Les nouveautés films et séries à voir sur Amazon Prime en juillet

La Rédaction | 7 juillet 2021 - MAJ : 07/07/2021 11:25
La Rédaction | 7 juillet 2021 - MAJ : 07/07/2021 11:25

Parce qu'il n'y a pas que Netflix dans ce monde et que d'autres plateformes voient leur catalogue grandir chaque jour, chaque semaine et chaque mois, on a décidé de faire le point sur les nouveautés prévues sur Amazon Prime VideoChaque début de mois, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Amazon Prime Video dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer sur la plateforme de streaming en juillet ?

 

photo, Chris PrattAccrochez-vous

Déjà disponible

Fences

Ça parle de quoi ? L'histoire bouleversante d’une famille où chacun lutte pour exister et être fidèle à ses rêves, dans une Amérique en pleine évolution. Troy Maxson aspirait à devenir sportif professionnel, mais il a dû renoncer et se résigner à devenir employé municipal pour faire vivre sa femme et son fils. Son rêve déchu continue à le ronger de l’intérieur et l’équilibre fragile de sa famille va être mis en péril par un choix lourd de conséquences…

Pourquoi il faut le regarder ? Adapté d’une pièce d’August Wilson, Fences est un large traitement de la condition sociale des Afro-Américains au début des années 50. Denzel Washington s’est attelé pour sa troisième réalisation à la mise en scène d’une pièce qu’il a déjà interprétée en compagnie de Viola Davis au théâtre. Et arrive à nous offrir, une belle démonstration des inégalités raciales et sociales qui impactent directement les personnages dans leur quotidien et leurs ambitions. 

Cette frustration expressive de Troy de ne pas avoir réussi entraîne une jalousie oppressive à l’égard de son fils qui peut entamer une carrière de footballeur. Elle est ici rendue à la perfection par un Denzel Washington en très grande forme et malgré le dispositif très théâtre filmé (l’action se passe en majeure partie dans la cour de la maison familiale), Washington offre une œuvre aboutie dans laquelle les talents de ses interprètes se conjuguent parfaitement notamment Viola Davis qui crucifie littéralement l’écran de par son talent et son charisme (oscarisée du meilleur second rôle féminin pour l'occasion). 

 

Photo Denzel Washington, Jovan Adepo"Je suis frustré parce que la France a perdu face à la Suisse."

 

The Tomorrow War

Ça parle de quoi ? Un groupe de voyageurs arrive du futur pour informer l'Humanité que, dans 30 ans, elle va perdre une guerre contre des extraterrestres. Les voyageurs demandent alors des renforts pour retourner en 2051 et pouvoir ainsi affronter les aliens. Parmi ces recrues se trouve Dan Forester, père de famille et professeur de lycée.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c’est Chris Pratt qui botte les fesses à des aliens du futur, c’est tout. Certes, cela n’est ni très original ni très porté sur l’intrigue, mais le concentré d’action pur qu’il représente suffit à faire monter l’adrénaline bien comme il faut. Si le film semble assez calqué sur Edge of Tomorrow porté par Tom Cruise, The Tomorrow War de Chris McKay réussit à pousser la baston à son paroxysme avec des aliens vilains comme tout.

Rien que pour le personnage principal, un prof de lycée aux gros bras pas du tout crédible (mais secrètement un ancien des forces spécial, bien sûr), The Tomorrow War se regarde pour ce que c’est : du divertissement explosif qui ne fait pas dans la dentelle. Avec des petits jumpscares, des blagues lunaires et des explosions en veux-tu en voilà, The Tomorrow War est peut-être un peu brute de décoffrage, mais toujours jouissif.

Notre critique du film

 

 

MATCH POINT

Ça parle de quoi ? L'ascension de Chris Wilton, professeur de tennis issu d'un milieu modeste, qui entre dans les cercles huppés des beaux quartiers londoniens. Mais sa trajectoire parfaite est mise à mal par sa rencontre avec Nola...

