Les Indestructibles, Toy Story, Wall-E, Nemo, Ratatouille : notre classement de tous les Pixar

La Rédaction | 25 juin 2019 - MAJ : 26/06/2019 17:33
La Rédaction | 25 juin 2019 - MAJ : 26/06/2019 17:33

La rédaction a classé tous les Pixar, du pire au meilleur.

De Toy Story à Toy Story 4, en salles le 26 juin, Pixar a offert une foule de voyages fantastiques, surprenants, merveilleux et uniques. Mais le studio a aussi aligné quelques (gros) faux pas, succombé à sa propre formule et à l'appel facile des suites et franchises.

La rédaction s'est donc penchée sur tous les films d'animation pour donner son petit classement, du pire au meilleur.

NB : Ce classement a été initialement pensé pour la sortie des Indestructibles 2 et mis à jour pour la sortie de Toy Story 4.

 

 

21. CARS 2 

L’idée :  Martin devient un espion à envergure internationale. Voilà, c'est aussi mauvais que son personnage principal. 

Le bon : Hormis retrouver Flash McQueen qui ne bénéficie que de quelques scènes, rien du tout.

Le mauvais : Il fait partie de ces films qui n’auraient jamais dû voir le jour, et dont l’idée n’aurait même jamais dû germer. Mixé dans une post-cuite sous ecstasy et d’un mauvais trip sous acideCars 2 est sans nul doute le pire opus de la trilogie. Assassiné par la critique et par le public (avec néanmoins un joli box-office de plus de 562 millions de dollars dans le monde), le deuxième épisode est le plus boudé de tous les Pixar, et pour cause, il n'a aucune raison d'être bon. Un tête-à-queue monumental pour John Lasseter (ici réalisateur) qui doit encore se remettre du crash de son film. 

La première erreur de Cars 2 a été de croire que le public et les fans adoraient Martin, et allaient l’accepter comme nouveau héros de l’aventure. L’idée même de mettre un idiot du village insupportable au centre d’une intrigue d’espionnage est profondément désespérante et stupide, et s'adresse certainement aux moins de cinq ans. En dehors de son duo principal, les personnages secondaires ne brillent pas. En dépit des vieux de la vieille comme Flash, quasi inexistant, on vomit d’une indigestion d’un trop grand nombre de protagonistes tertiaires qui ne servent à rien.

Finalement, le pire de Cars 2 ne réside ni dans ses personnages, ni dans son humour grotesque, mais dans sa morale foireuse et incompréhensible, bourrée de vieux clichés. Le fait d'avoir une très bonne réalisation technique derrière ne suffit plus à combler le vide galactique d'un scénario déjà branlant. Bravo Disney pour avoir réussi votre premier vrai échec Pixar. Ne recommencez plus jamais.

 

Image 559883Souvenir de la douleur

 

20. CARS 3

L’idée : Face à la nouvelle génération, Flash McQueen est de plus en plus poussé vers la sortie de son sport. Avec l’aide d’une jeune mécanicienne, il va tout faire pour prouver qu’il a toujours sa place parmi les champions.

Le bon : S’il y a un élément qu’on ne pourra jamais reprocher à la franchise Cars, c’est la virtuosité de son animation et l’excellence technique de l’ensemble visuellement.

Le mauvais : Après un deuxième film abject, Cars 3 regagne quelques couleurs grâce à Flash McQueen. Un retour qui n’empêche pas le long-métrage d’aligner les clichés avec des personnages très caricaturaux et souvent mal exploités. Le scénario se perd de son côté dans une succession de sous-intrigues profondément inutiles et se renouvelle assez peu. Et c’est bien évidemment sans compter le mauvais développement des thématiques abordées (la transmission, l’expérience, la réalité virtuelle). Espérons donc que Cars 3 signe la fin de carrière de cette franchise qui ferait mieux de raccrocher pendant qu'il en est encore temps. 

 

PhotoNi Fast ni Furious, juste fumeux

 

19. LE MONDE DE DORY 

L'idée : Puisque Le Monde de Nemo a été un giga-succès, pourquoi ne pas trouver le moyen de surfer dessus ? Tiens, prenons Dory, et cette fois c'est elle qu'il faudra retrouver.

Le bon : Hank, le poulpe individualiste. Personne ne sera dupe dans l'utilisation un peu automatique de ce personnage décalé conçu pour amuser et détourner l'attention de la vacuité du film, mais Hank est suffisamment drôle pour satisfaire, et est utilisé de manière à rappeler l'ingéniosité de Pixar.

Le mauvais : Le fait que ce Monde de Dory soit parfaitement dispensable et profondément bloqué dans la formule Pixar, qui atteint ici des sommets de paresse. Cette suite est donc d'une inutilité monumentale, puisqu'elle se contente de recycler à peu près tout dans le fond comme dans la forme. Pilotage automatique à un niveau stratosphérique, avec un enchaînement artificiel de moments larmoyants, de gags et de péripéties.

Là encore, Pixar joue de manière minable sur la nostalgie et la familiarité, de manière plus évidente encore que dans Monstres Academy. Ici, il ne s'agit que de rejouer la même chanson, changer quelques couplets, et tendre une main de banquier à peine camouflée vers le public qui a aimé en masse Le Monde de Nemo. Se joue également quelque chose d'affreux qui va à l'encontre des fondations de Pixar : l'idée qu'avec sa popularité et l'attachement puissant du public, le studio peut se permettre de plus en plus d'écarts, sans craindre la moindre répercussion réelle. Sans peur vient la flemme, et avec la flemme vient la médiocrité la plus ordinaire et douce. Pour preuve.

