X-Men, Alien, Avatar... Disney qui rachète la Fox, est-ce vraiment la fin du monde et Hollywood ?

Geoffrey Crété | 20 mars 2019
Geoffrey Crété | 20 mars 2019

Le rachat du catalogue de la Fox par Disney alimenter les peurs et craintes depuis des mois.

Fin 2017, une secousse a remué la planète Hollywood : le studio Disney était en négociation pour racheter une grosse partie de 21st Century Fox, incluant les droits de plusieurs franchises comme AlienX-MenAvatar, ou encore Les 4 Fantastiques. Malgré la tentative de surenchère de Comcast dans la foulée, Mickey a remporté la mise, à hauteur de 34 milliards (plus des parts) six mois plus tard.

Le 20 mars 2019, c'est officiel et acté. Le communiqué officiel parle de l'acquisition de Twentieth Century Fox, Fox Searchlight Pictures, Fox 2000 Pictures, Fox Family, Fox Animation, FX Productions, National Geographic Partners, ou encore les parts de Hulu. Ryan Reynolds alias Deadpool l'a même fêté avec une image et un petit jeu de mot ("Feels like the first day of 'Pool").

 

Un coup de tonnerre dans le paysage hollywoodien, qui alimente les discussions, crises de larmes des uns et d'hystérie des autres, depuis des mois. Avec une idée centrale : le studio Disney est trop puissant, contrôle trop de franchises, exerce un contrôle trop néfaste sur ses films, et menace l'équilibre et la qualité du cinéma hollywoodien.

Est-ce vraiment le cas ? 

 

photo Le gouvernail du dollar

 

OUI : LE MONOPOLE N'EST JAMAIS UNE BONNE NOUVELLE

2018 a (encore) été une année record pour Disney, avec 7,3 milliards au box-office mondial et 3,09 milliards au box-office domestique. Le studio domine le paysage hollywoodien, avec un éventail de poids lourds : le MCU des Avengers, la saga Star Wars, et les films d'animation Disney-Pixar. Sans oublier l'usine à remakes live des Disney (Dumbo, Aladdin et Le Roi Lion en 2019), des marques comme Indiana Jones et Pirates des Caraïbes en stock, et bien d'autres.

A eux deux, Disney et la Fox représenteraient 40% des recettes du box-office américain. Quasiment la moitié des films donc, sans parler du poids côté média et télévision puisque Mickey possède déjà ABC et ESPN (chaîne de sport), et va récupérer FX, National Geographic, ainsi qu'une partie supplémentaire de Hulu (pour en détenir finalement dans les 60%).

Bref, avec la Fox dans son estomac, l'ogre Disney va dominer une partie de ce petit monde si influentAlienAvatarPredatorLa Planète des singesKingsmanDie HardLe Monde de NarniaLes SimpsonL'Âge de glace, et bien sûr le catalogue de super-héros qui comprend Les 4 FantastiquesX-Men, ou encore Deadpool : l'univers du studio sera incontestablement énorme.

 

Photo Rentrer au bercail avec le sourire

 

Si personne ne peut prédire ce que Disney fera de ces marques, une chose est certaine : le monopole n'est jamais une bonne nouvelle. La force de frappe du studio sera encore plus forte, et lui permettra d'imposer encore plus les règles - aux exploitants dans les salles, aux acteurs dans leurs carrières hollywoodiennes.

Avec une telle gamme de licences, Disney va naturellement imposer un tempo dans les salles, en éparpillant ses blockbusters pour donner une ration régulière au public, et en utilisant ce catalogue pour donner un flux continu de promo-sortie. Un interminable manège donc, chaque sortie servant à vendre la prochaine, et ainsi de suite.

Même si tout Disney n'est pas géré par la même personne (Kevin Feige côté Marvel Studios, Andrew Millstein et Jennifer Lee côté Walt Disney Animation Studios, Pete Docter côté Pixar), et que la variété des identités sera sans nul doute entretenue pour devenir un argument de vente, la crainte d'avoir une unité en fond reste réelle. 