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c'est l'un des tout meilleurs films de Woody Allen. À l'époque, le réalisateur s'enlisait à New York, et tournait tellement en rond qu'il semblait aller dans le mur après Le Sortilège du scorpion de jadeAnything Else (la vie et tout le reste) ou encore Melinda et Melinda. Il a alors quitté sa ville chérie et changé le décor de son scénario pour l'adapter à Londres. Et ce fut une renaissance totale.

Retrouvant la veine tragique de Crimes et délits notamment, Woody Allen raconte l'essence de la vie dans Match Point une histoire d'amour, de mensonges, de sexe, d'ambition, de désir, de trahison, puis de meurtre, de larmes, de culpabilité, et surtout de chance. Le cinéaste essaiera de recycler tous ces éléments dans L'Homme irrationnel avec Joaquin Phoenix (et ira jusqu'à quasiment s'auto-parodier), sans en retrouver la puissance dramatique.

Match Point, c'est aussi Jonathan Rhys Meyers dans l'un de ses meilleurs rôles, parfaitement adapté à ses allures de magnifique reptile. C'est bien évidemment Scarlett Johansson, qui a rarement été bien filmée et dirigée. Et c'est également de superbes seconds rôles, comme Emily Mortimer. Un petit chef-d'œuvre, qui a presque condamné Woody Allen à ne pas faire réellement mieux depuis.

 

Photo Jonathan Rhys Meyers, Scarlett JohanssonBien joué, mister Chance

 

AKIRA

Ça parle de quoi ? Tetsuo, un adolescent ayant vécu une enfance difficile, est la victime d'expériences visant à développer les capacités psychiques qui dorment en chacun de nous. Ainsi doté d'une puissance que lui-même ne peut imaginer, Tetsuo décide de partir en guerre contre le monde qui l'a opprimé. Dès lors, Il se retrouve au cœur d'une légende populaire qui annonce le retour prochain d'Akira, un enfant aux pouvoirs extraordinaires censé délivrer Tokyo du chaos...

Pourquoi il faut le regarder ? Lorsqu’il sort en 1988 au Japon (1991 en France), Akira était le film d’animation le plus cher jamais réalisé, avec un budget de 1,1 milliard de yens (neuf millions de dollars). Une somme gigantesque finement investie quand on voit comment le film résonne encore 30 ans plus tard. Une forme encore terrassante de beauté crépusculaire, entre la ville tentaculaire de Neo-Tokyo, les courses de moto, les pouvoirs de Tetsuo... les dessins de l’anime fourmillent de détails, l’animation semble habitée d’une vie propre et le tout décroche encore considérablement la mâchoire en 2021.

Sur le fond, Akira est un manifeste cyberpunk d’une densité stupéfiante. Mélangeant des questions religieuses, politiques, sociales avec une histoire d’expérience scientifico-militaire qui tourne mal, le film est un monument d’efficacité narrative. Tout se télescope parfaitement pour donner lieu à une grande tragédie redéfinissant le genre du cyberpunk en l’irriguant d’une bonne dose de révolte et de body horror. Tetsuo et Kaneda, pris dans une course jouée d’avance qui les dépasse, forment l’un des plus beaux duos de la science-fiction. On en parlait plus en détail dans un dossier consacré à ce chef-d’œuvre immortel.

 

photoOn vise l'efficacité narrative

 

TOUT L'ARGENT DU MONDE

Ça parle de quoi ? Du kidnapping de John Paul Getty Jr., héritier du clan Getty et de sa fortune démentielle, qui sera, des mois durant, l'occasion d'une traque à rebondissements, le chemin de croix d'une mère laissée pour compte, mais surtout du dévoilement d'un authentique monstre, en la personne de son milliardaire de grand-père.