 

Le Monde de DoryHank, la seule petite chose à retenir de Dory

 

18. REBELLE 

L'idée : C'est l'histoire d'une princesse moderne parce qu'elle a une épée et des cheveux roux. Elle veut être libre et indépendante, mais comme elle l'est un peu trop, elle doit être punie, se calmer et rattraper ses erreurs.

Le bon : Le travail sur la chevelure de Merida, techniquement impressionnant. Voilà voilà.

Le mauvais : Que Rebelle ait failli être le tout premier film d'une réalisatrice pour Pixar (avant qu'elle soit quasiment virée et que Mark Andrews n'arrive à la rescousse, pour que Brenda Chapman soit créditée coréalisatrice, elle qui s'est inspirée de sa propre fille pour construire cette histoire), illustre finalement bien le problème de la chose. Sous ses ambitions de relecture moderne de la princesse classique, avec son arc et son esprit guerrier, il y a une histoire bien simplette d'esprit fougueux qui doit réparer ses erreurs, avec un message un brin ambigu. Loin d'être la version fraîche et étonnante de la princesse, passée à la moulinette créative de Pixar, Rebelle porte bien mal son nom.

Sans compter que visuellement, ce n'est pas vraiment grandiose ou mémorable. Très loin des concepts audacieux, fous, étonnants et uniques, Rebelle se contente de rejouer un morceau bien connu, avec une formule tristement fade. Dans le genre, un Vaiana, la légende du bout du monde a bien plus d'atouts, que ce soit dans son univers, son sous-texte, ses personnages et sa mythologie.

 

photo"Rebelle" (lol)

 

17. 1001 PATTES 

L’idée : Une colonie de fourmis tente chaque année de survivre en amassant des vivres pour les sauterelles, afin que celles-ci leur fichent la paix. Sauf que la veille de la récolte, le jeune Tilt commet une grosse bourde en détruisant toute la nourriture, et doit vite trouver des insectes plus forts qu’eux pour les aider à affronter leurs ennemis.

Le bon : Les 1001 pattes c’est un peu les Sept Mercenaires, mais version "microscopique". Hormis un récit bien ordonné d'où rien ne dépasse, on applaudira un film qui "respecte" le précepte hitchcockien selon lequel un long-métrage est réussi lorsque le méchant est notablement remarquable. Ce qui est carrément le cas ici, puisque la vilaine sauterelle doublée par Kevin Spacey en VO fera littéralement frémir les plus petits, comme les plus grands. Fourbe, méprisable, abject et sans pitié, Le Borgne est un méchant de dessin animé qu'on n'est pas prêt d'oublier de sitôt, au même stade que le Juge Claude Frollo dans Le Bossu de Notre-Dame.

Le mauvais : Si John Lasseter promet s’être inspiré des insectes pour son dessin animé, on aura surtout l’impression qu’il les aura fait bouger et penser comme des êtres humains. Finalement en se penchant sur le fond du film, on retrouvera bien des thèmes chers au cinéma américain comme le pouvoir de la communauté contre une tyrannie oppressante. La prise de conscience d’un individu à cultiver sa différence, à condition que celui-ci l’utilise à bon escient au profit de la communauté, tout comme l’éloge de la liberté, qui sont des bonnes choses en soi, mais deviennent redondantes et n’apportent rien de neuf au dessin animé. On peut aussi reprocher une utilisation trop récurrente de l’humour dans des situations un peu dramatiques, faisant plus décrocher une grimace qu’un sourire.

 

photo1001 pattes, le Pixar le plus oublié ? 

 

16. LE VOYAGE D'ARLO 

L’idée : Un dinosaure trouillard et esseulé rencontre un jeune humain et entame un long périple avec lui.

Le bon : En matière de lumière, de variété des décors, d’effets de matière (poussière, pluie, eau, brume, etc.), Arlo représente un sacré tour de force. L’idée consistant à représenter les dinosaures comme des créatures sur le chemin de la civilisation et les hommes comme des bêtes sauvages est originale. On note également que le studio tente, par endroits, d'insuffler une certaine dureté à son récit général, sans doute pour donner un peu plus de caractère à cette oeuvre qui en évoque beaucoup d'autres.

Le mauvais : Le scénario est atrocement prévisible, et le héros, Arlo, a plus des airs d’imbécile heureux que de candide sur le chemin d’une quête initiatique. Le rythme de l’ensemble demeure particulièrement indigeste. Plus problématique : alors que Pixar s'est toujours fait un devoir de proposer des créations esthétiquement et stylistiquement accomplies, Le Voyage d'Arlo souffre d'un évident problème de direction. En dépit de textures superbes, le trait rondouillard et le graphisme globalement enfantin affadissent le métrage plus qu'ils ne le caractérisent. Enfin, le film est totalement incapable de se distinguer des nombreuses productions animées qui ont mis en scène des sauriens avant lui.

Petit dinosaure et la vallée des merveilles de Don Bluth, pourtant loin de pouvoir se permettre de semblables innovations technologiques, apparaît beaucoup plus accompli. Au final, Le Voyage d'Arlo n'est qu'un écho un peu ringard de créations telles que les Croods ou Dinosaure... de Disney !

