Les nouveautés films et séries à voir sur Netflix ce week-end

La Rédaction | 27 novembre 2020 - MAJ : 27/11/2020 19:00
La Rédaction | 27 novembre 2020 - MAJ : 27/11/2020 19:00

Netflix balance à tout va nombre de films et séries dans son catalogue chaque semaine, sans qu'on les remarque ou que la plateforme ne l'annonce officiellement. Chaque fin de semaine, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Netflix dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer ce week-end sur la plateforme de streaming ?

 

Logo Netflix

 

Une ode américaine

Ça parle de quoi ? D'une famille autoproclamée de péquenauds, de l'Amérique profonde de l'Ohio. Suite à une énième rechute de sa mère toxicomane, J.D. est contraint de revenir vers les siens, et replonge dans les souvenirs douloureux de son enfance.

Pourquoi il faut le regarder ? A priori, Une ode américaine coche toutes les affreuses cases du mélodrame hollywoodien, qui regarde l'Amérique d'en bas : un best-seller autobiographique sur la vraie vie (Hillbilly Elegy: A Memoir of a Family and Culture in Crisis de J. D. Vance), de grandes actrices enlaidies (Amy Adams bouffie et vieillie, Glenn Close option perruque de caniche), un réalisateur tiède à souhait (c'est plus le Ron Howard d'Un Homme d'exception et De l'ombre à la lumière, que de Rush et Au cœur de l'océan)...

En réalité, c'est à peu près ça, et potentiellement pire. Le problème n'est pas tant que cette Ode américaine y aille avec ses gros sabots plein de boue, de maquillages et de scènes larmoyantes ; c'est le lot d'un tel mélodrame, et ça donne parfois de belles surprises (comme Un été à Osage County). Mais le film a bien du mal à donner vie à ces personnages féminins, au centre et pourtant si loin, réduites à quelques scènes de larmes, cris, et confessions. Ce qui est d'autant plus fou avec deux actrices de ce calibre. D'où la sensation, au final, d'avoir assisté à un film terriblement simplet, qui effleure son sujet, ses personnages, et ses émotions.

 

Photo Glenn Close, Amy AdamsGlenn too Close d'Amy Adams

 

The Call

Ça parle de quoi ? Une tueuse en série et une autre femme, au téléphone dans une maison, à 20 ans d'intervalle. Et l'une menace le passé et la vie de l'autre pour changer son propre destin.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c'est un thriller d'horreur, et que quand les Sud-Coréens décident de tout péter dans ce domaine, souvent, ils pètent effectivement tout. On pense évidemment à Parasite, et la comparaison semble avoir du sens puisque The Call se déroule lui aussi dans une étrange maison qui réunit différentes générations de personnages autour de secrets bien enfouis, et comporte un sous-sol qui, comme tous les sous-sols, semble mener directement en enfer.

Ensuite, parce que la bande-annonce est électrisante, belle, esthétique, flippante, et qu'elle promet une mise en scène riche, ruisselante de trouvailles visuelles autour du dérèglement du temps. On a hâte de découvrir quel dénouement macabre annonçait la vitre qui se brise puis se ressoude, les personnages qui avancent à reculons, et aussi, tout ce sang.

 

photoRobe blanche et papier peint laid : ça sent le paranormal à plein nez

 

La Bête

Ça parle de quoi ? Pour sauver sa fille, un ancien des forces spéciales fonce, et réveille la bête qui l'habite. 

Pourquoi il faut le regarder ? Quand les Italiens s’inspirent de Taken (en assumant totalement de reprendre le même concept), on est en droit de s’attendre au pire. Mais entre la trogne concernée de Fabrizio Gifuni, et la promesse de scènes d’action bien bourrines, La Bête se présente comme une curiosité de genre européen qui fait du bien. Peu de temps après Bronx d’Olivier Marchal, Netflix se montre intéressé par du polar rugueux qui donne du poil au menton. On ne va pas s’en plaindre ! 

 

photoLe monsieur n'est pas content...

 

Les chroniques de Noël 2

Ça parle de quoi ? Désormais ado et cynique, Kate Pierce fait une nouvelle fois équipe avec le père Noël quand un mystérieux fauteur de troubles menace de supprimer Noël... pour toujours.

