Le mal-aimé : Alien vs. Predator, le délire régressif de Paul Anderson

Geoffrey Crété | 2 avril 2016 - MAJ : 23/09/2018 17:30
Geoffrey Crété | 2 avril 2016 - MAJ : 23/09/2018 17:30

Parce que le cinéma est un univers à géométrie variable, soumis aux modes et à la mauvaise foi, Ecran Large, pourfendeur de l'injustice, se pose en sauveur de la cinéphilie avec un nouveau rendez-vous. Le but : sauver des abîmes un film oublié, mésestimé, amoché par la critique, le public, ou les deux à sa sortie. 

 

Alien vs. Predator Poster

  

"Match nul" (Aden)

"Consternant" (Les Inrocks)

"Film-boudin" (Les Cahiers du cinéma)

"Vulgaire série B prête à inonder les rayons des supermarchés" (Première)

"Ladies and Gentlemen ! Nous avons le regret de vous présenter ce soir le combat le plus stupide de l'espace" (Positif)

"Prenez un prémice misérable. Imaginez le pire film qui puisse en être tiré. Puis imaginez quelque chose de pire encore" (San Fransisco Chronicle)

  



L'HISTOIRE

Un satellite de la compagnie Weyland découvre, sous les glaces de l'Antarctique, une pyramide égypto-aztéco-cambodgienne, qui est en réalité un Rubik's Cube spatial Copyright Predators. Charles Bishop Weyland (parce que c'était vraiment un droïde dans Alien 3) réunit une équipe de choc pour explorer la chose. A la tête de l'expédition : Alexa Woods, "technicienne environnementale et guide spécialisée dans la glace", alias la nouvelle Ripley.

Le groupe arrive dans une station balainière fantôme, et découvre un gigantesque tunnel dans le sol. Toujours pas effrayés, ils descendent, entrent dans la pyramide, marchent sur une dalle magique qui sort une Reine alien du congélateur, la réanime, et envoie ses oeufs sur un tapis roulant.

Quand ils touchent les armes des Predator trouvées dans un tiroir, les trois Predators (qui ont entre temps été largués depuis un vaisseau et se sont fait la main sur quelques expendables) reçoivent une alerte sur leur iWatch. Et la machinerie de la pyramide Rubik's Cube se met en marche pour fermer les issues. Les innocents restés dans la chambre des sacrifices accueillent naïvement quelques oeufs aliens, qui donnent en quelques très courtes ellipses des bébés aliens.

Les Predators attaquent ceux qui ont pris leurs armes, et le groupe est encore séparé par le Rubik's Cube (qui, pour une raison obscure liée aux Aztèques, change toutes les dix minutes). Les Aliens, devenus adultes en un temps record, tuent plusieurs membres restés derrière.

Lorsque la bande d'Alexa est attaquée par les Predators, l'un d'eux est tué par un Alien : les deux prennent la pose de l'affiche du film. Le deuxième Predator est tué tandis que les humains s'échappent. Weyland tente de se sacrifier en héros, mais le Predator (doté d'un scanner moderne qui perçoit les cancers humains) l'épargne par pitié. Weyland veut mourir en héros, il improvise donc un lance-flamme pour le forcer à le tuer.

Après avoir observé le Predator se cramer la couenne avec une patte de facehugger (avant de se faire choper par un autre, pour l'épilogue), Sebastian le scientifique italien comprend : tout ceci est un rituel pour les ados Predators, qui doivent prouver leurs aptitudes aux papas. Ici commence l'incontournable flashback en CGI, avec une énième explication alien de l'origine des pyramides, supervisées ici par des Predators considérés comme des dieux par les anciennes civilisations humaines. Predators qui ont fini par être dépassés par leur bétail, les Aliens, au point de détruire cette civilisation (toute ressemble avec Prometheus n'est pas fortuite).

Pragmatique, Alexa décide de rendre les armes au Predator ("On est au milieu d'une guerre ! Il est temps de choisir son camp !"), parce que la situation semble dangereuse ("On doit envisager la possibilité qu'on n'en sorte pas vivant !", comme le prouvent la douzaine de morts). Elle décrète aussi que les Aliens ne doivent pas sortir car ils détruitaient tout, alors que le Predator est un être raisonnable.

