond malaise tant elle est magnifique et effroyable.

Notre critique du film

 

photoPas pratique pour attraper le sel

 

3. LE CHANT DU LOUP

Pour son premier long-métrage, Antonin Baudry signe un film qui se révèle à la hauteur de ses ambitions, et plus encore.

Grâce à un incroyable travail sur le son de Lucasfilm et avec une grande expertise, aussi bien dans la mise en scène que dans le rythme ou les dialogues, le réalisateur nous plonge dès les premières minutes à l’intérieur de la singularité du monde militaire sous-marin. Le film s’empare de la thématique politique vue dans USS Alabama de Tony Scott, proche des romans de Tom Clancy, autour de l’importance de l’humain au milieu du système de dissuasion nucléaire international et l’amène dans un contexte européen pour faire grimper une tension qui s’étend jusqu’à atteindre le point de non-retour.

Un suspense haletant qui envahit les scènes intimistes où s’illustre le casting éblouissant qui réunit François Civil, Reda Kateb, Mathieu Kassovitz et Omar Sy. Si le scénario souffre de certaines facilités, Le Chant du loup est un pari risqué aux accents hollywoodiens qui s’avère finalement être une magnifique promesse pour le cinéma français.

Notre critique du film

 

photoUne immersion dans l'univers de la guerre acoustique

 

CHRISTOPHE FOLTZER

1. ONCE UPON A TIME... IN HOLLYWOOD

Dire qu'on attendait le nouveau film de Quentin Tarantino relève du doux euphémisme tant le réalisateur a toujours su cultiver le mystère autour de ses projets. Mais là, c'était un peu particulier en regard du sujet traité : le Hollywood de 1969 avec, en toile de fond l'horrible meurtre de Sharon Tate perpétré par la Manson Family.

Au final,  Once Upon a Time... in Hollywood est un sommet, dans l'industrie actuelle et dans la carrière du réalisateur. D'ailleurs, ce film mettrait un terme à sa filmographie, ce serait parfait. Tarantino prend nos attentes à contrepied en se la jouant discret sur la forme. Oui, les références et clins d'oeil pullulent, mais le film ne se permet aucun effet de style flamboyant, il reste humble du début à la fin. Étonnant de la part de QT.

Mais c'est pour mieux mettre en valeur le fond de son histoire, cette autopsie d'une époque révolue, marquée par le sang, la guerre et la contestation sociale dont seul le cinéma semble nous offrir une bulle d'air salvatrice. Pour mieux nous rappeler la dimension cathartique du média, cet antidote indispensable aux maux du monde. Cet endroit unique où les destins peuvent changer et où l'horreur peut être évitée. C'est troublant, c'est mélancolique, c'est désenchanté. C'est juste grandiose.

Notre critique pleine d'amour

 

photo, Damon HerrimanEt les bises à la famille hein !

 

2. PARASITE

Le cinéma coréen a ceci de particulier qu'il n'a jamais rechigné à mélanger les genres, passant du rire aux larmes et à l'effroi en quelques plans. Et, à ce jeu, Bong Joon-ho est probablement le meilleur. C'est en tout cas ce qu'il nous prouve avec son extraordinaire Parasite, qui n'a pas volé sa Palme d'Or.

Comme d'habitude, tout le monde en prend pour son grade dans le film, les riches sont aussi abrutis par leur condition que les pauvres et c'est un véritable bonheur de voir s'opérer ce jeu de massacre bien nihiliste comme il faut. Si on ajoute à cela une direction artistique absolument phénoménale, une direction de la photographie à tomber par terre et une mise en scène au top, sans parler des comédiens, Parasite s'impose automatiquement comme l'un des films les plus aboutis de l'année.

L'un des moins frileux également puisqu'il a, encore une fois, su capter son époque pour mieux s'en moquer. Si Bong Joon-ho attaque en règle les institutions, les systèmes et les structures psychologiques accouchées par l'ultra-libéralisme, il n'oublie jamais que les premières victimes en sont les hommes et les femmes qui le vivent, qu'importe leur place dans l'échelle sociale. C'est pour ça qu'on aime autant son cinéma, il n'oublie jamais l'humain et se permet de s'en moquer allègrement en nous ramenant tous au même niveau.

Notre critique bien sociale

 

photoPas un film qui nous endort

 

3. SYMPATHIE POUR LE DIABLE

Ah bah vous parlez d'une surprise... Et d'une claque dans la gueule, aussi ! Avec son premier film, Guillaume de Fontenay s'installe immédiatement dans le fauteuil du réalisateur à suivre de très, très près. Il en fallait des tripes pour débuter sa carrière de metteur en scène avec un film comme Sympathie pour le diable.

