Les Indestructibles 2 : critique masquée

Simon Riaux | 29 mai 2020 - MAJ : 10/06/2020 12:45
Simon Riaux | 29 mai 2020 - MAJ : 10/06/2020 12:45

Les Indestructibles ont envahi les écrans et la mémoire des cinéphiles il y a presque quinze ans de cela, pour ne plus les quitter. Entre temps, Hollywood et les blockbusters américains se sont convertis avec dévotion au culte du super-héros, saturant multiplexes, imaginaires et actualité culturelle. Il était logique et attendu que Brad Bird remette son ouvrage sur le métier et notamment avec Les Indestructibles 2.

 

LES QUATRE TRÈS FANTASTIQUES

Après le succès de Mission : Impossible - Protocole Fantôme  (qui lui aura curieusement été souvent moins attribué qu'à Tom cruise) et l’échec terriblement injuste d'A la poursuite de demain, on pouvait redouter que l’auteur soit plus ou moins contraint de s’atteler à cette suite, que les fans réclamaient à corps et à cri, afin de satisfaire à certaines exigences stratégiques. Si on pourra sans fin interroger la motivation de l’artiste, Les Indestructibles 2 demeure un épatant écrin de sa créativité.

S’il était possible, sa caméra et son découpage apparaissent encore plus libres et merveilleusement ludique que dans le chapitre précédent. Pour à l’aise qu’il soit dans les scènes chroniquant la vie quotidienne du clan Parr, c’est une nouvelle fois dans les très nombreuses scènes d’action que Bird étale son mélange de savoir-faire et de maestria.

 

photoLa paternité, ce sport de combat

 

Le réalisateur est à l’heure actuelle le seul capable de dupliquer la frénésie de mouvement couplée à la débauche de textures et couleurs d’un Jack Kirby, géant parmi les géant de l'histoire des comics, aux compositions graphiques jamais égalées. Si Brad Bird n'essaie pas de dupliquer son style, on retrouve ce goût prononcé pour un débordement d'images continuelles, et un empilement de concepts, dont chacun justifierait à lui-seul un long-métrage dédié

Le cinéaste se fait aussi habile architecte, organisant sans cesse la confrontation entre les lignes acérées, dures, de l'urbanisme qui entoure ses personnages, avec les formes de ces derniers, plus amples plus souples. Dès que l'action s'emballe, nous assistons ainsi à un ballet de formes et de matières aussi riche qu'inépuisable d'inventivité.. Visuellement, c’est donc à un véritable festin que nous convie le metteur en scène, qui ringardise presque instantanément tous les blockbusters super-héroïques de ces dix dernières années.

 

photoUn exemple du travail de Jack Kirby

 

YESTERDAY LAND

On appréciera la belle sincérité et la finesse de l’intention motivant la partie « domestique » du récit, le scénario refusant de faire de l’opposition entre son père au foyer et sa mère héroïque un moteur de conflit. Le film aborde ainsi la question des rapports hommes/femmes via un biais essentiellement positiviste, engagé mais apaisé, particulièrement délectable. Malheureusement, pour humaniste et plaisant que soit cette orientation, du côté de l’écriture, le film pêche en maints endroits.

 

photoDeux des personnages les mieux écrits du film

 

Penseur malin du libertarisme (dont le questionnement était déjà le coeur de son précédent Tomorrowland)Brad Bird se garde bien d’arbitrer les élégances et préfère soulever de nombreuses problématiques, plutôt que de nous donner une réponse clef en main. Qui mène le bon combat ? Les super-héros désireux de reprendre du service ? Notre patriarche prêt à tout sacrifier pour soutenir son épouse ? Le grand méchant, convaincu que l'adoration pour les héros en général transforme les masses en autant d'esclaves dociles ? Ne pas trancher et laisser le spectateur choisir, voilà qui est aussi stimulant que noble, à condition d’offrir à chaque intrigue un temps d’existence à l’écran qui lui permette de se déployer.

