Cannes 2009 en direct

Jean-Noël Nicolau | 12 mai 2009
Jean-Noël Nicolau | 12 mai 2009

 

 

 

 

Vendredi 22 mai :

C'est une journée apocalyptique qui nous attend. Merci Thierry Frémaux pour ces choix et surtout cette programmation reléguant au dernier jour des projections de presse les films poids lourd de la compétition. Et par poids lourd on entend surtout indigestes.

 

On commence par le Terry Gilliam et son Imaginarium du docteur Parnassus qui confirme bien que le bonhomme n'a pas réalisé un bon film depuis au moins une décennie. Pas le temps de digérer la déception et j'embraye sur Visage du Taïwanais Tsai Ming-liang avec, excusez du peu, Laetitia Casta, Jeanne Moreau, Fanny Ardant, Jean-Pierre Léaud... Une sorte d'hommage aux films de la nouvelle vague commissionné par le Musée du Louvre. Tout un programme... de plus de deux heures où si l'humour affleure bien par moments, n'en demeure pas moins austère et ultra chiant.

 

Mais le plus dur reste à venir avec Soudain le vide de Gaspar Noé qui au dernier moment a été rallongé de 15 minutes pour porter le métrage à 2h45 (je ne vous raconte même pas les tronches des journalistes dans la salle avant la projection. On avait l'impression que beaucoup allaient à l'abattoir). Résultat des courses une salle très dégarnie à l'issue avec beaucoup de Houuu et de très timides applaudissements. Noé qui aime bien provoquer est donc servi.

 

La journée se termine péniblement avec Carte des sons de Tokyo d'Isabel Coixet. Film carte postale qui raconte l'histoire d'amour traitée mièvrement entre une tueuse à gage et la personne qu'elle devait supprimer. Le tout dans un Tokyo plus réaliste que celui fantasmé par Gaspar Noé.C'est déjà ça de gagné.

 

Voilà c'est fini donc. Demain samedi Stef va se voir le film de clôture de Jan Kounen, seule et dernière projection de presse. Il sera temps alors pour nous de tirer notre révérence non sans avoir entre-temps tourné nos deux dernières vidéos. L'une dans une petite heure depuis la soirée Metropolitan pour le film de Gilliam et l'autre dans la matinée histoire de faire un petit bilan agrémenté de nos pronostiques sur une compétition beaucoup plus faible que les deux années précédentes.

 

Jeudi 21 mai :

Événement rarissime à Cannes, deux films français présentés en compétition officielle remportent un vif succès tant auprès de la critique que du public. Après le Audiard c'est donc au tour de Xavier Giannoli avec son À l'origine de susciter les discussions enflammées entre « confrères » et de provoquer une très longue standing ovation à la présentation officielle du film le soir en présence du réalisateur et de ses acteurs en larmes (François Cluzet et Emmanuelle Devos en tête). Si la Palme d'or semble tout de même à un cheveu inaccessible voici donc encore un film qui devrait figurer au palmarès final.

 

Après avoir eu l'info comme quoi Tarantino allait présenter le Il était une fois la révolution du grand Leone présenté dans la sélection « Cannes Classics » en version restaurée, Stef se précipite caméra au point et la bave aux lèvres dans la salle du 60ème. Peine perdue. Le cinéaste ne vient pas et Stef devra se « contenter » des filles du cinéaste. Merci Jean-François (il se reconnaîtra) pour le tuyau en carton mâché tout pourri.

 

Entre-temps j'enchaîne avec Panique au village présenté Hors compétition. Pour les abonnés de Canal et adeptes de l'humour grolandais, ce  film d'animation belge à l'humour complètement barré est pour eux. Le pitch : un indien, un cowboy et un cheval (appelé Indien, Cowboy et Cheval) provoquent catastrophe sur catastrophe pendant 1h15. C'est franchement drôle et dans la lignée de la série télé homonyme diffusée sur Canal+ justement.

