Les nouveautés films et séries à voir sur Netflix ce week-end

La Rédaction | 4 décembre 2020 - MAJ : 04/12/2020 18:35
La Rédaction | 4 décembre 2020 - MAJ : 04/12/2020 18:35

Netflix balance à tout va nombre de films et séries dans son catalogue chaque semaine, sans qu'on les remarque ou que la plateforme ne l'annonce officiellement. Chaque fin de semaine, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Netflix dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer ce week-end sur la plateforme de streaming ?

 

Logo Netflix

 

Mank

Ça parle de quoi ? Le Hollywood des années 1930 revisité à travers le regard d'Herman J. Mankiewicz, scénariste alcoolique, alors qu'il s'efforce de finir Citizen Kane. 

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c'est une première dans l'oeuvre de David Fincher, le réalisateur adué de Seven, Zodiac ou encore Fight Club. On ne l'avait plus vu diriger de long-métrage depuis Gone Girl en 2014, et pour son retour devant la caméra, il s'est lancé un défi peu commun. Il adapte ici un scénario de feu son père, qu'il tenta une première fois de porter à l'écran, sans succès, dans les années 90. Et pour cause, Mank narre les coulisses de Citizen Kane, révolution artistique attribuée à Orson Welles, mais dont Fincher préfère attribuer la paternité et la noblesse au scénariste oublié Herman J. Mankiewicz.

Et pour ce faire, le metteur en scène reproduit quantité d'effets (du son, en passant par l'image ou la composition des plans), typiques du cinéma américain des années 40, revisités par les technologies de 2020. En résulte un film au noir et blanc somptueux, une rêverie incroyable et déchirante, où l'artiste donne la pleine démesure de son talent. Entre tragédie et thriller intime, ce Mank avec Gary Oldman est bien plus qu'une révérence maniérée aux grandes heures de l'âge d'or du cinéma.

 

photoUne plongée exceptionnelle dans le Hollywood des années 40

 

American Beauty

Ça parle de quoi ? Une maison de rêve, un pavillon bourgeois dans une banlieue résidentielle... C'est ici que résident Lester Burnhamm, sa femme Carolyn et leur fille Jane. L'agitation du monde et sa violence semblent bien loin. Mais derrière cette respectable façade se tisse une étrange et grinçante tragi-comédie, où les désirs inavoués, frustrations et violences refoulées conduiront inexorablement un homme vers la mort.

Pourquoi il faut le regarder ? American Beauty de Sam Mendes (Jarhead, 1917) est un film incroyablement passionnant, palpitant, drôle, poignant, choquant. Une fois découvert, il vous marque pour toujours. C’est une oeuvre d’une complétude et d’une beauté absolues. Le scénario signé Alan Ball (Six Feet Under) regorge d'idées magnifiques, et vous plonge dans une harmonie rarement vue au cinéma.

Entre des moments de comédie, de violence, d’érotisme, de tragédie, et de grâce (notamment lors d’une scène de valse au fil du vent, surprise par l'oeil d'une caméra VHS), American Beauty fait vibrer toutes les cordes sensibles. Tous les personnages sont complètement fous et beaux, et incarnés par de brillants acteurs (Kevin SpaceyAnnette BeningThora BirchWes BentleyMena Suvari). Impossible de savoir s'ils nous atiirent plus qu'ils nous repoussent. Ce qui est certain, c'est qu'ils sauront absorber votre attention et vous transporter pendant deux heures de pur cinéma, bercées par la musique de Thomas Newman.

 

Photo Kevin Spacey, Annette BeningAh oui : il a aussi gagné beaucoup d'Oscars. Il est génial, vraiment.

 

Carrie, La vengeance

Ça parle de quoi ? Timide et surprotégée par sa mère très pieuse, Carrie est une lycéenne rejetée par ses camarades. Le soir du bal de fin d’année, elle subit une sale blague de trop. Carrie déchaîne alors de terrifiants pouvoirs surnaturels auxquels personne n’échappera… encore.

Pourquoi il faut le regarder ? Si on ne conseille pas aux pauvres abonnés en quête de divertissement de s'infliger pareille torture culturelle, on prie les aspirants cinéastes et scénaristes à se jeter sur ce remake (pardon, "nouvelle adaptation du livre de Stephen King") du Carrie au bal du diable de Brian De Palma. En effet, celui-ci cumule toutes les tares du remake horrifique contemporain, des choix de casting douteux à l'exploitation indigeante des images cultes de l'original, en passant par une négation complète du style De Palma au profit d'une mise en scène plus fade qu'une bière bon marché sans alcool. 