Pourquoi il faut le regarder ? Après un Prometheus et un Alien : Covenant (trop vite) décrié, Ridley Scott pouvait décemment espérer que ce nouveau projet lui permette de renouer avec le succès public et critique, voire de tutoyer les Oscars. Et pendant longtemps, les planètes furent alignées... jusqu'à ce que le long-métrage ne soit un dommage collatéral de l'onde de choc #MeToo. En effet, un de ses rôles principaux était interprété par Kevin Spacey, un des principaux accusés, d'agressions et de violence sexuelle, sur de très jeunes hommes dont un mineur. La reconnaissance d'une partie des faits et la défense odieuse de l'accusé auront achevé d'en faire un risque commercial.

Ni une ni deux, Scott décide, à moins de trois mois de la sortie du film, de retirer le comédien incriminer pour l'y remplacer par celui qui fut son premier choix de casting : Christopher Plummer, sans repousser la sortie de Tout l'argent du monde. Le résultat est un tour de force opérationnel, artistique, technique, qui va occuper les médias de longues semaines. Rien d'illogique, mais ce feuilleton éclipsera grandement les qualités du film, notamment l'intensité avec laquelle le cinéaste repousse les limites de motifs devenus fondamentaux au sein de son oeuvre.

Grand conteur de la misanthropie, chroniqueur de ces hommes devenus loups pour leurs semblables, Scott travaille ici ces concepts avec une puissance funèbre impressionnante. Parallèlement, il n'oublie pas non plus d'emballer quelques séquences plastiquement maîtrisées, parfois de pur suspense, qui consacrent son métrage comme un des plus intéressants de récente mémoire.

Notre critique du film

 

Photo Christopher PlummerUn ogre

 

Bientôt disponible 

Layer Cake - 13 juillet

Ça parle de quoi ? Un producteur et revendeur de  stupéfiants, à la routine parfaitement huilée et aux revenus importants, se voit contraint d'intervenir dans une curieuse affaire de disparition, pour se faire bien voir d'un partenaire d'affaires. Il met alors le doigt dans un engrenage qui menace rapidement de le brouiller et de pulvériser sa lucrative activité.

Pourquoi il faut le regarder ? Avec ce long-métrage, Matthew Vaughn passe de la production à la réalisation. Et une partie des cinéphiles réalise que le meilleur morceau de Guy Ritchie, qui vient d'être acclamé avec Snatch, était peut-être son producteur et co-auteur. En effet, on retrouve dans ce mille-feuille narratif le goût du Britannique pour les récits à plusieurs voix, les intrigues à tiroirs, et une narration en apparence déstructurée, ainsi que quantité d'effets de style Ritchiens. Mais ici, ils ne font plus figure de rodomontades, tant chaque pirouette plastique vient nourrir un scénario authentiquement complexe, toujours plus malin qu'il n'y paraît.

Mieux encore, la mise en scène s'avère foisonnante de détails géniaux, engendrant ici et là le surgissement de séquences proprement inoubliables, mais conservant la tonalité profondément mélancolique de cette escapade criminelle. Et pour cause, le premier rôle a été confié à un comédien qui venait alors de faire ses preuves dans plusieurs productions indépendantes remarquées : un certain Daniel Craig. Il apporte à son rôle de dealer une classe et une décontraction inattendues, ainsi qu'une physicalité magnétique, qui achève de rendre le visionnage hypnotique. Le résultat est d'ailleurs si clairement impressionnant que Layer Cake lui vaudra d'obtenir le rôle de James Bond.

 

Photo Daniel CraigUn dealer sachant dealer 

 

Sortilège -  13 juillet 

Ça parle de quoi ? Kyle, 17 ans, cliché du beau gosse pourri gâté, va se retrouver victime d’une malédiction après s’en être pris à une fille de sa classe qui s’avérait être une sorcière. Il va devenir aussi laid à l’extérieur qu’il l’est à l’intérieur, et se retrouver enfermé dans un immeuble new-yorkais. Son seul remède serait de trouver l’amour sincère avant un an ou la malédiction deviendra permanente…

Pourquoi il faut le regarder ? Les teen-movie cherchant à faire dans le conte à l’eau de rose moderne, ont le don de déguiser des comportements pervers et des personnages détestables en attitudes romantiques et chevalier servant torturé. Ici, presque dès le départ, notre personnage annonce à la foule de son lycée que « Les beaux ont plus de chances que les moches. C’est ainsi que va le monde ». Devenu « moche » (donc chauve avec quelques cicatrices), notre personnage va devoir apprendre à devenir moins superficiel.