Non seulement ce n’est pas le cas, mais la résolution de certains arcs scénaristiques, la partie « papa débordé » notamment, pêchent par leur simplicité. Ils frisent d'ailleurs par endroit avec un déroulé un tantinet vieillot. Evidemment ces menues scories ne menacent jamais la vitalité de l’ensemble et n’empêchent aucunement Les Indestructibles 2 de faire le ménage au sein de la production estivale, mais consacrent le film comme une suite vouée à rester sagement dans ses charentaises, plus qu’une réinvention héroïque destinée à nous chambouler.

 

Affiche française

Résumé

Brad Bird demeure un passionnant metteur en scène, capable de déployer une palette d'idées démentielles, mais on le sent moins investi côté scénario.

Autre avis Alexandre Janowiak
Si le bonheur de retrouver la famille Indestructible est indéniable, le plaisir de suivre leurs nouvelles aventures est rapidement affaibli par un scénario prévisible et un sérieux manque de rythme.

Lecteurs

(3.3)

Votre note ?

commentaires

Flo
31/01/2020 à 13:01

En fait, on ne devrait pas plutôt dire « Les Deux Destructibles » ? ????

Il faudrait d’abord préciser une certain angle de vue, surtout pour ceux qui connaissent moins ce film et son culte… En fin de compte, Les Indestructibles de Brad Bird peut bien ne Pas être considéré comme une adaptation officieuse et plus fidèle des 4 Fantastiques.
Déjà, penser à rétablir une vérité: Brad Bird n’était pas un grand lecteur de comics de super héros étant jeune. De son aveu, c’est le grand écran autant que la tv qui le fascinait plus, et ici plutôt les James Bond (très « comics » eux aussi) vu que aucune production super costumée/à pouvoir de qualité, suffisamment énergique, virile et sexy, n’existait à sa jeune époque – les rediffs du Superman de George Reeves et le Batman « camp » d’Adam West n’étaient pas très formidables pour lui…
On retrouvait alors ce Bond-centrisme dans le premier Indestructibles, entre costard dans voiture à gadget, musique à la Norman/Barry, décors classieux, minimalistes mais immenses à la Ken Adam…
en comptant également une stylisation extrême des personnages semblant sortir d’un cartoon à la Hanna-Barbera, une Edna Mode basée sur la costumière Hollywoodienne Edith Head… Rien que de très classique-rétro donc…

Et ce coté un Rétro, on le retrouve également dans la caractérisation de la Famille Parr qui, comparée à une Famille Richards composée principalement d’adultes (à ses débuts), recomposée, centrée sur l’exploration scientifique, aux personnalité/pouvoirs qui font que chacun peut être alternativement le plus puissant de l’équipe…
Et bien chez les Indestructibles, chaque caractère/pouvoir reste confiné à une fonction familiale très conservatrice (un papa, une maman et deux enfants virgule 5). À savoir: le père très fort = pilier de la maison, la mère forcément plus souple, l’ado renfermée qui se surprotège, l’enfant hyperactif et donc speed, le bébé qui étonne à chacune de ses actions…
On ajoute à ça des ennemis plutôt anti-républicains américains, entre le français Bomb Voyage (Folamour);
Syndrome le Geek qui veut démocratiser les super pouvoirs pour mieux les détruire, en envoyant un avion dangereux vers une métropole
– grosses références aussi à Watchmen entre la Loi de Réglementation, la « fausse attaque » avec une pieuvre géante artificielle crée sur une île, et le gag dangereux de la cape –
et Underminer (Le Démolisseur), à la fois décalque de l’Homme-Taupe de Marvel, mais aussi ennemi envahisseur étranger.
Cela, plus une phrase comme le « Beau travail, Soldat » de Helen à son fils, nous donne un coté réellement plus Intemporel et Conservateur dans la façon de Bird de voir les super héros (on dirait bien qu’on est dans les 60′)… Donc, qu’on peut rapprocher plutôt de… DC Comics.

