Top des Meilleurs Films 2019

La Rédaction | 17 décembre 2021 - MAJ : 17/12/2021 17:01
La Rédaction | 17 décembre 2021 - MAJ : 17/12/2021 17:01

Le Top 20 des meilleurs films de 2019 selon Écran Large, avec de l'horreur, du drame, de l'amour, de l'animation, et du rire.

Comme toute rédaction qui se respecte à l'approche de la fin d'année, Écran Large s'est réunie dans un sous-sol sombre, un soir de pleine lune, pour répondre à l'appel de C̶t̶h̶u̶l̶h̶u̶ des tops de fin d'année. L'occasion pour chacun de se repencher sur les surprises, confirmations et coups de cœur, tout en se retenant de sauter à la gorge d'un collègue.

2019 a été une riche année, où public et critique se sont retrouvés sur beaucoup de films, comme le montre le top films 2019 chez nos collègues de Cinetrafic. Place donc à la liste des 20 meilleurs films de l'année pour la rédaction, et pour rappeler que ne pas être d'accord sur les films, c'est aussi sain que simple, et ça commence dans notre équipe (Dossier mis à jour en décembre 2021).

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Joaquin PhoenixSe préparer à rayonner dans les tops de 2019

 

THE IRISHMAN

Sortie 15 septembre 2021 sur Netflix - Durée 3h29

 

Robert De Niro"Poussez-vous, The Irishman vient squatter le top 2019"

 

De quoi ça parle : De Frank Sheeran, ancien soldat de la Seconde Guerre mondiale devenu gangster et tueur à gages, à Jimmy Hoffa, légendaire dirigeant syndicaliste qui a mystérieusement disparu, une grande saga sur le crime organisé dans l'Amérique de l'après-guerre.

Pourquoi c'est génial : À force de persévérance et grâce au concours de Netflix, Martin Scorsese a enfin réussi à faire son The Irishman, projet qui lui tenait à coeur depuis plus d'une dizaine d'années et basé sur le livre de Charles D. Brandt I Heard You Paint Houses. Sur le papier, on pouvait en craindre énormément de choses. D'abord, la redite avec Les Affranchis et Casino notamment sur le traitement du crime organisé. Et ensuite, les effets spéciaux sur le rajeunissement des acteurs (quasiment inédit à cette échelle) dont l'échec aurait eu raison de la bonne volonté des spectateurs.

Au visionnage, les doutes disparaissent très vite devant l'oeuvre-fleuve de 3h30 que nous propose le cinéaste américain. La technique de rajeunissement n'est sans doute pas optimale, mais le récit et son envergure prennent rapidement le dessus et les effets spéciaux deviennent instinctivement des éléments intégrés à l'histoire, notamment grâce aux partitions magistrales du trio Al Pacino-Robert De Niro-Joe Pesci.

En plus d'être une sublime fresque sur le crime organisé où Scorsese relit des motifs déjà étudiés par le passé et en sonde de nouveaux, The Irishman se transforme au fil de son avancée en film sur le temps. Une oeuvre mélancolique sur le temps qui passe, le sentiment de ne pas l'avoir vu passer et le regret final lorsqu'on comprend qu'il nous a échappé pour toujours. Terrassant.

Ça te plaira si t'aimes : Les Affranchis, Casino, Les Soprano

Notre critique de The Irishman
Film sélectionné par Alexandre Janowiak  

 

LES ENFANTS DE LA MER

Sortie 10 juillet 2019 - Durée 1h51

 

les enfants de la mer"Salut, ça te dit de former un triangle amoureux avec mon frère et moi ?"

 

De quoi ça parle : Le premier jour de ses vacances d'été, Ruka, une jeune lycéenne, se lie d'amitié avec Umi, un garçon de son âge qui a été élevé par des dugongs et semble avoir le don de communiquer avec les animaux marins, tout comme son frère Sora.

Pourquoi c'est génial : Tokyo, de nos jours, Ruka une adolescente pas trop à sa place occupe ses vacances d'été à arpenter l'aquarium où travaillent ses parents, elle y rencontre Umi et Sora, deux garçons élevés par des dugongs que les scientifiques ont rencontrés en Asie du Sud-Est. Les deux frères voient un petit quelque chose de spécial en Ruka qui leur donne envie de tisser des liens avec elle.

On commence à prendre l'habitude de mettre un film du Studio 4°C dans nos tops de fin d'année. Cette fois-ci, il s'agit d'un teen movie fantastique qui nous parle de l'importance de la vie marine, un sujet délicat dans le Japon d'aujourd'hui. Si vous n'avez jamais entendu parler de son réalisateur Ayumu Watanabe, c'est normal, aucun de ses précédents films n'avait atteint l'occident. Les Enfants de la mer nous propose une animation ambitieuse, une patte graphique somptueuse et peu banale, des plans ostentatoires, un final à la Neon Genesis Evangelion et une bande originale signée Joe Hisaishi qu'on écoute encore.

Ça te plaira si t'aimes : Les Enfants du temps, Ponyo sur la falaiseLe Mystère des pingouins

Notre critique des Enfants de la mer
Film sélectionné par Elliot Amor

 

MIDSOMMAR

Sortie 31 juillet 2019 - Durée 2h27

 

Florence PughHallucination, crime et botanique

 

De quoi ça parle : Dani et Christian forment un jeune couple au bord de la rupture. Mais une tragédie frappe la famille de Dani et Christian ne peut pas se résoudre à la quitter dans un tel moment. Il décide donc de l'emmener avec lui et ses amis à un festival d'été qui se déroule dans un village suédois reculé et n'a lieu qu'une fois tous les 90 ans. Ce qui commence comme des vacances dans un lieu paradisiaque et ensoleillé se transforme en cauchemar éveillé.