 

photo, Jessica AlbaRésister, mais rester digne

 

NON : DISNEY A DÉJÀ PRODUIT DES FILMS ADULTES

Alien deviendra t-il rose bonbon ? Deadpool va t-il cesser de mentionner les parties génitales de tout le monde ? C'est la grande crainte qui hante les spectateurs depuis quelques mois : celle d'un rouleau-compresseur qui va tout Mickey-iser, sans aucune nuance ni exception.

C'est oublier l'historique du studio. Disney a racheté Miramax en 1993, alors que la société des frères Weinstein avait porté des films comme Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amantDelicatessenReservoir Dogs, ou encore The Crying Game. Post-Disney, il y a eu Pulp FictionCréatures célestesMrs Parker et le cercle vicieuxExoticaCrossing GuardTrainspotting, ou Velvet Goldmine.

La filiale de cinéma de genre Dimensions Films a porté The CrowUne nuit en enferScreamMimic ou encore Halloween : 20 ans après. Et ces films et réalisateurs n'ont pas eu besoin de Disney pour avoir des problèmes en coulisses - problèmes communs à Hollywood.

Touchstone Pictures est une filiale créée par Disney en 1984 pour justement sortir des films plus adultes, avec une diversité folle : Qui veut la peau de Roger Rabbit ?SignesPretty WomanLes Ailes de l'enfer, Le Cercle des poètes disparusReal SteelCheval de guerre ou encore La Couleur des sentiments.

 

Photo Mira SorvinoMimic a eu des problèmes, mais Disney n'avait rien à voir avec ça

 

Et c'est sans même parler de la soi-disant valeur naturelle d'un film Rated R (interdit aux mineurs de moins de 17 ans non accompagnés, aux USA), versus celle d'un film familial. Il existe pourtant trois tonnes de films "tout public" parfaitement cultes et vénérables, comme Les GooniesJumanjiWillow, ou encore Fantastic Mr. FoxJurassic Park était PG-13 (accord parental souhaitable).

Et il suffit de voir Hansel & Gretel : Witch Hunters ou Cinquante nuances plus claires pour constater que Rated R ne rime pas par principe avec liberté et qualité artistique.

 

Image 631434"Oyé oyé : votre Rated R vaut que dalle. Cordialement"

 

PAS VRAIMENT : LE PUBLIC RESTE ROI, ET A UNE RESPONSABILITÉ

Si le public était esclave des simples lois du marketing et de la surpuissance des studios, ça se saurait depuis belle lurette. Disney, pas plus que les autres, ne détient la formule en or pour garantir le succès.

Les contre-performances des récents Solo : A Star Wars StoryUn raccourci dans le tempsCasse-Noisette et les Quatre Royaumes, sans oublier les John CarterMilo sur Mars et A la poursuite de demain, ou encore Lone Ranger, naissance d'un héros avant ça, en sont les preuves les plus éclatantes. Il y a toujours le joker du marketing raté, et en creux d'un studio qui n'y croyait pas, mais ce serait trop simple de réduire l'équation à la seule volonté de Disney.

 

PhotoPerception de John Carter par le public

 

Ces échecs sont d'autant plus parlants qu'ils relèvent de grandes marques (Star Wars), d'une recette facile (un grand conte de Noël) et ont tous été vendus par un studio surpuissant. Si Disney est capable de marquer le pire score de la saga Star Wars avec Solo : A Star Wars Story, et apparemment énerver tant de monde avec Star Wars : Les Derniers Jedi, c'est bien que le libre-arbitre du public est insensible aux dollars estampillés Mickey.

Que Disney se retrouve aux manettes de plus de franchises encore n'est donc absolument pas la garantie que le public suivra aveuglément toutes ces péripéties. C'est peut-être même le contraire, vu comme la marque Disney est désormais synonyme de débats houleux, de promesses de boycott et autres coups de gueule.