 

PhotoC'est l'histoire d'un dino et d'un gamin, voilà

 

15. MONSTRES ACADEMY

L'idée : Tirer sur la corde de Monstres & Cie en expliquant la rencontre entre Bob Razowski et Sulli à l'université des Monstres, où le duo était tout sauf ami.

Le bon : Pixar maîtrise bien la formule Pixar. Personne ne sera donc vraiment surpris de décrocher quelques sourires et rires, et s'accrocher sincèrement à un second rôle, un gag ou une scène. Et contrairement à beaucoup (trop) de films récents du studio, Monstres Academy est globalement efficace, moins chiant et plat que redouté.

Le mauvais : À quoi bon ? Pourquoi un autre Monstres & Cie ? Et pourquoi un prequel à Monstres & Cie ? Si le premier film réalisé par Pete Docter a émerveillé et créé un univers original et mémorable, le deuxième a plutôt surfé dessus, et s'est contenté de bien peu. À savoir une banale histoire d'amitié contrariée, selon les schémas les plus basiques du teen movie, dans un décor à peine revisité. Aucune magie, aucun éclat à l'écran.

Le problème au fond, c'est que Pixar joue ici la carte de la nostalgie, de la familiarité, et non plus de l'imaginaire et l'audace. La sécurité passe ici avant toute réelle ambition artistique, donnant à ce prequel un côté programmatique parfaitement exaspérant, lequel réduit la chose à un pur événement marketing et merchandizing à l'attention des plus jeunes, qui s'en contenteront très bien. 

 

photoDerrière la casquette, le désespoir

 

14. CARS 

L’idée : Un jeune prodige de la course arrogant et fat, en route pour la course de ses rêves, se retrouve paumé au milieu des États-Unis et doit s’allier à l’idiot du village pour rejoindre son objectif.

Le bon : Orchestré par le virtuose John Lasseter et sa technicité légendaire (qu’on ne reverra plus de sitôt), Cars est assurément un des Pixar les plus aboutis esthétiquement (malgré le design très enfantin des bolides). Douze ans après sa sortie, le long-métrage conserve une vraie élégance et une merveilleuse patte graphique. Il bénéficie également d’une grande générosité scénique (les courses de nascars, les paysages désertiques américains) et d’une belle interaction entre les personnages (les multiples passages de flambeaux). Enfin, il développe aussi de jolies thématiques sur les valeurs de la vie et fait preuve d’une grande tendresse.

Le mauvais : Cars ne peut s’empêcher d’inclure une sempiternelle histoire d’amour sans grand intérêt au cœur de son récit. Une sous-intrigue qui provoque de nombreuses pertes de rythme et éclipse en grande partie les vrais propos du film.

 

photoPas sûr que le design des personnages soit la plus grande réussite de Pixar

 

13. VICE VERSA 

L’idée : Une plongée dans l’esprit d’une jeune fille et le centre de contrôle de son cerveau où se situent cinq émotions au travail : Joie, Colère, Tristesse, Dégoût et Peur.

Le bon : Après une entrée fracassante avec Monstres & Cie et une confirmation de son talent avec le sublime Là-hautPete Docter revient brillamment à la réalisation avec Vice Versa. Ainsi, visuellement le long-métrage est incroyablement efficace et esthétiquement très réussi grâce à sa jolie palette de couleurs. Le film bénéficie de l’un des concepts les plus originaux vus depuis longtemps dans les studios Pixar et s’attaque surtout à des sujets profonds comme la dépression enfantine, le deuil et la violence du monde adulte pour la jeunesse, entre autres. Un propos puissant qui en fait une des œuvres les plus percutantes de Pixar, et une des plus émouvantes.

Le mauvais : Malgré son idée originale, Vice Versa se ferme cependant quelques portes narratives et se bloque dans un concept pas toujours efficient. De plus, si le scénario s’avère finalement assez banal, l’œuvre souffre surtout de ses scènes trop larmoyantes (les adieux de l’ami imaginaire), sans doute très efficaces pour un jeune public, mais profondément agaçantes pour les plus âgés.

 

PhotoPeur, colère, joie, dégoût ou tristesse face à ce que Pixar est devenu ?

 

12. TOY STORY 2

L’idée : Woody est kidnappé par un collectionneur. Les autres jouets d’Andy partent à sa recherche.

Le bon : Depuis le précédent, la technique a fait des bonds de géants. Coréalisateur avec Lee Unkrich et Ash BrannonJohn Lasseter ne se contente pas d’emballer un récit rondement mené, il en profite pour livrer une satire acide et efficace d’une frange du public, dont la passion dévoyée s’est muée en un fétichisme stérile. Le résultat est férocement drôle, et autorise le film à balancer une quantité ahurissante d’hommages, tout en solidifiant sa propre mythologie.

On trouve d'ailleurs dans Toy Story 2 quelques-uns des personnages les plus complexes de la série, à l'image de Stinky Pete, vieux chercheur d'or qui a tout à fait renoncé à accorder sa confiance dans les humains et à travers eux, en l'avenir. Leitmotiv des différents Toy Story, la critique cristalline du conservatisme, et d'une action téléguidée par la peur, trouve ici une de ses plus belles représentations. Tout comme on note, plusieurs années avant Ratatouille, un très beau rapport à l'artisanat, et l'esquisse d'une réflexion vertigineuse sur la matérialité, lorsqu'un vieil homme ressuscite littéralement Woody aux yeux du collectionneur.

