Tops des Meilleures Séries 2021 - Ecran Large

La Rédaction | 28 décembre 2021 - MAJ : 28/12/2021 22:42
La Rédaction | 28 décembre 2021 - MAJ : 28/12/2021 22:42

Quelles sont les meilleures séries de l'année 2021 ? Midnight Mass et Arcane sur Netflix, Invincible, Mare of Easttown, Succession, Rick et Morty...

En 2020, l'équipe d'Ecran Large avait rêvé, tremblé, pleuré avec Devs, I May Destroy You, Antidisturbios, Normal People, The Haunting of Bly Manor, Tales From the Loop, Primal et Gangs of London, élues parmi les meilleures séries de 2020.

En 2021, la ration de séries est tout aussi passionnante, avec des vampires de minuit, des super-héros invincibles, des docteurs sous serment, et une sélection de 15 coups de cœur de la rédaction.

LES 10 PIRE SERIES DE 2021 POUR NOUS : c'est par ici.

 

The Haunting of Bly Manor : photo"Vous seriez pas fans de Mike Flanagan ?"

 

15. ORELSAN : montre jamais ça à personne

Saison 1, 6 épisodes d'environ 40 minutes

Disponible sur Amazon Prime Video

 

Orelsan - Montre jamais ça à personne : photo"Orelsan, 25 an,s célibataire, rappeur craqueur sous pression, amateur de films amateurs"

 

Orelsan - Montre jamais ça à personne en deux mots : Une série-documentaire de Clément Cotentin sur l'ascension de son frère Orelsan, de ses débuts à Caen jusqu'à aujourd'hui.

Pourquoi Orelsan - Montre jamais ça à personne est plus qu'un docu sur le rap : Car derrière le parcours atypique et inspirant d'Orelsan, retracé par un impressionnant travail de montage et de rythme sur plus de 3000 heures d'archives filmées pendant presque 20 ans, la série-documentaire est aussi (et surtout) une magnifique preuve d'amour fraternel.

L'histoire d'Orelsan - Montre jamais ça à personne est celle d'Aurélien Cotentin et de son frère, mais aussi d'une bande de potes immatures, flemmards, mais terriblement attachants, qui se sont portés les uns les autres au fil des années, des échecs et des réussites, tous unis par une passion commune et une amitié indéfectible. Et le regard de ce petit frère sur celui qu'il a suivi et admiré en étant persuadé qu'il serait un jour connu, apporte une touchante authenticité aux images.

Les extraits des débuts à Caen jusqu'aux plus grandes salles de concert de France permettent de voir l'univers musical qu'a façonné Orelsan, et la détermination de cet artiste qui a cultivé une fausse image de glandeur ; et en filigrane, la série-documentaire traite d'autres sujets tels que la masculinité, l'industrie du rap, la censure, la France profonde, la famille ou les galères d'une jeunesse perdue, en quête d'identité, qu'Orelsan a racontées dans sa musique.

Note Ecran Large : 4/5 

14. arcane

Saison 1, 9 épisodes d'environ 45 minutes 

Disponible sur Netflix

 

Arcane : photo"Everybody wants to be my enemy"

 

Arcane en deux mots : Adapté de l'univers de League of Legends, Arcane raconte les conflits politiques entre les deux cités de Piltover et Zaun, et le destin d'une poignée d'habitants de ces cités, à l'instar de Vi, Jinx, Jayce ou encore Viktor.

Pourquoi Arcane est plus qu'une série pour les fans de League of Legends : D'abord parce que sa qualité de production est phénoménale. Le but n'était pas de capitaliser sur les fans du jeu pour un divertissement paresseux (prends ça No Way Home). Pensée comme une fiction autonome, capable de séduire les étrangers de l'univers de Runeterra, Arcane s'est imposée par sa direction artisitque, son animation (assurée par le studio Fortiche, un partenaire de longue date de Riot Games, l'éditeur du jeu), sa bande-son, ou encore sa mise en scène.