Pourquoi c'est génial : En 2018, Ari Aster avait déjà estomaqué le public avec son premier long-métrage Hérédité. Il récidive cette année avec Midsommarun conte cathartique et psychédélique aussi puissant que perturbant doublé d’une intense étude anthropologique. Avec sa mise en scène réfléchie et sa musique onirique, Midsommar est un cauchemar diurne qui suit Dani, brillamment campée par Florence Pugh, encore endeuillée par la mort de ses parents et qui part avec ses amis célébrer le solstice d’été dans un village reculé en Suède.

Avec un groupe d’adolescents, une communauté païenne isolée et une fête ancestrale aux allures mystiques, le nécessaire était là pour honorer les standards du genre. Mais Midsommar s’éloigne des codes du récit horrifique qu’a transcendés le cinéaste dans son précédent film en choisissant d’installer l’horreur et le malaise dans un cadre ensoleillé, idyllique et bucolique dont le contraste brutal à l’image renforce un sentiment de vertige constant. Le meilleur film d'horreur de 2019.

Ça te plaira si t'aimes : Hérédité, The Wicker Man

Notre critique de Midsommar
Film sélectionné par Déborah Lechner

 

PARASITE

Sortie 5 juin 2019 - Durée 2h12

 

ParasiteLa plus opportuniste des familles

 

De quoi ça parle : Une famille de débrouillards au chômage s'immisce dans la vie d'une famille riche, mentant sur leurs liens pour occuper les postes de gouvernante, chauffeur et professeur particulier. Mais ils ne se doutent pas de ce qu'ils vont découvrir sur cette maison a priori parfaite.

Pourquoi c'est génial : Au contraire, la nouvelle bombe de Bong Joon-ho était l'attente de l'année, et elle n'a pas déçu. Tout pourrait donc sembler être déjà dit sur le féroce pamphlet social du cinéaste coréen. Mais c'est la force d'une oeuvre aussi riche : en surface très claire dans ses intentions, elle recèle une richesse assez inédite aux vues du nombre de décors déployés.

La rigueur qui lie l'ensemble donne juste le vertige, et chacun de ses aspects, qu'il soit technique ou thématique, constitue une fondation solide à une structure inattaquable. On pourrait parler de l'utilisation de la pluie, qui devient une sorte de ciment liant les différentes dimensions sociales évoquées tout au long de ces 2 heures 12 de métrage. Nocif ou envahissant pour certains, un simple arrière-plan pour d'autres, cet élément narratif simple et naturel est un des symboles de la construction tout en verticalité du long-métrage.

Visionner Parasite, c'est voyager avec ses attachants personnages à tous les échelons de l'échelle sociale, le tout grâce à ce que Bong Joon-ho sait faire de mieux : mélanger les genres sans les annuler pour conceptualiser son intrigue. Car si le film est impressionnant de maîtrise, il n'en demeure pas moins profondément humain.

Ça te plaira si t'aimes : Toute la filmo de Bong Joon-ho (Memories of Murder, Snowpiercer, Mother), L'Ange exterminateur, Le Sous-sol de la peur

Notre critique de Parasite
Film sélectionné par Mathieu Jaborska

 

UNE VIE CACHÉE

Sortie 11 décembre 2019 - Durée 2h54

 

Une vie cachée : Valerie PachnerVous avez déjà envie de pleurer. C'est normal.

 

De quoi ça parle : Franz Jägerstätter, un paysan autrichien qui refuse de se battre aux côtés des nazis, et affronte le régime hitlérien avec sa foi inébranlable et son amour pour sa famille.

Pourquoi c'est génial : Après trois longs-métrages avec lesquels Terrence Malick s'est penché sur la matière première de son cinéma, pour mieux la tordre, en redéfinir les contours et les limites, le cinéaste revient à un cinéma narratif, sans renier les acquis plastiques de À la merveille, Knight of Cups et Song to Song. Toujours accro au grand-angle et à l'explosion de la grammaire traditionnelle du cinéma, il se penche néanmoins sur un scénario linéaire, qui fait écho à toutes les thématiques de ses précédentes oeuvres.

Dans Une vie cachée, nous suivons le quotidien de Franz, paysan autrichien qui refusa de combattre pour l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Un parcours qui entre en écho avec les questionnements du réalisateur sur le choix, le bien, le mal, et son rapport tant à la nature qu'à la liturgie chrétienne.

Ce qui frappe ici, au-delà de la mise en scène grandiose dont l'artiste fait preuve depuis ses débuts, c'est le sentiment de voir son cinéma évoluer encore, trouver un point d'équilibre nouveau, qui rassemble en une oeuvre limpide l'ensemble des mouvements qui l'ont précédé. Grâce à un casting ahurissant de justesse, Malick retrouve aussi une puissance émotionnelle qu'il avait en partie mise de côté depuis The Tree of Life. Une vie cachée s'avère une de ses créations les plus fortes, capables de gestes déchirants, de moments de grâce imprévisibles et d'audaces visuelles toujours sidérantes, à l'image de la dernière demi-heure du film, poignante.