Le mauvais : Le sujet et son traitement peuvent donner le sentiment de verser un peu trop dans le méta. C'est peut-être ce qui vaut au film d'être un peu oublié au détriment des deux autres épisodes de la trilogie. Pourtant, difficile de voir dans Toy Story 2 une proposition autre que brillante. Comme le premier chapitre, le métrage est sauvé par son art consommé de la narration et de la mise en scène. En effet, difficile de ne pas noter combien l'animation et le rendu des textures semblent rudimentaires, vu les progrès colossaux accomplis en la matière.

 

photoLa première suite de Pixar

 

11. COCO 

L’idée : Miguel habite dans une famille qui a banni la musique depuis quelques générations à cause d’un ancêtre peu glorieux. Voulant devenir chanteur, il se retrouve propulsé au pays des morts et cherche son idole Ernesto de la Cruz pour qu’il lui permette de vivre son rêve.

Le bon : Pixar semble enfin retrouver du poil de la bête. Ce qui frappe d’emblée, c’est la performance technique, magnifique et incroyable, qui nous réserve des tableaux plus envoûtants les uns que les autres. La culture mexicaine est aussi très rafraichissante et le film fourmille d’idées plus folles les unes que les autres. D’autre part, les personnages sont une vraie réussite, attachants et profonds, la palme revenant bien entendu à la vieille Coco qui nous tire une larme à chaque fois. Et puis, pour ne rien gâcher, le film se permet une ultime séquence très émouvante et musicale qui rappelle que, quand il s’en donne les moyens, Pixar reste le patron.

Le mauvais : Si Coco n'est pas le film le plus original du studio, il laisse entrevoir une porte de sortie déjà amorcée avec Vice Versa. Sur un postulat plus que classique, Pixar mise tout sur sa technique en nous proposant un défilé artistique magnifique. Seul problème : La Légende de Manolo, sorti en 2014 et qui raconte plus ou moins la même histoire. Manque d'audace ou plagiat éhonté, difficile de trancher, mais probablement la preuve que Pixar ne tente plus de gros paris et recherche avant tout la facilité et l'efficacité, même si on en a toujours autant pour notre argent. Mais de la part du studio, la pilule a un peu de mal à passer, d'autant que les gamers les plus anciens connaissaient déjà un monde des morts mexicains administratif grâce à l'extraordinaire Grim Fandango de Tim Schafer.

 

PhotoCoco, c'est beau

 

10. TOY STORY 4

L'idée : Plusieurs années après que Andy l'ait cédé à Bonnie, Woody fait bonne figure, mais déprime totalement. Il voit dans la verve créative de l'enfant l'occasion de se retrouver une mission, laquelle va l'amener à retrouver la trace d'une vieille amie...

Le bon : Après un troisième chapitre accueilli comme la meilleure conclusion possible de la saga la plus emblématique du studio, le réalisateur Josh Cooley faisait presque face à un challenge impossible à relever. Et il y parvient en partie, en assumant le poids de l'héritage qu'il doit sublimer. Oui, après sa dernière épopée, Woody se demande, comme la franchise, et possiblement comme le spectateur, ce qu'il lui reste à vivre.

Le film se transforme alors en chronique de la dépression, fable du renouveau, alors qu'un héros (qu'une partie du public suit depuis son enfance) réalise progressivement qu'il en a fini avec son existence d'antan et va devoir se réinventer. Un mouvement émouvant, qui donne lieu à une seconde partie du récit admirable dans sa gestion de l'émotion, jusqu'à un climax parfaitement déchirant, qui prend le risque de trancher avec le monde des jouets tels que nous le connaissons. Enfin, le tout s'accompagne d'un récit d'aventures parmi les plus échevelés vu sur grand écran ces dernières années.

 

photoUne belle rencontre avec un Bo personnage

 

Le mauvais : Pixar a beau investir beaucoup de temps et de talent dans sa franchise star, cette dernière entame ici son 4e chapitre et cela se sent, tant le script a parfois beaucoup de mal à renouveler l'intérêt pour certains protagonistes historiques (pauvre Buzz...). Sans compter que la genèse de cet épisode s'est avérée plus compliquée que prévu, notamment avec le départ impromptu de Rashida Jones, en charge du scénario. Un chambardement dont on se dit qu'il a dû laisser bien des traces, quand on constate combien le film paraît lutter contre lui-même durant une première demi-heure au rythme très inégal, qui lance quantité de pistes, pour en abandonner plusieurs en cours de route.

 

photoVers la déprime et au-delà !

 

9. LES INDESTRUCTIBLES 2

L'idée : Être une famille de super-héros n'a décidément rien d'une sinécure.

Le bon : Fragilisé par l'échec de A la poursuite de demain, le brillant Brad Bird avait besoin de se refaire la cerise histoire de retrouver un peu d'autonomie auprès des studios. Il en a donc profité pour abattre une carte qui ne l'intéressait guère, mais que le public (et les comptables) attendait, à savoir la suite de ses brillants Indestructibles. Marque demeurée très forte chez les spectateurs, et une culture créative encore puissante au sein de Pixar ont permis au cinéaste de travailler selon un tempo d'ordinaire impensable dans le cadre d'un énorme acteur de l'industrie hollywoodienne.