L'Italien est attrapé par un Alien. Alexa rend son arme au Predator, et lorsqu'elle tue un Alien devant lui, l'alliance est scellée. Il lui construit même une armure avec le crâne de l'Alien et une arme avec sa queue. De son côté, la reine Alien est libérée par sa progéniture, et elle est en colère.

Le Predator pose une bombe, et le duo s'échappe en remontant à toute vitesse le conduit, poursuivi par des flammes comme dans un Michael Bay. Le petit moment d'intimité entre la belle et la bête est brisé par l'irruption de la reine. Poursuivie comme par un T-Rex dans Jurassic Park, Alexa finit par la faire tomber dans l'eau pour la renvoyer au rayon surgelé. Le Predator, lui, a été empalé dans la lutte. C'est alors qu'apparaît une armée de Predators et leur gigantesque vaisseau invisibles, qui reprennent le cadavre du guerrier avec eux. Et offrent à Alexa une arme en cadeau d'adieu.

A bord du vaisseau, un alien avec une machoire de Predator sort du thorax de l'ado. To be continued.

 

Alien vs. Predator Alien HenriksenBishop : pas plus de chance avec le Predator qu'avec l'Alien 

 

LES COULISSES

L'idée farfelue d'opposer les Aliens aux Predators remonte à la fin des années 80 dans l'univers du comics, dans l'esprit de Randy Stradley et Chris Warner, avec les mêmes grandes lignes que le premier film : une planète utilisée par les Predators comme terrain d'entraînement (une planète étrangère dans le comics), un Predator qui s'allie à une femme pour vaincre les Aliens, puis meurt après avoir reconnu l'humaine comme une guerrière.

En 1990, le film Predator 2 adresse un clin d'oeil à cette rencontre avec un crâne d'Alien dans le vaisseau du Predator. Peter Briggs, futur scénariste de Hellboy, écrit dans la foulée un scénario adapté des comics pour la Fox, qui choisit finalement de lancer Alien, la résurrection, qui sortira en 1997. James DeMonaco, derrière les futurs American Nightmare, a lui aussi proposé une version du projet avec Kevin Fox, laquelle a été rejetée par le producteur John Davis - en partie parce qu'elle se déroulait dans l'espace et qu'il pensait malin de ramener l'action sur Terre. Davis aura d'ailleurs bien du mal à arranger le coup niveau droits, vu que six producteurs étaient liés aux deux sagas.

Peut-être parce que le box-office du film de Jeunet est le pire de la franchise, ou parce que Ripley a atteint un point de non retour, le studio se laisse charmer par le pitch de Paul Anderson (qui, contrairement aux autres, se déroule sur Terre). Propulsé par le succès phénoménal avec Resident Evil en 2002, il s'inspire des Montagnes hallucinées de Lovecraft (une expédition découvre une immense civilisation disparue en Antarctique) pour écrire un scénario. L'idée étant de ne surtout pas créer d'incohérence directe avec la saga, placer l'action loin de la civilisation était obligatoire, pour expliquer que le monde de Ripley ne connaisse pas les xénomorphes dans le futur, dans Alien, le huitième passager.

 

photo

 

Anderson caste en premier Lance Henriksen, pour l'honneur, afin de s'acheter un pont avec la saga culte. Sanaa Lathan est choisie par des centaines de candidates, au dernier moment puisqu'une semaine après, elle est sur le tournage. Il y a même eu la promesse du retour d'Arnold Schwarzenegger, qui devait apparaître à la fin dans le rôle de Dutch de Predator si jamais il perdait les élections pour devenir Governator.

La mise en chantier d'Alien vs. Predator a vraisemblablement enterré, pour un temps, toute tentative de continuer la saga officielle Alien. A l'époque, James Cameron avait ainsi en tête un cinquième film, avec Ridley Scott derrière la caméra et Sigourney Weaver, que le trio abandonnera immédiatement par désespoir. Prometheus en reprendra la principale idée (revenir sur les origines des aliens et leur planète natale). 