Ça te plaira si t'aimes : Le Terrence Malick de Tree of Life, A la merveille, Knight of Cups, Song to Song

Notre critique d'Une vie cachée
Film sélectionné par Simon Riaux

 

ONCE UPON A TIME... IN HOLLYWOOD

Sortie 14 août 2019 -  Durée 2h41

 

LeonardoLeonardo DiCaprio qui débarque en 2019

 

De quoi ça parle : En 1969, Rick Dalton, la star déclinante d'une ancienne série western, et Cliff Booth, sa doublure de longue date, tentent de relancer leur carrière alors même que l'industrie qu'il connaissait change de jour en jour jusqu'à l'avènement du Nouvel Hollywood. Pendant ce temps, le gourou Marylin Manson rassemble les fidèles de sa "Famille" en vue d'un massacre.

Pourquoi c'est génial : À l'image du film de Martin Scorsese, le Once Upon a Time... in Hollywood de Quentin Tarantino, injustement reparti bredouille du dernier Festival de Cannes (non la Palme Dog ne compte pas), est une oeuvre marquée et construite autour d'une belle dose de mélancolie.

S'il contient la marque indéniable de son concepteur, Once Upon a Time... in Hollywood n'en est pas pour autant un trip fun meta totalement déglinguo et tordant. Ce film sur l'Hollywood de 1969, année transitoire pour l'industrie du cinéma, des séries et de l'Amérique globalement, est bien plus introspectif et se veut une jolie réflexion sur une ère terminée et perdue.

Avec son neuvième film, Quentin Tarantino rend donc hommage à cette période tout en y mettant sa patte et en y laissant sa trace. Pour lui, le cinéma est magique, libérateur, protecteur et surtout un moyen de s'évader du réel. En résulte ici, une oeuvre d'une mélancolie bouleversante, particulièrement dépressive et poétique, et surtout d'une sublime tendresse envers ses personnages incarnés par l'excellent Leonardo DiCaprio, le délirant Brad Pitt et l'émouvante Margot Robbie.

Ça te plaira si t'aimesPanique à Hollywood, Les ensorcelés

Notre critique de Once Upon a Time... in Hollywood
Film sélectionné par Alexandre Janowiak 

  

LA FAVORITE

Sortie 6 février 2019 - Durée 2h

 

La FavoriteGrands pas de deux entre deux bouffonneries

 

De quoi ça parle : Au début du XVIIIème siècle, l'Angleterre et la France sont en guerre, bien qu'à la cour, l'ambiance soit beaucoup plus festive et insouciante. La reine Anne est sur le trône, mais la gouvernance du pays est assurée par son amie, Lady Sarah, qui éprouve de forts sentiments pour elle. Lorsque l'ambitieuse Abigail Hill arrive à la cour comme nouvelle servante, elle y voit l'opportunité de renouer avec son passé aristocratique et gagne la confiance de la reine.

Pourquoi c'est génial : Début du XVIIIe siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Exit la société contemporaine et ses dérives aberrantes mises sous le feu des projecteurs par The Lobster ou Mise à mort du cerf sacré, Yorgos Lanthimos renouvelle complètement sa façon de travailler pour laisser place à une oeuvre tout aussi loufoque que les précédentes. 

On aurait pu craindre qu’un film d’époque et en costume amoindrisse le propos du réalisateur, lui qui jongle si bien avec l’hypocrisie, le mensonge et les crimes dans ces oeuvres, mais jamais il ne se laisse intimider par ces nouveaux éléments. Encore une fois, il explose les codes du genre pour servir ses extravagances. Yorgos Lanthimos prend la bienséance à revers, enferme le spectateur dans une caméra virtuose.

Pendant que les hommes vaquent à des occupations absurdes, trois femmes se livrent une course effrénée au pouvoir, la reine et ses deux favorites. Magnifiquement incarnées par Olivia Colman (récompensé de l'Oscar de la meilleure actrice), Rachel Weisz et Emma Stone, l’histoire se fait de plus en plus féroce et file vers sa chute. Au fond, les choses ne changent pas tant d’une époque à une autre. Reste que l’or et le faste passés posent un masque raffiné sur un quotidien grotesque.

Ça te plaira si t'aimesMarie Stuart, Reine d'Écosse, Deux soeurs pour un roi, Marie-Antoinette, The Duchess

Notre critique de La favorite
Film sélectionné par Camille Vignes

90'S

Sortie 24 avril 2019 - Durée 1h24

 

Sunny Suljic, Na-kel SmithDerrière la simplicité apparente, l'émotion, forte

 

De quoi ça parle : Dans le Los Angeles des années 90, Stevie, 13 ans, est passionné par le skate. C'est là qu'il s'échappe, loin de sa famille, et trouve un groupe qui va le prendre sous son aile.

Pourquoi c'est génial90's est le premier film de Jonah Hill et c'est un tout petit film, passé un peu inaperçu. C'est aussi pour ça qu'il est précieux, et a sa place ici. À vue de nez, c'est une histoire toute simple : celle d'un môme, dans une famille difficile, qui se cherche, et va se trouver au sein d'un groupe de jeunes skateurs dans le Los Angeles des années 90. C'est le sujet bien connu de la fin de l'innocence, de l'apprentissage précoce de la vie, où l'enfance devient adolescence. Jonah Hill aborde la coming of age story avec modestie, sans chercher à révolutionner le sujet ou briser les règles.

Mais derrière cette apparence simplette, c'est un magnifique film sur la solitude, l'amitié, la violence ordinaire, et les peurs silencieuses qui rongent enfants comme adultes. L'écriture est précise et les personnages, magnifiques. De ce grand frère tiraillé et brisé, à cette bande de beaux misfits qui reculent pour mieux sauter vers leur avenir, le regard porté sur ces gens est empreint d'une profonde humanité.