 

photo"Allô papa ici super bébé"

 

Fort de son expérience à la tête de plusieurs blockbusters en cinéma "live"Brad Bird a travaillé son film en rendant relativement peu de comptes à Pixar, profitant des dernières innovations en matière de rendu et de son expérience récente pour écrire quasiment au fil de l'eau et expérimenter presque constamment en termes de découpage.

Le résultat est un film visuellement démentiel, d'une richesse qui a de quoi terrasser la concurrence. Que ses personnages se lancent dans une scène d'action mettant en jeu leurs pouvoirs et leurs arcs narratifs au sein d'une cellule familiale tumultueuse, ou qu'il chronique avec malice le quotidien d'un père au foyer, l'artiste déploie une intelligence, une technicité et un sens de la dramaturgie stupéfiants.

Le mauvais : Pour épatante que soit la mise en scène des Indestructibles 2, il faut se faire une raison : le film est aussi accompli plastiquement que convenu (voire daté) narrativement. Rien de grave là-dedans, cette faiblesse n'empêchant jamais le spectateur aux yeux ébahis de profiter du spectacle, mais l'entreprise eût incontestablement gagné à être aussi ambitieuse dans son écriture que sa réalisation.

 

PhotoDes pouvoirs toujours aussi bien utilisés par le scénario

 

8. TOY STORY

L’idée : Dans le dos des humains, les jouets s’animent et vivent leur propre vie.

Le bon : Toy Story va cristalliser et définir la recette Pixar. Un concept simple, sinon enfantin, qui revisite ou met en perspective un élément du quotidien, de la culture populaire ou de l’enfance, de manière à intéresser à son sens petit et grand. Le film est une réussite programmatique  et rythmique impressionnante.

Dès ce métrage, pour ainsi dire tous les ingrédients sont réunis. Le film sidérait alors par son exigence, non seulement d'un strict point de vue créatif et technique, mais également du côté de l'écriture. Impossible de trouver une séquence inutile, ou trop étirée. À ce titre, les 20 premières minutes du récit sont un véritable chef-d'oeuvre de concision, de précision et de découpage. Toutes les émotions passent par la composition d'une image à la fois lisible et d'une immense richesse, instantanément évocatrice. Une science du récit qui n'est pas sans rappeler les meilleures comédies de l'âge d'or des studios hollywoodiens.

Le mauvais : Inutile de se mentir, le film a beaucoup vieilli, tant en matière d’animation que de textures. Heureusement, le sujet choisi lui permet de survivre encore aux outrages du temps. Le studio s’étant évertué à la surpasser depuis sa sortie, cette magnifique proposition peut donner à tort l’impression d’avoir un peu pris la poussière.

 

photoWoody et la naissance de Pixar

 

7. LE MONDE DE NEMO 

L’idée : Un poisson-clown appelé Martin, apeuré par le monde extérieur, décide de partir à la recherche de son fils Nemo, capturé par des pécheurs. Sur sa route, il fait la connaissance de nouveaux compagnons dont un poisson-chirurgien amnésique, Dory.

Le bon : Ce qui est fascinant chez Pixar, c’est cette capacité à relater des histoires touchantes et d’actualité dans un contexte joyeux et bon enfant de dessin animé. Parmi toutes les qualités du film, on retiendra principalement la manière qu'ont Andrew Stanton et Lee Unkrich d’amener toutes sortes de conflits familiaux à l'écran et d’ériger un rempart contre la morosité des situations familiales. Qu’elles soient monoparentales (Marine et Nemo), nombreuses (la migration de tortues), d’adoptions (les oubliés de l’aquarium), ou perdues (Dory), la famille est le coeur du film. Une leçon de courage pour faire comprendre que finalement, personne n’est jamais seul, et une brillante déclaration d’amour d’un père à son enfant.

Le mauvais : Le Monde de Nemo est sans doute l’un des Disney-Pixar les moins "drôles". Hormis un poisson qui est amnésique et ne souvient de rien dans des intervalles de cinq secondes (un comique de répétition qui devient potentiellement lourd au bout de 30 minutes), les gags ne fleurissent pas tant que ça. On ne retrouvera d’ailleurs ni ce côté magique et féerique présent dans les autres films Pixar. Enfin, malgré une histoire intéressante, on peut regretter que celle-ci s’étale beaucoup trop sur la longueur et crée un manque de rythme un peu flagrant.

 

photoNage droit devant toi (jusqu'à la suite)

 

6. MONSTRES & CIE 

L’idée : Monstropolis est une petite ville peuplée de monstres dont la principale source d'énergie provient des cris des enfants obtenus par une élite de monstre qui, durant la nuit, effraie des milliers d’enfants et récolte leurs hurlements… jusqu’au jour où une petite fille pénètre dans le monde des monstres.

Le bon : Première grosse réalisation de Pete Docter dans le monde de l’animation, Monstres & Cie prouve d’ores et déjà le talent du metteur en scène devenu une figure incontournable de Pixar (dont il prendra la tête fin décembre après l’éviction de John Lasseter). Techniquement, le film est donc une grosse claque et offre nombre de séquences vertigineuses, dont l'impressionnante course-poursuite des portes en fin de métrage. De plus, les personnages sont particulièrement réussis, du duo de héros très complémentaire Sully et Bob à l’excellent méchant Léon, en passant par quelques seconds rôles amusants dont la vieille Germaine. En plus d’être bien rythmé, Monstres & Cie jongle ainsi admirablement avec les émotions, passant du rire aux larmes, du calme à la stupeur… à l’image finalement d’un jeune enfant sur le point de s’endormir.