Prévue pour être diffusée par arc, de trois épisodes chacun, la série créée par Christian Linke et Alex Yee a trouvé un équilibre entre la nécessité de faire durer l'excitation et celle de donner suffisamment de matière à son audience pour rester accrochée. Si le premier arc et son exposition sont évidemment les plus mous, la série ne fait que gagner en intensité jusqu'à un climax, puissant.

Loin des stéréotypes du genre, Arcane se refuse à mettre des étiquettes de gentil ou de méchant sur ses personnages, et s'amuse à brouiller les pistes. En résulte une fiction étonnamment mature, qui parvient à livrer un excellent récit de science-fiction, malgré des intrigues plutôt classiques. 

Notre critique d'Arcane

Note d'Ecran Large : 4,5/5

13. Pen15 saison 2

Saison 2 (deuxième partie), 8 épisodes d'environ 30 min

Disponible sur MyCanal

 

PEN15 : photo, Maya Erskine, Anna KonkleMake up et make believe

 

Pen15 en deux mots : Une série ado sur deux filles inadaptées et gentiments paumées. Mais où les deux ados sont incarnées par les co-créatrices de la série, qui ont plus de 30 ans.

Pourquoi Pen15 est un petit bijou, jusqu'au bout : Parce que c'est la série la plus étrange, détonante et tendre de ces dernières années, comme si l'enfant détraqué de Todd Solondz et John Hugues avait décidé de raconter les affres de l'adolescence féminine, avec le quota cringe de The Office. Autant dire qu'en 2 saisons et 25 épisodes, PEN15 n'a eu peur de rien.

La deuxième partie de la deuxième et dernière saison l'a confirmé. Après un épisode spécial sous forme de parenthèse animée particulièrement douce-amère, Pen15 a entamé sa dernière ligne droite, en route vers la fin programmée d'une innocence déjà bien écornée. D'une Bat Mitzvah effrayante à une cousine japonaise de passage, en passant par la première amourette sérieuse d'Anna et une fugue stoppée comme un hamster en pleine galopade, ces huit derniers épisodes ont été comme un best of et bouquet final.

Il n'y a qu'à voir le magnifique épisode centré sur Yuki, la mère de Maya (incarnée par la véritable mère de Maya Erksine : prends ça Inception), pour voir la tendresse et sensibilité infinies de la série. Co-créatrices de la série avec Sam Svibleman, Maya Erskine et Anna Konkle auront prouvé avec leur série un talent incroyable, à tous les niveaux (actrices, scénaristes, réalisatrices). Pen15 ne ressemble à rien d'autre, et tant mieux. Ne reste plus qu'à espérer que la série gagnera amour et reconnaissance dans les prochaines années.

Notre critique du début de Pen15

 Note d'Ecran Large : 4/5

12. Last chance u : Basketball

Saison 1, 8 épisodes d'environ 60 minutes

Disponible sur Netflix

 

Last Chance U : Basketball : photoBasketball Diaries

 

Last Chance U : Basketball en deux mots : Après la merveilleuse Last Chance U, qui offrait une immersion dans le monde du football américain au niveau universitaire, ce spin-off suit désormais le quotidien d'une équipe de basketball universitaire, et le destin de jeunes joueurs pleins de rêves.

Pourquoi Last Chance U : Basketball est la meilleure série sportive qui soit : Parce que même si la formule reste la même que dans les autres créations de Greg Whiteley, Daniel McDonald, Adam Lebowitz et leurs équipes, la rigueur, la maîtrise et la sensibilité dont ils font preuve continue d'impressionner à chaque fois.

Derrière le parcours captivant des Huskies de l'East Los Angeles College, qu'elle retrace grâce à une réalisation qui transpire toujours l'excellence, la caméra porte un regard encore plus intime et bouleversant sur l'histoire de ces jeunes gamins brisés, qui comptent sur leur talent pour fuir la délinquance, leur condition sociale ou leur passé.