Et entre les choix de mise en scène (comme le format carré), la musique magnifique de Trent Reznor et Atticus Ross, et des acteurs absolument géniaux (notamment Sunny Suljic), il y a un film puissant qui se cache discrètement derrière le petit film. Un peu comme l'adolescent tourmenté qui sommeille en ce petit Stevie.

Ça te plaira si t'aimes : Booksmart, Stand by Me

Notre critique de 90's
Film sélectionné par Geoffrey Crété

 

JOKER

Sortie 9 octobre 2019 - Durée 2h02

 

Joaquin PhoenixThat's life

 

De quoi ça parle : De la naissance du Joker, de son vrai nom Arthur Fleck, un humoriste raté qui travaille dans une agence de clowns et souffre d'une maladie le poussant à rire nerveusement sans pouvoir se contrôler. 

Pourquoi c'est génial : Dès son annonce, Joker a défrayé la chronique et les premières critiques fusaient aussi bien du côté de Todd Phillips, à qui on avait confié le projet, que du côté de Joaquin Phoenix, choisi pour incarner celui qui est sans doute le plus grand méchant de l’univers de DC Comics. Loin des carcans de Marvel et ses films de super-héros, le réalisateur de la saga Very Bad Trip a détruit le mythe du Joker de manière époustouflante pour encore mieux réinventer.

Largement influencé par les œuvres de Martin Scorsese, le film est une immersion dans l’esprit de ce personnage en quête d’identité, humilié et battu par une ville de Gotham aussi malade que lui. Un scénario brutal qui, malgré l’époque à laquelle il se déroule, résonne de manière encore plus juste comme une critique politique et sociale profonde. Joaquin Phoenix, habité par la folie, délivre une performance mémorable que la superbe photographie et la musique de Hildur Guðnadóttir intensifient jusqu’à faire du Joker le symbole d’un appel au chaos.

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Notre critique de Joker
Film sélectionné par Arnold Petit

 

SYMPATHIE POUR LE DIABLE

Sortie 27 novembre 2019 - Durée 1h40

 

Sympathie pour le diableLa guerre, la vraie


De quoi ça parle
: Sarajevo, novembre 92. Le reporter de guerre Paul Marchand découvre les horreurs dans une ville assiégée, où il va devoir prendre parti.

Pourquoi c'est génial : Une surprise, et une claque. Avec son premier film, Guillaume de Fontenay s'installe immédiatement dans le fauteuil du réalisateur à suivre de très, très près. Il en fallait des tripes pour débuter sa carrière de metteur en scène avec un film comme Sympathie pour le diable.

14 années de travail acharné, de doutes, de larmes, de colère, pour pouvoir monter son film, on comprend qu'il donne tout ce qu'il a. Et il ne pouvait en être autrement vu le sujet du film, le siège de Sarajevo à travers les yeux du reporter de guerre Paul Marchand. Niels Schneider est parfait dans le rôle de cet électron libre, écorché par la vie, mais humaniste comme peu de gens le sont, totalement dédié à sa quête de vérité.

La grande force du film, en plus d'une forme parfaite pour son sujet, d'une mise en scène au cordeau et cohérente, c'est évidemment de refuser de transformer son histoire en hagiographie bourrée de bons sentiments, d'adoucir son propos. Non, ici, toutes les zones d'ombre de chacun sont mises en lumière, celles de Marchand en premier lieu, la guerre fait peur, elle fait mal, elle fait des dégâts. Un film particulièrement éprouvant pour les nerfs et pour le coeur, une de ces expériences de cinéma magistrale et viscérale comme on en voit peu et un film qui n'a certainement pas volé ses 4 prix au dernier Festival International du Film de Saint-Jean-De-Luz.

Ça te plaira si t'aimes : Harrison's Flower, L'Année de tous les dangers, La Déchirure

Notre critique de Sympathie pour le diable
Film sélectionné par Christopher Foltzer

 

DRAGONS 3 : LE MONDE CACHÉ

Sortie 6 févier 2019 - Durée 1h44

 

Dragons 3Une des plus belles séquences du film  

 

De quoi ça parle : Harold est maintenant le chef de Beurk et Krokmou est le chef des dragons, de plus en plus nombreux au point où le village manque de place. Pour les protéger des chasseurs, Harold convainc les habitants de quitter le village pour trouver le monde caché des dragons et les mettre en sécurité. 

Pourquoi c'est génial : C’est presque plus une déclaration d’amour à la saga Dragons en générale qu’à Dragons 3 : Le Monde caché qui pourrait être fait ici. Car aussi pénétrant et poétique que soit le dernier volet de la trilogie, c’est tout le travail de Dean DeBlois qu’il faudrait pouvoir saluer. Passé par le conte initiatique avec Dragons pour prendre un ton résolument mature avec Dragons 2, Dean DeBlois fait définitivement entrer ses personnages dans l’âge adulte avec Dragons 3. Les choses de l’enfance sont laissées derrière et les responsabilités qui incombent à l’âge honoré.

Sans être aussi spectaculaire que le précédent chapitre, Dragons 3 : Le Monde caché déploie une histoire intelligente, profonde et intimiste, qui insiste autant sur le développement des personnages que sur leur devenir. Le film est émouvant, un peu triste, mais toujours poétique. Pour ne rien gâcher à l’ensemble, la technique atteint des sommets de maîtrise, la réalisation est toujours lisible et certains plans clairement mémorables. Bref, Dean DeBlois a réussi avec brio à donner une conclusion à la hauteur des attentes à sa saga.