Le mauvais : Avec le temps, Monstres & Cie a sans doute pris un petit coup visuellement que ce soit au niveau des textures ou des animations. Le scénario se révèle de son côté assez prévisible, mais ne gâche en rien l’œuvre globale.

 

PhotoL'un des univers Pixar les plus réjouissants

 

5. RATATOUILLE 

L’idée : Un rongeur qui n’a pas le palais plus fin que ses congénères est passionné par la haute-gastronomie et aspire un jour à devenir un chef pâtissier. Un rêve qu’il pourra peut-être exaucer grâce à sa rencontre avec un jeune commis de cuisine terriblement mauvais : Alfredo Luiguini.

Le bon : Un an après la réussite en demi-teinte de Cars, Pixar nous ressert sur une belle assiette sa fameuse recette qui avait fait son succès à ses débuts : émouvoir avec des héros improbables. Ratatouille témoigne sous forme de belles factures graphiques un hommage à notre capitale et notre culture française, nourri des vieux fantasmes et clichés des productions hollywoodiennes. 

Le savoir-faire acquis à lustrer le chrome des petites voitures de John Lasseter passe ici dans des créations de mets, de desserts et de plats à faire fantasmer le plus grand des cuisiniers et saliver le plus fin des gourmets. Finalement, Ratatouille offre une ode à la persévérance et à la créativité individuelle, le jeune rat devant se battre pour prouver ce dont il est capable, couplée à un vilain pied de nez sur la malbouffe et une petite pique sur les critiques (culinaires), pour servir au bout du compte une belle recette d'amour à la cuisine.

Le mauvais : L'idée de mettre un rongeur en porte-parole de la gastronomie française peut être un peu rat-goûtant pour certains. On peut aussi regretter une histoire aussi plate que des tagliatelles mal cuites, des petites facilités et raccourcis scénaristiques et une happy end trop de rigueur et trop sucrée. Et puis, entre nous, un rat qui tire les mèches de cheveux d’un jeune homme pour le contrôler ? C’est un peu trop capillotracté, vous ne trouvez pas ? Mais l'intention fera au moins rire les plus jeunes qui s'amuseront à chaque fois des gestes alambiqués du pauvre Luigini, transformé en marionnette.

 

photoUn rat à Paris

 

4. TOY STORY 3

L’idée : Les jouets d’Andy se retrouvent par erreur livrés à une crèche. Woody va tenter de les convaincre qu’ils n’ont pas été abandonnés.

Le bon : Véritable splendeur visuelle, Toy Story 3 de Lee Unkrich joue à fond la carte de l’émotion, dans ce qui devait être le dernier chapitre d’une trilogie (depuis, Toy Story 4 s'est profilé donc). Le métrage choisit d‘aborder des concepts difficiles, tels le deuil, la nécessité de tourner la page et l’acceptation. Casse-gueule sur le papier, ravageur à l’écran. La force de la mise en scène de Lee Unkrich ira jusqu’à terrasser totalement le spectateur par deux fois, à quelques minutes d’intervalle, alors que nos héros croient sincèrement leur dernière heure venue, et juste après, quand Andy fait don de ses jouets à une chtite n’enfant.

Comme se sont toujours acharnés à le faire les épisodes de la saga, Toy Story 3 tente de délivrer un message à ses spectateurs et à la génération particulière à laquelle il s'adresse, celle des post-adolescents, ces "enfultes" qui vouent un culte aux symboles de leur jeunesse. Plus que la nostalgie semble indiquer le cinéaste, il faudra adopter comme valeur la transmission. Une idée simple et parfaitement incarnée lors de l'épilogue, qui apparaît aujourd'hui comme une réponse anticipée aux multiples docs et entreprises visant à jouer sur la mémoire des trentenaires, pour leur refourguer encore et toujours leurs souvenirs de plastique.

Le mauvais : De nombreux spectateurs ont perdu la vue après avoir pleuré plus d’une dizaine de litres de larmes dans les 12 minutes qui ont suivi la projection. Hélas, la mise en chantier (compliquée) d'un Toy Story 4 écorche un peu cette magnifique conclusion, qui perd de facto un peu de sa solennité, ainsi que de sa puissance évocatrice.

 

Image 488857La fin (jusqu'à Toy Story 4)

 

3. WALL-E 

L’idée : Dans un futur éloigné, la Terre est un gigantesque dépotoir d’où l’humain a totalement disparu. Wall-E, un robot compacteur vit seul jusqu’au jour où il rencontre Eve, une unité probablement sortie de l’usine Apple du coin. Du coup, c’est l’amour et l’aventure.

Le bon : Wall-E, avant d’être une incroyable réussite technique, est surtout un énorme pari : rendre hommage au cinéma muet tout en générant des émotions purement humaines comme l’amour dans un objet. Une continuité de Toy Story pourrait-on penser, si Andrew Stanton n’était aux commandes. Et ça change tout. Alors qu’on pensait se retrouver face à un récit bon enfant dans la tradition Disney, le réalisateur nous offre une plongée bouleversante dans la solitude moderne, prophétique s’il en est.

