Pour Steven Spielberg, les films de super-héros sont voués à l'extinction

Christophe Foltzer | 3 septembre 2015
Christophe Foltzer | 3 septembre 2015

Alors qu'on attend de pied ferme Le pont des espions, son nouveau film prévu le 28 octobre, Spielberg dit une nouvelle fois que, selon lui, les films de super-héros n'ont aucun avenir.

Ce n'est pas la première fois que Steven Spielberg critique les films de super-héros. En 2013 déjà, il avait mis en garde le public contre une saturation du genre qui devait conduire à une implosion du marché.

En pleine promo de son Pont des espions, le réalisateur a déclaré à The Associated Press que son avis n'avait pas changé d'un iota, bien au contraire :

"C'est toujours ce que je pense. Nous avons déjà vécu ça avec le western et le moment arrivera où les films de super-héros emprunteront le même chemin. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'occasion pour ces films de revenir un jour où l'autre.

Actuellement, les films de super-héros sont vivants et prospères. Je dis juste que tout cela, c'est cyclique et que ces cycles ont une durée de vie limitée dans la culture populaire. Il arrivera un moment où tous ces récits mythologiques seront supplantés par un nouveau genre, que de nouveaux réalisateurs sont peut-être déjà en train de découvrir."

Un constat plutôt rude de la part du père du divertissement moderne mais, au fond, assez lucide. Il n'y a qu'à se projeter une vingtaine d'années en arrière et repenser à la mode du slasher. Un nouveau film sortait tous les deux mois, asphyxiant le marché et le public avant de s'éteindre, pour mieux revenir aujourd'hui à la télévision. 

Spielberg a-t-il vu juste ? Seul l'avenir nous le dira. 

 

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commentaires
blop
03/09/2015 à 17:57

J'espère qu'il a raison. Marre de ces merde indigeste qui font au un honneur au cinéma. En plus rien d'original ils font que retranscrire un comics à l'écran. Aucune créativité. Nul nul nul

Starfox
03/09/2015 à 13:18

On peut se rassurer un peu en se disant que le nouvel hollywood des années 70 est arrivé après l'âge d'or d'Hollywood des westerns, des romances, des comédies musicales, des réalisateurs et acteurs sous contrat avec un studio unique, etc... etc... Tout n'est donc pas perdu.

Et surtout, n'oublions pas que c'est sur les plus grosses bouses que naissent les plus belles fleurs...

Ded
03/09/2015 à 13:12

Eh oui, Maître Spielberg philosophe et enfonce une porte ouverte. Apprendre de sa bouche que les modes et les engouements passent, formant un cycle, pour ne pas dire un cercle vicieux, n'a pas été pour moi une grande révélation m'obligeant à méditer toute la journée sur la fragilité des choses... Heureusement, il est plus original et inventif dans l'accomplissement de son art... Et c'est tout ce que j'attend de lui.

Dirty Harry
03/09/2015 à 12:49

Parole pleine de sagesse du à l'expérience....bien évidemment que c'est un cycle et ça laissera la place à autre chose qui aura son âge d'or et qui s'évanouira. Peinture, Musique, Littérature, Cinéma, Bande Dessinées, toute l'Histoire de l'Art est ainsi.

sylvinception
03/09/2015 à 12:47

@Starfox : pour être vraiment précis "interdit aux moins de 18 ans" à l'époque de sa sortie en 1973.
Mais carton absolu quand même pour l'époque...

Ghob_
03/09/2015 à 12:29

Bien sûr que c'est cyclique. Comme les grands mouvements musicaux qui naissent, explosent puis disparaissent progressivement, les lois du box-office sont soumis aux mêmes variations émanant des spectateurs. Il arrive immanquablement un moment où même la qualité des réalisations n'arrive pas à ne pas faire naître de lassitude chez le public..
Alors, oui les plans des grosses majors s'étendent peut-être sur les années et même des décennies, mais au final ce sont les spectateurs qui décideront eux-même de l'avenir de ces méga-franchises et ce seront eux qui diront "stop" quand on aura atteint la crise de ras-le-bol général...

En 2016, les grosses machines DC/Warner envahiront les écrans et à ce moment-là, on aura peut-être une réelle émulation qui sera profitable pour le genre encore quelques bonnes années, mais au final même ces giga-crossovers de la mort commenceront à lasser et là, les gros décideurs penseront à rechercher de nouveaux genres, de nouvelles approches, pour continuer à s'en mettre plein les poches.
Peut-être que ça mettra plus longtemps à arriver qu'on ne le pense, peut-être le contraire, mais c'est un phénomène logique et immuable (faudra juste espérer qu'entre temps, ce système de franchises et d'univers étendus ne vampirise pas trop les autres genres de cinéma, même si j'ai l'impression que c'est bien vers ça que ça tend).

Après je dis ça, chuis un fan de comics et bon client des spectacles Marvel et DC hein, mais même comme ça, je sais que dans quelques années, j'ai aurais moi aussi marre et que j'irais voir ailleurs.
Trop de formule tue la formule...

maitre honome
03/09/2015 à 12:17

que dieu entende monsieur spielberg !

Bolderiz
03/09/2015 à 12:10

J'apporterai une nuance aux propos de Spielberg, je dirai que les films de super héros tels qui nous sont présentés actuellement vont décliner (trop de films, trop de persos, scénars creux, numérique à outrance, calibrage identique d'un film à l'autre) mais rien n'empêche un second souffle ou une lecture différente des codes de ces supers héros et là, peut-être auront nous des films qui apporteront autre chose et donc un regain public...

Starfox
03/09/2015 à 12:03

Je m'excuse de rabacher mais l'exorciste est sorti avec une interdiction de -16A.

Je viens de vérifier, il a rapporté plus de 400M$ au niveau mondial. Sans compter les éditions VHS, laserdisc, dvd, blu-ray, l'édition de 73, celle de 2001, les ressorties en tout genre, les poupées à l'éfigie du père Karras, la vente du lit, des morceaux de ciment de l'escalier final, enfin bref, un carton abyssal...

Starfox
03/09/2015 à 11:32

L'exorciste, c'était interdit au moins de combien 16 ans.

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