 

Je botte en touche pour le Suleiman que Stef va donc voir. Le Temps qu'il reste est selon lui inégal mais avec de vrais fulgurances de mise en scène et d'émotions dedans. Dans la lignée d'Intervention divine en quelque sorte !

 

 

Mercredi 20 mai :

Ça y est on l'a vu et je cherche immédiatement en sortant le directeur de l'Amphi Lumière pour me faire rembourser mon voyage. C'est vrai quoi on fait 1 000 bornes aller et 1 000 bornes retour pour découvrir le Tarantino au sein du plus prestigieux festival au monde pour constater in fine que la montagne a accouché d'une souris nommé Inglourious Basterds. Pas cool Quentin !

 

Stef se précipite néanmoins à l'appart pour vous révéler ses premières impressions et développer ensuite cela dans son papier tandis que moi je vais voir dans la foulée le Sam Raimi nettement plus fun. Jusqu'en enfer ou le croisement improbable entre une relecture d'Evild Dead et un remède pour une sortie de crise économique.

 

Le soir j'assiste médusé au Ruban blanc, le nouvel essai plus que transformé signé Michael Haneke à tel point que l'on peut raisonnablement penser qu'il aura un prix. La Palme d'or ? Pourquoi pas sachant que la Présidente du jury, on le sait, apprécie énormément le cinéma du réalisateur Autrichien avec qui elle avait travaillé sur La Pianiste, film ayant reçu Le Prix du jury à Cannes en 2001.

 

 

Mardi 19 mai :

... Mais malgré tout au réveil la fatigue est bien là ! Et d'expérience je sais qu'elle ne va plus nous quitter jusqu'à samedi, s'accentuant même encore les deux derniers jours réputés comme étant les plus chargés en projections. Comme si les organisateurs du Festival voulaient prolonger le plus longtemps possible notre état second. Et le pire c'est que ça marche. Cela doit-être cela ce que l'on appelle la « magie » de Cannes.  

Ce matin on a donc vu le Almodovar. Etreintes brisées est en effet un pur film almodovarien avec ce que cela suppose de bien et de déjà vu. Bref le cinéaste espagnol est en roue libre et le Festival le lui rend bien (entendre par là n'attend rien d'autre du réalisateur à Cannes).

 

Direction ensuite la Quinzaine avec I love you Phillip Morris et une présentation du film via Jim Carrey himself et ses deux réals. Remerciements à Luc Besson au passage sans qui le film n'aurait jamais vu le jour et début de la projo en numérique s'il vous plaît. Si Jim décide de la zapper, John Requa et Glenn Ficarra s'asseyent juste derrière nous histoire certainement de jauger l'accueil de leur film auprès du public le plus exigeant au monde. Bien leur en a prit puisque au bout de 45 minutes le film s'interrompt brusquement pendant 10 minutes... faute de jus et à une grève sauvage de l'EDF sur toute la ville. Bienvenue en France messieurs !

On retourne à l'appart via la croisette sous le cagnard et on croise une émeute autour d'un Hummer noir aux vitres teintées. Renseignements pris il s'agissait de Robert Pattinson, le tombeur de ces jeunes filles en fleur et accessoirement le vampire de Twilight venu honorer de sa présence une présentation à quelques happy few de 10 minutes des premières images de Twilight 2 (et non Laurent nous n'en faisions pas partie).

Sans électricité pas de Wifi et donc pas de mise à jour sur le site ni de critique à mettre en ligne. La belle excuse pour pioncer  et être en forme pour aller se coucher. Entre-temps on est quand même allé voir le Resnais que je qualifierai de Fire walk with me sous influence. Avec Les herbes folles, Alain Resnais est bien à plus de 90 ans le plus jeune, le plus novateur et le plus audacieux de nos cinéastes en activité. Chapeau bas !

