Superman Returns sur Netflix : la fin des super-héros d'hier, avant la révolution Marvel

Geoffrey Crété | 4 septembre 2021
Geoffrey Crété | 4 septembre 2021

Superman Returns est sur Netflix, et le revoir avec tant de recul recul est une expérience amusante et intéressante - surtout avec la folie Marvel actuelle.

Si le futur de Superman est toujours flou après Zack Snyder's Justice League, entre le retour possible de Henry Cavill et des projets de série sur HBO Max avec un autre visage, le passé de Clark Kent reste une source inépuisable de discussion et réflexion.

De l'iconique Christopher Reeve apparu à la fin des années 70 dans Superman de Richard Donner, aux films d'animation comme Superman : Man of Tomorrow ou Superman : Red Son, le plus héroïque des super-héros a ouvert la voie au genre du côté des blockbusters.

C'est aussi pour ça que Superman Returns de Bryan Singer est un cas si intéressant, vu ses ambitions de concilier passé et futur, et son échec spectaculaire en 2006.

 

 

L'AN AUX 2000 HÉROS

Que Superman Returns se place en suite directe de Superman II est le signe d'une grande ambition, aussi intéressante que dangereuse, puisque le pont entre les deux époques est vertigineux. Car entre Superman IV sorti en 1987 et son grand retour en 2006, le monde super-héroïque hollywoodien a bien changé. Batman s'était engouffré dans la brèche créée par Superman avec deux films réalisés par Tim Burton, puis deux autres par Joel Schumacher, mais rien de comparable à la vague qui se soulève à l'aube du nouveau millénaire.

X-Men est le premier signal transmis et bien reçu, pionnier de cette renaissance, et déjà réalisé par Bryan Singer. D'un coup, le grand public semble découvrir et accepter que les super-héros peuvent être sobres, sérieux, et solennels. Mais c'est véritablement Spider-Man en 2002, qui va paver la voie dorée : après plus de 820 millions (X-Men en a encaissé moins de 300 au box-office), le film de Sam Raimi est un moment charnière.

Plus de doute : le film de super-héros a un avenir plus radieux que jamais, et tout le monde se lance. Daredevil, Hulk, X-Men 2, Catwoman, Les Indestructibles, Batman Begins, Elektra, Les 4 Fantastiques...

 

PhotoSodomie de l'innocence des années 2000

 

Supermans Returns arrive ainsi à un moment particulier. Le MCU n'est pas encore là, puisque L'Incroyable Hulk et surtout Iron Man arriveront deux ans après, pour largement (re)façonner le genre. Christopher Nolan a déjà enclenché en 2005 le retour flamboyant de la chauve-souris, et The Dark Knight arrive lui aussi en 2008. Quelque chose va basculer et se polariser autour de ces deux facettes du genre, entre le spectacle léger assumé, et la vision brute et sérieuse.

Dans ce contexte, Superman Returns est presque un vestige avant l'heure d'une époque révolue. Le défi de Warner Bros. et Bryan Singer est moins de créer le futur que de rouvrir une porte vers le passé, pour réconcilier deux époques. Alors que le kitsch, la naïveté et la luminosité des années 80 sont voués à disparaître, pour laisser place à la dimension du pur spectacle ou de la modernité la plus sèche, Superman Returns veut réussir l'impossible pari d'une passerelle, dans une perspective de super-héros éternel, impassible, qui résiste aux âges et avance sans trembler sur le chemin ouvert des décennies avant. Le Returns du titre est autant celui de Superman, que de ce qu'il signifie, et véhicule.

 

photo, Brandon RouthReprendre sa place sur le podium

 

L'IMPOSSIBLE RETURNS

Avant que Bryan Singer ne parvienne à convaincre Warner Bros. avec deux X-Men dans la poche, le retour de Superman était dans l'air depuis des années, et du monde s'y était cassé les dents. Et même si le bide de Superman IV a calmé le studio, qui songeait à un Superman Reborn dans les années 90, autour du fils du héros avec Lois qui reprend le flambeau, la machine n'a cessé de tourner.

