Le mal-aimé : Alien vs. Predator, le délire régressif ultime ?

Geoffrey Crété | 16 novembre 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Geoffrey Crété | 16 novembre 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Parce que le cinéma est un univers soumis aux modes et à la mauvaise foi, Ecran Large revient régulièrement sur des films oubliés, mésestimés, amochés par la critique, le public, ou les deux à leur sortie.

Place à Alien vs. Predator, rencontre improbable mais finalement logique entre les sagas Alien et Predator. Et comme tout ça est désormais disponible sur Amazon Prime Video, c'est l'occasion parfaite.

 

Alien vs. Predator Poster

"Match nul" (Aden)

"Consternant" (Les Inrocks)

"Film-boudin" (Les Cahiers du cinéma)

"Vulgaire série B prête à inonder les rayons des supermarchés" (Première)

"Ladies and Gentlemen ! Nous avons le regret de vous présenter ce soir le combat le plus stupide de l'espace" (Positif)

"Prenez un prémice misérable. Imaginez le pire film qui puisse en être tiré. Puis imaginez quelque chose de pire encore" (San Fransisco Chronicle)

  



L'HISTOIRE

La fameuse société Weyland découvre en Antarctique une pyramide égypto-aztéco-mogolio, qui est en réalité un Rubik's Cube spatial Copyright Predators. Charles Bishop Weyland (parce que c'était vraiment un droïde dans Alien 3) réunit une équipe de choc pour l'explorer, avec à leur tête Alexa Woods, "technicienne environnementale et guide spécialisée dans la glace", alias la nouvelle Ripley.

Très vite, le groupe active l'enfer : une dalle magique qui sort une reine alien du congélateur, la réanime, et envoie ses oeufs sur un tapis roulant ; et les armes des Predators qui lancent une alerte sur leur iWatch. Les uns sont enfermés, et les autres, fécondés par des facehuggers.

Des aliens à croissance rapide commencent à traquer les héros, tandis que les predators attaquent ceux qui ont touché leurs jouets. Ils finissent enfin par s'affronter, et les humains intelligents déroulent le scénario : tout ceci est un rituel pour les ados predators, qui doivent prouver leurs aptitudes aux papas. Début de l'incontournable flashback en CGI, avec une énième explication alien de l'origine des pyramides, supervisées ici par des Predators, finalement dépassés par leurs petits aliens au point de détruire cette civilisation (toute ressemble avec Prometheus n'est pas fortuite).

Alexa décide de rendre les armes au Predator ("On est au milieu d'une guerre ! Il est temps de choisir son camp !"), parce que la situation semble dangereuse ("On doit envisager la possibilité qu'on n'en sorte pas vivant !", comme le prouve la douzaine de morts). Elle décrète aussi que les aliens ne doivent pas sortir car ils détruitaient tout, alors que le predator est un être raisonnable.

L'alliance est vite scellée mais la reine alien se libère et s'énerve. Copain predator pose une bombe, et s'échappe avec Alexa comme dans un Michael Bay. La reine les poursuit comme par un T-Rex dans Jurassic Park, et Alexa finit par la renvoyer au rayon surgelé. Mais copain predator a été empalé. Entre en scène une armée de predators et leur gigantesque vaisseau invisibles, qui reprennent le cadavre du guerrier avec eux. Et offrent à Alexa une arme en cadeau d'adieu.

A bord du vaisseau, un alien avec une machoire de predator sort du thorax de l'ado. To be continued.

 

Alien vs. Predator Alien HenriksenBishop : pas plus de chance avec le Predator qu'avec l'Alien 

 

LES COULISSES

L'idée farfelue d'opposer les Aliens aux Predators remonte à la fin des années 80 dans l'univers du comics, dans l'esprit de Randy Stradley et Chris Warner, avec les mêmes grandes lignes que le premier film : une planète utilisée par les Predators comme terrain d'entraînement (une planète étrangère dans le comics), un Predator qui s'allie à une femme pour vaincre les Aliens, puis meurt après avoir reconnu l'humaine comme une guerrière.