Ça te plaira si t'aimes : Dragon 1 et 2, EragonPeter et Elliott le dragon

Notre critique de Dragons 3 : Le Monde caché
Film sélectionné par Elliot Amor

 

PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU

Sortie 18 septembre 2019 - Durée 2h02

 

Portrait de la jeune fille en feuChaque plan est un tableau, chaque tableau est un plan

 

De quoi ça parle : En 1770, Marianne est engagée pour peindre le portrait de mariage d'Héloïse, une jeune femme rentrée du couvent qui ne veut pas se marier, et refuse donc de poser pour elle. Marianne est présentée à Héloïse en tant que dame de compagnie pour pouvoir l'observer et la peindre en secret.

Pourquoi c'est génial : Il y en avait des films attendus cette année : ParasiteOnce Upon a Time... in HollywoodThe Irishman... Bref, que des mastodontes réalisés par des auteurs super-stars, canonisés dans la plupart des rédactions du monde. Mais pour votre serviteur, la véritable surprise est venue d'une cinéaste qui monte discrètement, mais sûrement.

Du moins jusque maintenant. Portrait de la jeune fille en feu est un véritable pavé dans la mare, qui choque paradoxalement par sa subtilité. Plastiquement hors du temps, le long-métrage met pourtant en scène dans un premier temps et avec douceur un mythe : celui de Pygmalion, tombant irrémédiablement amoureux de sa création. À partir de cette idée, Céline Sciamma bifurque vers un autre de ces mythes antiques, de façon plus orale, plus frontale, mais avec une simplicité venant chercher ce qu'il y a de touchant dans cette histoire.

En résulte une romance en forme de huis clos émotionnel, où tout s'articule autour d'une distribution parfaite confrontant les grands yeux créatifs  et expressifs de Noémie Merlant au magnétisme de Adèle Haenel. Autrement dit, une véritable expérience, dans tous les sens du terme.

Ça te plaira si t'aimes : Carol, La leçon de pianoLe Secret de Brokeback Mountain

Notre critique de Portrait de la jeune fille en feu
Film sélectionné par Mathieu Jaborska

 

EL REINO

Sortie 17 avril 2019 - Durée 2h11

 

El Reino Invraisemblable performance d'Antonio de la Torre


De quoi ça parle
: Homme politique influent dans sa région, destiné à prendre la direction de son parti, Manuel López-Vidal se retrouve impliqué dans une affaire de corruption. Le début d'un engrenage infernal.

Pourquoi c'est génial : Venu des séries, Rodrigo Sorogoyen fait montre avec son deuxième long-métrage d'un art de la mise en scène saisissant, doublé d'une précision diabolique quant à son étude de caractère. Il choisit ici de renverser totalement l'équation traditionnelle du thriller politique en nous  arrimant au destin trouble d'un politicien de seconde zone sur le point de tomber pour une vaste affaire de corruption.

Son scénario joue avec les notions d'empathie et d'identification, nous obligeant à considérer le point de vue d'un personnage mû par son seul instinct de survie, au détriment de toute forme de bien commun. l'expérience est d'autant plus marquante que chaque séquence du film vise à brouiller un peu plus les cartes, pour mieux laisser le découpage et le montage nous embarquer dans une tornade émotionnelle ravageuse.

El Reino est aussi une oeuvre passionnante formellement, peut-être une des plus hitchcockiennes de ces dernières années, en cela que son réalisateur a tout à fait digéré les règles du suspense et parvient, au gré de plans-séquences à l'articulation démente, à complexifier ses enjeux, varier les registres, tout en proposant des montées d'adrénalines innombrables. Espionnage, écoutes, cambriolage, interview, Sorogoyen transforme chaque étape de cette descente aux enfers en un chemin de croix nerveux et cinégénique.

Ça te plaira si t'aimes : House of Cards, Les Marches du pouvoir, Primary Colors

Notre critique d'El Reino
Film sélectionné par Simon Riaux

 

SORRY TO BOTHER YOU

Sortie 30 janvier 2019 - Durée 1h51

 

Tessa ThompsonEt l'Oscar des meilleures paires de de boucles d'oreille revient à...

 

De quoi ça parle : Lorsque Cassius Green décroche un travail de télémarketeur, il met les pieds dans une entreprise où s'enrichir est à portée de main. D'un coup, il peut accéder à la belle vie. Sauf que la réalité est légèrement plus macabre et imprévisible.

Pourquoi c'est génial : Est-ce qu'on s'attendait à un film comme Sorry to Bother You ? En théorie, oui. Mais on ne s'attendait pas à ce qu'il soit réalisé par un musicien, Boots Riley, qui signe son premier film. Sorry to Bother You raconte le parcours de Cassius "Cash" Green dans une absurde et oppressante société capitaliste où l'homme blanc règne en maître.

L'univers du film est simplement le reflet du nôtre, l'intrigue et la mise en scène se contentent de le rendre plus sordide, choquant... et drôle. Car il se trouve que l'humour et la caricature sont souvent très efficaces pour parler de nos plus grands malheurs, Charlie Chaplin nous l'a bien fait comprendre.

Dans le film de Boots Riley, le travail sur la lumière et les couleurs est formidables, la direction du casting est juste et les guest stars sont bien sûr plaisants, on ne note pas la participation hilarante de David Cross dans le rôle de la "white voice". Et sans oublier la performance exaltante de Lakeith Stanfield, comédien qu'on aimerait voir plus souvent au cinéma.