L'un des plus connus est Superman Lives, projet de Tim Burton avec Nicolas Cage annoncé en 1997, inspiré des comics La Mort de Superman. Tout semblait lancé, l'acteur était prêt à entrer dans le costume, Brainiac devait être le méchant et tout se finissait apparemment avec une grosse araignée. Mais parce que Burton voulait s'approprier le scénario de départ écrit par Kevin Smith, parce que le budget a commencé à grimper, parce que le studio a eu peur et que la confiance s'est dissipée... tout s'est écroulé, en l'espace de quelques années.

Dans la foulée, un autre projet est lancé avec Brett Ratner, intitulé Superman : Flyby. Il caste Matt Bomer en Superman. Le scénario est alors celui de J.J. Abrams, où Superman est un prince de Krypton, envoyé sur Terre pour éviter une guerre. Il affronte l'invasion alien de son oncle Kata-Zor, avec l'aide de Lex Luthor, agent de la CIA obsédé par les OVNIs. Ratner quitte finalement le projet et McG, qui avait déjà failli en être au départ, revient sur le coup. Il affirmera par la suite avoir alors casté Robert Downey Jr. en Luthor. Mais tout s'écroule à nouveau.

 

Photo Superman ReturnsBryan Singer et Kevin Spacey, futurs ennemis publics

 

Bryan Singer, lui, rêve déjà de Superman depuis des années, et a commencé à y réfléchir. Ce qui tombe bien puisque la productrice de ses X-Men est Lauren Shuler Donner, femme de Richard Donner, qui a réalisé les deux premiers Superman. En 2004, il leur parle de son désir de raconter une histoire sur ce super-héros, et va la présenter à la Warner, qui est alors en plein sur le projet Flyby. En 2006, il expliquait à SuperHeroHype : "Ils étaient engagés sur une idée, j'ai lu cette idée, et ça ne m'a pas parlé. Ce n'était pas particulièrement mal écrit, c'était juste pas l'histoire que je voulais raconter sur Superman."

Mais comme le projet traîne entre Brett Ratner puis McG, la Warner finit par envisager de changer son fusil d'épaule. Bryan Singer est dans le coin puisqu'il travaille sur un remake de L'Âge de cristal pour le studio, qu'il abandonne fissa dès que Superman redevient possible. Il écrit les grandes lignes avec Michael Dougherty et Dan Harris, les scénaristes de X-Men 2. Au passage, il abandonne également X-Men : L'Affrontement final (que Brett Ratner récupère, ironie totale), ce qui le mettra un peu dans l'embarras avec la Fox, pas du tout content de voir leur poulain s'en aller. Mon royaume pour un Superman, en somme.

 

photo, Brandon RouthCloué au sol pendant des années, et enfin reparti

 

SUPERMAN 2.5

Fan de la série avec George Reeves et surtout des films de Richard Donner (qui l'ont motivé à aller sur X-Men), Singer décide donc de reprendre symboliquement le Superman de Christopher Reeve, en écartant Superman III et IV - un discret signe de modernité, puisque depuis, Halloween et Terminator : Dark Fate ont fait de même.

Plutôt qu'une renaissance sous forme de nouvelle origin story (ce que Man of Steel fera), il décide de partir d'une base qu'il considère comme acquise suite au succès des précédents films : Superman a été presenté aux humains, il travaille sous l'identité de Clark au Daily Planet, Lois connaît son identité secrète et a eu une histoire avec lui, Lex Lutor est là et c'est un ennemi intime. La Forteresse de la solitude est également connue, notamment de Lex. Et même s'il y a plusieurs questions en suspens (comment Lois se souvient-elle de Clark-Superman, vu qu'elle l'a oublié dans les deux versions de Superman II, par exemple ?), le lien est bien là.