Carrie version 2013 est donc à voir, et à considérer comme contre-exemple, ou même comme relique empoisonnée des années 2010, période où toutes les grosses sagas d'épouvante sont passées par la case remake, parfois pour le meilleur, souvent pour le pire.

Notre dossier sur le meilleur et le pire de Stephen King adapté, c'est par ici.

 

Photo Chloë Grace MoretzDu split screen au empty screen

 

Spider-Man 1 et 3

Ça parle de quoi ? Les aventures de Peter Parker aka Spider-Man, jeune étudiant un peu gauche qui se transforme en super-héros, et doit faire face à autant de super-méchants mégalomanes que de peines de coeur. 

Pourquoi il faut le regarder ? Le chef d'oeuvre définitif Spider-Man 2 était déjà présent sur la plateforme. La saga menée par Tobey Maguire est donc désormais complète avec le premier et dernier opus, tout aussi recommandables. S'il n'y a rien à dire sur l'oeuvre originale, origin story si irréprochable qu'elle a quasiment lancé un genre à elle toute seule, le 3ème long-métrage est clairement l'un des plus polémiques des films de Sam Raimi, et des films de super-héros.

Handicapé par un cahier des charges trop ambitieux et comportant quelques unes des séquences les plus absurdes de l'histoire du cinéma grand public, il reste un divertissement de haute volée grâce à quelques démonstrations typiques de son auteur, quasiment toutes contenues dans la première moitié. Spider-Man 3 n'est clairement pas le meilleur de la trilogie, mais ça reste un sacré morceau de cinoche.

Notre dossier complet en défense de Spider-Man 3 est à retrouver par là.

Notre top 10 des meilleurs films de super-héros de tous les temps est par ici... Spoiler : il y a des Spider-Man dedans.

 

photoSam Raimi (en rouge) et Columbia (en noir)

 

Ava

Ça parle de quoi ? Une tueuse d'élite assaillie par le doute doit lutter pour sa propre survie et celle de sa famille, après l'échec d'une dangereuse mission.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que depuis quelques années, Tate Taylor semble totalement en panne d’inspiration. Après sa série B bas de gamme intitulé Ma, produit par Blumhouse, le réalisateur de La Couleur des sentiments, Get On Up, ou encore La Fille du train, poursuit sa lente descente aux enfers avec Ava, nouveau prototype de la plateforme qui sert à remplir les cases de son catalogue, entre des productions plus prestigieuses telles que Mank.

Ava ressemble à un mauvais mix de toutes les pires productions de Luc Besson, voir à un plagiat non assumé de son navet Anna, en remplaçant son mannequin russe par Jessica Chastain. L’actrice semble entreprendre depuis quelques temps l’autodestruction de sa prestigieuse carrière chez les plus grands (Terrence Malick, Christopher Nolan, Kathryn Bigelow, Jeff Nichols), pour se reconvertir en héroïne badass dans des mauvais DTV.

En bref, si vous avez besoin d’un bon nanar du vendredi soir qui parodie les pires Besson, Ava est fait pour vous. Et 355 arrive en janvier 2021, avec Jessica aussi.

Notre critique du film.

 

photoJessica Chastain qui a changé de teinture

 

Le Bonhomme de neige

Ça parle de quoi ? Lorsque le détective d’une section d’élite enquête sur la disparition d’une victime lors des premières neiges de l’hiver, il craint qu’un serial killer recherché n’ait encore frappé. Avec l’aide d’une brillante recrue, il va tenter d’établir un lien entre des dizaines de cas non élucidés et la brutalité de ce dernier crime afin de mettre un terme à ce fléau, avant la tombée des prochaines neiges.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que Tomas Alfredson faisait partie des nouveaux espoirs du cinéma... jusqu’à ce film. Après son film fantastique Morse, le cinéaste suédois a fait son entrée dans l’industrie hollywoodienne avec La Taupe, film d’espionnage classieux et élégant, nommé aux Oscars, qui le révéla au grand public.

