Les meilleurs films et séries d'horreur sur Netflix

La Rédaction | 16 mars 2019 - MAJ : 29/03/2019 16:49
La Rédaction | 16 mars 2019 - MAJ : 29/03/2019 16:49

Comme Netflix passionne nos lecteurs, qu'on aime nos lecteurs mais aussi le cinéma de genre, on a dressé une petite liste de ce qu'il y a de disponible au rayon horreur, fantastique et compagnie.

Des films et séries pour frissonner, trembler ou hurler, c'est par ici.

 

PS : dossier publié le 16 mars, avec des titres susceptibles de ne plus être disponibles du jour au lendemain, merci Netflix.

 

 

1922

De quoi ça parle : Un homme, petit fermier du début du XXe siècle, survit difficilement et travaille sans relâche. Mais son épouse ne rêve que d’obtenir le divorce pour partir avec leur fils, vivre en ville. Il ne peut l’accepter et préfère la tuer, provoquant une spirale monstrueuse.

Pourquoi c'est bien : On oublie souvent combien le maître fantastique Stephen King est un chroniqueur social redoutable, passionné par les problématiques raciales et féministes. C’est dans cette veine que s’inscrit cette adaptation d’une de ses nouvelles, où l’on retrouve bien sûr son art du conte spectral, mais également sa sensibilité exacerbée.

Ça te plaira si t'aimes : Les récits incarnés et ténébreux, comme La Maison des ombres ou encore I Am the Pretty Thing That Lives in the House.

 

Photo Thomas JaneThomas Jane de retour chez Stephen King après notamment The Mist

 

AMERICAN HORROR STORY

De quoi ça parle : D'une maison hantée, d'un asile psychiatrique, de sorcières à La Nouvelle Orléans, d'un freak show, d'un Hotel bizarre avec Lady Gaga, d'élections un peu flippantes, ou encore d'une Apocalypse.

Pourquoi c'est bien : Déjà, ça ne l'est pas toujours. Personne ne sera d'accord sur les meilleures saisons, mais nul ne pourra nier que l'anthologie de Brad Falchuk et Ryan Murphy est très inégale. Chez Ecran Large, on aime beaucoup Murder House et surtout Asylum, concentré de folie baroque mené par les excellents Jessica Lange et Sarah Paulson. Il y a en tout cas bien assez au menu pour se dire que chacun y trouvera son compte.

Ça te plaira si t’aimes : Le cinéma de genre en général, qui ne se prend pas trop au sérieux, et préfère travailler sur les costumes et les décors que sur une intrigue solide et claire.

 

photoUne image qui reviendra hanter la série des années après

 

ANNABELLE

De quoi ça parle : Un mari offre à sa femme le cadeau idéal, une magnifique poupée de collection, mais la joie apportée par le sinsitre objet dans le foyer est de courte durée.

Pourquoi c’est bien : Parce que c'est incroyablement insipide et basique, et que ça a rencontré un succès dingo. Depuis, Annabelle : La Création du Mal l'a confirmé, et Annabelle 3 arrive. Revoir ce premier épisode, c'est donc avoir un aperçu de l'immense marge de maneuvre de ce Conjuring-verse, qui a pas mal déçu jusque là.

Ça te plaira si t’aimes : Conjuring : les dossiers Warren, un Chucky du pauvre, Dead Silence.

 

photoAnnabelle, c'est un peu bof mais bon, ça reste un obligatoire ces dernières années

 

ANNIHILATION 

De quoi ça parle : Une mystérieuse zone qui échappe aux lois physiques s'est créée autour d'une météorite. Lorsque son mari militaire parti en mission en revient transformé, Lena décide de partir l'explorer à son tour avec une équipe d'expertes. Elles y découvrent un endroit incroyable, aussi étrange que dangereux.

Pourquoi c'est bien : Parce que ça ne ressemble à rien d'autre et offre quelques visions somptueuses et dérangeantes. Deuxième film d'Alex Garland (connu comme scénariste de Danny Boyle sur 28 jours plus tard et Sunshine) après le succès d'Ex Machina, l'adaptation du roman de Jeff VanderMeer est un voyage au-delà du réel d'une beauté saisissante, qui questionne les notions de culpabilité et destruction. Angoissant, envoûtant, effrayant et déchirant, le film avec Natalie PortmanTessa ThompsonJennifer Jason Leigh et Oscar Isaac a logiquement partagé le public. Normal vu ses partis pris et son rythme. La musique de Ben Salisbury et Geoff Barrow, la photo de Rob Hardy, se conjuguent pour offrir un des climax les plus beaux et étranges de ces dernières années, lequel fera oublier les quelques errances et lourdeurs du film.