En 1990, le film Predator 2 adresse un clin d'oeil à cette rencontre avec un crâne d'Alien dans le vaisseau du Predator. Peter Briggs, futur scénariste de Hellboy, écrit dans la foulée un scénario adapté des comics pour la Fox, qui choisit finalement de lancer Alien, la résurrection, lequel sortira en 1997. James DeMonaco, derrière les futurs American Nightmare, a lui aussi proposé une version du projet avec Kevin Fox, qui a été rejetée par le producteur John Davis - en partie parce qu'elle se déroulait dans l'espace et qu'il pensait malin de ramener l'action sur Terre. Davis aura d'ailleurs bien du mal à arranger le coup niveau droits, vu que six producteurs étaient liés aux deux sagas.

Peut-être parce que le box-office du film de Jeunet est le pire de la franchise, ou parce que Ripley a atteint un point de non retour, le studio se laisse charmer par le pitch de Paul Anderson (qui, contrairement aux autres, se déroule sur Terre). Heureux après le succès phénoménal de Resident Evil en 2002, il s'inspire des Montagnes hallucinées de Lovecraft (une expédition découvre une immense civilisation disparue en Antarctique) pour écrire un scénario. L'idée étant de ne surtout pas créer d'incohérence directe avec la saga, placer l'action loin de la civilisation était obligatoire, pour expliquer que le monde de Ripley ne connaisse pas les xénomorphes dans le futur, dans Alien, le huitième passager.

 

photoReste loin de la saga, merci

 

Anderson caste en premier Lance Henriksen alias Bishop, pour l'honneur, afin de s'acheter un pont avec la saga culteSanaa Lathan est choisie par des centaines de candidates, au dernier moment puisqu'une semaine après, elle est sur le tournage. Il y a même eu la promesse du retour d'Arnold Schwarzenegger, qui devait apparaître à la fin dans le rôle de Dutch de Predator si jamais il perdait les élections pour devenir Governator.

La mise en chantier d'Alien vs. Predator a vraisemblablement enterré, pour un temps, toute tentative de continuer la saga officielle Alien. A l'époque, James Cameron avait ainsi en tête un cinquième film, avec Ridley Scott derrière la caméra et toujours Sigourney Weaver, que le trio abandonnera immédiatement par désespoir. Prometheus en reprendra la principale idée (revenir sur les origines des aliens et leur planète natale). 

Sigourney Weaver expliquera même, des années après, que la mise en chantier de ce Alien vs. Predator a été l'une des raisons qui l'ont poussée à demander la mort de Ripley dans Alien 3. Au Comic Con en 2015, l'actrice déclarait avoir pris cette décision, "parce que j'avais entendu que la Fox allait faire Alien vs Predator. Ce qui m'a vraiment déprimée parce que j'étais très fière de nos films. Je n'ai rien contre l'idée d'adapter un jeu vidéo au cinéma mais à l'époque, c'était comme ce qu'avait dit Jim Cameron dans les médias je crois, 'Pourquoi est-ce qu'on voudrait faire ça ? C'est comme si Alien rencontrait Le Loup-garou'. En réalité Ridley Scott allait réaliser le troisième, jusqu'à ce que ce soit annoncé, donc il a abandonné. Je pense qu'Alien vs Predator a créé plus de problèmes que ça n'en valait la peine"

 

Photo Sigourney WeaverSigourney Weaver face à l'équipe d'AVP

 

Pas très enchanté par ces mots, le scénariste Peter Briggs a répondu à l'interprète d'Ellen Ripley. Pour revenir sur le genèse du projet, replacer les étapes du développement et conclure que Weaver raconte n'importe quoi : "Quand j'entends Sigourney Weaver se rappeler qu'elle a décidé de tuer Ripley dans Alien 3 parce qu'elle avait entendu que la Fox parlait de faire Alien vs Predator, malgré le fait que notre projet ait été discuté bien plus d'un an après que son film ait été en production, je dois vraiment lever les yeux au ciel." Il reconnaîtra néanmoins volontiers que les deux films AVP sont loin d'être très bons.

Il pourra néanmoins se raccrocher à James Cameron qui a dit en 2006 d'Alien vs Predator : "C'était en réalité assez bon ! Je pense que des 5 films Alien, je le mettrais en troisième position". Mais Cameron a aussi dit, un jour, que Terminator : Genisys était réussi. Ridley Scott, de son côté, n'a apparemment jamais osé regarder ce crossover, comme il l'a affirmé en 2012, en riant.