Ça te plaira si t'aimes : Brazil, Dear White People, Get Out

Notre critique de Sorry to Bother You
Film sélectionné par Elliot Amor

 

KNIVES AND SKIN

Sortie 20 novembre 2019 - Durée 1h52

 

photo, Grace Smith, Kayla Carter, Ireon RoachTrois jeunes actrices époustouflantes

 

De quoi ça parle : La disparition d'une adolescente du nom de Carolyn Harper chamboule une petite ville tranquille. Tandis que sa mère sombre dans la panique, les trois amies de Carolyn commencent à dériver, touchées par une profonde tristesse et inquiétude...

Pourquoi c'est génialKnives and Skin est vraiment sorti de nulle part et grâce à UFO Distribution, il a eu droit à une sortie en salles. Tant mieux, vu comme le film de Jennifer Reeder est véritablement une expérience étonnante et sensorielle, entre rêve et cauchemar, aussi belle et tendre qu'étrange et noire. Il y a du Gregg Araki et du David Lynch (notamment du Twin Peaks) dans l'histoire de cette adolescente qui disparaît et chamboule une petite ville, et va mener ses proches à se réveiller, se révéler, ou totalement vriller.

L'ambiance envoûtante, les libertés prises dans l'écriture et la mise en scène, le soin apporté aux personnages, le regard moderne et brutal sur la sexualité et l'adolescence, les acteurs et notamment le trio de jeunes actrices excellentes (Grace Smith, Kayla Carter, Ireon Roach : fabuleuses)... Knives and Skin ne ressemble à rien d'autre, c'est une proposition forte et entière, et ça en fait un des films les plus beaux et marquants de 2019.

Ça te plaira si t'aimes : Twin Peaks et Gregg Araki (Doom Generation, Nowhere)

Notre critique de Knives and Skin
Film sélectionné par Geoffrey Crété

 

LE CHANT DU LOUP

Sortie 20 février 2019 - Durée 1h56

 

Le chant du loupUne immersion dans l'univers de la guerre acoustique

 

De quoi ça parle : Réputé pour avoir une ouïe infaillible, Chanteraide fait partie des "oreilles d'or" de la Marine nationale, et travaille dans à bord d'un sous-marin nucléaire d'attaque français. Le spécialiste de la guerre acoustique commet cependant une erreur d'analyse qui met en danger tout un équipage. En cherchant à réparer sa faute, il se retrouve au milieu d'un conflit majeur. 

Pourquoi c'est génial : Pour son premier long-métrage, Antonin Baudry signe un film qui se révèle à la hauteur de ses ambitions, et plus encore. Grâce à un incroyable travail sur le son de Lucasfilm et avec une grande expertise, aussi bien dans la mise en scène que dans le rythme ou les dialogues, le réalisateur nous plonge dès les premières minutes à l’intérieur de la singularité du monde militaire sous-marin.

Le film s’empare de la thématique politique vue dans USS Alabama de Tony Scott, proche des romans de Tom Clancy, autour de l’importance de l’humain au milieu du système de dissuasion nucléaire international et l’amène dans un contexte européen pour faire grimper une tension qui s’étend jusqu’à atteindre le point de non-retour. Un suspense haletant qui envahit les scènes intimistes où s’illustre le casting éblouissant qui réunit François Civil, Reda Kateb, Mathieu Kassovitz et Omar Sy. Si le scénario souffre de certaines facilités, Le Chant du loup est un pari risqué aux accents hollywoodiens qui s’avère finalement être une magnifique promesse pour le cinéma français.

Ça te plaira si t'aimes : USS Alabama, À la poursuite d'Octobre RougeK-19 : Le Piège des profondeurs

Notre critique du Chant du loup
Film sélectionné par Arnold Petit

 

J'AI PERDU MON CORPS

Sortie 6 novembre 2019 - Durée 1h21

 

J'ai perdu mon corpsC'est même mieux que La Famille Addams

 

De quoi ça parle : Une main coupée s’échappe d’un laboratoire parisien bien décidée à retrouver son corps avec l'aide de deux adolescents.

Pourquoi c'est génial : On a beau savoir le secteur de l'animation française particulièrement créatif et dynamique, rien ne pouvait nous préparer à une réussite aussi éclatante que J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin. Il y est question d'une malheureuse main, qui revient à la vie, seule, et part à la recherche du corps qui lui fait défaut. Une quête qui nous permettra de découvrir comment ce membre s'est retrouvé esseulé, ainsi que la vie de son propriétaire.

J'ai perdu mon corps est avant tout un formidable travail de cinéma pur, de mise en scène, et de réflexion technique. Le film propose un travail sur la sensorialité et la sensualité dont découlent tous ses principes narratifs, aboutissant à une variété invraisemblable de régimes d'images et de style. Et quand les péripéties se calment, c'est pour mieux nous transpercer de part en part, grâce à séquences d'une poésie rare. Déjà abondamment commentée, une séquence de rencontre via un interphone constitue une des plus belles trouvailles dramaturgiques de ces dernières années.

On répète à l'envi combien il est artificiel de séparer cinéma "traditionnel" ou "live" et cinéma d'animation, comme on répète que le cliché décrivant le 7e Art hexagonal comme un ramassis de comédies faisandées ou de drames péteux est à côté de la plaque. Le film que voici rappelle avec éclat que la production française est encore un vivier de talents et de création parmi les plus vivaces au monde.

Ça te plaira si t'aimes : Tokyo Godfathers

Notre critique de J'ai perdu mon corps
Film sélectionné par Simon Riaux

 

MARRIAGE STORY

Sortie 6 décembre 2019 sur Netflix - Durée 2h17

 

Photo Scarlett Johansson, Adam Driver"Bon on est bloquée dans le métro, si on finit troisième ce sera déjà bien non ?"