La transition du football américain vers le basketball rend Last Chance U : Basketball encore meilleure : le plus grand nombre de matchs et le terrain moins grand intensifient le rythme. Mais les joueurs sont surtout moins nombreux et ne peuvent plus dissimuler leurs réactions derrière un casque et un lourd équipement. L'émotion se trouve ainsi décuplée à chaque action de jeu, comme l'attachement envers ces grands enfants perdus. Et la série n'en est que plus passionnante.

Notre critique de Last Chance U : Basketball

Note d'Écran Large : 4/5

 

11. For All mankind saison 2

Saison 2, 10 épisodes d'environ 1h

Disponible sur Apple TV+

 

For All Mankind : photoLa conquête spatiale comme on ne l'a jamais vu

 

For All Mankind en deux mots : Les soviétiques ont marché les premiers sur la Lune, la guerre des étoiles en a vu son destin changé, et le monde avec.

Pourquoi For All Mankind est la meilleure série que vous ne regardez pas : On pourrait parler de For All Mankind pendant des heures tant la création de Ronald D. Moore, le papa de Battlestar Galactica, est d'une richesse implacable, réécrivant l'Histoire à sa sauce pour mieux pointer du doigt les erreurs du passé, les tares d'aujourd'hui et les possibles échecs de demain. Car finalement, l'uchronie spatiale de Moore n'est pas une simple fiction s'amusant à repenser la guerre des étoiles, la soif d'exploration de l'humanité et les désirs de conquête de l'univers.

Non, For All Mankind est plus que cela. C'est avant tout une sublime uchronie féministe (voire inclusive), dépeignant avec vigueur, un monde où l'hégémonie du modèle américain n'a pas empêché les femmes de s'émanciper du joug masculin, mais bien au contraire, où une Amérique plus faible (ou en tout cas, sans suprématie) s'est efforcée de grandir, s'améliorer, se moderniser plus rapidement pour montrer un visage plus évolué que son ennemi d'alors (l'URSS).

Et si ce n'est que de la fiction, ainsi naît un nouveau monde, toujours aussi dangereux certes avec ses deux camps bien distincts (la série n'a pas peur de tuer), mais avançant vers un idéal plus sain, plus juste, plus ambitieux... En découle un récit passionnant, jubilatoire et spectaculaire, capable de mêler habilement le micro et macro, pour en faire de vraies intrigues touchantes, audacieuses, où l'étincelle interne allume un feu mondial, tout comme l'aplomb d'un individu devient une source d'inspiration universelle.

Notre critique de la saison 2 de For All Mankind

Note d'Ecran Large : 4/5

10. Solar Opposites

2 saisons, 16 épisodes de 25 minutes

Disponible sur Disney+

 

Solar Opposites : photoLa Soupe aux choux

 

Solar Opposites en deux mots : Le nouveau délire à base de SF et d'aliens de Justin Roiland, l'un des papas de Rick & Morty.

Pourquoi Solar Opposites est une bouffée d'air frais : Aux côtés d'un Rick & Morty toujours aussi génial, on pouvait craindre de voir l'un de ses deux cerveaux, Justin Roiland, faire cavalier seul sur Solar Opposites. Pourtant, sa nouvelle création trouve assez vite sa propre voie. En investissant les concepts les plus improbables, Roiland laisse libre court à une rythmique comique délirante, où chaque retournement de situation à base de bullshit SF sert une inventivité qui pousse le spectateur à rester sur le qui-vive.

