Doctor Sleep : la suite de Shining a rejoint le cimetière des gros flops adaptés de Stephen King

Camille Vignes | 10 février 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Camille Vignes | 10 février 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Malheureusement, Stephen King n'est pas gage de qualité. Et Doctor Sleep, sa dernière adaptation au cinéma signée Mike Flanagan, le prouve...

Lancée en développement en 2014, l’adaptation de Doctor Sleep de Stephen King au cinéma a connu quelques embuches en production. La suite de Shining a été mise en stand-by pendant plusieurs années par une Warner Bros. qui ne réussissait pas à consolider les budgets de plusieurs projets liés à l'oeuvre de Stanley Kubrick - Doctor Sleep donc, ainsi qu'un prequel de Shining. 

Mais le succès écrasant de Ça en 2017 a finalement réveillé la machine et le film est entré en production en 2018. Mike Flanagan, l’homme derrière la très remarquée The Haunting of Hill Housemais aussi Jessie (autre adaptation de King disponible sur Netflix) ou Ouija 2 : Les Origines, a été embauché pour réécrire le scénario préalablement confié à Akiva Goldsman, avant de s’attaquer à sa réalisation. 

Après un démarrage endormi, et malgré des critiques globalement positives (la nôtre n’était pas franchement reluisante), ses performances cauchemardesques vont certainement propulser Doctor Sleep dans les limbes de l’oubli… 

 

 

 

LE BUDGET 

Doctor Sleep a officiellement coûté entre 45 et 55 millions de dollars (disons 50 pour couper la poire), de Variety à Deadline, les chiffres varient. Un budget dans la moyenne des films du genre, souvent entre une vingtaine et 80 millions de dollars (certains étant bien moins élevés, d'autres plus). 

Ce budget est d’ailleurs environ à mi-parcours entre celui de Ça (35 millions de dollars) et de Ça : Chapitre 2 (79 millions de dollars). Un budget par contre nettement plus élevé que Simetierre. Cette autre adaptation d’un roman de Stephen King sorti en 2019 n’aurait coûté que 21 millions de dollars (hors marketing). 

Adaptation d'un Stephen King oblige (ou presque), c'est surtout beaucoup plus élevé que les autres réalisations de Mike Flanagan. Lui qui avait par exemple bouclé Ouija 2 : Les Origines pour 9 millions, Oculus pour 5 millions et Pas un bruit avec un petit million de dollars (hors marketing, encore une fois). 

Un budget difficilement comparable à celui de Shining, lointainement lié à Doctor Sleep. Sorti en 1980, le film de Stanley Kubrick aurait demandé 15 à 19 millions de budget (là encore les sources varient) hors inflation. Une somme qui parait bien faible face aux productions actuelles, mais qui n’a plus rien de dérisoire si on lui inflige l’inflation, puisque cela représenterait un budget d'environ 45 à 66,5 à millions de dollars. Variety évoque d'ailleurs un budget de 59,2 millions avec inflation, soit un peu plus que celui de Doctor Sleep. 

 

photoSame old, same old 

 

Évidemment, à ces 50 millions de dollars alignés par la Warner Bors. pour la production du film, il faut ajouter le budget marketing. Une somme qui permet entre autres aux studios d’assurer la visibilité du film, mais que ces derniers gardent farouchement secrète. 

Si l’on part du principe que ces dernières dépenses s’élèvent entre 30 et 50% du montant de la production, ce serait entre 13 et 27 millions, à la louche.

Doctor Sleep devrait donc probablement avoir coûté entre 60 et 80 millions de dollars. Par ailleurs, Deadline avait annoncé que la Warner Bros perdrait 20 millions de dollars si le film ne passait pas la barre des 100 millions au box-office. Oui, mais voilà, le film de Mike Flanagan est très loin d'avoir encaissé les 100 millions à domicile.

 

photo, Ewan McGregorMeurtre en préparation

  

LE BOX-OFFICE MONDIAL

72,2 millions de dollars récoltés dans le monde. C’est une bien petite somme pour un film vendu à la fois comme une suite de Shining et comme une adaptation d’un Stephen King. Les dernières sorties salles issues de romans du maître de l’horreur prouvent d’ailleurs bien que cette somme est ridicule.

Quand en 2017, Ça n’encaissait plus de 700 millions de dollars au box-office mondial (raflant du même coup quelques petits records pour le cinéma), son pendant en 2019, Ça : Chapitre 2 a vu ses caisses mondiales en amasser 472,9 (les détails par ici). Simetierre n’a peut-être pas connu le succès escompté, mais récolter 112,9 millions de dollars avec son petit budget était déjà une jolie réussite pour Paramount Pictures. 