Ça te plaira si t'aimes : The FountainPremier contactUnder the SkinUpstream Color, les univers étranges entre Cronenberg et Tarkovski.

 

Photo Natalie PortmanLes dents de la nuit

 

AUCUN HOMME NI DIEU

De quoi ça parle : Un spécialiste des loups est appelé à l'aide par une mère vivant retranchée en Alaska, persuadée qu'un de ces prédateurs a emporté son jeune fils. Quand le scientifique arrive, c'est pour découvrir une communauté de bêtes humaines au bord d'une explosion de violence inattendue.

Pourquoi c’est bien : Parce que le réalisateur de Blue Ruin et Green Room propose son récit le plus ambitieux et complexe à ce jour. Abandonnant un peu le domaine de la série B de luxe, Jeremy Saulnier s'essaie à un complexe mélange des genres, abordant frontalement l'horreur brute d'un slasher atmosphérique et l'exploration hallucinée d'un homme en rupture de ban.

Ça te plaira si t’aimes : J'ai rencontré le Diable, The Revenant, Mortelle randonnée.

 

photo, Jeffrey WrightJeffrey Wright dans l'enfer blanc

 

CALVAIRE

De quoi ça parle : Dans ce film violent et sanglant digne de Massacre à la tronçonneuse, un chanteur enchaînant les petits contrats tombe soudain en panne au milieu de nulle part.

Pourquoi c'est bien :  Quand Laurent Lucas rencontre Jackie Berroyer devant la caméra de Fabrice Du Welz, c’est à l’occasion d’un chassé-croisé horrifique et amoureux entre deux êtres tourmentés, qui s’achèvera dans les larmes et le sang. Survival extrême, romanesque et terriblement humainCalvaire demeure aujourd’hui un choc poétique et horrifique à part.

Ça te plaira si t’aimes : Massacre à la tronçonneuse

 

PhotoUne soirée sympa

 

CARGO

De quoi ça parle : Un homme tente de survivre, avec son bébé, au milieu d'une épidémie qui transforme les gens en zombies.

Pourquoi c'est bien : Cargo est un de ces petits et modestes films de zombie, qui reprend la formule bien connue (survie, morsure, désespoir) sans génie. Mais grâce à Martin Freeman, quelques scènes peu ragoûtantes et le décor inhabituel de l'outback australien, le film de Yolanda Ramke et Ben Howling devrait contenter les amateurs du genre.

Ça te plaira si t’aimes : 28 jours plus tard, les zombies au soleil.

 

Photo Martin FreemanUn homme, un bébé, des zombies

 

CHRISTINE 

De quoi ça parle : Un adolescent timide et pas très bien dans sa peau tombe amoureux d'une vieille voiture. C'est au sens figuré, sauf pour la voiture. Animée d'une âme et jalouse, la Plymouth Belvedere va tout faire pour garder celui qu'elle aime. Quitte à tuer ceux qui s'en prennent à lui.

Pourquoi c'est bien : La rencontre entre John Carpenter et Stephen King ne pouvait être que riche tant les deux artistes sont majeurs dans le paysage horrifique. Le réalisateur de The Thing et Halloween tire donc du livre une belle fable sur l'adolescence, à la fois douce et spectaculaire, tant cet engin des enfers offre des séquences mémorables (notamment celle de la "résurrection").

Ça te plaira si t’aimes : Stephen King donc, mais aussi les teen movies déviants.

 

Photo Keith Gordon (I)Rouge sang

 

CONJURING : LES DOSSIERS WARREN

De quoi ça parle : Cette histoire abominable mais vraie est celle d'une famille qui aurait préféré ne pas rencontrer les esprits qui hantent sa ferme isolée.

Pourquoi c'est bien : C'est la naissance d'un futur univers étendu, qui va de La Nonne à Annabelle, en attendant d'autres suites et films dérivés. Réalisé par James Wan, avec Vera Farmiga et Patrick Wilson, cette classique histoire de maison hantée offre de beaux frissons, grâce à une mise en scène efficace voire impressionnante. Pas de quoi révolutionner le genre, mais le public a crié et en a demandé plus.

Ca te plaira si t'aimes : AnnabelleInsidious...

 

Image 653573Cacher l'horreur pour mieux l'affronter

 

CREEP 1 ET 2

De quoi ça parle : D'un homme, qui veut en filmer un second, sans avoir forcément les meilleures intentions du monde. Sauf que le plus pervers n'est pas celui qu'on croit. Voilà pour le point de départ de Creep, valable également pour sa suite.