Cela étant, c’est vraiment un Chef-d’Oeuvre du cinéma, qu’on peut considérer comme l’apogée de Pixar… Comme Disney avait jadis ses 5 Grands Initiaux (de Blanche Neige à Bambi), Pixar a eu ses 5 (si on compte les 2 Toy Story pour un ???? ), dont les Indestructibles peut être incontestablement le Climax absolu, reprenant pour son intrigue toutes les techniques que Pixar a pu perfectionner précédemment: rythme, mouvements, feu, eau, cheveux, cheveux mouillés, peau, tissu de vêtement etc… Et l’intention initiale, Disneyenne comme Pixarienne, de donner une « humanité » à des choses et archétypes (ici les « supers ») plus unidimensionnels à l’accoutumée.
Avec de grosses scènes d’action (et même un peu de violence), de l’humour un peu transgressif, surtout pour les bébés (même « hors du film » https://www.youtube.com/watch?v=-Z9QLtU1tlI ), des thématiques pas très fédératrices de la part de Bird sur l’auto-déterminisme et contre la médiocrité, quelques petits retournements de caractérisation histoire de ne pas être trop figé, des moments intimes si « adultes » qu’on les croiraient littéralement sortis d’un long-métrage live. Exceptionnellement un film PG de 1h50… Enfin, c’était un projet Warner à l’origine…
Comme si Pixar devait laisser sa poésie de coté pour murir très vite… Alors que la suite de leurs productions, avec ses hauts et ses bas, n’ont jamais été aussi radicales… Un pur film De Brad Bird, s’incrustant dans le studio sans vergogne. ????

———————————————————————————

Et pour le deuxième ?
Et bien pareil que le premier, mais l’effet de surprise en moins, c’est là où il diffère des Toy Story par exemple (intrigues similaires de retour des jouets à la maison, mais fraîcheur restant intacte à chaque fois).

Déjà au niveau du rythme, de l’action, de la beauté des plans (superbe photo), l’expressivité des visages (Disneyien tout de même)… plein d’idées de mise en scène digne du live (la Élastimoto, le combat stroboscopique…) cela bien aidé par le fait qu’on est dans une animation, l’image scope remplie telle qu’il y a toujours quelque chose qui se passe dans le cadre…
Rien à redire, c’est toujours Superbe, et c’est toujours Inventif et Attachant… Mais presque autant que ce qu’on peut trouver dans un bon film de super héros tel Marvel, juste en bien plus beau… Avec une histoire menée avant tout par ses personnages, leur évolution. Et une intrigue autour du super vilain qui, si on est habitué au genre, ne surprendra pas autant que jadis Syndrome…

– SPOILER:
Evelyn Deavor = Evil Endeavor –

Mais ce n’est pas trop le sujet… rappelons encore que, look rétro oblige, on reste dans une histoire d’action très classique, où rien n’est fait pour être trop anxiogène, Tout Public oblige.

Puisqu’on suite avant tout les héros, il est intéressant d’y voir Brad Bird faire une sorte d’autocritique du conservatisme pour Bob, archétype du héros trop fort et sûr de lui malgré les dégâts qu’il peut provoquer, ayant atteint les limites de son Déterminisme. Et prenant « la place » de sa femme à contre-coeur pour un défi tout aussi héroïque…
Helen, en costume très Snyderien, devenant enfin tête d’affiche, s’accomplissant au grand jour… mais pas si « dans l’air du temps » – phrase un peu passe-partout – car déjà teasé dans le prégénérique du premier film
( https://www.youtube.com/watch?v=YveIFphNcp4 ). Pas vraiment du total Féminisme car on l’y voit acclamée par autant d’hommes que de femmes, même si elle passe le test de Bechdel haut la main. Mais un bon moyen de rappeler qu’elle est une des super héroïnes les plus belle et puissante jamais eu au cinéma.
Violet en crise d’ado banale (donc pour un garçon) mais avec plus de personnalité, Flèche plus « Bart Simpson » que jamais, Jack-Jack en comique de service pour faire plaisir aux plus petits… avec lui on passe à deux doigts du « Scrat like » (le moyen utile combat contre le raton laveur dans son coin), le meilleur étant le moment où il se retrouve face à l’autre comique de service Edna Mode (toujours parfaite), toute aussi imprévisible que lui – ce moment où il mime sa démarche est Hilarant. Bref, vivre en famille c’est toujours compliqué… on connaît.