Bien sûr, il va en profiter pour stalker une fille de sa classe, la kidnapper et la garder chez lui pour une durée non-définie. Le romantisme à l’état pur. En plus d’un discours nauséabond, cette variation en téléfilm de La Belle et la Bête est d’une platitude sans pareil. Alex Pettyfer et Vanessa Hudgens ont tous les deux été plus que des belles plastiques ailleurs, mais le film les cantonne à ça. Tout juste pourra-t-on se consoler de croiser Neil Patrick Harris en précepteur aveugle, acteur trop rare pour le négliger. Au-delà, dur de se laisser envoûter. 

 

Photo, Alex Pettyfer, Vanessa Hudgens"Ce n’est pas grave, tu pourras toujours faire strip-teaseur un sac sur la tête"

 

Blackout total - 13 juillet 

Ça parle de quoi ? Meghan, présentatrice télé d'une trentaine d'années, a passé une sale journée. Non seulement elle vient de se faire larguer par son fiancé, mais elle n'a pas obtenu la promotion qu'elle convoitait… Pour lui remonter le moral, ses copines l'emmènent faire la fête toute la nuit. Mais le lendemain matin, elle se réveille dans le lit d'un parfait inconnu, sans argent ni téléphone portable. 

Pourquoi il faut le regarder ? Quand Martin Scorsese réalisait After hours - Quelle nuit de galère en 1985, il ne se doutait surement pas de l’impact qu’aurait cette odyssée nocturne d’un informaticien placé sous le signe de la Loi de Murphy : « tout ce qui est susceptible d’aller mal ira mal ». Plus de 30 ans après, et une tripotée de films allant du génial au très oubliable, Blackout total vient tenter d’ajouter sa pierre à l’édifice.

Autant vous le dire tout de suite, il s’agit clairement d’un petit caillou. Les péripéties sont assez prévisibles, les personnages plus bêtes les uns que les autres et les apparences sont des plus trompeuses. Les gags et les quiproquos vous tireront au plus un sourire, parfois un soufflement de nez comme la scène de la fumerie de crack. Le film vaut plus pour l’abattage d’Elizabeth Banks qui parvient à se débattre entre des répliques basses du front et un personnage rigide. Elle apporte suffisamment de folie et d’assurance teintée de malaise pour donner un supplément d’âme au film.

 

Photo, Elizabeth Banks"Vous posez ce mauvais film à terre !

 

Hungry Hearts - 20 juillet

Ça parle de quoi ? Un Américain et une Itatlienne se rencontrent à New York et tombent fou amoureux. Mais lorsqu'elle tombe enceinte et met au monde leur fils, elle perd contact avec la réalité, bouleversant leur couple.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c'est le premier grand rôle de Adam Driver au cinéma. Après ses passages remarqués dans Frances Ha, Inside Llewyn Davis voire Lincolnet son rôle de mec toxique dans la série Girls de HBO, c'est dans le long-métrage de Saverio Costanzo que l'Américain s'est fait un nom dans l'industrie avant d'être casté dans la trilogie Disney de Star Wars ou les films de Martin ScorseseSpike LeeJeff NicholsSteven SoderberghJim Jarmusch ou Leos Carax dernièrement (allez voir Annette).