Pourquoi c’est bien : Parce que c'est loin d'être évident de proposer un found footage à la fois malin, conscient de lui-même, parfois étonnant dans son écriture et éminemment vicieux dans ce qu'il dit de nous, et de pourquoi nous prenons plaisir à le regarder. Et pour le coup, Mark Duplass, comédien et réalisateur américain souvent confit dans les méandres cafardeux du mumblecore, propose une performance ahurissante.

Ça te plaira si t’aimes : L'émission Strip-tease ou encore The Visit.

 

Affiche

 

CUJO

De quoi ça parle : Adapté du best-seller de Stephen King, ce film d'horreur de 1983 raconte l'histoire terrifiante du meilleur ami d'un homme devenu tueur satanique.

Pourquoi c’est bien : Cujo n’est sans doute pas la meilleure adaptation de Stephen King, la faute à un rythme un peu irrégulier, ainsi qu’une conclusion bien moins noire que celle du roman d’origine. Mais il demeure un sympathique classique horrifique de l’âge d’or des vidéoclubs. Et s’il vous séduit, on vous recommande fortement de vous jeter sur le texte de King, parmi ses plus radicaux et troubles.

Ça te plaira si t'aimes : les films adaptés de Stephen King, et si t'aimes pas Beethoven et Lassie

 

PhotoBeethoven quand il pète un cable

 

DANGEREUSE ALLIANCE 

De quoi ça parle : Quatre filles forment un cercle de sorcières, mais très vite ça tourne mal quand la force et la jalousie s'en mêlent.

Pourquoi c'est bien : Pas sûr que ce soit "bien", mais c'est culte pour une génération. Dans la vague des teen movies mâtinés de fantastique, The Craft alias Dangereuse alliance a amusé avec sa panoplie de petites sorcières en mini-jupes, avec un casting très réussi qui va de la douce Neve Campbell à la volcanique Fairuza Balk. Difficile d'affirmer que revoir aujourd'hui le film d'Andrew Fleming n'est pas sans risque, sauf s'il existe une potion de nostalgie suprême qui permet de fermer les yeux sur le reste.

Ça te plaira si t’aimes : Charmed et Les nouvelles aventures de Sabrina.

 

Photo Dangereuse AllianceLe pouvoir des quatre 

 

DESTINATION FINALE 5

De quoi ça parle : La Mort se déchaîne, prête à arracher la vie de plusieurs hommes qui ont échappé à l'effondrement d'un pont suspendu grâce à la prémonition de l'un de leurs collègues.

Pourquoi c’est bien : La saga Destination Finale a clairement fait du bien à l'horreur entre angoisse et humour grâce à son jeu de trompe la mort. Avec ses nombreuses sentences très imaginatives ce cinquième opus n'échappe pas à la règle et se permet même de terminer avec brio le cercle vicieux instauré par le premier volet. C'est pas toujours très bon, mais les éxecutions de ce Destination Finale 5 sont assez amusantes, à l'image de celle de la gymnaste très réussie.

Ça te plaira si t’aimes : La saga Destination FinaleHappy BirthdeadAction ou vérité.

 

Image 563160"- Alors aujourd'hui on va forcer sur les quadri... - J'ai un peu trop forcé là non ?"

 

DÉTOUR MORTEL 

De quoi ça parle : Immobilisés suite à un accident de voiture sur une route qui traverse une forêt, un groupe tombe sur des autochnones un peu siphonnés et prêts à les tuer.

Pourquoi c’est bien : Parce que le film de Rob Schmidt est l'un de ces modestes petits morceaux d'horreur tendance slasher, qui se sont multipliés dans l'après-Scream. Remixée ici avec un parfum de La Colline a des yeux, la formule donne un amusant cauchemar certes très simplet dans l'écriture (les personnages, les situations), mais diablement efficace (notamment dans l'utilisation du décor, lors d'une scène mémorable dans les arbres).

Ça te plaira si t’aimes : The Descent et Buffy.

 

Photo Détour mortelFaith no more

 

HEMLOCK GROVE 

De quoi ça parle : Dans la petite ville de Hemlock Grove, il y a des meurtres, des loups-garous, des mediums, des gens dotés de pouvoirs étranges, et beaucoup de mystère.

Pourquoi c’est bien : Parce que c'est potentiellement amusant pour quiconque est en manque de loups-garous et créatures, mais n'a pas envie d'avoir peur, ou affronter des intrigues noires et sérieuses. Lancé à l'origine par Eli Roth, bien avant la mode folle de Netflix, Hemlock Grove a en plus deux arguments de poids : Famke Janssen et Bill Skarsgård, deux acteurs aimés des amateurs de genre (Un cri dans l'océanX-Men pour elle, et Ça pour lui), et capables d'être excellents.