 

photoPhoto de la bande, Aliens style

 

LE BOX-OFFICE

Gros succès avec plus de 170 millions de dollars dans le monde, dont 80 aux USA. Pour un film qui en a coûté environ 60, c'est une réussite. 

Sans compter l'inflation, c'est un des plus gros succès de la saga Alien, derrière Prometheus (403 millions) et Alien : Covenant (240 millions). Avec l'inflation, c'est évidemment moins glorieux, Alien, le huitième passager et Aliens - Le retour ayant rencontré de très jolis succès à l'époque, avec des budgets moindres. Le premier épisode sorti en 1979 coûterait à peine 40 millions en 2018, et aurait rapporté environ 350 millions.

Le succès sera dans tous les cas suffisant pour donner Aliens vs. Predator : Requiem en 2008, qui sera pour le coup considéré comme un petit flop. Avec un budget similaire, la suite fera moins bien (moins de 130 millions, dont moitié moins que le premier au box-office domestique). De quoi enterrer cette franchise parallèle.

 

Alien vs. Predator Sanaa LathanLire l'avenir dans les décors en carton

  

LE MEILLEUR

Une grosse pyramide sous les glaces de l'Antarctique, remplie de pièces et pièges, où des humains, des Aliens et des Predators s'affrontent : difficile de résister au programme d'Alien vs Predator, même avec Paul Anderson derrière la caméra. Car si personne ne pourra décemment affirmer qu'il s'agit d'un bon film, la chose se regarde avec un plaisir certain - peut-être plus limpide quelques années après, une fois le concept digéré.

Sans surprise, le plus intéressant sera l'exposition, et la découverte des lieux. Du brise-glace au village de balainiers, de la descente dans le tunnel aux premiers pas dans la pyramide, le film offre un pur programme de série B jouissive, truffée de décors qui oscillent entre le fabuleux et le grotesque.

Paul Anderson n'ayant jamais brillé par sa subtilité ou ses bonnes manières, il a le profil idéal pour orchestrer l'affrontement gargantuesque entre les deux bêtes. Dans Alien vs Predator, l'action passe donc avant la réflexion et le plaisir, avant toute cohérence ou dramaturgie. Gros plaisir décérébré qui doit plus au jeu vidéo qu'à la saga initiée par Ridley Scott en 1979, le film se consomme plus qu'il ne s'apprécie. 

 

photoColère, jalousie et domination au royaume des monstres

 

Le réalisateur s'en donne à coeur joie, démontrant ostensiblement son amour pour la franchise (le film s'ouvre sur une ombre qui rappelle la reine d'Aliens, Weyland est estampillé dans tous les décors, l'héroïne est une Ripley bis). Et c'est parce qu'il fonctionne à un niveau très lisible, très clair, sans aucune ambition noble, que le film suscite une certaine bienveillance. D'autant qu'à aucun moment il ne joue dans la même catégorie que les franchises originales, et se place immédiatement et humblement en divertissement gras.

Conscient que l'heure n'est plus à la finesse et à la précision, Anderson emballe l'affrontement entre les Aliens et les Predators comme un gosse : les ralentis, les cris, les bonds, les giclures, s'accumulent tandis que les deux bestioles tentent de remporter la guerre. Le film a peu de joueurs (trois Predators, une poignée d'Aliens) : il mise donc sur quelques scènes bruyantes, dont un duel où le Predator attrape l'Alien par la patte pour le faire tourner dans les airs pour détruire la moitié du décor. Le cinéaste sort en vrac tout l'arsenal (l'armure transparente, la vision infra-rouge, le sang acide, les oeufs, les facehuggers, la reine), pour tenter bêtement de satisfaire les fans en manque.

Il n'y a qu'à voir la vitesse ridicule à laquelle les Aliens naissent (petite pensée pour Alien : Covenant au passage) dans l'intrigue pour comprendre qu'Alien vs Predator se contrefiche des détails. Il pille les grandes lignes du comics, et les réarrange avec quelques éléments des deux franchises pour installer une vague mythologie. C'est bien suffisant pour composer une série B réjouissante, menée par une Sanaa Lathan (vue dans Blade, appréciée dans Nip/Tuck) parfaite malgré les limites évidentes de l'entreprise.

