Films

Des agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E. – critique espionne

Par Simon Riaux
26 août 2017
MAJ : 30 mars 2020
23 commentaires

Arnaques, crimes et botanique en passant par ses deux Sherlock Holmes, le cinéma de Guy Ritchie se veut une déclaration d’amour toujours renouvelée au fun. Il ne déroge pas à cette règle avec Des agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E., qui entend ressusciter le cinéma d’espionnage à la cool.

photo, Henry Cavill, Armie Hammer

GUERRE TIEDE

Et pour y arriver, le cinéaste ne fait pas les choses à moitié. Production luxueuse, casting de rêve et scénario aux airs de dépliant touristique, jusque dans sa reconstitution historique le film fait du pied à l’époque bénie du divertissement d’antan. Mais cette boulimie, qui convoque le buddy movie et une pelletée d’autres genres au fur et à mesure de son intrigue, joue en partie contre le film. Car si Guy Ritchie est toujours aussi dynamique, il peine franchement à retrouver l’équilibre funambule de son premier Sherlock Holmes, ou la décontraction contagieuse de Snatch.

 

photo, Henry Cavill, Armie HammerHenry Cavill et Armie Hammer

 

C’est que son ensemble manque cruellement de légèreté. Malgré leur volonté évidente de divertir, ces Agents très spéciaux sonnent creux, comme un très beau bijou fantaisie. Trop appuyé dans ses effets de manche (la plupart des dialogues tombent à plat), visiblement mal à l’aise avec l’esthétique qu’il convoque (le split screen est un des plus laids vus ces dernières années), le film paraît rapidement poussif, quand il ne vire pas à l’absurde, comme dans son final aux allures de film de guerre hors sujet.

 

photoVes-Pa-Cito

 

LES ESPIONS SONT ETERNELS

Reste les comédiens, qui parviennent presque à nous faire oublier les lourdeurs du projet. Henry Cavill est impeccable en Napoleon Solo, jouant admirablement d’un mélange de nonchalance et de malice qui lui va à ravir. Armie Hammer lui renvoie la balle avec bonheur et rappelle que derrière sa trop belle gueule se cache un acteur de premier plan.

 

 

photo, Elizabeth DebickiVersacce Versacce Versacce

 

Mais celle qui rend cette alchimie possible et enflamme régulièrement l’écran de son charisme, c’est Alicia Vikander. Magnétique en diable, elle électrise la plupart de ses séquences et transforme sans mal l’improbable duo qui occupe le haut de l’affiche en trio au charme diabolique. Des agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E. lui doit beaucoup et prouve, quelques mois après Ex Machina, que la comédienne peut porter des projets sur ses seules épaules, voire les sauver.

 

Affiche française

Rédacteurs :
Résumé

Guy Ritchie se prend les pieds dans le tapis du cool, mais son casting parvient à assurer le spectacle.

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Commentaires
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sylvinception

EL considère donc Ritchie comme un cinéaste de qualitayyyyyyyeeee…
Ah oui quand même.
Entre Malick et Ritchie, bonjour les extrêmes!! mdr

Lecter

Cavill est abominable. Front plissé comme seule expression pour habiller son allure de porte manteau de luxe

champion

ça rale ça rale …

comme d’habitude quoi !

La Rédaction

Non non, on dit juste que Snatch est cool et le premier Sherlock Holmes divertissant
😉

loul

Snatch genial ! Le reste caca ^^