 

De quoi ça parle : Charlie et Nicole décident de divorcer. Et ce sera une bataille, dont personne ne ressortira indemne.

Pourquoi c'est génial : L'auteur de ces lignes n'aurait sans doute jamais imaginé une seule seconde placer un film de Noah Baumbach dans un de ses tops films un jour, mais comme on dit, il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.

Présenté en grande pompe à la dernière Mostra de Venise, Marriage Story est assurément l'oeuvre la plus mature et plus puissante de Noah Baumbach. Le récit du divorce des deux personnages incarnés par les excellents Adam Driver et Scarlett Johansson est magnifique et drôle à de très nombreux moments, mais surtout bouleversant par rapport à tout ce qu'il dégage sur l'incapacité d'un couple à communiquer et la disparition progressive de l'amour que l'un et l'autre se portaient.

Le travail de montage est absolument fabuleux et avec sa mise en scène très brute et simple (souvent de longues discussions en plan fixe ou plan-séquence), Noah Baumbach réussit à capter admirablement les regards, les postures et les gestes des personnages pour sonder leurs états émotionnels et les transmettre aux spectateurs. En résulte une oeuvre déchirante, écrasante et déprimante qui reste longtemps en mémoire.

Ça te plaira si t'aimes : Kramer contre Kramer, Les Noces rebelles, Blue Valentine

Notre critique de Marriage Story
Film sélectionné par Alexandre Janowiak 

 

TOY STORY 4

Sortie 26 juin 2019 - Durée 1h40

 

Toy Story 4Bo, la Lara Croft de Toy Story 

 

De quoi ça parle : Le jour de sa première rentrée à la maternelle, Bonnie fabrique avec une fourchette en plastique un nouveau jouet qui devient son préféré. Mais Fourchette se considère comme un déchet et cherche donc à sauter dans une poubelle. Woody veut alors lui faire comprendre l'importance d'être aimé par un enfant. C'est comme ça qu'il croise le chemin de Bo alias La Bergère, qui avait disparu depuis Toy Story 2.

Pourquoi c'est génial : Après le film de 2010, on pensait que le quatrième volet de Toy Story serait celui de trop. Mais la franchise s'est offert un baroud d'honneur plus mature, mais pas moins larmoyant, qui conclut avec nostalgie et émotion une histoire entamée il y a 24 ans.

Avec une animation 3D léchée, Josh Cooley insuffle à ses jouets une humanité encore plus marquée dans Toy Story 4 que dans les précédents volets avec des problématiques bien connues du (grand) public. On s'étonne d'ailleurs que des thèmes aussi profonds et complexes que le déterminisme social, l'acceptation des différences ou l'émancipation soient traités avec autant de justesse et d'humour grâce au personnage réactualisé de Bo ou de nouveaux venus comme Fourchette, un jouet fabriqué à partir de déchets, qui vit mal sa nouvelle condition.

Après le passage à l'âge adulte d'Andy, ce sont maintenant les jouets qui tracent leur propre chemin et si la conclusion est un peu brutale pour nous, il était temps qu'ils vivent par et pour eux-mêmes.

Ça te plaira si t'aimes : Les trois autres films Toy Story, Cars, Monstres et compagnie

Notre critique de Toy Story 4
Film sélectionné par Déborah Lechner

 

NE COUPEZ PAS !

Sortie 24 avril 2019 - Durée 1h36

 

Ne coupez pasC'est bien une comédie

 

De quoi ça parle : Le tournage d'un film de zombie fauché vire au cauchemar quand de vrais zombies apparaissent.

Pourquoi c'est génial : 2020. Un lecteur d'Écran Large rentre chez lui, lessivé. Il n'a qu'une envie : déguster un bon petit film bien au chaud chez lui. Bien conscient du bon goût des membres de la rédaction, il s'attèle à la lecture du présent article, espérant y trouver de quoi se mettre sous la dent. Le titre Ne coupez pas ! attire son regard. Méfiant, il est un peu refroidi par l'affiche, annonçant plus un Z fauché qu'une pièce maitresse de l'histoire du 7e art.

Vaincu par sa curiosité, il se renseigne un peu. Ah. Il a été réalisé en 8 jours pour un budget de 27 000 pauvres dollars par des étudiants japonais. Incapable de réprimer son désir de voir le résultat, le ou la cinéphile achète le DVD et lance le film. Et les premières minutes lui paraissent une éternité. Lassé, il songe à stopper l'expérience.

Et c'est là que tout se joue. Ne coupez pas ! est un film qui a l'audace de se mériter. Mais une fois qu'on est rentré dedans, impossible de ne pas succomber face à un véritable trésor d'inventivité qui se vit plutôt qu'il ne se raconte, au risque de gâcher un tour de force scénaristique absolument hilarant derrière lequel se terre une déclaration d'amour aussi sincère que touchante au cinéma de la débrouille. C'est irrésistible et on en sort avec une seule envie : le montrer à tous ses proches et guetter avec fébrilité leurs réactions et leurs inévitables crises de rires.

Ça te plaira si t'aimes : Shaun of the Dead, Ça tourne à Manhattan, Bienvenue à Zombieland

Notre critique de Ne coupez pas !
Film sélectionné par Mathieu Jaborska

 

FAQ

QUELS SONT LES MEILLEURS FILMS DE 2019 SUR NETFLIX ?