Il est minuit, le sujet vidéo est en boîte, Stef en termine avec ses ablutions vespérales (plus d'une heure pour se doucher et se mettre en forme pour aller dormir...) et on va rêver de nazis qui se font dégommer de la manière la plus récréative qu'il soit... En prévision, se lever à 6h30 pour être aux premières loges de Inglourious Basterds !

 

 

Lundi 18 mai :

Lever comme d'hab maintenant à 7h25 pour la projo de 8h30, elle aussi devenue usuelle. Cette fois-ci c'est Looking for Eric qui a les honneurs du petit matin et c'est le film idéal pour bien commencer la journée. Comme le dit souvent Thierry Frémaux, le Délégué général du Festival : « À Cannes il y a deux sujets de conversation, le cinéma et le foot ». Bingo donc pour Ken Loach !

J'enchaîne sur le papier d'Antichrist pendant que Stef se rend à la présentation organisée par Disney du prochain Zemeckis, Le Drôle de noël de Scrooge. Au programme cocktail déjeunatoire fastueux et neige sous le cagnard en présence du réalisateur de Retour vers le futur himself. De mon côté et une fois terminé mon texte, je me rends sur les hauteurs de Cannes pour assister aux premières images d'Arthur et la vengeance de Maltazard en présence de Luc Besson Himself. On a les maîtres de cérémonie que l'on mérite !

Retour sur la croisette. Stef a prit un bon coup de soleil sur la tronche et va comater sur son lit. Je me rends de mon côté à la salle dite du 60ème pour rattraper Agora. Peine perdue, la salle est pleine depuis plus d'une heure. Habitué au luxe du badge presse il est difficile de revenir sur terre quand il s'agit d'une séance ouverte à tous... Je me rabats sur le Alain Cavalier. Et bien m'en a pris puisque Irène présenté dans la section Un certain regard est un petit bijou dans la continuité des expérimentations et recherches formelles que le cinéaste français entreprend depuis quelques films maintenant.

1h24 plus tard je retrouve Stef qui commence sans conviction à faire la queue du Bellocchio. La première heure lui permet en tout cas de ronfler au frais et dans le noir. Vincere raconte l'histoire (vraie ?) de la femme cachée de Mussolini, de  sa dévotion amoureuse toute bestiale mais aussi de sa descente aux enfers concomitante avec la montée du régime fasciste. C'est loin d'être fin mais la seconde heure est plus que convaincante et s'inscrit dans la grande tradition du cinéma italien post néo-réaliste. Stef approuve !

On termine la soirée (certains ne font que la commencer) sur le bateau Arte ancrée dans la marina de Cannes. On en profite pour shooter notre reporting vidéo du jour... 4 vodka pomme pour moi et un coca pour Stef plus tard on se rentre pour une fois à un horaire décent (1h du mat) pour se pieuter. Le bonheur !

 

Dimanche 17 mai :

Je décide avec courage de ne pas me lever pour le Johnnie To laissant mon ami Stef y aller tout seul comme un grand. Bien lui en a pris puisque tout le monde a bien ri dans la salle à la dernière réplique de Johnny Hallyday faisant de Vengeance le pétard mouillé attendu du Festival. N'écoutant que son courage Stef embraye direct sur Agora d'Alejandro Amenabar présenté Hors compétition. Le lascar met 9 à la chose pour ce qui est une version de la série Rome sur grand écran. Je demande à voir quand même (séance de rattrapage lundi donc). Émergeant vers les 9h30, je mets la touche finale à mon papier sur le Campion et file voir le Guédiguian. Présenté hors compétition, L'armée du crime relate un épisode relativement peu connu d'un réseau de résistants uniquement composés d'immigrés ou de fils d'immigrés européens et arméniens. Une belle mise en bouche avant le Tarantino !

Stef se rend ensuite à la plage du Majestic pour interviewer les voix du film d'animation Lascars présenté à un Certain regard. Au passage allez lire la critique, nous on a trouvé cela énorme !