Ça te plaira si t’aimes : True Blood, Riverdale, Twilight aussi non ?

 

Photo Hemlock groveBill Skarsgård avant Ça

 

HOSTEL 

De quoi ça parle : D'une bande de touristes américains totalement décérébrés et shootés à la bière tiède, venus en Europe tester la légendaire hospitalité des cuisses locales, mais qui vont plutôt tomber sur ce que l'Europe de l'Est a de plus efficace en matière de meurtriers clandestins.

Pourquoi c’est bien : Parce que si vous passez outre le côté American Pie parfois trop prononcé, et un récit qui met bien trop longtemps à s'installer, Hostel révèle de grands joyaux de pures noirceurs, ainsi qu'un discours social loin d'être inintéressant. Eli Roth y moque ses contemporains avec une hargne réjouissante, tout en emballant une sorte de super-hommage au cinéma gore qu'il affectionne.

Ça te plaira si t’aimes : Les torture porn à la Saw mais du genre malin quand même, comme The Collector et The Collection.

 

photoIl va trancher chérie

 

I AM THE PRETTY THING THAT LIVES IN THE HOUSE

De quoi ça parle : Mieux vaut ne pas trop en dire sur ce récit fantastique, qui entremêle époques, idées et niveaux de lecture alors qu’une infirmière se met au service d’une romancière spécialisée dans l’épouvante.

Pourquoi c’est bien : Parce qu’après February, on n’attendait plus rien d’Osgood Perkins. On avait tort, puisqu’après ce premier film caricatural, pompeux et assez malhonnête dans la construction de son twist, le metteur en scène est revenu avec ce conte horrifique qui s’attaque au genre en le rongeant à l’os, avec une simplicité et une intelligence bienvenues.

Ça te plaira si t’aimes : Hérédité , It Comes at NightThe Witch

 

photo, Ruth WilsonRuth Wilson, toujours excellente

 

INSIDIOUS

De quoi ça parle : Une famille emménage dans une jolie maison, mais la jolie maison cache quelques fantômes.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est une histoire terriblement simple et flippante, qui réutilise toutes les figures du genre avec brio. James Wan est un petit malin qui manie la caméra avec talent et ingéniosité, et il concocte ici un petit récit horrifique parfaitement angoissant. Il suffit d'une ombre derrière un voile, d'une figure maquillée derrière une épaule, d'une plongée cauchemardesque dans une dimension au-delà du réel, ou même du thème génial de Joseph Bishara, pour se dire qu'Insidious est un petit plaisir. Le talent de Rose Byrne et Patrick Wilson y est pour beaucoup.

Ça te plaira si t’aimes : PoltergeistConjuringLa Nonne, Annabelle, et les 5896 films de maisons hantées existants.

 

Image 539695 Une gueule de porte-bonheur

 

JESSIE

De quoi ça parle : Quand le jeu de son mari tourne mal, Jessie menottée au lit d'un chalet isolé, affronte d'étranges visions, de sombres secrets et un terrible dilemme.

Pourquoi c’est bien : Parce que Mike Flanagan a pris le pari risqué d'adapter le roman Gerald's Game de Stephen King, ce qui n'est pas une mince affaire, et qu'il en tire un film d'angoisse particulièrement efficace. C'est grâce à sa mise en scène, mais aussi à Carla Gugino, qui porte toute la tension, la peur et la douleur sur ses épaules. 

Ça te plaira si t’aimes : Les films adaptés de Stephen King encore, les films de séquestrations, Curve10 Cloverfield LaneDevil.

 

Photo Carla Gugino"Bon, il est pas ouf ce film mais je suis accroché alors j'ai rien d'autre à faire de toute façon"

 

LES AFFAMÉS

De quoi ça parle : D'une épidémie de zombies au coeur du Canada.

Pourquoi c’est bien : Parce qu'au fur et à mesure de son avancée, le film développe un humour fataliste inhabituel dans le genre. Mais aussi parce que le réalisateur a apporté un soin tout particulier à la photographie et au découpage. Plusieurs fois, le film évoque le stupéfiant Requiem pour un massacre d'Elem Klimov.

Ça te plaira si t’aimes : Les films de zombies osant de véritables propositions esthétiques et thématiques, de 28 jours plus tard à Cargo.

 

PhotoThe Walking Canadian

 

LE RITUEL

De quoi ça parle : D'une bande de copains, qui honorent la mémoire d'un d'entre eux, récemment décédé au cours d'une randonnée en forêt. Sauf qu'en chemin, ils vont rencontrer les adorateurs d'un rituel bien cradingue, ainsi que la créature qu'ils vénèrent.