Parmi les films de 2019 à voir sur Netflix, il y a le larmoyant Marriage Story, le thriller mafieux The Irishman, le film historique Le Roi, le film d'horreur Wounds, le biopic Dolemite is my name, le film de Noël Klaus, le teen movie Booksmart, le film d'action Triple frontière, le drame sportif High Flying Bird et le film de science-fiction The Wandering Earth

QUELS SONT LES PIRES FILMS DE 2019 SUR NETFLIX ?

Il y a le trop timide Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, la tentative SF échouée I Am Mother, le mauvais thriller néo-noir Polar, la comédie d'action Shaft ou le trop ambitieux Paris est à nous.

QUELS SONT LES PLUS GROS SUCCÈS DE 2019 ?

Disney est le grand vainqueur de 2019. Le plus gros succès de l'année au box-office mondial est évidemment Avengers : Endgame avec 2,7 milliards de dollars. En France, le film de super-héros a réalisé plus de six millions d'entrées. La même année, Marvel a sorti deux films à plus d'un milliard de recettes : Captain Marvel et Spider-Man : Far from Home. De leur côté, Star Wars : L'Ascension de Skywalker, Toy Story 4,  Le Roi Lion, Aladdin et La Reine des neiges 2 ont eux aussi franchi le milliard de dollars au box-office mondial.

QUELS SONT LES PIRES FILMS DE 2019 ?

On peut citer l'insipide Men in Black : International, le Terminator : Dark Fate de trop, l'anti-héroïque X-Men : Dark Phoenix, la "comédie" française All Inclusive, l'ennuyeux Annabelle : la Maison du mal ou encore le reboot pas très fantastique d'Hellboy.

Tout savoir sur Once Upon a Time... in Hollywood

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commentaires
Mushy
17/12/2021 à 18:49

J'ai l'impression d'être le seul à m'être fait bien ch ier sur Irishman.
Je ne comprendrais jamais qu'on puisse le trouver " excellent " sans pointer ces lourdeurs à répétition.

Sinon , Midsommar et Parasite , je valide à 100%.
Pas vu ou pas vraiment aimé le reste de la liste.

Votrepseudoici
01/02/2020 à 12:54

Site assez sympa pour qui en a marre d'allociné et de ses pubs de m...e...
...à peu prêt d'accord avec vous quelques soient les classements à une exception : "Midsommar"
qui relève du "monstre" cinématographique issu d'un même "ventre toxique" que "Rosemary's baby", "Salo, ou les 120 jours de Sodome", "The Witcher man", "La grande bouffe".... ... . Donc très très loin au dessus de tous les autres films de 2019 qui ne peuvent souffrir de comparaison au risque de passer pour des couillonnades.

John Hudson_85132
13/01/2020 à 01:51

Le cinema Français est de plus en plus formaté sauf exception, et cette exception c' était GRACE A DIEU de Ozon, qui a eu des problémes a cause de son sujet !

Dirty Harry
28/12/2019 à 14:26

Très banal mais bon je rejoins tout le monde pour la qualité (et le plaisir que j'ai pris) sur ces trois films : Once Upon a Time in Hollywood, The Irishman et Parasite.
Mention spéciale pour El Reino : sacré pelloche et bonne barre de rire avec "Le Daim".

Dutch Schaefer
28/12/2019 à 11:27

On oublie trop souvent le MAGNIFIQUE "Trainé sur le Bitume" de S.Craig Zahler!
Perso, moi il est dans mon top ciné 2019 (même si seul la VOD lui a offert sa chance!)

captp
26/12/2019 à 17:42

excellente année de cinéma pour notre plus grand plaisir à TOUS ... on gueulent ! on gueulent ! à l'arrivé y en aura eu pour tout le monde : du disney,marvel star wars et du scorsese , Eggers,malick ...

en choisir 3 est un crève cœur vu la richesse cette année mais c'est le game :
- Parasite
- Once Upon a Time... in Hollywood
- j'ai perdu mon corps

Bonne Fête EL et continuez à être comme vous êtes .

SANCHEZ
26/12/2019 à 17:23

Mon tant attendu Top 10 :
1- Marriage Story
2- The Irishman
3- Midsommar
4- Grace à Dieu
5- Green Book
6- Parasite
7- Hors Normes
8- Les Misérables
9- J'accuse
10- La Mule

K.
26/12/2019 à 12:55

Difficile de faire un top mais je vais mettre quelques uns de mes préférés:

Parasite
Joker
Dragged Across Concrete (trop souvent oublié parce que en VOD c'est un des Best de l'année)
Once upon a time
A couteaux tirés
The Unthinkable (suédois) (excellent film passé un peu inaperçu mais qui m'a marqué et quelle prouesse technique avec un si petit budget).
Alita (bonne surprise en matière de blockbo)
Toy Story 4 (arriver à se renouveler et rester excellent au 4ieme épisode est une prouesse !).

A voir:
Irishman
Midsommar
King
Marriage Story
Le Mans 66
...etc

Vraiment une année sympa mais foirée au niveau des blockbo d'actions à mon sens, seul point noir.
L'année prochaine s'annonce sympa avec le Dune de Villeneuve, le James Bond de Kukunaga ou encore le TENET de Nolan, on aura des blockbo de qualité et c'est déjà une bonne nouvelle!

leduc23
26/12/2019 à 07:46

Ce ne sont peut être pas les films de l'années,mais super content que soit mentionné Edmond et Booksmart que j'ai beaucoup aimé également.D'autant plus surpris que j'ai pas le souvenir que vous ayez sortis des critiques pour ces films a l'epoque..

Birdy
25/12/2019 à 23:26

*vos goûts assez hétéroclites

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