Sigourney Weaver expliquera même, des années après, que la mise en chantier de ce Alien vs. Predator a été l'une des raisons qui l'ont poussée à demander la mort de Ripley dans Alien 3. Au Comic Con en 2015, l'actrice déclarait avoir pris cette décision, "parce que j'avais entendu que la Fox allait faire Alien vs Predator. Ce qui m'a vraiment déprimée parce que j'étais très fière de nos films. Je n'ai rien contre l'idée d'adapter un jeu vidéo au cinéma mais à l'époque, c'était comme ce qu'avait dit Jim Cameron dans les médias je crois, 'Pourquoi est-ce qu'on voudrait faire ça ? C'est comme si Alien rencontrait Le Loup-garou'. En réalité Ridley Scott allait réaliser le troisième, jusqu'à ce que ce soit annoncé, donc il a abandonné. Je pense qu'Alien vs Predator a créé plus de problèmes que ça n'en valait la peine"

 

Photo Sigourney WeaverSigourney Weaver face à l'équipe d'AVP

 

Pas très enchanté par ces mots, le scénariste Peter Briggs a répondu à l'interprète d'Ellen Ripley. Pour revenir sur le genèse du projet, replacer les étapes du développement et conclure que Weaver raconte n'importe quoi : "Quand j'entends Sigourney Weaver se rappeler qu'elle a décidé de tuer Ripley dans Alien 3 parce qu'elle avait entendu que la Fox parlait de faire Alien vs Predator, malgré le fait que notre projet ait été discuté bien plus d'un an après que son film ait été en production, je dois vraiment lever les yeux au ciel." Il reconnaîtra néanmoins volontiers que les deux films AVP sont loin d'être très bons.

Il pourra néanmoins se raccrocher à James Cameron qui a dit en 2006 d'Alien vs Predator : "C'était en réalité assez bon ! Je pense que des 5 films Alien, je le mettrais en troisième position". Mais Cameron a aussi dit, un jour, que Terminator : Genisys était réussi. Ridley Scott, de son côté, n'a apparemment jamais osé regarder ce crossover, comme il l'a affirmé en 2012, en riant.

 

photoPhoto de la bande, Aliens style

 

LE BOX-OFFICE

Gros succès avec plus de 170 millions de dollars dans le monde, dont 80 aux USA. Pour un film qui en a coûté environ 60, c'est une réussite. 

Sans compter l'inflation, c'est un des plus gros succès de la saga Alien, derrière Prometheus (403 millions) et Alien : Covenant (240 millions). Avec l'inflation, c'est évidemment moins glorieux, Alien, le huitième passager et Aliens - Le retour ayant rencontré de très jolis succès à l'époque, avec des budgets moindres. Le premier épisode sorti en 1979 coûterait à peine 40 millions en 2018, et aurait rapporté environ 350 millions.

Le succès sera dans tous les cas suffisant pour donner Aliens vs. Predator : Requiem en 2008, qui sera pour le coup considéré comme un petit flop. Avec un budget similaire, la suite fera moins bien (moins de 130 millions, dont moitié moins que le premier au box-office domestique). De quoi enterrer cette franchise parallèle.

 

Alien vs. Predator Sanaa LathanLire l'avenir dans les décors en carton

  

LE MEILLEUR

Une grosse pyramide sous les glaces de l'Antarctique, remplie de pièces et pièges, où des humains, des Aliens et des Predators s'affrontent : difficile de résister au programme d'Alien vs Predator, même avec Paul Anderson derrière la caméra. Car si personne ne pourra décemment affirmer qu'il s'agit d'un bon film, la chose se regarde avec un plaisir certain - peut-être plus limpide quelques années après, une fois le concept digéré.

Sans surprise, le plus intéressant sera l'exposition, et la découverte des lieux. Du brise-glace au village de balainiers, de la descente dans le tunnel aux premiers pas dans la pyramide, le film offre un pur programme de série B jouissive, truffée de décors qui oscillent entre le fabuleux et le grotesque.

Paul Anderson n'ayant jamais brillé par sa subtilité ou ses bonnes manières, il a le profil idéal pour orchestrer l'affrontement gargantuesque entre les deux bêtes. Dans Alien vs Predator, l'action passe donc avant la réflexion et le plaisir, avant toute cohérence ou dramaturgie. Gros plaisir décérébré qui doit plus au jeu vidéo qu'à la saga initiée par Ridley Scott en 1979, le film se consomme plus qu'il ne s'apprécie. 

 

photoColère, jalousie et domination au royaume des monstres

 

Le réalisateur s'en donne à coeur joie, démontrant ostensiblement son amour pour la franchise (le film s'ouvre sur une ombre qui rappelle la reine d'Aliens, Weyland est estampillé dans tous les décors, l'héroïne est une Ripley bis). Et c'est parce qu'il fonctionne à un niveau très lisible, très clair, sans aucune ambition noble, que le film suscite une certaine bienveillance. D'autant qu'à aucun moment il ne joue dans la même catégorie que les franchises originales, et se place immédiatement et humblement en divertissement gras.