– à noter que la VF (cotât de comédiens connus rempli) passe bien, comme souvent grâce à l’entrain visuel des personnages –

La simple chose qui peut faire tiquer, et donc mettre ce film au même niveau qu’un Marvel, est le fait que si on prend le tout tel qu’il est, sans se monter la tête de manière snob « parce que Brad Bird »… On peut y voir le réalisateur en mal de succès (dommage pour À la Poursuite de Demain) et obligé d’avancer sa date de sortie d’un an pour prendre la place d’un autre Pixar… Bref, relativement parlant, être lui aussi un peu poussé par la logique commercial au détriment d’un regain de folie surprenante qu’on aurait pu attendre d’un film pas du tout pensé comme étant fait « en série », lui. 14 ans devenant une poignée de minutes, c’est vrai que ça peut être frustrant. Comme également tomber dans une logique nostalgique très systématisée aussi de nos jours… On finir de manière abrupte (le quasi climax de Speed 2!?), en laissant cet univers intéressant.
Donc les commentaires exprimant les frustrations de certains personnages, critiquant l’effet de divertissement de masse, de contrôle de l’image dans tous les sens du terme, voir même critiquant le coté enfantin des super héros (« un vilain en prison avec tout son argent n’aura droit qu’à une tape sur les doigts »)… Tous sont ultra importants pour ne pas finir avec un simple actionner pas fait pour être très malin. Et donnent de la dimension à ces personnages à l’apparence revendiquée comme très caricaturale.

On peut avoir alors la possibilité de rester sur sa faim devant le fait que cette histoire familiale ne fait que refaire des choses qu’on croyait déjà acquises à la fin du 1. Et se dire qu’explorer cet univers, d’où ils viennent et où ils vont, ne restera qu’un fantasme (plus de suites prévues par Pixar, nada!), alors que c’est un réservoir à belles idées sans fin… Terrible !

Se suffisant à lui-même, 0 teasers d’autres intrigues, ce qui est déjà très Bien et Rare, la logique de spectacle excellente sur le moment mais pouvant rester moins en mémoire (au point de devoir y retourner plusieurs fois, tant mieux pour eux)… tout ça fait que le premier film, sortant certes dans un autre contexte, reste irremplaçable. Là où le 2 a montré que certaines choses peuvent l’être, « sans vergogne » mais sans évoluer plus – non Bird, ce n’est pas complètement comme les Simpson.

Mais quoi, franchises ou pas on s’en fiche!: avant tout c’est un Super Divertissement, c’est du bon Cinéma… et ça, on ne passe pas à coté.
« Showtime » again !! ????

Baneath88
03/07/2018 à 12:10

Bon bah voilà, c'était à prévoir: Les Indestructibles 2 est la seule vraie bonne suite de l'année 2018 (avec Day of the Soldado). En même temps, quand on a un bon réalisateur, des personnages impayables et un vrai agencement dans l'intrigue, voilà ce que ça donne. Non seulement c'est une suite réussie mais également le film de super-héros le plus réjouissant depuis pas mal de temps. Déjà que le premier s'en sort toujours très bien face aux hordes de super-héros barbouillés de CGI hors de prix, imaginez que le 2 met la barre encore plus haut en terme de spectacle. C'est bien simple, une demie-heure suffit à Brad Bird pour renvoyer toute l'écurie Marvel en révision.