 

photo, Alden EhrenreichDisney : "On va inonder le public de Star Wars" - Le public : "Nop"

 

BOF : DISNEY N'EST QU'UN STUDIO COMME UN AUTRE

Aligner les récents problèmes en coulisses côté Disney donne le tournis. Rien que Lucasfilm a enchaîné les problèmes : Josh Trank gentiment viré d'un spin-offChris Miller et Phil Lord virés de Solo : A Star Wars Story avant la fin du tournage, Rogue One : A Star Wars Story lourdement rattrappé en post-prod avec des rumeurs sur le rôle modéré du réalisateur en salle de montage, départ de Colin Trevorrow censé réaliser Star Wars Episode IX

Côté Marvel Studios, c'est mieux (caché). Le départ très médiatisé d'Edgar Wright d'Ant-Man est le plus gros couac dans la machine bien huilée. 

Il y a donc sans surprise la peur des cinéphiles de voir un studio devenu une usine, avec peu voire pas de respect pour les visionnaires, les artistes. Au point que Disney soit considéré par certains comme les responsables en secret des soucis du côté de X-Men : Dark Phoenix (repoussé plusieurs fois) et Les Nouveaux Mutants (tellement repoussé que plus grand monde ne croit en sa date de sortie).

C'est oublier deux choses majeures : Disney n'a pas le monopole du business qui écrase les réalisateurs et les films, et a déjà été parfaitement capable de soutenir des œuvres relativement anormales.

 

Photo Paul RuddDans une dimension quantique parallèle, ceci est un film d'Edgar Wright

 

United Artists avec La Porte du paradis, la Fox avec David Fincher et son Alien 3Kingdom of Heaven ou Les 4 Fantastiques, Universal avec Brazil de Terry Gilliam, la Warner avec Seven ou Justice League, la Columbia sur Piranha 2 - Les tueurs volants, la Paramount avec World War Z 2 ou Annihilation dont ils se sont débarrassés, Paulo Branco et Terry Gilliam sur L'Homme qui tua Don Quichotte, ou Harvey Weinstein et Miramax-Dimension Films sur 80% de ses films (même Scorsese sur Gangs of New York) : les conflits entre réalisateurs et producteurs-distributeurs sont monnaie courante, pour le meilleur et pour le pire.

Disney n'a donc, malheureusement, rien d'extraordinaire dans le paysage, et le poids énormissime de ses licences et de leur catalogue donne certainement trop la sensation que ce serait pire.

Casse-Noisette et les Quatre Royaumes a d'ailleurs été un contre-exemple remarquable : Lasse Hallström et Joe Johnston sont tous deux crédités comme réalisateurs, chose extrêmement rare dans la réglementation de la Guilde des réalisateurs. Malgré les rumeurs de problèmes en coulisses, il y a bien eu collaboration simple et assumée entre les deux hommes.

Pirates des Caraïbes est également un cas intéressant puisque Johnny Depp a raconté avoir lutté pour imposer ce Jack Sparrow bizarroïde, qui effrayait Disney. Les exécutifs se demandaient si ce héros était gay, et s'il n'allait pas ruiner la franchise. Et ils ont finalement validé ce personnage (avec quelques minces rectifications), pour la réussite commerciale désormais connue. 

 

Photo Johnny Depp Jack Sparrow, exemple d'une lutte contre Disney pour créer un héros "anormal"

 

À VOIR : DISNEY A TOUT INTÉRÊT A NE PAS DISNEYISER TOUT

La question s'est immédiatement posée pour le personnage de Deadpool, connu pour briser le quatrième mur, enchaîner les "fuck" et autres preuves de soi-disant politiquement incorrect. La sortie d'un Once Upon a Time in Deadpool, version familiale remontée du film, n'a rien arrangé.

Pourtant, c'est Bob Iger, patron de Disney, qui a publiquement affirmé que Deadpool resterait fidèle à lui-même : "Nous constatons que les films Deadpool classés R ont une certaine popularité parmi les fans de Marvel, nous allons donc continuer dans cette voie et il pourrait même y avoir de la place pour plus que ça."