Adaptation du roman de Jo Nesbø, Le Bonhomme de neige avait tout pour être un polar glauque et glacial, avec notamment un casting prestigieux (Michael Fassbender, Rebecca Ferguson, Charlotte Gainsbourg, Val Kilmer, J.K. Simmons). Mais le résultat est un terrible accident industriel, et un film charcuté au montage dont il manque plus de 10 à 15% de scénario, selon le cinéaste. Un gros ratage donc, mais dont il émane un certain charme, voire une fascination face au désastre.

Notre critique du film Le Bonhomme de neige.

 

Photo Michael FassbenderMichael Fassbender, perdu au milieu du néant...

 

rick et morty saison 4 (partie b)

Ça parle de quoi ? Toujours des aventures absurdes d’un génie scientifique et de son petit-fils, au cœur d’une multitude de dimensions.

Pourquoi il faut le regarder ? Maintenant qu’Adult Swim possède son propre service de streaming, Rick et Morty se fait un peu attendre sur Netflix. Après une première partie de saison en dents de scie, le bijou de Dan Harmon et Justin Roiland revient en force, et n’hésite pas à bouleverser certains acquis de la série.

Entre un épisode kaléidoscopique dans la structure cyclique du scénario chère à Harmon, et une plongée dans les crises existentielles d’une relation père-fille, la série ne cesse d’utiliser les codes de la pop-culture avec une inventivité insolente. Toujours aussi drôle, mais aussi profondément dérangeante quand elle s’attarde sur les instincts les plus primaires de l’être humain, Rick et Morty demeure l’une des séries les plus importantes de ces dernières années.

Notre critique de la saison 4 de Rick & Morty.

 

Vat of AcidLe génial épisode de la cuve d'acide.

 

agents très spéciaux : code u.N.C.L.E.

Ça parle de quoi ? En pleine guerre froide, l'agent de la CIA Solo et l'agent du KGB Kuryakin doivent s’engager dans une mission conjointe, et laisser de côté leur antagonisme ancestral.

Pourquoi il faut le regarder ? Avant de profondément s’égarer sur Le Roi Arthur et son remake d’AladdinGuy Ritchie a signé un film d’espionnage entièrement motivé par une envie de cool.

Si l’exercice de style est perclus de lourdeurs, Code U.N.C.L.E. sait malgré tout se reposer sur une mise en scène souvent élégante, mais surtout sur le charisme évident de son casting. Henry Cavill, Armie Hammer, Alicia Vikander, Hugh Grant ou encore Elizabeth Debicki (qu’on a depuis vue dans Tenet) : tous apportent un sens du glamour digne de l’âge d’or d’Hollywood, auquel se réfère clairement le cinéaste.

Notre critique du film.

 

photo, Henry Cavill, Armie Hammer"Quoi, on arrive sur Netflix ?!"

 

La Crypte

Ça parle de quoi ? Un groupe de scientifiques explore un labyrinthe de grottes, découvertes dans une forêt d'Europe de l'est. Evidemment, ça va mal se passer, parce que ces grottes cachent des choses monstrueuses...

Pourquoi il faut le regarder ? Pour se souvenir à quel point The Descent était bien ? Et que même The Descent : Part 2 est pas mal au fond ? La comparaison est inévitable puisque The Descent de Neil Marshall et La Crypte de Bruce Hunt (réalisateur de deuxième ou troisième équipe sur Matrix et Dark City, qui signait ici son premier film) sont tous deux sortis en 2005, et parlent de sales bestioles dans des grottes.

Avec son budget insensé (30 millions, soit cinq fois plus que The Descent), ses inspirations multiples (Predator, Pitch Black, Alien bien sûr), et son casting (Piper Perabo, Lena Headey, Cole Hauser), La Crypte est une équation aussi amusante sur le papier, qu'exaspérante à l'écran. A peu près rien ne va dans ce soi-disant film d'horreur, peuplé d'une tonne de personnages insipides, de sursauts bas de gamme, de scènes vues mille fois... mais aucunement du plaisir attendu. Reste que pour tout amateur du genre, c'est une belle anti-leçon, qui en finirait presque pas être passionnante tellement c'est raté.

Notre critique de ce bijou est par ici.

 

PhotoCreuser sa tombe dans la Crypte

 

ET AUSSI...

L'AscensionApollo 13, American Gangster...

 

 

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commentaires

Nico1
05/12/2020 à 15:44

Le bonhomme de neige, c'est vrai qu'il faut s'accrocher pour arriver au bout!

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