Pourquoi il faut le regarder ?  Kurt Russell est une des rares preuves de l'existence de Santa Claus. Peu le savent, mais il fut déposé aux pieds de John Carpenter au début des années 80, et transformé en cadeau pour tous les cinéphiles. Trêves de plaisanteries, l'immense acteur est ici accompagné de celle qui partage son existence, la formidable Goldie Hawn, idéale en mère Noël. Tous deux forment un duo excessivement attachant, dont la complicité à l'écran est instantanément palpable.

Et ils demeurent le véritable paquet cadeau de cette production pensée comme un bonbon accompagnant les fêtes. En effet, ne cherchez pas un récit très original, ou une direction artistique révolutionnaire, le film n'existe que pour prendre la suite du sympathique Les Chroniques de Noël et permettre aux plus jeunes spectateurs de découvrir un couple d'acteurs à la fois férocement charismatiques et joliment tendres. 

Notre critique du film

 

photo, Les Chroniques de Noël, Les chroniques de Noël 2"Et bah ça, c'est du paquet cadeau !"

 

N'écoute pas

Ça parle de quoi ? Après un événement dramatique dans la maison qu'il rénove, un homme entend l'appel au secours d'un fantôme, ce qui l'incite à consulter un expert en paranormal.

Pourquoi il faut le regarder ? La plateforme semble s'atteler en ce moment à travailler les thématiques du paranormal. Entre deux documentaires un peu louches, elle a récemment produit la série égyptienne... Paranormal et elle récidive avec ce N'écoute pas, aka Voces dans la langue d'Antonio Banderas

Ici, l'approche semble bien moins scientifique, misant surtout sur un fantastique frontal et des gimmicks bien connus. Du moins, c'est ce que révèle une bande-annonce qui pourrait très bien minimiser la vraie portée de la fiction. On en attend bien plus qu'un S.O.S. Fantômes à la sauce Conjuring, et on espère que le tout ne se fondra pas trop en jump-scares agressifs, pour privilégier la piste intimiste que le titre suggère.

 

photoUn tirage d'oreilles un peu extrême

 

Mosul

Ça parle de quoi ? Après avoir été sauvé par des combattants irakiens, un jeune policier (Adam Bessa) se joint à eux pour lutter contre l'État islamique dans leur ville décimée.

Pourquoi il faut le regarder ? Scénariste sur Le Royaume de Peter Berg, Matthew Michael Carnahan, frère du cinéaste Joe Carnahan, a choisi de filmer la lutte contre le terrorisme à partir du point de vue des combattants irakiens, dans un premier film entièrement tourné en Arabe. Un détail qui détonne dans le paysage du film de guerre hollywoodien, surtout avec les réalisateurs d'Avengers : EndgameJoe et Anthony Russo, à la production, dont il s'agit de leur deuxième collaboration avec la plateforme, après le carton Tyler Rake

Mais Mosul est beaucoup moins buddy-movie que son prédécesseur, puisqu'ici, il est question de filmer des combattants irakiens dans leur lutte contre l'État islamique, avec un réalisme qui impressionne par sa violence viscérale et ses scènes d'actions nerveuses, où la caméra portée du cinéaste colle au corps ses personnages, clairement sous influences Green Zone de Paul Greengrass. Bref, Mosul se démarque des productions habituelles du genre par ses partis pris audacieux, et rien que pour ça, le premier film de Matthew Michael Carnahan vaut le coup d'oeil.

Notre critique du film par ici.

 

photo, Adam Bessa, Suhail DabbachLa guérilla, la vraie...

 

 

L'Expérience interdite - Flatliners

Ça parle de quoi ? D'un groupe de jeunes abrutis qui se prennent pour Julia Roberts et Kiefer Sutherland, et tentent des expériences de mort imminente, pour rire. Ils riront moins en voyant qu'ils ont ouvert les portes du paranormal.

Pourquoi il faut le regarder ? À l'origine, il y a L'Expérience interdite de Joel Schumacher, amusant petit film de genre qui survole tous les drames typiques du début des années 90 (notamment dans les coiffures et vêtements). Le poids des années et des rediffusions sur TF1 lui a certainement donné plus d'amour que nécessaire, et incité des producteurs à penser qu'un remake était une bonne idée.