Car la vraie question est là : si un film non-familial a un public, Disney n'a aucune raison de s'en détourner. Nul doute que Disney va trouver un moyen de réorganiser ce cirque afin d'avoir des filiales spécialisées, comme toutes celles estampillées "ciné indé" que les studios ont créé au fil des années. Le potentiel commercial reste le facteur majeur.

 

Photo Ryan ReynoldsFier de rester nul cool

 

À VOIR : LA LIMITE DE LA LIMITE

Disney, c'est déjà une dizaine de films programmés au cinéma en 2019. Peu importe son pouvoir et ses moyens, le studio ne pourra aller contre le principe d'une année composée de 12 mois. 

Il y a donc un plafond de verre qui empêchera naturellement Disney de trop tirer sur la corde, par crainte de voir ses productions se cannibaliser. Même si un spectateur peut ne pas avoir conscience que Les Indestructibles 4, Avengers 12, Indiana Jones Reborn, Alien : Au commencement, X-Men vs Avatar, Les Simpson le retour ou L'Age de glace : Scrat président viennent du même studio, les pontes vont forcément devoir laisser la plupart de leurs films exister tranquillement en salles - sauf dans les cas où ils s'adressent à des publics totalement différents.

Il serait par exemple absurde de voir deux énormes blockbusters susceptibles de taper un milliard ou deux, s'affronter sur le même créneau. C'est ce qui arrivera sûrement entre une des suites d'Avatar et un futur Star Wars, et nul doute que ça arrivera plus d'une fois lorsque le catalogue de la Fox aura été dompté.

 

photo, Chris Evans, Scarlett Johansson, Danai Gurira, Chadwick Boseman, Sebastian StanRien ne sert de courir, il faut sortir à point

 

AU CONTRAIRE : DISNEY A UNE CIBLE SUR LE DOS

Mouvement logique : à mesure que Disney a dévoré ses concurrents, agrandi son univers et créé un parc de divertissement absolument énorme dans les salles, une partie du public a sorti les armes, ou du moins les boucliers. La défiance a grimpé en flèche avec le rachat de Lucasfilm en 2012, et la sortie de Star Wars : Le Réveil de la Force et surtout Star Wars : Les Derniers Jedi. Ce dernier a cristalisé bien des doutes, peurs et colères, et continue à alimenter des débats et appels au boycott.

Le MCU a beau avoir amassé près de 7 milliards en une vingtaine de films, avec une popularité très solide, les limites de l'univers des Avengers ne cesse d'être questionnées. Alors que Spielberg pense que la mode des super-héros ne pourra que s'écraser dans un mur, l'abondance de ces films dans les salles, et le fait que la formule soit copiée dans tous les sens, ne peut que soulever de nouvelles questions.

Personne n'est medium et les chiffres confirment pour l'instant que le super-héros a de belles et longues heures dorées devant lui, mais difficile de ne pas imaginer que Disney va devoir faire preuve de prudence.

 

Photo Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2Il est l'or, mon seignor

 

Depuis le four Solo : A Star Wars Story (qui est bien un désastre financier vu les sommes en jeu et la marque), Lucasfilm a revu ses plans, et repoussé voire annulé au moins un spin-off. Preuve que des leçons ont été tirées, et que le public peut être entendu. Il suffit de voir l'importance (certes relative au fond) des mouvements de trolls sur Captain Marvel ou Star Wars Episode IX, pour constater que c'est bien le cas.

Et si Star Wars Episode IX sera très certainement un succès malgré la colère d'une partie des fans, il sera intéressant de suivre le rapport entre Disney et son public, sachant qu'une partie des licences (Star Wars, Indiana Jones) est protégée de manière quasi religieuse par ses fans.

 

Photo Daisy RidleyAu loin, la tempête

 

AU PIRE : DISNEY N'A PAS LE MONOPOLE DU NUL 

Au pire, il y aura plus de blockbusters dans les salles, c'est certain. Il y aura plus d'univers étendus, plus de scènes post-générique, plus de teasing à tous les étages, plus de produits dérivés. 