Dès le générique kitsch à souhait dans la plus pure tradition eighties, Bryan Singer brandit ce lien de parenté, quasi fétichiste. De son costume à sa mèche impeccable figée sur son front, Brandon Routh en est l'incarnation. Et le célèbre thème de John Williams, réutilisé au milieu d'une nouvelle composition de John Ottman, est le glaçage suprême.

 photo, Margot Kidder, Christopher ReeveSuperman version Reeve/Kidder

 

Cette naïveté héritée de Richard Donner, fruit d'une autre époque, se ressent à tous les niveaux de Superman Returns : les décors en carton qui semblent sortis d'une lointaine époque, les visages surmaquillés des acteurs, l'interprétation lisse assumée de Brandon Routh et Kate Bosworth, le cabotinage de Kevin Spacey et Parker Posey, et bien sûr la mise en scène qui insiste sur l'iconographie d'un Superman éternellement jeune et surpuissant (tel Atlas qui porte le monde, tel une superstar de l'Amerique au milieu d'un stade de baseball).

Les gentils ressemblent à des poupées, et Bryan Singer a casté tout le monde en ce sens, jusqu'à la machoire bien dessinée de James Marsden, son Cyclope qui n'aura par conséquent qu'un petit rôle dans X-Men : L'affrontement final (les deux films sont tournés en quasi simultané).

Dans un exercice d'hommage presque funeste, le cinéaste semble vouloir faire revivre des morts avec des jouets vivants, à l'image du "retour" de Marlon Brando en Jor-El, qui parle d'outre-tombe tel un spectre, grâce à des images du passé. Singer veut recréer ses fantasmes de jeunesse, et la scène où Lex Luthor montre l'étendue du pouvoir de la kryptonite avec des figurines dans un sous-sol digne d'un rêve de môme, n'est pas anodine.

 

Photo Superman Returns, Kevin SpaceyUn crystal pour les briser tous

 

Ce n'est pas un hasard si le positionnement de Lois Lane sur le super-héros est si central dans le scénario. Elle qui avait hier écrit "Why the World Needs Superman", a depuis publié "Why the World Doesn't Needs Superman", comme pour souligner que le monde (et le cinéma) a continué sans l'homme de fer. Mais le film se termine par un nouveau "Why the World Needs Superman" : soit un retour dans le passé, sans pas en avant, comme l'aurait indiqué un "Why the World STILL Needs Superman" par exemple. Bryan Singer ne veut pas écrire le futur, mais (re)vivre dans le passé.

Cette entreprise de décrochage de l'ère moderne envahit l'écran du début à la fin, et une scène écrite mais jamais tournée l'illustre bien. Dans une des précédentes versions du scénario, Superman devait ainsi voir les vestiges du 11 septembre. Bryan Singer expliquait : "A un moment, j'avais une scène que je n'ai finalement pas tournée, et je n'avais probablement jamais eu l'intention de la tourner. Après avoir sauvé des gens dans la nuit, Superman se tenait à l'aube devant Ground Zero. Il restait là, quasiment comme s'il se disait, 'Si j'avais été ça, ça ne serait peut-être pas arrivé'".

Une image saisissante, d'une force étonnante, qui aurait fait entrer le super-héros dans la réalité moderne. Mais ce n'était pas l'intention de Superman Returns, bien au contraire.

 

photo, Brandon Routh, Kate BosworthVieillots avant l'heure

 

SUPER-NON

La production ne sera pas de tout repos. Bryan Singer a confirmé au Daily Beast que le budget initial était de 184,5 millions, mais qu'il a grimpé jusqu'à 204 millions. Si le succès avait été au rendez-vous, personne ne s'en souviendrait, mais ça n'est pas le cas. Superman Returns sortira en début d'été 2006, et encaissera environ 391 millions, dont 200 côté domestique.

Sachant que le budget officiel ne comprend pas le marketing que Warner Bros. a assuré d'une manière spectaculaire (quasi 50 millions rien qu'aux Etats-Unis, selon The Guardian, ce qui était l'un des records pour l'époque), le film a sûrement coûté au total dans les 300 millions. Le bilan a donc été peu joyeux.