Mais ce qui fait la véritable personnalité de Solar Opposites, c'est son histoire secondaire autour d'un vivarium d'humains rapetissés. Se construit au fil des épisodes une intrigue fascinante sur la création d'une société alternative, se transformant bien rapidement en dystopie. Une sorte de thèse sociologique accélérée et brillante par son nihilisme, qui éclot pleinement dans une saison 2 encore plus maîtrisée que la première

Notre critique de Solar Opposites saison 1

Note d'Ecran Large : 3,5/5

 

9. Raised by wolves

1 saison, 10 épisodes de 40–55 minutes

Disponible sur Warner TV

 

Raised by Wolves : photo, Amanda CollinMother-révélation de l'année

 

Raised by Wolves en deux mots : L'Humanité s'est déchirée dans une guerre religieuse. Deux androïdes, Mother et Father, sont chargés d'élever des enfants sur une planète hostile, pour sauver ce qu'il reste des humains. 

Pourquoi Raised by Wolves est une série fascinante : Si la première saison de Raised by Wolves n'évite pas quelques (gros) problèmes de rythme et errances narratives, la série d'Aaron Guzikowski, en partie chapeautée par Ridley Scott (très impliqué comme producteur et réalisateur des deux premiers épisodes) n’en est pas moins étourdissante. En prenant elle aussi la foi et la survie comme principaux objets d’étude, la série prolonge les questionnements de Prometheus et Covenant sur la dualité entre l'humain et la machine, la création et le créateur, ainsi que la frontière très mince entre le fanatisme et la conviction. 

Mother, l’androïde d'Amanda Collin - par ailleurs stupéfiante - pousse la réflexion et le malaise encore plus loin que le personnage de Michael Fassbender, en portant la vie dans ses chairs métalliques, alors qu’elle se trouve sur une planète stérile et mourante. Raised by Wolves ne manque pas non plus d’intriguer, parfois de dérouter, notamment par son final nébuleux. Côté technique, c'est une réussite éclatante avec son habillage SF rétro, ses effets spéciaux utilisés avec parcimonie et sa photographie grisonnante magnifique. D'autant qu'une série de SF d'une telle ambition et radicalité, c'est beaucoup trop rare pour être boudé.

Notre critique de Raised by Wolves saison 1
Note  : 3,5/5 

8. The Underground railroad

1 saison, 10 épisodes de 70 minutes (sauf 1 de 20 minutes)

Disponible sur Amazon Prime Video

 

The Underground Railroad : Photo Thuso MbeduLa révélation Thuso Mbedu

 

The Underground Railroad en deux mots : Une mini-série sur l'esclavage par le réalisateur de Moonlight.

Pourquoi The Underground Railroad est essentielle : Après le triomphe de Moonlight et de Si Beale Street pouvait parler, on ne pouvait qu'attendre avec impatience l'arrivée de Barry Jenkins dans le giron de la mini-série ; qui plus est pour s'attaquer à la question de l'esclavage, et d'une histoire des afro-américains qui hante depuis le départ son cinéma. Or, le mot "hanter" est à-propos, puisque The Underground Railroad est avant tout un magnifique récit de fantômes, portant en lui les scarifications de tout un peuple, dissimulées derrière l'espoir de cette légende urbaine autour d'un chemin de fer souterrain.

La délicatesse de la réalisation de Jenkins effleure les corps avec une tendresse infinie, sans pour autant oublier de dépeindre une violence systémique insoutenable. Sur sa dizaine d'heures d'épisodes, The Underground Railroad est éreintante, mais c'est une bonne chose à l'heure des séries qui se consomment comme du pop-corn fade et facilement digéré. La vision ambitieuse de son réalisateur se mérite, et récompense son spectateur par un point de vue d'une beauté indescriptible, et d'une force qui laisse KO. 

Notre critique de The Underground Railroad

Note : 4,5/5

7. We are who we are

Saison 1, 8 épisodes de 50-75 minutes

Disponible sur MyCanal et StarzPlay

 

We Are Who We Are : photoArmy of Two

 

We Are Who We Are en deux mots : Une série d'ados queer à la Euphoria, par le réalisateur de Call Me By Your Name.