Sans surprise, c'était tout sauf une bonne idée. Malgré Ellen Page, malgré le réalisateur Niels Arden Oplev (Millénium, Dead Man Down), ce Flatliners est une expérience pas très interdite de nullité. Des jumpscares nazes, des effets nazes, des personnages nazes, de la course-poursuite naze, des apparitions nazes : le naze est total dans ce remake (ou suite, puisque Kiefer Sutherland est de retour, et révèle être le même personnage dans une scène coupée). Mieux vaut revoir Lazarus Effect à la limite.

Notre critique de ce ratage Flatliners est par ici.

 

Photo Ellen PageEllen Page qui repense au moment où elle a signé

 

King Kong

Ça parle de quoi ? Relecture du grand classique de 1933, qui s’évertue dans respecter le récit, mais à l’aune des possibilités techniques du début du XXiè siècle. 

Pourquoi il faut le regarder ? Quand Peter Jackson se frotte à un des films les plus légendaires de l’histoire du cinéma, il sort de la trilogie du Seigneur des Anneaux, et a donc parfaitement conscience de l’ampleur de la tâche qui est la sienne. Et comme pour Tolkien, c’est avec érudition et générosité qu’il s’empare du leg des réalisateurs Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper. 

Le résultat est une intrigue qui colle à celle du film original, mais s‘efforce d’en décupler tous les effets, afin de donner au spectateur contemporain une idée de ce qu’ont pu vivre ses aïeux en découvrant l’oeuvre originale en 1933. Le résultat est démentiel, spectaculaire et d’une rare intensité. Les amateurs de dinosaures et de séquences à rallonge devraient rester à genoux devant la scène demeurée célèbre au cours de laquelle Kong affronte une tripotée de carnivores affamés, au sol, dans un canyon serti de lianes, jusqu'à un duel à se désosser les mâchoires.

 

PhotoJurassic pack

 

Scott Pilgrim

Ça parle de quoi ? Scott Pilgrim a une vie sentimentale bien compliquée. Alors qu’il tombe amoureux de la belle Ramona, il se rend compte qu’il va devoir affronter les sept ex maléfiques de cette dernière. 

Pourquoi il faut le regarder ? S’il fut un petit échec au moment de sa sortie, Scott Pilgrim a vite gagné un culte amplement mérité. Tout d’abord parce qu’il est réalisé par Edgar Wright, véritable surdoué technique et comique qui gère sa caméra avec un sens du tempo incroyable. Le cinéaste derrière la trilogie Cornetto délivre ici une masterclass inégalée de rom-com déviante, où les sentiments de chacun sont amplifiés et magnifiés dans un maelström d’images cartoonesques.  

Ensuite, Scott Pilgrim s’affirme aisément comme l’une des meilleures adaptations indirectes d’un jeu vidéo. Avec sa structure rappelant un Street Fighter, le film digère avec génie les effets de style d’une pop-culture moderne, et ce sans aucune complaisance. Même une décennie plus tard, le chef-d'œuvre de Wright demeure le parfait film "anti-boomer", une merveille d’inventivité et de malice absolument immanquable ! 

 

photo, Michael Cera"Quoi ?! Tu n'as pas vu Scott Pilgrim ?!"

 

Vikings saison 5 partie b

Ça parle de quoi ? C'est la suite de la saison 5 partie A et comme on ne veut pas vraiment vous spoiler, on ne fera aucun name-dropping des morts à venir ici.

Pourquoi il faut la regarder ? Tout simplement parce que c'est une des saisons/parties clés de la série de Michael Hirst. On ne va pas abuser en vous disant déjà pourquoi, mais il y a des morts, des trahisons, des batailles sanglantes et donc largement de quoi vous combler pleinement si vous êtes en manque d'action.

Et puis, avant que la deuxième partie de la saison 6 ne débarque en 2021 pour conclure définitivement la série, c'est le moyen de se remettre en tête tous les enjeux derrière les affrontements. C'est aussi l'occasion de s'enlever de la tête les batailles un peu décevantes de la série Barbares sortie récemment sur la plateforme.

Enfin, il faut rappeler que Netflix prépare un spin-off de la série sous le nom intrigant de Vikings ValhallaAlors évidemment si vous n'avez pas vu toute la série-mère avant, on peut imaginer que vous n'aurez pas tout en tête quand elle débarquera. Et si vous connaissez bien Netflix, vous savez que ça peut tomber n'importe quand finalement... c'est tout le charme et l'étrangeté de la plateforme. Bref bon visionnage et bon week-end !

Notre critique du dernier épisode de la saison 5B

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photo, Alexander LudwigCoucou

  

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