Récompensé de la Coupe Volpi du meilleur acteur à la Mostra de Venise en 2014, Adam Driver y joue un rôle complexe aux côtés de l'excellente Alba Rohrwacher (aussi récompensée du même prix à Venise). Débutant comme une comédie romantique classique, le long-métrage italien bascule soudainement dans le drame psychologique, lorgnant vers le cinéma de genre dans un cadre extrêmement étouffant et angoissant. Il s'agit par ailleurs du quatrième film de Costanzo (son dernier en date) avant qu'il se lance dans la série L'amie prodigieuse adaptée de la saga d'Elena Ferrante et petit carton Canal+ en France.

 

Photo Alba Rohrwacher, Adam DriverUn couple qui va partir en vrille

 

Little Children - 20 juillet

Ça parle de quoi ? Dans une banlieue chic de Boston, la rencontre entre deux adultes aux airs d'enfant perdus : Sarah, mariée et malheureuse, délaissée par son mari ; et Brad, pourtant marié à la femme parfaite. Un simple baiser va embraser leurs petites existences, alors qu'une autre menace excite ce quartier a priori tranquille.

Pourquoi il faut le regarder ? Passé inaperçu en 2006, Little Children semblait pourtant né sous une bonne étoile. Le réalisateur et scénariste Todd Field sortait du succès d'In the Bedroom, un drame avec Tom Wilkinson et Sissy Spacek célébré jusqu'aux Oscars. Le livre éponyme de Tom Perrotta (celui de The Leftovers oui) venait de cartonner. Et Kate Winslet et Jennifer Connelly avaient plus que jamais le vent en poupe.

Le film a été un échec en salles, et pourtant il mérite une deuxième vie. Derrière ses airs de Desperate Housewives de luxe, où le simple adultère devient le drame du siècle, Little Children raconte la lâcheté des uns et des autres, quand risquer le bonheur devient plus difficile que se résigner au malheur. La mécanique classique de la romance fiévreuse ne saurait cacher ce regard désabusé sur l'humain, qui explose dans un final discrètement désespéré.

D'autant qu'au-delà du duo passionnel, l'histoire met en scène toute l'hypocrisie de la société dans cette bulle artificielle qu'est la petite banlieue idéale. Jackie Earle Haley y trouve un beau et douloureux rôle, tandis que Kate Winslet et Patrick Wilson y sont parfaits.

 

Photo Patrick Wilson, Kate WinsletLe bonheur en banlieue

 

Hérédité -  20 juillet 

Ça parle de quoi ? Toute famille cache un secret... Après la mort de leur grand-mère, les membres de la famille Graham tentent d'échapper au terrible sort dont ils ont hérité.

Pourquoi il faut le regarder ? Hérédité est arrivé comme un coup de canon dans le milieu du cinéma d’horreur, grâce principalement à une radicalité que nous avons très peu retrouvée depuis. Ari Aster, son réalisateur, offre un premier coup d’essai angoissant qui bascule sans arrêt entre des images de violences pures et une direction très psychologique de ses personnages. La notion de double se retrouve également dans l’activité de création de maisons de poupées d’Annie Graham, incarnée par Toni Collette (brillante de A à Z).

Dès l’ouverture du film, la caméra passe d’espace en espace et braque ses personnages dans un environnement fictionnel et totalement coercitif, où le spectateur peut être amené à se dire que personne dans cette maison ne va s’en sortir. Ari Aster, que l’on pourrait associer au cinéaste M. Night Shyamalan dans sa mise en scène et les thèmes abordés, parvient à rendre une copie parfaite, marquée d’une densité narrative et psychologique, rare de nos jours. 

Notre critique du film

 

photo, Toni Collette"Je fais ma petite maison toute seule."

 

Fur : Un portrait imaginaire de Diane Arbus - 20 juillet

Ça parle de quoi ? Une évocation imaginaire de la vie de la photographe Diane Arbus, connue pour ses portraits de marginaux. Assistante de son mari dans le New York des années 50, elle commence à développer son regard d'artiste au contact d'un étrange voisin, atteint d'une étrange maladie...