Pourquoi c’est bien : Parce que le film de monstre est un sous-genre aux racines éminemment psychanalytiques, un peu tombé en désuétude, mais qui ne manque pas de charme. Et que Le Rituel en est un excellent représentant, au parfum de série B des plus flatteurs. Avec ses personnages correctement écrits, sa belle photographie et ses bouffées de violence, il remplit parfaitement son rôle.

Ça te plaira si t’aimes : LeviathanM.A.L : Mutant aquatique en libertéRelic

 

Photo Rafe SpallIncantation du cauchemar sympathique

 

LE BON APOTRE

De quoi ça parle : Un frère jure de sauver sa soeur des griffes d'une mystérieuse secte retirée sur une petite île britannique. Ce qu'il va y découvrir donnerait des cauchemars à Lovecraft.

Pourquoi c’est bien : Parce que même quand Gareth Evans se paume totalement dans son récit et s'avère incapable de préserver l'efficacité de sa narration, il parvient à emballer quelques purs moments d'horreur à l'ancienne. Aguerri par The Raid et The Raid 2 : Berandal, le metteur en scène sait comment retranscrire la souffrance et la physicalité des sévices imposés à ses personnages.

Ça te plaira si t’aimes : Les trips pagano-horrifiques à la The Wicker Man mais aussi les gros pourre-fils comme The Raid.

 

photo,  Dan StevensDan Stevens

 

LE FILS DE CHUCKY

De quoi ça parle : Chucky veut toujours tuer des gens, mais au passage, il aimerait bien avoir une descendance.

Pourquoi c'est bien : Parce qu’il y a Chucky dedans, ce qui est déjà une excellente raison de passer un excellent moment. Et si cet épisode n’est pas nécessairement le plus abouti ou le plus flippant, loin s’en faut, il est un des plus réjouissants, de par sa dose de folie méta, l’outrance continue de ses meurtres et gags, son mauvais goût toujours en bandoulière, ainsi que la présence haute en couleurs de Jennifer Tilly.

Ça te plaira si t’aimes : Les caméos de John Waters, les poupées, les poupées qui tuent des gens, les poupées qui tuent des gens et qui s'appellent Chucky. Et puis aussi Jennifer Tilly.

 

PhotoLe sens de la famille...

 

LA MAISON DES OMBRES

De quoi ça parle : D'une jeune femme, que la Première Guerre mondiale a laissé veuve, et qui a depuis décidé d'oeuvrer pour confondre les charlatans pourvoyeurs de fantômes et superstitions. C'est dans ce but qu'elle se rend dans une institution pour jeunes garçons, où le spectre d'un ancien élève aurait littéralement fait mourir de peur un enfant.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est un des très rares films post-Les Autres à proposer un univers, une mise en scène et une atmosphère qui lui soient propres. Et si La Maison des ombres connaît ses classiques sur les bout des doigts, le film ne se laisse pas pour autant avaler par l'aspect académique de son sujet ou de son époque, allant même jusqu'à proposer un final très opératique, qui fait le choix d'un fantastique à la fois poétique et épique.

Ça te plaira si t’aimes : Les Autres bien sûr, mais aussi Les Innocents, ou encore La Maison du diable.

  

photo, Rebecca HallRebecca Hall dans l'ombre de la maison

 

MIRRORS

De quoi ça parle : Un homme découvre à son corps défendant (et à celui de ses proches) qu'il existe par delà les surfaces réfléchissantes, un univers parallèle et hostile, qui a bien l'intention de faire de la purée mousseline de nos membres.

Pourquoi c’est bien : Parce que même si le rythme et certains rebondissements manquent franchement de consistance, on a trop souvent sous-estimé ce film réalisé par Alexandre Aja. D'un concept simple, il tire plusieurs très belles et violentes séquences horrifiques, jusqu'à un final pas tout à fait satisfaisant mais traversé d'images fortes.

Ça te plaira si t’aimes : Les récits surnaturels à la Poltergeist.

 

photo, Kiefer SutherlandOn dirait mais non, ce n'est pas 24 heures chrono

 

MISTER BABADOOK

De quoi ça parle : Une mère célibataire a du mal à concilier une vie professionnelle peu gratifiante et l'éducation de son fils. Ce dernier est convaincu que le Babadook, croque-mitaine redoutable, approche de leur foyer pour y semer la mort et le chaos. Alors que la folie menace, mère et fils se retrouvent à couteaux tirés.

Pourquoi c’est bien : Rares sont les films d'horreur à assumer un point de vue, des problématiques et une construction de la terreur purement féminines. C'est le cas du premier long-métrage de Jennifer Kent qui livre ici une réflexion sensible, implacable et vertigineuse sur l'infanticide et l'amout maternel.