Pourquoi We Are Who We Are est une merveille : Elle a été largement éclipsée dans le tourbillon fin 2020-début 2021, et pourtant elle mérite mille fois plus. Entre le parfum ensoleillé de l'Italie de Call Me By Your Name et la frénésie sentimentale et sexuelle d'Euphoria, We Are Who We Are est une tornade, d'une beauté étourdissante, et d'une délicatesse renversante.

Un vent de liberté souffle sur cette chronique adolescente (mais pas que), centrée sur un garçon gay et une fille qui s'interroge sur son genre assigné à sa naissance. En périphérie, il y des adultes, tout aussi perdus et étouffés dans leurs rôles. En toile de fond, il y a une base militaire américaine, plantée au beau milieu de la nature sauvage de Chioggia, près de Venise. Les épisodes, tous réalisés par Luca Guadagnino, durent entre 45 et 75 minutes. Et la narration, souple, vibrante et romanesque, ne cesse d'étonner. Jamais la série ne prend le chemin attendu. Et toujours, elle impressionne par une idée, une scène, un parti pris.

Créée par Luca Guadagnino lui-même, Paolo Giordano (écrivain notamment adapté avec La Solitude des nombres premiers), Francesca Manieri et Sean Conway, We Are Who We Are est un tourbillon magique et fiévreux, qui hante longtemps après. Notamment grâce à Jack Dylan Grazer et Jordan Kristine Seamón, absolument phénoménaux.

Notre critique de We Are Who We Are

Note  : 4,5/5

6. Succession saison 3

Saison 3, 9 épisodes de 55 minutes

Disponible sur OCS

 

Succession : Photo Brian CoxLogan Roy, sujet de toutes les convoitises

 

Succession en deux mots : Un père qui cherche le successeur de son empire, quatre enfants légitimes, une bataille sans merci.

Pourquoi la saison 3 est un chef d'oeuvre : Succession a longtemps été présentée comme un grand drame shakespearien, sur les affrontements des membres d'une famille prête à tout pour défaire le père, détruire les sœurs ou les frères, et prendre les commandes d'un empire (ici médiatique). Bref : le véritable successeur de Game of Thrones sur HBO, entre les coups bas, les traîtrises, les stratégies médiatiques, les alliances de circonstances et les twists inattendus (et notamment l'art du cliffhanger assommant).

Sauf que derrière sa grande tragédie, Succession est aussi une immense sitcom. Jamais la série créée par Jesse Armstrong n'a autant ri de (et avec) ses personnages que dans cette saison 3, pointant du doigt leurs incompétences et l'absurdité de leurs actions. L'épisode 5 est probablement le plus grand chef d'oeuvre de cette troisième saison, la famille Roy perdant totalement pied face à la décadence furtive du patriarche. Une déchéance dont il sortira plus fort, convaincu que sa descendance n'est que le symbole de la médiocrité de la nouvelle génération.

Alors, en dégradant peu à peu Shiv, Roman et Kendall, la série parvient, d'une manière aussi fracassante qu'étonnante, à les rendre attachants, eux qui ne sont qu'affreux, vils et méchants. Et quand, dans un dernier souffle haletant, leur destin se lie, leur cheminement se croise et leurs craintes fusionnent, la série se montre sous son plus beau jour - et son cynisme le plus redoutable. Assurément la meilleure série de l'année (mais tout le monde ne l'a pas vue ou n'a autant aimé dans la rédaction, alors elle est pas tout en haut, snif).

Notre critique de la saison 2 de Succession 

Note Ecran Large : 4,5/5


5. Rick et morty - saison 5

Saison 5, 10 épisodes de 25 minutes

Disponible sur Adult Swim via Molotov

 

Rick et Morty : photoRick et Morty Apocalypse

 

Rick et Morty en deux mots : Les aventures du scientifique alcoolique Rick et de son petit-fils un peu simplet Morty dans d'autres galaxies, d'autres univers et d'autres dimensions.