Quelques rendez-vous plus tard je me présente devant la salle Debussy pour aller voir le film annoncé comme choc du Festival. Stef qui arrive beaucoup trop tard (40 minutes avant tout de même) et qui n'a donc pas encore tout à fait pigé les us et coutumes de la croisette se retrouve à la porte. Salle comble ! Alors Antichrist me direz-vous ? Disons que Lars Von Trier est bon pour l'asile psychiatrique en lieu et place de la montée des marches. Comme dirait un collègue journaleux mais néanmoins ami il s'agissait là de la séance « What's the fuck ! » du Festival. On va dormir là-dessus pour pondre la « critique » demain car là c'est juste du grand n'importe quoi, complètement foutraque (à noter qu'il y a foutre dans ce mot) et in fine totalement inutile pour ne pas dire inintéressant. Palme d'or ? Pourquoi pas considérant la présidente du Jury qui a participé à des projets pas aussi branques certes mais qui n'aurait peut-être pas dit non si on lui avait proposé le rôle tenu par une Charlotte Gainsbourg pour qui il y aura dorénavant un avant et un après Antichrist dans sa filmo.

 

Samedi 16 mai :

On commence la journée avec le Audiard et son Un Prophète qui a fait l'unanimité à la sortie de la projection de presse. Le film recevra d'ailleurs le soir même une standing ovation comme seul Cannes en a le secret. On parle déjà de la Palme d'or. Stef et moi on parie plus sur un Grand prix du jury et/ou une meilleure interprétation masculine. De toute façon quel que soit le(s) prix attribué(s), ce sera amplement mérité.

À 14h Stef s'engouffre dans la maintenant familière salle Debussy pour voir Mother de Bong Joon-Ho (réalisateur de The Host et de Memories of murder) présenté à Un certain regard. Résultat des courses et je cite : « Trop lent, trop mou. C'est Memories of murder avec les mêmes défauts quoi ! ». Les amateurs du cinéaste apprécieront. Les autres comme moi éviteront d'aller le voir !

Et puis niveau ciné la journée s'achèvera là car Stef ayant trop de papiers en retard décide de zapper le Brillante Mendoza en compet. Cela tombe bien moi aussi. Obligations professionnelles oblige (voir la défaite du PSG) et graissage de pattes via un dîner à offrir pour obtenir des places à la soirée Taking Woodstock  font donc que pour le Kinatay, et bien j'essaierai de le rattraper lundi à la séance dite ici justement de rattrapage.

 

Quant à la soirée avec Ang Lee en maître de cérémonie qui n'est pas venu elle n'était pas mal. Et de toute façon entouré comme je l'étais, je me foutais bien qu'il ait décidé de dîner avec Tarantino au dernier moment... Non mais !

 

 

Vendredi 15 mai :

 

Cinq heures de sommeil plus tard on enchaîne direct sur le Jane Campion. Il faut croire que la nuit fut tout de même bien trop courte pour Stéphane qui a ronflé 1h50 sur les 2h que dure Bright Star,  film au romantisme exacerbé que l'on dirait tout droit sortie d'une adaptation d'un des romans des Sœurs Brontë mais aussi et surtout dans la lignée de La leçon de piano Palme d'or ici en 1993.

Décontenancé par tant d'amour, Stef s'enferme sur notre balcon et tente tant bien que mal de venir à bout de la critique de Thirst de Park Chan-Wook alors que votre serviteur enchaîne sur Ne te retourne pas, vaste blague signée Marina de Van (scénariste de plusieurs films d'Ozon entre autre) présentée en séance spéciale et qui a donc bien fait rire (à ses dépends) son public cannois.

A 13h30 Stef s'arrache tant bien que mal de son ordi pour courir aller voir le Gondry présenté lui aussi en séance spéciale. L'épine dans le cœur est un documentaire qui a pour cadre un petit bled dans les Cévennes et la tante Suzette du réalisateur institutrice de son état. Comme dirait le Stef « ce n'est pas le genre de film qui va t'enrichir cinématographiquement parlant ». Fermer le ban !