Ça te plaira si t’aimes : Ne vous retournez pasBaby bloodLes griffes de la nuit

 

photo, Noah Wiseman (II), Essie Davis Essie Davis et Noah Wiseman

 

OUIJA

De quoi ça parle : Après la mort mystérieuse de leur amie, une bande d'ados tente de communiquer avec elle à l'aide d'une planche Ouija, réveillant par la même occasion un esprit du mal.

Pourquoi c’est bien : Certes le film Ouija n’est pas connu pour être une franche réussite, mais il possède des qualités qu’on oublie trop souvent. Premièrement, quitte à passer un sale quart d’heure, il est une alternative beaucoup plus adaptée que les vidéos de cheminée qu’on trouve sur Netflix. Ensuite, passé 4h du matin, complètement avoiné, il est un remarquable exhausteur de sommeil. Enfin, il demeure la purge idéale pour faire comater vos chères têtes blondes pendant que vous accomplissez vos plus vils fantasmes avec un(e) délégué(e) du personnel de votre hôtel particulier.

Ça te plaira si t'aimes : AnnabelleVerónica, les mauvais films d'horreur.

 

Ouija1"Esprit es-tu là ? Si tu es là, fais un bon film stp"

 

PARANORMAL ACTIVITY 4

De quoi ça parle : Cinq ans après les événements sanglants relatés dans Paranormal Activity 3, le mystère rebondit quand un nouveau déferlement d'horreurs terrorise les banlieusards.

Pourquoi c’est bien : Parce que la blague s'étire jusqu'à devenir hautement fascinante. Si l'effet de surprise a éventuellement pu porter le premier épisode, avoir vu fleurir plusieurs suites à peu près similaires, relève de l'hallucination collective. Plus que les ombres, les couettes qui remuent la nuit et les portes entrouvertes, la chose la plus effrayante reste donc ce succès phénoménal

Pourquoi c’est bien : La saga Paranormal ActivityLe Projet Blair Witch.

 

Image 611892"Grande soeur, t'aurais pas des cookies ?"

 

PAS UN BRUIT

De quoi ça parle : Une écrivain sourde et muette est séquestrée par un tueur, dans sa maison isolée.

Pourquoi c’est bien : Oui, c'est curieux d'avoir une sourde et muette qui vit isolée. Au-delà de ça, Pas un bruit est réalisé par Mike Flanagan, qui démarrait sa carrière avant Ouija 2 : Les OriginesBefore I WakeJessie et bien sûr The Haunting of Hill House, une série Netflix. Ce petit thriller est donc l'occasion de voir ses débuts, avec Kate Siegel, qu'il retrouvera notamment dans sa série.

Pourquoi c’est bien : Don't Breathe - La Maison des ténèbres.

 

photoCoucou, je suis le tueur taré numéro 14

  

SHEITAN 

De quoi ça parle : Après une soirée qui a mal tourné, un groupe de jeunes de banlieue est invité par une fille dans sa maison. Mais ils vont découvrir que le gardien des lieux est légèrement étrange, et le séjour va vite tourner au cauchemar.

Pourquoi c’est bien : Sheitan est le parfait marqueur d'une époque où le cinéma de genre français bouillonnait, et crevait d'envie d'exister. Premier film de Kim Chapiron, avec quelques futurs visages bien connus (Leïla Bekhti notamment), c'est donc un objet inclassable, tour à tour grotesque et séduisant, qui déploie beaucoup d'énergie pour se poser comme preuve d'un nouveau souffle. Avec le recul, c'est encore plus fou.

Ça te plaira si t’aimes : ...Vincent Cassel ?

 

photoLA SUBTILITÉ

 

SHINING

De quoi ça parle : De la famille Torrance, qui s’installe dans un grand hôtel, vide durant tout l’hiver, afin d’en assurer la garde tout en fournissant au patriarche une retraite où il pourra vaincre son angoisse de la page blanche. Mais c’est un tout autre type de problèmes qui les attend au cœur de l’hôtel Overlook.

Pourquoi c’est bien : C’est tout simplement un des multiples chefs d’œuvres de Stanley Kubrick. De la satire politique en passant par le film historique, le film de guerre ou la SF expérimentale, le cinéaste s’est essayé à quantité de genres, et s’est presque systématiquement imposé comme une voix singulière et surpuissante. Jouant ici avec génie de la géographie comme des arcanes mentales de ses personnages, il nous immerge dans un dédale sans échappatoire, étouffant du premier au dernier plan.

Ça te plaira si t’aimes : Voir Jack Nicholson péter une durite, des scènes géographiquement malaisantes, et en général avoir peur. Ou saigner dans les ascenseurs.