Pourquoi la saison 5 est toujours aussi géniale : Tranquillou bilou, malgré la grogne d'une partie de ses spectateurs, Rick et Morty continue de dévier de la formule qui l'a rendu populaire pour mériter sa longévité. Après une saison 4 un peu plus faible (il faut l'avouer), la série persiste à abîmer la réputation de ses personnages et altérer leur dynamique comique. Morty grandit psychologiquement, tandis que son grand-père perd progressivement de sa mainmise, et apparaît plus fragile que jamais.

Jusqu'à un double épisode final où Justin RoilandDan Harmon et leurs scénaristes se lancent, en guise de réponse à un public de plus en plus insistant, dans une déconstruction en règle de leur univers, pulvérisé dès lors qu'ils le privent de la domination qu'exerce Rick sur Morty. Un véritable massacre à la fois hilarant, quand il tire à bout portant sur tout une culture, et tragique, quand il nous met face aux limites de la fiction. Quoique la saison 6 risque bien de les repousser encore un peu plus.

Notre critique de Rick & Morty saison 5

Note Ecran Large :  4/5

 

4. Mare of Easttown

Saison 1, 7 épisodes d'environ 1h

Disponible sur OCS

 

Mare of Easttown : photoKate Win encore

 

Mare of Easttown en deux mots : Kate Winslet en flic dépressive, qui enquête sur un meurtre sordide dans une petite ville sordide qui cache des secrets sordides.

Pourquoi Mare of Easttown est une franche réussite : Impossible de ne pas tomber dedans, même avec toutes les réserves du monde sur l'éternelle formule de l'enquête-policière-dans-la-petite-ville-pas-si-tranquille (bien exploitée ces dernières années, avec notamment Sharp Object et Big Littles Lies). Concoctée par Brad Ingelsby (notamment scénariste des Brasiers de la colère), la mini-série Mare of Easttown est un modèle d'efficacité, qui témoigne d'un impressionnant savoir-faire à tous les niveaux.

Dans le polar comme dans le drame, l'écriture est précise, cherchant toujours une nuance humaine, même avec les plus grosses ficelles (alcoolisme, trauma et autres secrets). De tous les plans, Kate Winslet est sans surprise aucune le moteur flamboyant de la série, mais elle n'est pas seule. Les fantastiques Jean Smart, Julianne Nicholson, Guy Pearce et Evan Peters complètement le tableau.

Mais Mare of Easttown étonne surtout par ses pics d'émotion. Dans une scène de capture et résolution de l'intrigue policière, la série embraye sans prévenir sur une vitesse tétanisante et avec une violence glaciale, pour resserrer l'étau autour des héros. Dans les ultimes moments de révélation, elle raconte avec une justesse folle les sacrifices et choix cornéliens. Si bien que derrière ses allures de petit polar pantouflard, Mare of Easttown est une petite bombe émotionnelle.

Notre critique de Mare of Easttown

Note Ecran Large :  4/5

 

3. Hippocrate saison 2

Saison 2, 8 épisodes d'environ 50 minutes

Disnponible sur Canal+

 

Hippocrate : photo, Karim Leklou, Zacharie ChasseriaudCrève-coeur

 

Hippocrate saison 2 en deux mots : Les urgences de l'hôpital Poincaré sont inondées. Le personnel soignant et les patients doivent se replier en médecine interne. Chloé, Alyson, Hugo et tous les médecins du service doivent affronter la crise, en vue de la prochaine.

Pourquoi c'était incroyable : Après une première saison déjà happante, la série médicale Hippocrate, créée par Thomas Lilti, confirme la virtuosité de son écriture et de sa mise en scène dans cette deuxième saison bouleversante d’humanisme. Les huit épisodes à fleur de peau réalisés par Thomas Lilti lui-même malmènent les esprits et les corps des médecins avec une intensité folle, pour filmer les réalités et défaillances du système hospitalier français. 