Pourquoi il faut le regarder ? Encore un film trop vite oublié, qui mérite une deuxième chance. Révélés par La Secrétaire en 2002, le réalisateur Steven Shainberg et la scénariste Erin Cressida Wilson se retrouvaient pour un film inclassable, très loin de l'habituel biopic. Pour raconter l'histoire de Diane Arbus, à partir du livre de Patricia Bosworth, ils ont embrassé toute la dimension fantasmagorique de l'artiste, préférant imaginer ce qui aurait pu se passer, plutôt que reconstituer ce qui s'est réellement passé. Personne ne sait véritablement comment Diane Arbus est devenue cette grande photographe à 35 ans, et c'est précisément cette zone d'ombre que le film explore.

D'où un film étrange et troublant, une sorte de La Belle et la Bête version Freaks, où Nicole Kidman tombe sous le charme d'un Robert Downey Jr. transformé en ermite poilu (et pré-Iron Man). Énorme échec à sa sortie en 2006, Fur mérite pourtant le coup d'oeil, tant il ne ressemble à rien d'autre dans le genre.

 

photo"Tu iras chez DC, et moi chez Marvel"

 

Victoria : les jeunes années d'une reine - 27 juillet

Ça parle de quoi ? Angleterre, 1837. Seule héritière au trône, belle, intelligente, indépendante, Victoria devient reine à l’âge de 18 ans. Amoureuse du Prince Albert, la jeune femme s’émancipe et apprend son métier de souveraine. 

Pourquoi il faut le regarder ? Pour l’interprétation d’Emily Blunt mêlant force et sensibilité dans le rôle de la reine Victoria. Une performance qui est accompagnée de celle de Rupert Friend, tout en retenue, qui laisse la place à sa co-star pour briller. Si les méandres politiques sont moins bien maîtrisés par le réalisateur Jean-Marc Vallée qui semble plus à l’aise avec les récits plus intimistes comme Wild ou Dallas Buyers Club, c’est justement quand les personnages sont loin des regards que le film est le plus touchant.

Victoria : Les jeunes années d'une reine est un peu perdu au milieu de The QueenLe Discours d'un roi ou encore Elizabeth : l'âge d'or, mais il se distingue par sa capacité à raconter l’intime. Ainsi, une grande histoire d’amour qui tient en particulier grâce à l’interprétation aérienne de ses deux acteurs malgré quelques longueurs et lourdeurs de réalisation. 

 

photo, Emily BluntAll Hail the Queen 

 

The Land of Hope - 27 juillet

Ça parle de quoi ? Un tremblement de terre frappe le Japon, entraînant l'explosion d'une centrale nucléaire. Dans un village proche de la catastrophe, les autorités tracent un périmètre de sécurité avec une bande jaune qui coupe en deux la localité.

Pourquoi il faut le regarder ? Sono Sion s'attaque à la question du nucléaire dans un Japon encore traumatisé par les évènements de Fukushima. Il semble donc à première vue s'éloigner de son style atypique. Et pourtant, The Land of Hope prend lui aussi à rebours nos attentes vis-à-vis d'un tel sujet. Loin du spectaculaire à grande échelle de Chernobyl ou du récent Fukushima 50, il s'attarde sur les petites gens forcés d'évacuer leur foyer et s'immisce dans leur intimité pour refléter leurs peurs, leurs doutes et leurs pertes.

Comme toujours, le cinéaste traque la tragique beauté qui réside dans le désastre, en plus de décrire, une fois de plus, une société japonaise empêtrée dans ses contradictions. Il y a quelque chose de miraculeux qui opère quand le lyrisme croissant de l'intrigue côtoie la noirceur étouffante de la situation. Alors que les personnages apprennent à appréhender l'irréversibilité vicieuse de la catastrophe, l'étau d'un monde tout entier contaminé nous enserre la gorge. Rarement un film aura autant réussi à faire ressentir un trauma. Et rarement Amazon Prime a ajouté à son catalogue un chef-d'oeuvre de cette trempe.

 

photoLe territoire de l'espoir, ou presque

 

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