Le réalisateur avait de toute évidence gagné la confiance quasi aveugle du studio. Variety écrivait à l'époque qu'il avait réussi à convaincre les producteurs de ne pas faire de projection-test (des séances où un public lambda découvre le film, et donne un avis sur ce qui est trop méchant, trop long, trop ceci, trop cela). A la place, le film a été projeté à des proches de Singer, qui a alors coupé environ 15 minutes du film. Première victime spectaculaire de ce remontage : une scène d'intro de presque cinq minutes sur Krypton, où Superman découvre les restes de son monde. Un moment blindé d'effets visuels, qui aurait coûté dans les 10 millions selon The Hollywood Reporter.

Depuis, la scène a été vue sur les bonus DVD.

 

 

Comme toujours, le marketing sera blâmé pour ce non-succès. Bryan Singer ne se privera pas de le dire à Aint it cool news juste après la sortie : "Je ne vais pas parler du marketing. Beaucoup de gens ont fait leur travail... et d'autres, non."

Lancé en grande pompe sur plus de 4000 écrans aux Etats-Unis, avec l'étiquette IMAX pour plusieurs scènes dans ce format, le film a démarré avec environ 52 millions, mais a vite souffert avec l'arrivée de Pirates des Caraïbes : Le Secret du coffre maudit arrivé juste après, et le succès inattendu du Diable s'habille en Prada. A titre de comparaison, Superman Returns finira avec environ 200 millions au box-office domestique, contre 423 pour le pirate de Disney. Et la comédie avec Meryl Streep, bien plus modeste, ira jusqu'à 125 millions.

 

photo, Brandon RouthDisparaître dans la nuit, encore

 

SUPERMAN RETURNS LE RETOUR

Tout ça refroidit vite Warner Bros. qui avait pourtant annoncé une suite avant la sortie du film, à l'horizon 2009, avec la même équipe. Très vite, tout le monde se calme, et deux mois après la sortie de Superman Returns, le président du studio Alan Horn déclare au Los Angeles Times : "Je pense que le film a été un succès, mais je pense qu'il aurait dû faire 500 millions dans le monde. Peut-être qu'on aurait dû avoir un peu plus d'action pour satisfaire le jeune public masculin."

Sachant qu'il misait alors sur un total de 400 millions, et que le blockbuster s'arrêtera à une petite dizaine en-dessous, personne ne sera surpris de voir les plans abandonnés en toute discrétion. Singer sera le premier à réagir dans les médias, étonné et légèrement agacé qu'un score de près de 400 millions soit considéré comme un non-succès.

 

Photo Superman ReturnsPhoto très naturelle de Bryan Singer

 

Officiellement, la suite reste dans les projets. Le tournage est repoussé, le temps que Singer tourne Walkyrie avec Tom Cruise, mais tout le monde semble s'y tenir... sauf qu'en parallèle, le studio songe à un reboot pur et dur.

En 2008, un ponte de la Warner, Jeff Robinov, déclare au Wall Street Journal : "Superman Returns n'a pas été à la hauteur de ce qu'on voulait. Il n'a pas replacé le personnage de la manière dont il fallait. Si ce Superman avait marché en 2006, on aurait eu un film pour Noël 2008 ou 2009. Maintenant, notre plan est de réintroduire le personnage, sans prendre en compte les films Batman et Superman."

 

Photo Henry CavillLe retour de Superman souhaité par Warner Bros.

 

Avec le recul, Bryan Singer admettra comprendre en partie cet échec. En 2013, il disait à The Playlist : "C'était un film fait pour un certain public. Peut-être plus un public féminin. Le film n'était pas ce qu'il avait besoin d'être, j'imagine. Je pensais que j'aurais pu élaguer le premier quart du film et commencer de manière plus agressive, et peut-être trouver un moyen de démarrer avec la scène du désastre avec l'avion. J'aurais pu choper le public plus rapidement. Je ne sais pas ce qui aurait pu aider. Probablement rien. Si je pouvais le refaire, je ferais une origin story. Je ferais un reboot."