 

photo, Jack Nicholson, Shelley DuvallAvant le drame, une belle famille (ou pas)

 

SCREAM 4

De quoi ça parle : On prend les mêmes et on recommence, sauf que Sydney et ses amis sont un peu moins frais, et rencontrent donc une bande de jeunes à Woodsboro.

Pourquoi c’est bien : Si on maintient que Scream 3 est injustement méprisé et reste bien plus malin qu'il n'y paraît, le quatrième opus de Wes Craven revient sur les terres d'origine pour brosser les fans dans le sens du poil. Retour à Woodsboro donc, où Sydney, Gale et Dewey affrontent encore du tueur masqué, dans une nouvelle couche de méta affichée dès l'intro vertigineuse. Rien de neuf sous le soleil, mais pas de quoi rebuter le fan.

Ça te plaira si t’aimes : Scream, Scream 2, Scream 3, et toutes les copies officieuses.

 

Photo , Neve CampbellEncore et encore

 

THE HAUNTING OF HILL HOUSE 

De quoi ça parle : De la malédiction qui pèse sur une famille, qui a voulu réhabiliter la demeure de Hill House, réputée hantée, et qui depuis une nuit de cauchemar, reste la proie du Mal qui s'y terre.

Pourquoi c'est bien : Il s'agit tout simplement d'une des plus belles réussites de Netflix, tous formats confondus, et de la première réussite majeure du jusque là prometteur Mike Flanagan (OculusOuija 2 : Les Origines). On y retrouve de gros morceaux de Stephen King, mais aussi un art de l'adaptation impressionnant (le cinéaste sait citer sans jamais recycler les oeuvres matricielles de Shirley Jackson et Robert Wise). La série est un bijou de mise en scène et d'écriture acérée, dont la mélancolie marque durablement le spectateur.

Ca te plaira si t'aimes : Les morceaux de bravoure filmique (les plans séquences de l'épisode 6), les fantômes (l'homme à la canne !), les détails diaboliques (les spectres "cachés") et les dialogues déchirants.

 

photoUne des nombreuses scènes mémorables

 

THE HUMAN CENTIPEDE

De quoi ça parle : Trois copines font la rencontre d'un savant fou allemand, désireux d'accomplir son grand-oeuvre, soit un centipède humain, dont le principe consiste à relier les anus et bouches des divers humains le composant. Et bon appétit bien sûr.

Pourquoi c’est bien : Parce que tout le monde a cru qu'il s'agissait d'une monstruosité super-gore. Hors, le cinéaste Tom Six est infiniment plus malin que cela. Loin de jouer la carte du trash débile à la A Serbian film, il propose un jeu de piste pervers et retors, qui s'amuse des présupposés du spectateur et se révèle finalement extrêmement habile avec le hors-champ, tout en chérissant l'héritage craspec des séries B d'antan. Les trois films sont disponibles sur Netflix.

Ça te plaira si t’aimes : Les créations barrées et crapoteuses comme Chair pour Frankenstein. 

 

Image 574621Au programme aujourd'hui : vous n'allez pas aimer

 

THE INVITATION 

De quoi ça parle : Lorsqu'il accepte l'invitation à dîner de son ex-femme, dans une maison chic de Los Angeles où elle vit avec son nouveau mari, Will ne se doute pas qu'il va affronter une nuit étonnante et cauchemardesque.

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est sorti de nulle part pour prendre à la gorge le spectateur qui ne savait pas où il mettait les pieds. Film d'horreur d'une nature impossible à décrire pour ne pas en gâcher l'aura, The Invitation est une très belle surprise, menée par un Logan Marshall-Green (PrometheusQuarry) fantastique. Karyn Kusama gère son récit d'une main de maître, et orchestre lentement la tension et le cauchemar. Lorsqu'arrive le générique de fin, il n'est pas impossible qu'on se sente terrassé. On en parlait plus en détail par ici.

Ca te plaira si t'aimes : ApparencesMiseryRosemary's Baby.

 

photo, Logan Marshall-Green Une soirée comme elle est bien

 

THE STRANGERS 

De quoi ça parle : Un couple est attaqué par des gens masqués dans une maison isolée.

Pourquoi c’est bien : C'est simple, c'est clair, c'est net. Pour son premier film comme réalisateur et scénariste, Bryan Bertino orchestre un petit cauchemar délicieusement old school et cruel autour de Liv Tyler et Scott Speedman. Rien d'extraordinaire pour quiconque aime le genre, si ce n'est un thriller tendu et noir, qui utilise avec adresse le décor et l'idée d'une menace gratuite et terrible. 

Ça te plaira si t’aimes : You're Next, le premier American Nightmare.