Comme l’interprétation des acteurs, l’immersion est sans faille, offrant quelques bouffées d’oxygène bienvenues avant de repartir en apnée dans les couloirs bondés et anxiogènes de l’hôpital. Les larmes et la tension montent facilement d’un côté comme de l’autre de l’écran. Et si cette saison était déjà éprouvante, la dernière réplique de Louise Bourgouin rattrape l’actualité pour annonce le prochain raz-de-marée. Personne n'est prêt pour ce qui se prépare dans la saison 3.

Notre critique d'Hippocrate saison 2
Note : 4,5/5

 

2. invincible

1 saison, 8 épisodes d'environ 45 minutes

Disponible sur Amazon Prime Video

 

Invincible : photoLes Gardiens du Globe > les autres équipes de super-héros

 

Invincible en deux mots : Mark est le fils d'Omni-Man, le super-héros le plus puissant de l'univers. Quand ses pouvoirs se développent, il aspire à suivre les traces de son père, mais va découvrir que le monde des super-héros n'est pas aussi incroyable qu'il l'imaginait.

Pourquoi Invincible est formidable : Car ce n'est pas qu'une série animée tirée du petit chef-d'oeuvre de Robert Kirkman, Cory Walker et Ryan Ottley. C'est une nouvelle version, épurée, perfectionnée et contemporaine, qui exploite toute l'émotion et la richesse de son matériau d'origine pour n'en garder que le meilleur.

L'auteur et les deux dessinateurs étant ses créateurs et scénaristes, la série reste assurément fidèle au comics dont elle est issue : à son atmosphère, son esthétique pop et colorée inspirée de l'Âge d'Argent, et son histoire légère et amusante, qui bascule brutalement vers un récit violent, adulte et complexe, avec une mythologie foisonnante. 

Cependant, plutôt que de se contenter d'une adaptation case par case, la série montre qu'elle a parfaitement digéré le scénario des comics et y apporte quelques ajustements bienvenus et nécessaires. De petites retouches subtiles qui viennent moderniser et rythmer le récit, mais qui permettent surtout de donner encore plus d'importance à la merveilleuse galerie de héros, de super-vilains et de personnages secondaires.

Notre critique d'Invincible

Note d'Écran Large: 4,5/5

1. SERmons de minuit

1 saison, 7 épisode de 60 minutes environ

Disponible sur Netflix

 

Midnight Mass : photo, Zach GilfordIci, c'est pas du tout la déprime

 

Les Sermons de minuit en deux mots : Sorti de prison, Riley revient sur la petite île qui l'a vu naître, parmi sa famille. Mais pas le temps de déprimer, puisque l'arrivée d'un prêtre à la faconde inhabituelle et quelques phénomènes pas très catholiques indiquent que ça va mal se passer.

Pourquoi Sermons de minuit, c'est le sang de la veine : En quelques années, Mike Flanagan est non seulement devenu un des créateurs les plus en vue du fantastique international, mais aussi un des atouts maîtres de Netflix, pour qui il a déjà dirigé The Haunting of Hill House et The Haunting of Bly Manor. Et cet artisan atteint ici un niveau d'orfèvrerie ahurissant.

Tout d'abord, il est passionnant de noter que ce créateur extrêmement attaché à Stephen King est désormais suffisamment à l'aise avec l'univers du maître pour être capable de le citer avec une certaine perfection, sans même l'adapter. Le sentiment d'assister à une relecture officieuse du plaisant roman Salem est ici frappant, tant les réflexes, en termes de caractérisation et de construction de l'univers, paraissent proches.

Mais Sermons de Minuit n'est pas seulement un bon King. C'est aussi une formidable revisitation d'un des plus vieux mythes de l'horreur et du cinéma. Fort d'une interprétation du récit vampirique formidablement empathique, Flanagan peut également s'attarder sur l'humanité des protagonistes, et balancer une poignée de monologues d'une puissance émotionnelle ravageuse. Le tout sans oublier l'angoisse pure, comme en témoigne l'avant-dernier épisode, parmi les plus cruels et brutaux proposés cette année dans le monde des séries.