Comme Zack Snyder avec Man of Steel, en somme. Ce qui est d'autant plus cocasse, vu que Singer affirme que la suite de Superman Returns devait avoir ce titre, et que Darkseid devait en être, avec un côté blockbuster encore plus prononcé. Sachant que Henry Cavill avait passé les essais pour Singer, la situation est irrésistible.

Une suite qui ne verra donc jamais le jour, pour des raisons que Singer gardait floues avec Empire : "J'ai fini par avoir l'opportunité de faire Walkyrie, et je pense que le studio avait perdu l'envie à ce moment. Je ne peux pas dire que c'est la faute du studio ou la mienne. Ça s'est juste éteint".

Brandon Routh aussi en dira quelques mots, à Den of Geek, en 2016 : "Il y a eu plusieurs discussions avec moi au fil des années, mais je n'ai jamais été si impliqué que ça. J'ai entendu des rumeurs sur ce qui allait se passer, mais beaucoup de choses se passaient chez Warner Bros. à l'époque, donc rien n'évoluait vraiment et je pense que c'est l'un des facteurs qui a freiné une potentielle suite." Il se sera depuis contenté de son apparition en Superman dans l'Arrowverse, pour Crisis on Infinite Earths.

 

photoSuperman, avec 15 ans de plus et 200 millions en moins dans le budget

 

Avec la renaissance du DCEU qui a remis Superman, Batman, Wonder Woman et d'autres sur les radars, Superman Returns a été gentiment oublié. Ni moqué comme Green Lantern ou Catwoman, ni vénéré de manière déviante comme Batman & Robin, ni même rediscuté comme Les 4 Fantastiques version cartoon, le film de Bryan Singer a été englouti, comme une anomalie anachronique, née dans un moment charnière de l'avènement du film de super-héros.

Ce qui rend le film remarquable à bien des égards, malgré ses défauts. Superman Returns, c'est le dernier souffle d'un vieillard maquillé en apollon, qui tente de reprendre possession de son domaine, sans voir qu'il est le dernier d'une espèce en voie de disparition, impuissant face à l'avenir.

 

Tout savoir sur Superman Returns

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commentaires
Salatif
05/09/2021 à 02:50

Je déteste les films marvels ! Toujours pareil quand la fille chante elle vomit car elle a peur de sa machine (xpgdr)

Révolution en carton
04/09/2021 à 23:56

S'il y a un tel regain pour les années 80 et 90, c'est notamment parce que l'ere industriel marvel ressemble à du fast food. Aussitôt vu, aussitôt oublié. De quoi se rappelle dès lors le public..toujours les bonnes vieilles formules quasi vintage des eighties, et des bons films sympathiques (mais bons films tout de même) des années 90. Je situe le dernier bon gros dernier blockbuster à Matrix. La suite passé moi l'expression, cest du flan. Revoir un Spiderman de Sam Raimi c'est se prendre une claque de cinéma (1 et 2 surtout). Revoir un Marvel toute époque, c'est juste bailler aux corneilles.

Pseudonaze
04/09/2021 à 23:22

En effet on peut parler de révolution Marvel mais au même titre que l'on évoque la révolution industrielle.
Avant il y avait peu d'adaptation de comics book au cinéma, aussi dès qu'il y en avait une qui pointait le bout de son nez c'était l'effervescence dans le milieu des geeks qui lisaient Strange, Nova et Titan au début des années 80.
Marvel (à partir de Iron Man) a appliqué les méthodes de production issues des grandes entreprises et Kevin Feige s'est transformé en Henry Ford.
N'oublions pas que cela fait 10 ans maintenant qu'il y a 2 films Marvel qui sortent chaque année !!! À ce niveau là on peut même parler de stakhanovisme (c'est marrant comme les opposés peuvent parfois se rejoindre).
Comme tout système cherchant à optimiser son fonctionnement et à développer son rendement pour accroître ses bénéfices une méthode (ou process) à été déterminée et est systématiquement appliquée.
Ce qui nous donne donc des films reprenant la même structure narrative (hero imbu de sa personne, trauma, voyage initiatique avec remise en cause, renaissance, affirmation du nouveau hero devenu super).
Prise de risque minimale pour bénéfice optimal. Business is business.