72,2 millions de dollars, c'est aussi moins bon que Ouija 2 : Les OriginesCertes, ce dernier jouissait de son statut de franchise à sa sortie et avait déjà composé son public, mais il a tout de même encaissé 81,7 millions de dollars à travers le monde, une belle somme comparée à son micro budget. Même chose pour Oculus qui avait engrangé 44,4 millions de dollars à travers le monde en 2014. 

 

photoUn petit bain avant les mauvaises nouvelles ?

 

Même si la comparaison avec les chiffres de Shining n’est pas des plus heureuses, tant la manière de consommer du cinéma s’est transformée au fil des décennies, Doctor Sleep est tout de même loin de son aîné. Ce dernier avait en effet encaissé 46,2 millions de dollars d’alors, soit entre 125-150 millions de dollars en prenant l'inflation en compte.

Avec ses 72,2 millions de dollars, Doctor Sleep est relégué à la 78e place du classement au box-office mondial de 2019. Soit quelques places devant Happy Birthdead 2 You (85e avec 64,5 millions de dollars) et une vingtaine de places derrière Simetierre (66e). Il est donc très loin derrière les poids lourds de l’année comme Joker (7pour plus d’un milliard de dollars), Ça : Chapitre 2, (16e avec 472,9 millions) ou encore Us (29e avec 255,1 millions).

 

photo Doctor Sleep, Ewan McGregorEt de l'autre côté de la porte, Joker et Ça : Chapitre 2

 

LE BOX-OFFICE DOMESTIQUE 

La suite de Shining au cinéma a certainement marqué les esprits des cinéphiles et de la Warner Bros. par la médiocrité de son démarrage. En récoltant seulement 14 petits millions de dollars au box-office domestique pour son week-end d’ouverture, le studio était très loin de ses estimations, lui qui voyait le film encaisser entre 25 et 30 millions de dollars.

Comparée à l’ouverture de Simetierre (25 millions), aux 50 millions du premier chapitre de Ça et aux 37 de sa suite, celle de Doctor Sleep était non seulement bien faible, mais surtout de très mauvais augure. .

Or ce qui devait arriver arriva, et le film de Mike Flanagan a à peine dépassé les estimations faites par les studios pour le week-end d’ouverture avec seulement 14 millions. Au total, il n'a enregistré que 31,6 millions de dollars en fin d'exploitation, le reléguant à la 75e place du box-office domestique du millésime 2019. 

Encore une fois, Doctor Sleep est mis à l'amende par son prédécesseur, malgré les 40 ans qui les séparent. Shining avait encaissé 45,3 millions à domicile à l'époque, soit environ 135-160 millions avec l'inflation. 

 

Stanley KubrickOserait-il se moquer ?

 

LE BOX-OFFICE ÉTRANGER 

À l’étranger, Doctor Sleep a encaissé 40,7 millions de dollars, soit 56,3% de la balance totale des recettes du box-office. Sans surprise, c'est beaucoup plus triste que d’autres adaptations de Stephen King et dans la fourchette des sommes réalisées par Ouija 2 : Les Origines (46,5 millions) - donnée ironique quand on sait que Flanagan n'avait pas encore de vraie résonnance internationale en 2016. 

En 2017, la Warner Bros. remplissait les caisses de son box-office étranger de 372,9 millions de dollars avec Ça, avant d'engranger 261,4 millions en 2019 avec Ça : Chapitre 2. Simetierre, toujours plus faible encaissait lui 58,2 millions à l’international en 2019, rien d'alarmant par rapport à son budget. 

Côté balance des recettes (étrangères vs domestiques), Doctor Sleep est en revanche dans la norme actuelle des films du genre qui tournent souvent entre 50 et 60% (Simetierre est à 51,6%, Ça : Chapitre 2 à 55,3, Ça à 53,1 et Ouija 2 : Les Origines à 57). 

 

photo, Ewan McGregor, Carl LumblyDonc pas totalement malade ?

 

À l’étranger, c’est en Russie, au Japon, au Royaume-Uni, au Mexique, en Australie, en Italie et en Indonésie que le film a conquis le plus de monde, mais sans véritable carton.

La comparaison avec Shining n'est en revanche pas pertinente ici puisque les chiffres enregistrés par le box-office étranger ne représentent que 1,9% dans la balance globale (soit 874 049 dollars des recettes totales hors inflation). Ils prouvent au moins ô combien la diffusion et donc la consommation d’un film ont évolué depuis les années 80. 

 

Photo Stanley KubrickEt ouais, pas besoin de l'étranger à l'époque 

 

LE BOX-OFFICE FRANÇAIS 

Autre grand moment pour Doctor Sleep. Après trois petites semaines en salles et un maigre public rassemblé, il est déprogrammé des cinémas. Avec seulement 256 531 personnes rassemblées à la fin de son exploitation, la France est loin de racheter une dignité au film.

