Pas de Marvel et son propre argent : comment Shyamalan défend farouchement sa liberté face aux studios

Mise à jour : 16/01/2019 18:20 - Créé : 16 janvier 2019 - Camille Vignes
photo, M. Night Shyamalan
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M. Night Shyamalan a compris la leçon : accepter un gros budget d’un gros studio ne fait pas forcément un bon film, exemple au pif After Earth.

Après La Jeune fille de l'eau, Le Dernier Maître de l'air et autres After Earth, le réalisateur du Sixième Sens a eu beaucoup de mal à rebondir. Tant et si bien que pour retrouver son succès d’antan, il s’est vu obligé de prendre des mesures drastiques.

 

photoPapi ? Mamie ?

 

Son film « come-back » The Visit était un peu celui de la dernière chance. Financé grâce à un prêt de 5 millions de dollars (fait sur le dos de sa maison) M. Night Shyamalan ne s'en est sorti qu'en signant avec la Blumhouse. Et il a eu chaud car avant cela le réalisateur avait trouvé de nombreuses portes closes. Heureusement, The Visit a encaissé presque 100 millions de dollars, ce qui a permis à Shyamalan de revenir sur le devant de la scène.

M. Night Shyamalan ne s'est pas arrêté là. Non content de son succès retrouvé, il a réitéré l'expérience pour Split et Glass. D'après les chiffres de Forbes, le réalisateur a donc fourni un budget de 20 millions de dollars au dernier chapitre de sa trilogie. Un budget conséquent mais possible grâce à la réussite de Split qui a encaissé 138 millions de dollars (278 à l'international) pour un budget annoncé de 9 millions.

 

Photo James McAvoy"Regarde moi de travers et je t'éclate !"

 

Pari après pari, M. Night Shyamalan semble avoir réussi son retour. Très loin des supers productions des Studios Marvel et de leurs budgets colossaux qui frisent parfois la démence, on ne peut que saluer le courage du réalisateur qui remet son argent et sa réputation en jeu pour chacun de ses films.

On reparlera bientôt du meilleur et du pire de M. Night Shyamalan, mais en attendant Glass est en salles ce mercredi 16 janvier et notre critique est déjà en ligne.

 

Affiche française

commentaires

Simon Riaux - Rédaction 17/01/2019 à 10:03

@Karlito

Dans le cas présent, on ne connaît pas les détails de l'accord, donc on peut juste émettre des suppositions basées sur les pratiques les plus courantes.

Techniquement, les studios n'achètent pas un film dans le sens où vous l'entendez, à savoir pour permettre à Shyamalan de se rembourser. S'il emprunte pour financer en partie son film, il en devient automatiquement producteur, et reçoit donc une part des recettes (recette nette part producteur).

Après, il y a fort à parier qu'il ne soit pas l'unique producteur, et qu'un studio investisse des sioux, sous la forme de ce qu'on appelle un minimum garanti. Tout comme un distributeur va à son tour en acheter les droits d'exploitations (par territoire, par support). Dans le cadre de Glass, le film est produit par Shyamalan et Blumhouse, et sur le territoire français, distribué par Disney.

Geoffrey Crété - Rédaction 17/01/2019 à 10:02

@Karlito

On aurait aimé en savoir plus aussi, mais l'info n'est pas dispo et certaine.
Les deux options que vous citez sont plus que plausibles, et c'est peut-être un mélange des deux qui est mis en place. Si on trouve quelque chose de solide à ce sujet, on reviendra dessus.

Karlito 17/01/2019 à 09:49

Il aurait été intéressant de savoir comment la somme empruntée a été remboursée. Les studios rachètent-ils le film ou bien le réalisateur touche un pourcentage sur les bénéfices du film? Il me semble que John Landis avait recouru au prêt pour financer son film de loup-garou.

Il reste de OME 17/01/2019 à 07:09

Respect MONSIEUR

Dirty Harry 17/01/2019 à 00:22

ça on peut pas lui reprocher : le type met la peau sur la table, pas l'argent d'un autre ou des subventions d'état, il écrit et filme bien et le public lui rend.

ZEN!! 16/01/2019 à 19:14

J'attends votre récap' de la carrière de m.night shyamalan.

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