14 années de travail acharné, de doutes, de larmes, de colère, pour pouvoir monter son film, on comprend qu'il donne tout ce qu'il a. Et il ne pouvait en être autrement vu le sujet du film, le siège de Sarajevo à travers les yeux du reporter de guerre Paul Marchand. Niels Schneider est parfait dans le rôle de cet électron libre, écorché par la vie, mais humaniste comme peu de gens le sont, totalement dédié à sa quête de vérité.

La grande force du film, en plus d'une forme parfaite pour son sujet, d'une mise en scène au cordeau et cohérente, c'est évidemment de refuser de transformer son histoire en hagiographie bourrée de bons sentiments, d'adoucir son propos. Non, ici, toutes les zones d'ombre de chacun sont mises en lumière, celles de Marchand en premier lieu, la guerre fait peur, elle fait mal, elle fait des dégâts. Un film particulièrement éprouvant pour les nerfs et pour le coeur, une de ces expériences de cinéma magistrale et viscérale comme on en voit peu et un film qui n'a certainement pas volé ses 4 prix au dernier Festival International du Film de Saint-Jean-De-Luz.

Notre critique bouleversifiée

 

photo Sympathie pour le diableLa guerre, la vraie

commentaires

John Hudson_85132
13/01/2020 à 01:51

Le cinema Français est de plus en plus formaté sauf exception, et cette exception c' était GRACE A DIEU de Ozon, qui a eu des problémes a cause de son sujet !

Dirty Harry
28/12/2019 à 14:26

Très banal mais bon je rejoins tout le monde pour la qualité (et le plaisir que j'ai pris) sur ces trois films : Once Upon a Time in Hollywood, The Irishman et Parasite.
Mention spéciale pour El Reino : sacré pelloche et bonne barre de rire avec "Le Daim".

Dutch Schaefer
28/12/2019 à 11:27

On oublie trop souvent le MAGNIFIQUE "Trainé sur le Bitume" de S.Craig Zahler!
Perso, moi il est dans mon top ciné 2019 (même si seul la VOD lui a offert sa chance!)

captp
26/12/2019 à 17:42

excellente année de cinéma pour notre plus grand plaisir à TOUS ... on gueulent ! on gueulent ! à l'arrivé y en aura eu pour tout le monde : du disney,marvel star wars et du scorsese , Eggers,malick ...

en choisir 3 est un crève cœur vu la richesse cette année mais c'est le game :
- Parasite
- Once Upon a Time... in Hollywood
- j'ai perdu mon corps

Bonne Fête EL et continuez à être comme vous êtes .

SANCHEZ
26/12/2019 à 17:23

Mon tant attendu Top 10 :
1- Marriage Story
2- The Irishman
3- Midsommar
4- Grace à Dieu
5- Green Book
6- Parasite
7- Hors Normes
8- Les Misérables
9- J'accuse
10- La Mule

K.
26/12/2019 à 12:55

Difficile de faire un top mais je vais mettre quelques uns de mes préférés:

Parasite
Joker
Dragged Across Concrete (trop souvent oublié parce que en VOD c'est un des Best de l'année)
Once upon a time
A couteaux tirés
The Unthinkable (suédois) (excellent film passé un peu inaperçu mais qui m'a marqué et quelle prouesse technique avec un si petit budget).
Alita (bonne surprise en matière de blockbo)
Toy Story 4 (arriver à se renouveler et rester excellent au 4ieme épisode est une prouesse !).

A voir:
Irishman
Midsommar
King
Marriage Story
Le Mans 66
...etc

Vraiment une année sympa mais foirée au niveau des blockbo d'actions à mon sens, seul point noir.
L'année prochaine s'annonce sympa avec le Dune de Villeneuve, le James Bond de Kukunaga ou encore le TENET de Nolan, on aura des blockbo de qualité et c'est déjà une bonne nouvelle!

leduc23
26/12/2019 à 07:46

Ce ne sont peut être pas les films de l'années,mais super content que soit mentionné Edmond et Booksmart que j'ai beaucoup aimé également.D'autant plus surpris que j'ai pas le souvenir que vous ayez sortis des critiques pour ces films a l'epoque..

Birdy
25/12/2019 à 23:26

*vos goûts assez hétéroclites

Birdy
25/12/2019 à 23:25

merci la rédac, vous me permettez qqes séances de rattrapage dans cette année chargée.
sympa de voir vos assez hétéroclites, il y en a pour tout le monde

Flash
25/12/2019 à 22:51

*Je re-poste mon classement ici.

1) Once upon a time in Hollywood
2) The Irishman
3) Le Man 66 (Ford vs ferrari)
4) Joker
5) La mule
6) Rocket Man
7) Avenger's End Game (pas mal de défauts, une scène ridicule, mais le film à le mérite de clôturer 10 ans de marvel univers)
8) A couteau tiré
9) John Wick 3
10) Dolemite is my name

Mention aussi pour le chant du loup, l'intervention, the King, Western Stars, Scary stories.

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