Au pire, il y aura plus de colère, de coups de gueule, de munitions pour les fameux "le cinéma hollywoodien est mort".

Avec en plus son service de SVOD Disney+ lancé pour contrer Netflix, le studio de Mickey ne recule devant rien pour phagocyter l'industrie, et déploie des moyens énormes, à la hauteur de ses bilans compta.

Mais jamais ça n'empêchera d'autres films d'exister à côté. Oui, Avengers : Infinity War a encaissé environ 2 milliards. Mais il a coûté entre 300 et 400 millions. Le succès reste énorme, notamment en retombée marchandising et pour l'avenir de la société. Mais à côté d'un Get Out qui a coûté environ 5 millions de dollars et en a engrangé 50 fois plus (plus de 255 millions au box-office), c'est presque ridicule d'un point de vue rentabilité.

Le récent Split : budget de 9 millions (sans compter le marketing), et plus de 278 millions récoltés dans le monde, soit 30 fois plus. Même s'il ne restait que l'argument commercial, le système continuera à laisser de petites mais significatives portes ouvertes.

 

Photo Daniel KaluuyaQuand tu calcules grossièrement la rentabilité de ton petit film

 

Et il n'y a qu'à repenser à des films comme A la poursuite de demain, Lone RangerVaiana, la légende du bout du mondeL'Étrange Noël de Monsieur JackLe Monde fantastique d’Oz, ou Tron - L'Héritage, pour constater que même un géant comme Disney est capable de laisser un cinéaste s'épanouir, en lui donnant des moyens à la hauteur.

Le public, la critique et les artistes ont bien sûr raison d'être prudents, voire sur la défensive face au géant au visage de Mickey. Mais en 2019 plus que jamais, il est important de ne pas se contenter des mots les plus extrêmes, de chercher la nuance, et nourrir des discussions raisonnables et précises. Et surtout, de prendre chacun la mesure de son pouvoir : de l'article publié au billet de cinéma acheté, en passant par le clic et le commentaire et le like, le vrai pouvoir, doux mais puissant, est là.

A chacun de l'utiliser à bon escient, et en connaissance de cause, afin de façonner l'avenir d'un bon et beau cinéma populaire hollywoodien.

 

PhotoOn aime imaginer qu'un conseil d'administration chez Disney ressemble à ça

commentaires

Okay
20/03/2019 à 17:55

Et vous avez oublié la future saga épique Alita Battle Angel... allez on croise les doigts!
Faites pas les c**s Disney alignez les billets!

Greg
20/03/2019 à 17:50

Bravo pour cet article développé et analytique.

Rudy Mako
20/03/2019 à 17:29

Hollywood entre dans la zone la plus noire de son histoire

Pulsion73
20/03/2019 à 16:10

Disney est un trou noir qui absorbe toute la lumière et qui grossi sans arrêt

Warner Disney
20/03/2019 à 13:33

Ben Disney a secouru la Fox maintenant Ç est au tour de la Warner d être aider euh racheter parce que la cela devient problématique

Dulien Joré
03/03/2019 à 16:35

@Gilet
Dans certains pays comme les USA et l'Espagne, oui

StarLord
03/03/2019 à 09:26

Très bon article, merci!

Gilet
02/03/2019 à 19:13

Ç est vrai que le chant du loup va intégrer le catalogue de Netflix ?

Gilets
02/03/2019 à 18:56

J espère que le chant du loup sera distribuer au US

KingOfTheWorld
02/03/2019 à 18:51

Aaaah! Enfin !

Allez, retour des Majors à Hollywood: le star system revient avec Disney donc fini les caprices des stars Hollywoodiennes avec LEUR$ salaires extravagants!
La razzia sur les billets verts va toucher à sa fin!

Redevenus de simples employés, les stars de Hollywood vont devoir se battre comme des gladiateurs sur Instagram pour pouvoir maintenir le train de vie auquel il était habitué depuis des décennies, maintenant!

Allez, hein, ne nous façons pas! ????????????

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