Jas
30/06/2018 à 23:22

Ce film est un chef-d'oeuvre. On y trouve un parfait équilibre entre le divertissement qui est hyper bien rythmé par des scènes de combat très sophistiquées où on savoure pleinement la totalité des pouvoirs de tous ces super-héros et cette magnifique leçon de morale bien profonde et sarcasrique comme il faut qui dénonce une multitude d'aspects de notre société actuelle : l'opinion publique qui est si facilement manipulée par les médias, ou encore la facilité que l'on choisit comme cadence de vie en préférant s'abrutir sur des écrans sans vivre la vie telle qu'elle est réellement, les génies du mal (dans le cadre du film c'est le méchant) qui restent cachés dans l'ombre et qui opèrent avec tant d'inventivité et de philosophie.... tout ça sans projeter un idéal de vie de famille qui n'existe que dans les films d'une banalité fade et déconcertante qui pourtant plaisent autant au grand public, tout ça sans nudité ni placement de produit et surtout en restant parfaitement cohérent avec le 1 sorti il y a déjà 14 ans... chapeau bas, Brad Bird. Tu es sans doute un des meilleurs réalisateurs de ta nation et de ta génération. La profondeur de ce film m'a bouleversé... Suis-je le seul à être dans ce cas ?

F4RR4LL
29/06/2018 à 23:20

On l'a enfin eu notre "Fanstatic Four" au cinéma ! Et si c'était ce film qui décrit le mieux la franchise 4F ? notamment avec Franklin le petit dernier. Les usper pouvoirs, la dynamique familiale et même l'oncle Super qui aide. Dommage car pour réussir une vraie adaptation du meilleur comic Marvel, il faudra copier dupliquer les Indestructibles, ce qui paraitra redondant après coup. Mission impossible, donc.

Ciitrix
29/06/2018 à 11:01

On parle des indesctructibles là pas de mission impossible !!!! On s'en fou pt1

Sharko
28/06/2018 à 22:36

Louane et Lanvin, c'est juste pas possible. Lorie avait fait un très bon boulot pour le premier et Emmanuel Jacomy aurait pu succéder à Marc Alfos.
Puis filer l'adaptation de New Gods à Brad Bird au lieu d'Ava"la laitue géante"Duverney.

le parrain
28/06/2018 à 20:13

@Baneath88 +10

Baneath88
28/06/2018 à 14:58

Perso, j'ai préféré Ghost Protocol à Rogue Nation. La réalisation de McQuarrie est très inspirée (la scène de l'opéra, la séquence d'apnée, la poursuite à moto), mais sur le fond le film reste désespérément classique. Qu'il s'agisse de son méchant (plus basique tu meurs) ou de l'équipe (on y gagne l'ajout de Rebecca Ferguson mais Cruise vampirise le reste du cast).
Ghost Protocol me semblait plus maîtrisé et c'était une joie de voir Cruise jouer en équipe (ce qu'on ne l'avait plus trop vu faire depuis le 1er).
Brad Bird est le principal artisan du retour en grâce de la saga. Une réalisation qui sait quadriller l'espace dans l'action, qui joue avec les ruptures de ton et refuse de céder devant la "norme" du montage "parkinsonnien".

Simon Riaux - Rédaction
28/06/2018 à 12:42

@Pseudo1

Remarque très juste, j'essayais de dire en deux mots qu'on a plus souvent attribué ce succès à la franchise elle-même et à Cruise, plutôt qu'au boulot de Bird, beaucoup commenté me semble-t-il que celui de McQuarrie ou d'Abrams.

Mais la formulation était ambiguë et peu claire, c'est donc modifié.

Pseudo1
28/06/2018 à 12:37

"le succès en demi-teinte de Mission : Impossible - Protocole Fantôme" ???

93% de critiques positives sur RT, 680 millions de box office (autant que Rogue Nation, soit les plus haut scores de la saga)
Clairement, le volet de Bird est celui qui a permis de renouveler Mission Impossible et de remettre Tom Cruise sur le devant de la scène.
Des "succès en demi-teinte" comme ça, beaucoup en rêveraient !

votre commentaire