Conscient que l'heure n'est plus à la finesse et à la précision, Anderson emballe l'affrontement entre les Aliens et les Predators comme un gosse : les ralentis, les cris, les bonds, les giclures, s'accumulent tandis que les deux bestioles tentent de remporter la guerre. Le film a peu de joueurs (trois Predators, une poignée d'Aliens) : il mise donc sur quelques scènes bruyantes, dont un duel où le Predator attrape l'Alien par la patte pour le faire tourner dans les airs pour détruire la moitié du décor. Le cinéaste sort en vrac tout l'arsenal (l'armure transparente, la vision infra-rouge, le sang acide, les oeufs, les facehuggers, la reine), pour tenter bêtement de satisfaire les fans en manque.

Il n'y a qu'à voir la vitesse ridicule à laquelle les Aliens naissent (petite pensée pour Alien : Covenant au passage) dans l'intrigue pour comprendre qu'Alien vs Predator se contrefiche des détails. Il pille les grandes lignes du comics, et les réarrange avec quelques éléments des deux franchises pour installer une vague mythologie. C'est bien suffisant pour composer une série B réjouissante, menée par une Sanaa Lathan (vue dans Blade, appréciée dans Nip/Tuck) parfaite malgré les limites évidentes de l'entreprise.

P.S : Et si Paul Anderson était un génie, en fait ?

 

Alien vs. Predator Sanaa LathanMoment de gloire pour Sanaa Lathan

 

LE PIRE

L'idée d'unir une héroïne à un Predator face aux xénomorphes vient des comics, mais le film a certainement été incapable de lui donner du poids. Alexa comprend trop vite, décide trop vite, s'allie trop vite, et Alien vs. Predator avance sans hésitation aucune dans cette direction. D'autant que l'alliance entre la belle et la bête prête à sourire quand ils commencent à communiquer. La faute à un flashback lourd qui donne plus d'informations en deux minutes que le film en une heure, la mythologie du film semble en outre très artificielle.

Il y a aussi une désagréable impression de voir les Aliens réduits à des créatures bêtes et méchantes. Loin de susciter l'effroi de leurs glorieux débuts, ils sont trop exposés, trop simplifiés, trop agiles, trop combattants, trop numériques, et ressemblent au final au simple bétail qu'ils sont aux yeux des Predators. Une vraie injustice puisque les xénormorphes ont toujours été filmés comme des beautés mortifères, avec un pouvoir de fascination indiscutable.

Toute l'expérience de la pyramide, aussi amusante soit-elle, reste en outre profondément absurde. Les Aliens n'avaient jamais tenté de libérer la reine avec leur acide ? Les Predators n'ont pas pensé à l'enchaîner dans le même métal indestructible de leurs armes ? Le film flirte dangereusement avec la suspension d'incrédulité du spectateur, pourtant très souple vu le pitch.

 

photoFaire la peau aux scénaristes

 

Alien vs Predator déborde sinon de moments ridicules (un jumpscare avec un pingouin, un autre avec un fumigène), est souvent incapable d'éclairer et filmer convenablement le décor pour en faire quelque chose, et manque de subtilité à un niveau stratosphérique.

Weyland est le seul vrai lien probant entre le film et la saga originelle ? Le nom sera estampillé sur toutes les caisses et filmé douze fois le premier quart d'heure. L'héroïne est une warrior ? On la découvre sur le flanc d'une montagne glacée au Népal (entre Lara Croft et  Ethan Hunt dans Mission : Impossible 2), et répond même à un appel pendant la séance d'escalade (mieux qu'Ethan, qui attend d'être au sommet). Même le décor de la pyramide regorge de dessins un peu grossiers des Predators et des Aliens en pleine lutte, au cas où quelqu'un a oublié le titre.

Et force est de constater que malgré son approche décérébrée et son décor excitant, Alien vs Predator n'offre pas un affrontement si sanglant, brutal et grandiose que prévu, notamment à cause d'un scénario sage qui ne sort jamais des sentiers battus.