Wall-E n’est rien d’autre qu’un asocial, isolé dans son « désert du réel » qui se rassure et trompe sa solitude en collectionnant différents objets d’une époque révolue, de façon obsessionnelle. Le parallèle avec certains geeks étant évident. En résulte une histoire bien plus profonde qu’envisagée sur notre rapport aux autres et à nous-mêmes, notre responsabilité face au monde qui nous accueille et surtout, sur notre courage à faire face à nos sentiments pour dépasser nos complexes. Forte et puissante, seule l’animation pouvait délivrer ce message avec autant de maestrias.

 

photoL'un des personnages les plus émouvants et touchants de Pixar

 

Le mauvais : En tant qu’histoire-concept, Wall-E est évidemment son propre ennemi. Parce qu’au-delà de l’idée, il reste un film à faire. Si la première partie se suffit à elle-même et prouve tout le talent de son réalisateur et de son équipe, la seconde partie peut décevoir. Lorsque Wall-E arrive à bord du vaisseau humain, nous retombons dans les sentiers connus, l’être étrange plongé dans un milieu familier du spectateur et donc vecteur de chaos. Si les gags s’enchainent et que l’action gagne en intensité, on peut trouver que ce second acte verse quelque peu dans la facilité et oublie en cours de route ce qu’il nous racontait jusqu’à présent.

L'expérience reste néanmoins enrichissante et sacrément plaisante, amenant vers une conclusion logique et un peu trop téléphonée certes, mais qui, chargée en émotions, ne porte pas dommage au film plus que cela. On rêverait d’un nouveau Wall-E qui se réduirait uniquement à sa première partie même s’il est évident que le film ne rencontrerait pas le même succès. Et c’est un peu triste.

 

Image 277261Wall-E et Eve, une histoire d'amour irrésistible

 

2. LÀ-HAUT 

L’idée : Carl est veuf et va perdre sa maison. Pour éviter ça, il y accroche des centaines de ballons pour s’envoler vers l’Amazonie. Problème, il emporte avec lui Russell, un petit scout un brin énervant.

Le bon : Depuis Toy Story, il est évident que Pixar est empreint de mélancolie et de tendresse envers des sujets qui dénotent dans la production familiale commune. Si le studio reste généralement dans un univers bon enfant, avec Là-haut, il prend à bras le corps un sujet on ne peut plus délicat : la mort et le deuil. Et bouscule les codes narratifs en mettant sa séquence la plus forte au début du film.

 

Image 378031Le début, absolument déchirant

 

En effet, les 10 premières minutes sont ce qui reste en mémoire le plus longtemps. La vie de Carl, sa rencontre avec sa femme, leur ménage modeste, mais heureux, la mort, le deuil, la douleur, la solitude... Avec cette seule séquence, Pete Docter et Bob Peterson captent l’essence même de la vie et de l’amour, et nous offrent une présentation de personnages parmi les plus flamboyantes du cinéma d’animation, ouvrant ensuite la porte à une aventure haletante et drôle. On peut y voir un tour de force, nous on appelle ça un chef-d’œuvre.

Le mauvais : Forcément, avec une ouverture aussi bouleversante que celle-là, les réalisateurs doivent déployer des trésors d’ingéniosité pour garder notre intérêt aussi vif qu’au début. Et, si le film y parvient, on peut néanmoins reprocher à Là-haut de se complaire dans une petite facilité scénaristique, l’histoire suivant par la suite un déroulé classique et commun dans ce type de récits. Un déroulement bien plus prévisible, même s’il nous réserve quelques gags imparables et un état d’esprit qui tend plus vers le Disney consensuel que vers le Pixar explorateur de notre humanité. Cela dit, qu’on ne s’y trompe pas, l’ensemble reste d’une extraordinaire qualité, tant techniquement que d’un point de vue dramaturgique, mais, que voulez-vous, en mettant le meilleur au début, forcément on se donne un énorme handicap.

 

Image 380721Un trio merveilleux

 

1. LES INDESTRUCTIBLES 

L’idée : Le quotidien d’une famille de super-héros, qui tente d’allier clandestinité inhérente à l’usage de leurs super-pouvoirs et vie paisible de banlieusards.

Le bon : On ne le répétera jamais assez, Brad Bird (A la poursuite de demainMission : Impossible - Protocole Fantôme) est un géant. Il met en scène Les Indestructibles cinq ans après Le Géant de fer, petite merveille qui deviendra rapidement un classique, malgré un accueil glacial au box-office. Il en ira différemment avec le film qui nous intéresse. Le réalisateur retrouve ici son sens aigu de la métaphore, couplé à une technique sans pareil. C’est bien simple, on a en permanence le sentiment que prennent vie sous nos yeux des concepts aussi fous que ceux imaginés par Jack Kirby, tandis que nous assistons à une leçon de découpage et d'épure scénaristique.

Au-delà de ce parfait alliage de forme et de discours, Bird, également scénariste, soigne ses protagonistes. Les seconds couteaux tels Edna Mode (que le réalisateur interprète lui-même !) sont immédiatement identifiés, tandis que la caractérisation du quatuor de héros en impose en matière d'empathie, de clarté et d'efficacité.

Le mauvais : Il est pratiquement insupportable de visionner un Marvel après la découverte des Indestructibles, qui ressemble un peu à l'un des meilleurs films de super-héros jamais faits (et plombe toute version des 4 Fantastiques).