P.S : Et si Paul Anderson était un génie, en fait ?

 

Alien vs. Predator Sanaa LathanMoment de gloire pour Sanaa Lathan

 

LE PIRE

L'idée d'unir une héroïne à un Predator face aux xénomorphes vient des comics, mais le film a certainement été incapable de lui donner du poids. Alexa comprend trop vite, décide trop vite, s'allie trop vite, et Alien vs. Predator avance sans hésitation aucune dans cette direction. D'autant que l'alliance entre la belle et la bête prête à sourire quand ils commencent à communiquer. La faute à un flashback lourd qui donne plus d'informations en deux minutes que le film en une heure, la mythologie du film semble en outre très artificielle.

Il y a aussi une désagréable impression de voir les Aliens réduits à des créatures bêtes et méchantes. Loin de susciter l'effroi de leurs glorieux débuts, ils sont trop exposés, trop simplifiés, trop agiles, trop combattants, trop numériques, et ressemblent au final au simple bétail qu'ils sont aux yeux des Predators. Une vraie injustice puisque les xénormorphes ont toujours été filmés comme des beautés mortifères, avec un pouvoir de fascination indiscutable.

Toute l'expérience de la pyramide, aussi amusante soit-elle, reste en outre profondément absurde. Les Aliens n'avaient jamais tenté de libérer la reine avec leur acide ? Les Predators n'ont pas pensé à l'enchaîner dans le même métal indestructible de leurs armes ? Le film flirte dangereusement avec la suspension d'incrédulité du spectateur, pourtant très souple vu le pitch.

 

photoFaire la peau aux scénaristes

 

Alien vs Predator déborde sinon de moments ridicules (un jumpscare avec un pingouin, un autre avec un fumigène), est souvent incapable d'éclairer et filmer convenablement le décor pour en faire quelque chose, et manque de subtilité à un niveau stratosphérique.

Weyland est le seul vrai lien probant entre le film et la saga originelle ? Le nom sera estampillé sur toutes les caisses et filmé douze fois le premier quart d'heure. L'héroïne est une warrior ? On la découvre sur le flanc d'une montagne glacée au Népal (entre Lara Croft et  Ethan Hunt dans Mission : Impossible 2), et répond même à un appel pendant la séance d'escalade (mieux qu'Ethan, qui attend d'être au sommet). Même le décor de la pyramide regorge de dessins un peu grossiers des Predators et des Aliens en pleine lutte, au cas où quelqu'un a oublié le titre.

Et force est de constater que malgré son approche décérébrée et son décor excitant, Alien vs Predator n'offre pas un affrontement si sanglant, brutal et grandiose que prévu, notamment à cause d'un scénario sage qui ne sort jamais des sentiers battus.

 

SCENE "CULTE"  : LE COMBAT

 

 

RETROUVEZ L'INTEGRALITE DES MAL-AIMES DANS NOTRE RAYON NOSTALGIE

 

 

Tout savoir sur Alien vs. Predator

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commentaires
Jeanvaljean
23/01/2021 à 22:49

Il lui manque surtout de l'ampleur dans ses combats à ce AVP1. Au final le scénar, c'est simple mais efficace. Tout l'inverse de Prometheus et Covenant qui ont voulu la jouer malins mais tombent tout aussi vite dans le nanar.
AVP2 est encore plus direct dans son approche et ce qu'il y a de bien c'est que tous ceux qui doivent creuver crèvent. Techniquement par contre c'est très très faible ce AVP2, l'éclairage notamment est raté. M'enfin au final je pense que AvP en version longue (d'ailleurs, ça n'en parle pas dans l'article, mais la VL est une des rares intéressante) et AvP 2 sont plus sympa à revoir de temps en temps que Prometheus et Covenant qui sont hyper frustrants, de gros budgets, des acteurs "haut de gamme" pour des scénarios si faibles...