 

Photo Liv TylerLiv Tyler sentira passer cette nuit

 

THE VISIT 

De quoi ça parle : En visite chez leurs grands-parents, deux enfants qui réalisent un film sur leur famille ne tardent pas à découvrir de perturbants secrets.

Pourquoi c’est bien : Les personnages de Shyamalan sont souvent visiteurs ou visités : Un enfant par des fantômes dans Sixième Sens, une famille par de mystérieux visiteurs dans Signes, un gardien d’immeuble par le surgissement d’une nymphe étrange dans La Jeune fille de l'eau. Mais The Visit inverse les rôles : les visiteurs venus d'ailleurs prennent celui des visités. L'étrangeté vient donc d'un nouveau visage familier : celui des grands-parents aux comportements étranges.

Et puis il ne faut pas enlever M. Night Shyamalan sa finesse d'écriture (censée évoquer la peur de vieillir) : entre tous les détails distillés sur l'étrangeté de ce couple, c'est la grange ou le grand-père garde ses excréments qui met ma puce à l'oreille des enfants...

Ça te plaira si t’aimes : Les Creep et les Shyamalan.

 

photo, Peter McRobbie, Peter McRobbie

 

VERTIGE 

De quoi ça parle : Un sentier fermé au public devient le chemin de l'aventure puis de l'horreur pour un groupe d'amis décidant de braver l'interdit.

Pourquoi c’est bien : Le cinéma de genre français a bien des problèmes, comme on l'expliquait dans ce dossier. C'est aussi pour ça que le film 'e d'Abel Ferry, avec Fanny Valette et Johan Libéreau, mérite une seconde chance. De film d'escalade tendu, il vire à l'horreur plus frontale et graphique, avec une certaine efficacité. C'est une bonne petite surprise, et c'est d'autant plus remarquable que c'est rare.

Ça te plaira si t’aimes : CliffhangerDétour mortel...

 

Image 380112A peu de choses près on s'appelait Vertigo et on était un chef d'oeuvre

 

TERRIFIED

De quoi ça parle : Quand des choses étranges se passent dans un quartier de Buenos Aires, des enquêteurs du paranormal et un ancien flic décident d'ouvrir une enquête des plus terrifiantes.

Pourquoi c’est bien : Tentative aussi intelligente que maladroite d'emmener la figure du spectre autre part, avec son étrange mort-vivant, ses créatures à peine humaines et son idée que plusieurs dimensions sont imbriquées les unes dans les autres (faisant du monde une sorte de caléïdoscope) Terrified aborde avec une franche originalité l'idée de la possession.

Ça te plaira si t’aimes : Poltergeist, les Conjuring et en règle générale les films de fantômes...

 

photoSous ton lit, le spectre d'une autre dimension

commentaires

Gabba-the-Hutt
19/03/2019 à 20:31

13 sins est à voir! Un scénario à la The Game, mais en plus malsain...

Gabba-the-Hutt
19/03/2019 à 20:24

Better Watch Out est très bon aussi! Un Home Alone version psychopathe...

MadMcLane
17/03/2019 à 12:03

Perso, par rapport aux films cités, the invitation, le rituel et mister babadook sortent clairement du lot (j'exclue volontairement shining qui est un classique). Mais Netflix reste une plateforme vraiment tournée vers les séries.

MystereK
17/03/2019 à 09:08

Voilà... et après il y en a qui disent qu'il n'y a rien sur Netflix.

Autre très bon films pas forcément fantastique The night came for us, Calibre, Coraline,

Decker
17/03/2019 à 05:27

Heureusement, malheureusement, y' pas tout sur Netflix, bienvenu au nouveau stagiaire ;)

Chris
16/03/2019 à 22:34

Le Rituel est vraiment très bon mais je vois pas trop le rapport avec les films donné dans la liste "ça te plaira si t'aime", Leviathan, M.A.L. ou Relic n'ont aucuns points communs avec Le Rituel.

ZEN!!
16/03/2019 à 20:55

Très bonne idée de dossier. Pour ça, j'ai envie de vous dire mille fois merci.
Sinon, lorsque vous parlez de "Christine" vous évoquez des teen movies déviants. Est-ce que vous en auriez à me conseiller ? Merci d'avance!!

Gilet
16/03/2019 à 20:35

Je trouvés que de payé la peau des fesses pour un contenu limite Ç est prendre les gens pour des Ç ---

Geoffrey Crété - Rédaction
16/03/2019 à 20:16

@ Gregdevil

N'hésitez pas à lire ce qu'on en dit dans l'article sinon ;)

Troudku
16/03/2019 à 19:10

Très bon dossier !

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