 

Photo Les IndestructiblesLes 4 fantastiques, le film réussi 

commentaires

Rien ne vaut un bon Kubrick !
25/06/2019 à 16:20

Classement intéressant, et c'est instructif de voir avec vos explications notamment comment sont perçus les films.

Certes TOY STORY a un peu vieilli visuellement (bon d'accord, un peu beaucoup...) mais cela reste franchement acceptable, et surtout la qualité des effets spéciaux (ndlr : ici donc de l'animation tout entière) ne fait pas tout ! Quel scénario, quelle idée géniale, quelle empathie pour ces personnages non-humains ! TOY STORY reste incontestablement pour moi le chef-d'oeuvre de Pixar, et un chef-d'oeuvre tout court du cinéma. Je lui joins bien sûr TOY STORY 3 qui réussi à "surpasser" son aîné, l'originalité en moins bien sûr.

Bien sûr, il y a ensuite dans le désordre le ô combien romantique WALL-E (bordel ce sont des robots qui nous font chialer!), le désopilant INDESTRUCTIBLES (par contre le 2 est très moyen pour ma part), le non-moins désopilant MONSTRES ET CIE (là aussi, sans le 2), ou encore le nostalgique RATATOUILLE.

Par contre, les CARS, REBELLE, autres NEMO (oui je sais, désolé) et DORY sont pour moi à mettre aux oubliettes. Pour 1001 PATTES, oui assez laborieux mais j'en garde un bon souvenir, même s'il n'arrive pas à la cheville de son concurrent FOURMIZ !

Ah oui, je dois vous confesser que je n'ai pas vu LA-HAUT...j'ai presque honte mais j'avoue que le pitch ne m'intéresse pas, CQFD.

captp
25/06/2019 à 14:48

je me sens aussi inconsolable que les fans-boy de black-panther à la parution de sa critique ou de votre classement marvel .
Comme le camarade Babar77, 1001 pattes est un de mes préféré et je le trouve pas assez bien classé... veuillez changer ça ;p.
sinon malgré la superbe ouverture là-haut n'a pas fonctionné chez moi.
par contre c'est super sympa ce genre de classement et du coup vous m'avez quand même donné envie de voir coco.
continuez :)

Olivier637
28/08/2018 à 11:22

Désolé mais Là-haut tout en haut, n°1 for ever.

Intro parmi les meilleurs moments de ciné.

Arno 2803
05/07/2018 à 21:43

Honnêtement, si Toy Story n'avait pas été aussi vieux, je l'aurais mis en première place ( mais il à fait son temps )

Arnaud
01/07/2018 à 20:06

Wouah alors autant je vous suivais sur quasiment tout le classement Marvel, autant sur Pixar je crois qu'on n'en a pas un seul ou on serait d'accord :D

J'ai adoré Cars 2, j'ai trouvé le parti de faire un film completement different du premier totalement couillu et j'ai adhéré.
A l'inverse j'ai eu beaucoup de difficulté avec Les Indestructibles, je n'ai pas reussi a rentrer dans le film.

La-Haut a une intro demente, mais une seconde partie assez difficile qui pour moi devalue trop le film general, et Toy Story 2 est un petit plaisir sucré que je regarde a chaque fois sans deplaisir avec ses jeux de mots toutes les 5s, ses references, et les barres de rire que je me suis tapé devant :p

Et dans mon top 3, sans hesiter il y a Coco et Ratatouille (en troisieme, peut etre le premier Toy Story qui a marqué l'histoire du cinema au final).

Baneath88
01/07/2018 à 19:32

1- Wall-E
2- Monstres et Cie
3- Toy Story 3
4- Là-Haut
5- Les Indestructibles/ Les Indestructibles 2
6- Toy Story 2
7- Ratatouille
8- Le Monde de Nemo
9- Coco
10- Vice-Versa
11- Toy Story
12 - 1001 Pattes

Du 1er au 12ème, on va des chefs-d'œuvres aux très bons films à mon avis.
Le reste (Cars 1,2 et 3, Le monde de Dory, le Voyage d'Arlo,...) ne m'ont que distrait une heure et demie. Pas foncièrement mauvais, pas forcément bon, définitivement pas Pixar.

TinTamar
01/07/2018 à 14:35

1/ Celui qui a fait rêver ma fille
2/ Celui qui a fait rêver ma femme (je parle du film)
3/ Celui qui m'a fait rêver

Les autres je ne m'en souviens pas....

4/ Tous les Pixars sont des chef d'oeuvres ;)

Babar77
01/07/2018 à 14:13

@la Rédaction
Oui j'avais déjà lu un ou plusieurs articles dans lesquels vous défendiez à juste titre Tomorrowland.
Brad Bird est vraiment un grand à mes yeux. Sens du rythme, de l'espace. C'est ingénieux et inventif. Dommage que ce dernier ne fasse pas plus de films.

Geoffrey Crété - Rédaction
01/07/2018 à 12:10

@Babar

On ne dira pas le contraire : on a passionnément défendu Tomorrowland dès sa sortie, et on en a reparlé récemment

https://www.ecranlarge.com/films/dossier/989842-le-mal-aime-a-la-poursuite-de-demain-gros-flop-mais-petite-merveille-de-disney-a-re-decouvrir

Le rol’
01/07/2018 à 11:58

1 Ratatouille
2 Les indestructibles
3 La-haut
4 Toy story 3
5 Wall-e

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