Xenopredalien
17/11/2020 à 20:29

Honnêtement moi qui suis grand fan des monstres mythiques, que ce soit prometheus.... (bien qu assez plat)... Covenant, et surtout les affrontement entre l alien et le predator (logique au final découlant déjà de bd et jeux avant même), j ai trouvé tout intéressant et captivant. On décrie beaucoup trop alien vs predator et requiem. L'idée du 1er dans la pyramide sous la glace j ai trouvé cela vraiment bon, le seul reproche... Les acteurs très légers.... Requiem, la j ai trouvé cela super surtout.... Le predalien de toute beauté ????????, l idée de s'être écrasé sur terre et les scène dans l'hôpital, les égouts m'ont vraiment plus. Mais la
... Ce qui a clairement tué ce qui aurait pu être vraiment top, les acteurs ????????une catastrophe sans précédents digne d une série type
.. Les frères scott???? en beaucoup plus mauvais et C est la que le bas blesse sévère.. Bref je suis peut être des rares à avoir trouvé du très bon dans tous (hormis) the predator ????????????????????????... Juste que les scénarios à l arrache avec des acteurs manquant clairement de charisme, de guele.... Tels que Sigourney wever, et les premiers soldats... Ou un Schwartzy....ont probablement plombé la pluspart de ces films et suites. Alors pourquoi pas pour le fun.... Un 3ème volet, affrontant par exemple un roi predalien et une reine alien sur une planète, et des predators venant aider les rares soldats colonials.. Parmis les xenomorphes, et autres ayant mutés... Bref autant faire un mélange de tout les styles avec du gore, du glauque, de... Meilleurs acteurs... Quitte à s éloigner plus d une franchise plausible.... Car de ce côté c est mort depuis longtemps.

Bil
17/11/2020 à 11:14

Les aliens versus Predators sont 20 fois supérieur a prometheus et alien convenant , meilleures que alien 2,

cepheide
17/11/2020 à 10:58

Alors que requiem est excellent mais totalement boudé. Ce premier volet, pas désagréable, ne vaut pas mieux qu un big Mac. Vraiment, penchez vous a nouveau sur requiem, c est du pur plaisir avec un beau second degré.

TofVW
17/11/2020 à 09:49

@Galt: haha, j'avoue que l'éclairage, c'était n'importe quoi! xD
Mais en poussant un peu la luminosité de la télé, ça passe.

Pour le film en lui-même, c'est toujours mieux que "The Predator"...

Galt
17/11/2020 à 09:20

TofVW :

"Plus sombre"
Tellement sombre qu'on ne voit strictement rien, je n'ai JAMAIS réussi à finir ce navet en entier.
Il y a un véritable problème d'éclairage dans ce film, sans compter que c'est toujours filmé en plan serré et sous la pluie !!
Du cache-misère tout ça, déjà que j'ai trouvé le 1er ridicule (l'humain et le Predator qui s'unissent, mais lol), mais alors le 2ème est une gigantesque daube...

TofVW
16/11/2020 à 20:59

J'ai toujours aimé ce film, jusqu'à un moment précis: quand le Predator fabrique des armes à partir de la carcasse d'un alien. C'est LÀ que le film par en c**illes, car c'est à ce moment précis qu'Alexa devient une guerrière experte en combat aussi vite que dans Matrix, le tuyau dans la nuque en moins.
Mais tout ce qui se passe avant cette scène, je trouve ça très bien. Pas incroyablement excellent, mais sympa.

Par contre, je n'ai jamais compris cette haine envers AvP-Requiem. Plus sombre, (beaucoup) plus gore, un peu plus horrifique… Je crois que je le préfère même au premier.

Gregdevil
16/11/2020 à 18:33

Seul le (court) affrontement entre les 2 bestioles est intéressant.
Le reste est tellement cheap. Voir le Predator courrir avec l'héroïne au ralenti à la fin fait vraiment pitié.
Anderson film son métrage comme un gosse à qui on aurait donné 2 jouets pour Noël.

La seul chose positive c'est qu'il est meilleur que sa suite. Enfin, moins pir dira-t-on.


16/11/2020 à 18:05

Il y a une chose de bien dans ce film, c'est cette réplique :

"les flingues c'est comme les capotes. Vaut mieux en avoir sur soi, même si on n'en a pas besoin qu'en avoir besoin et de ne pas en avoir sur soi."

Ma philosophie de vie...

Xbad
16/11/2020 à 17:44

J'ai vraiment aimé, le cerveau en pose et la bouche pleins de popcorn, ça fait du bien des fois des films comme ça, moins le deux pour ma part

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