On file tout de même pour aller voir le Ang Lee et son Taking Woodstock plaisant mais manquant de souffle et de rythme par moments. Retour à l'appart pour un apéro mérité et un dîner en tenue de pingouin pour votre serviteur et retour dans la salle Debussy pour Stef qui assiste médusé à la claque du Festival so far. Présenté dans la catégorie Un certain regard, Precious arrivait auréolé d'une flatteuse réputation du Festival de Sundance. Apparemment donc celle-ci s'avère être plus que justifiée.

 

 

Jeudi 14 mai :

 

La journée commence tôt, trop tôt avec la cinéaste anglaise Andrea Arnold et son deuxième long Fish Tank à nouveau présenté à Cannes en compétition officielle. C'est que nous avons encore un peu la tête dans les nuages mais surtout encore embrumé de la soirée d'ouverture de la veille en l'honneur de Up. Heureusement le film tient en haleine et donc en éveil. Aussitôt dehors aussitôt rédaction de la critique en se disant qu'ensuite on pourra rattraper un peu de sommeil. Peine perdue puisque une alléchante affiche du prochain Neil Marshall intitulée Centurion au Marché du film nous tire de notre appartement dès 12h. Mais une fois devant la salle et alors que nous sommes en compagnie de la fine équipe du journal Climax on s'entend dire « No press for sure ». Fuck ! Retour à l'appart et dodo c'est toujours ça de gagné...

Heureusement d'ailleurs car à la séance de 16h30 pour le Park Chan-Wook présenté en compétition officiel on a pris cher, très cher. « C'est Twilight tourné par un boucher coréen », tout est dit et c'est un journaliste chopé à la sortie qui tient donc la phrase du jour et dont vous pouvez retrouver son intervention en intégralité et en vidéo ici. On pourra aussi lire notre critique tant qu'à faire. Et enfin comme on n'est pas à une folie près, Stef a terminé sa journée par le Coppola présentée à la Quinzaine. Verdict : « Tetro c'est une grosse merde ! » (Sic !).

 

 

Toutes les affiches de la Croisette

 

 

 

Le jour 1 en photos

 

 

  La montée des marches d'Inglourious Basterds en photos

 

 

 

 

L. aime le Festival de Cannes - J1

 

L. aime le Festival de Cannes - J2

 

L. aime le Festival de Cannes - J3

 

L. aime le Festival de Cannes - J4 

 

 

L. aime le Festival de Cannes - J5 

 

L. aime le Festival de Cannes - J6 

 


 


 

 

 




Jeudi 14 mai

 

 

Nuit d'ivresse printanière de Lou Ye

 

Vendredi 15 mai

 

 

 

 

Thirst, ceci est mon sang... de Park Chan-Wook : la critique

 

Samedi 16 mai

 

 

 

 

Dimanche 17 mai

 

Vengeance de Johnnie To: la critique

 

Kinatay de Brillante Mendoza

 

 

Lundi 18 mai

 

Looking for Eric de Ken Loach : la critique

 

 

Antichrist de Lars Von Trier: la critique

 

Mardi 19 mai

 

Etreintes brisées de Pedro Almodovar : La critique

 

Vincere de Marco Bellocchio: la critique

 

Mercredi 20 mai

 

 

 

 

 

Jeudi 21 mai
 

 

 

 

Vendredi 22 mai

Mercredi 13 mai 

 

Là-haut (Up)  : la critique

 

Samedi 16 mai

 

Ne te retourne pas de Marina de Van 

 

Lundi 18 mai 

 

Agora d'Alejandro Amenabar : la critique

 

Mardi 19 mai

 

L'Armée du crime de Robert Guédiguian : La critique

 

Mercredi 20 mai

 

  Jusqu'en enfer de Sam Raimi : La critique

 

Vendredi 22 mai 

 

L'Imaginarium du docteur Parnassus : La critique

 

 

Coco Chanel et Igor Stravinsky - La critique

 

 

 

 


 
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