pierre
04/09/2021 à 21:47

Entre super man return et le mcu il y a eu d'autres film, notamment la trilogie Dark Knight, Man of Steel et bien d'autres qui n'ont rien en commun avec le mcu

Kyle Reese
04/09/2021 à 17:15

Film sympa mais sans plus. Trop respectueux des premiers, qui n'apporte pas grand chose en plus. Et par dessus tout un méchant cabotin qui ne brille pas par son intelligence. Et à la fin il se pose la question de ce qu'il va faire de son nouveau continent ?! Tout ça pour ça ? C'est de Lex Luthor qu'on parle là ! Pas du premier méchant venu.
Qu'on aime ou pas celui de Znyder, au moins c'est neuf et il est vraiment intelligemment et psychologiquement totalement dérangé avec une belle explication de son cas. (même celui de la série Smallville était plus intéressant). Henry C. est superman dés sa première apparition même sans son costume..
La révolution est arrivée avec Nolan et son Batman Begins qui a établi les bases des origines story modernes. Man of Steel est lui aussi une révolution dans ses choix esthétiques complètement inédit, Krypt*n et sa technologie, la vitesse et puissance de Superman et de ses ennemies, un méchant aux motivations compréhensibles voir justifiés.
Ce Superman Returns est venu bien trop tard, dans les années 90 il aurait été surement très bien juste avant la trilogie Matrix qui a montré ce qu'était un super héro doté d'une vitesse d'action phénoménale.

Warner a fait n'importe quoi. Comment encore une fois relancer Superman avec encore une fois sa planète, ses parents fermiers, son chien, son chat ? Ils avaient tous ce qu'ils leur faillaient pour au moins 15 ans de films. A croire qu'ils ont peur du succès. Quel gâchis.
Marve a révolutionné la franchise de super héro façon fast fo*d. That's all folks

The Riddler
04/09/2021 à 16:50

The Watchmen a été le précurseur des films de super héros qui ne se contente pas de simples scénes d'actions mais mettait en avant la position et la légitimité des Super Heros dans la société.... L'élement le plus important dans la mythologie des S.H qui depuis pas mal d'années (exceptions faites de rares titres actuels) n"était pas concidéré au profit du Gentil vs Le mechant....

The Riddler
04/09/2021 à 16:37

Une revolution, ca a pour but d'améliorer une condition et non pas de l'affaiblir en innondant les écrans de niaiseries....

Tuk
04/09/2021 à 16:26

@ fdsds
"Revolution marvel: va faloir le prouver"

+1
C'est juste qu'ils on le monopole.
Je prefere, par exemple, largement des films comme Incassable ou meme Defendor avec Woody Harrelson dans le role d'un attardé qui se prend pour un super-heros.
Quand à Brian Singer, j'ai toujours trouver ces films sympa, mais un peu trop proprés voir plat, sans relief.

fdsds
04/09/2021 à 16:15

Revolution marvel: va falopir le prouver

gddgf
04/09/2021 à 15:46

Personne plaque son avis
C'es juste des fait en fait, Suiver la theorie de l'auteur vous verrez que Marvel a pompe sur Raimi la structure de ses film et sur les succes de DC des année 2000 qui eux sont de veritable revolution( trilogie dark knight,) et watchmen qui on donne les lettre de noblesse au genre avant que celui ci tombe dans la merde actuelle de production marvel sans ame !

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