 

SCENE "CULTE"  : LE COMBAT

 

 

RETROUVEZ L'INTEGRALITE DES MAL-AIMES DANS NOTRE RAYON NOSTALGIE

 

Image 92134

commentaires

lt
02/04/2018 à 20:03

il est pas degueu je trouve mais ça aurait pu et du être mieux

Geoffrey Crété - Rédaction
12/10/2016 à 12:36

@WinslowLeach

On vous invite à respirer un bon coup, et jeter un oeil à toute la rubrique avant de vous exciter le saucisson et prendre votre avis pour parole sacrée.

http://www.ecranlarge.com/films/dossier/956797-tous-les-mal-aimes-southland-tales-alien-4-resident-evil-riddick

Et on espère bien sûr vous retrouver sur les articles consacrés à des films moins connus évidemment

rotaderp
30/09/2016 à 18:57

@WinslowLeach
Tout le monde a le droit de penser ce qu'il veut y compris Ecranlarge, cela s'appelle la liberté d'expression.

Sinon, quelles sont les pépites inconnues auxquelles vous faites allusion? Cela m'intéresse....

WinslowLeach
26/08/2016 à 15:41

« Parce que le cinéma est un univers à géométrie variable, soumis aux modes et à la mauvaise foi, Ecran Large, pourfendeur de l'injustice, se pose en sauveur de la cinéphilie avec un nouveau rendez-vous. Le but : sauver des abîmes un film oublié, mésestimé, amoché par la critique, le public, ou les deux à sa sortie. Cette semaine : Alien vs. Predator de Paul Anderson. »

Merci à ECRANLARGE pour cette introduction d’un humour remarquable. Ainsi, selon vous, ALIEN VS PREDATOR est un film oublié (ah bon ? Il s’agit pourtant d’un « gros succès avec plus de 170 millions dans le monde », il est facilement téléchargeable, bien présent dans tous les supermarchés à 5 euros en DVD et continue d’engranger des recettes de droits d’auteur… Non, personne n’a oublié cette merde finie), mésestimé (il y aurait donc du bon là-dedans ? je ne suis pas convaincu par les arguments, s’il y en a réellement dans le texte ci-dessus), amoché par la critique et le public (dans ce cas, pourquoi défendre l’indéfendable ?). Votre article permettrait enfin de « sauver des abîmes » un film de merde, soit redorer son blason. Vous n’êtes pas un peu prétentieux sur le coup ? Monsieur Crété peut écrire ce qu’il veut, ça ne changera absolument rien au film… Avec la rédaction de son article, il n’a pas réussi ni à me faire changer d’avis (personne ne peut y arriver bon sang, c’est mission impossible vos conneries) ni même à me donner l’envie, par curiosité malsaine, d’accorder une seconde chance à ce film via un nouveau visionnage. Le film restera une merde finie et ce genre d’article d’une nullité absolue. Vous pourriez par écrire des articles sur des pépites cinématographiques réellement méconnues plutôt que sur des films parfaitement cataloguées comme étant des ratages absolus et bien connus de tous ?

Maverick
04/04/2016 à 10:19

@Stridy
C'est tellement clair et net que personne n'est d'accord sur la question (voir commentaires précédents).

Stridy
04/04/2016 à 07:35

S'il fallait réhabiliter un AvP, c'est bien le second. Il est vraiment fun et bourré de petites idées sympas.

Le premier c'est vraiment une purge, y'a rien à en tirer.

Stan
03/04/2016 à 12:02

"Mais Cameron a aussi dit, un jour, que Terminator Genysis était réussi."

Sans forcement parler de réussite on peu aisément le placer troisième dans la hiérarchie des Terminator.
Et puis si le papa de Terminator himself le dit...

Chris
03/04/2016 à 11:27

Comment, avec une idée douteuse, Anderson arrive à faire un film qui tient mieux la route, est tout simplement meilleur que Prometheus qui lui, avait non seulement un postulat de départ bien supérieur et Scott en personne aux commandes.
Tirer sur AVP et encenser Prometheus est l'exemple parfait du mauvais goût cinématographique.
Je ne suis pas particulièrement fan de AVP pourtant.

Schwarzy
03/04/2016 à 00:11

Je préfère encore Event Horizon.

Dirty Harry
03/04/2016 à 00:09

Paul Anderson sera sauvé que par un film : le remake de "Death Race". Tandis que cette meringue au gras d'huile ne restera au final qu'une cinétique trop longue pour un jeu vidéo...

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