Notre critique de Sermons de minuit

La note d'Ecran Large : 4/5

Tout savoir sur Sermons de minuit

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commentaires
Fraise
31/12/2021 à 06:51

@bonsoirnon Je vis au Canada la plupart de l’année.
C’est toi qui n’as pas l’air très futé pour le coup.
Quel besoin d’être agressif ?

MoiLeVrai
30/12/2021 à 10:54

Je rajouterai en position 6 de mon top Reservation dogs que j'ai pu regarder hier.

Damodar
29/12/2021 à 23:52

The north water : un Colin Farrell comme on l'aime, des scènes de chasses saisissante, une série crasseuses et viscérales. Je conseille fortement.

Xbad
29/12/2021 à 21:34

Pas vu des masses de séries cette année mais d'Ermont de minuit en faisait parti et perso ça a été mon gros gros coup de coeur. Narcos bien aimé aussi, squid games et mandalorian

JR
29/12/2021 à 21:26

@silers

Je comprends l'argument, tous les personnages sont des archétypes, et donc des couloirs (même si une trajectoire n'était pas forcément prévisible aussi loin de la fin).
Mais, et je pense partager le ressenti d'habitués et de certains rédacteurs, il y a une réflexion profonde sur des thèmes fort, le pardon, la mort, les regrets. Des thèmes forts que cet auteur traite dans quasi toutes ses œuvres (doctor sleep version longue est sublime).
En effet, ce n'est pas tant horrifique (tout comme ses deux séries Hauting) mais des drames humains.
Bref, c'était magnifique (en totale subjectivité)

Silers
29/12/2021 à 20:26

Il n'y a pas grand chose à dire de votre top. Comme toujours, c'est subjectif, mais comme c'est argumenté, et que la qualité de certaines séries est incontestable (Mare of Easttown, For all thé Mankind, Succession, notamment), il n'y a rien à ajouter sauf... Pour la première. C'est étrange d'avoir fait ce choix. La qualité, pour le coup, est très discutable : ce n'est pas inintéressant, loin s'en faut, mais c'est très prévisible, ça ne fait pas peur et c'est un peu charicatural. La grenouille de bénitier, le musulman, l'alcoolique... C'est un peu culcul la praline quand même....m'enfin bon, après tout, pourquoi pas. Tant qu'il y a pas La Casa machin truc, ça va.

Moijedis
29/12/2021 à 09:37

1-fondation
2-mare of Eastown
3-raised by wolves
4-See saison 2

Flash
29/12/2021 à 09:35

Dans mon top , il y a aussi la saison 3 de Narcos Mexico.

MoiLeVrai
29/12/2021 à 09:14

1-Ted Lasso saison 2 (et ce même si il y a une cassure resultant de la commande d’épisodes supplémentaires)
2- Hippocrate saison 2
3- For all mankind saison 2
4- Mare of EastTown
5- Succession saison 3 (même si perso les rebondissement de rebondissement de trahison de manque de confiance ça commence à devenir excessif, on dirait du Empire avec des sous et de meilleurs acteurs en moyenne)
6- …
7-…
99- Midnight Mass (je ne comprends pas l’engouement pour ces mini séries d’horreur que je trouve relativement insipides même si elles ont pour elles de changer un peu)
999- Squid game. Que c’est cliché et surfait …
9999- toutes les séries marvel qui sont quelconques et interchangeables

C.Kalanda
29/12/2021 à 07:39

Je vous suis dans pas mal de vos choix. Par contre j’étais complètement passé à côté de « serments de minuit » que je croyais une énième prod bas de gamme de la plateforme. Décidément vous m’aurez fait rattraper pas mal de choses ce dernier mois. Puisqu’il n’y est pas (mais comme vous le dites on peut pas tout mettre), je recommanderais aussi aux lecteurs la série dispo sur OCS « scènes de la vie conjugale » qui même si elle est un remake, est extrêmement bien produite et parfaitement écrite.

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