Or ce bide était prévisible dès la fin de ses premiers jours d’exploitation. Doctor Sleep n’avait imprimé que 20 832 tickets en 24 heures, et 147 991 à la fin de la semaine. Mais la diminution du nombre de salles (passées de 381 à 299) et de spectateurs (- 50,56% entre la première et la deuxième semaine et - 64,51% entre la deuxième et la troisième) aura eu raison de lui. 

Avec environ autant de copies (371 maximales)Simetierre comptabilisait quelques mois plus tôt 850 945 tickets. Sans surprise, Ça et Ça : Chapitre 2 n'ont absolument pas joué dans la même catégorie. 501 salles au plus ont été allouées au premier qui a enregistré plus de 2,2 millions d’entrées tandis que le second a eu le droit à 600 copies et cumulé 1,4 million de spectateurs. 

 

photoL'enterrement d'un film 

 

LE BILAN 

Une carrière complètement endormie et emprisonnée dans un cauchemar financier. Si Ça a permis à la Warner de consolider le budget de Doctor Sleep, ce dernier est très loin d’avoir réitéré le succès du film d'Andrés Muschietti. Depuis 2017, le clown Pennywise est numéro 1 du box-office général des films d’horreur, ses 701,7 millions de dollars encaissés le plaçant devant Sixième Sens (672,8 millions hors inflation) et Je suis une légende (585,3 millions), sans inflation.

Pourtant cet échec était plus ou moins à prévoir. D'abord à cause de son piètre démarrage, ensuite au regard des carrières globales des adaptations des oeuvres de Stephen King au cinéma. Même s'il est tout de même cinquième dudit classement des films d'horreur, Ça : Chapitre 2 n’a jamais réussi à faire aussi bien que son prédécesseur et Simetierre, qui à peine passé les 110 millions de dollars à travers le monde, laissait planer un désintérêt certain des spectateurs pour ce genre de films. 

 

photo, Jason ClarkeDoctor Sleep devient simetierre 

 

Malgré tout, avec plus ou moins 50 millions de dollars de budget (hors marketing) et toujours compte tenu de l’historique des récents films issus de l’oeuvre de Stephen King, le film aurait pu remporter 100 millions de dollars au box-office domestique. C'est d'ailleurs ce qui aurait été préférable puisqu'avec 100 millions le film n’aurait fait que rentrer dans ses frais sans faire perdre d’argent aux studios de la Warner Bros..

Doctor Sleep est l’énorme point noir de 2019 pour la Warner, et il y a fort à parier que la perte sèche soit beaucoup plus élevée que les 20 millions évoqués par Deadline. 

 

photo, Kyliegh CurranFroid glacial sur les studios après l'échec de Doctor Sleep

 

LES RAISONS 

Plusieurs caractéristiques du film peuvent être pointées du doigt pour expliquer un tel fiasco. En première ligne, la communication a énormément joué du statut de suite de Shining, en s'accrochant aux noms de Kubrick et de King. 

Si une partie des fans de Stanley Kubrick et Shining s’est peut-être laissé séduire par cet argument marketing, il a certainement glissé sur la peau imperméable d’un jeune public néophyte. Sans attache sentimentale à la poésie noire, dérangeante, épouvantable et abrupte de l'oeuvre de Kubrick, il lui était difficile de se projeter dans une oeuvre revendiquant autant l’héritage du film de 1980. 

 

Affiche françaiseÀ trop faire dans la nostalgie, on perd du public

 

Une cible mal travaillée donc et qui, sans surprise, répond par un manque d’engouement. Comme Blade Runner 2049, autre grosse déception pour la Warner, Doctor Sleep a joué de malchance en cédant à la mode de la suite et de l’univers étendu. Dans l’ensemble, ces deux films ont joui de critiques positives (merci l'embargo pour celui de Mike Flanagan, on y reviendra), mais développés trop tardivement, l’excitation et la curiosité du public leur ont fait défaut. Et pour les jeunes audiences n’ayant jamais vu les premiers films, les campagnes marketing ont certainement été jugées opaques. 

Certes, le film de Denis Villeneuve ne jouait pas dans la même catégorie que Doctor Sleep puisqu'il s'agissait d'une grosse production SF à 150 millions de dollars hors-marketing, mais il n'a encaissé que 92 millions de dollars à domicile (260,5 à l'international). Blade Runner étant sorti en 1982, sa suite de 2017 a certainement aussi pâti d'un désengagement du public. 

 

Photo Ryan Gosling, Sylvia HoeksLa suite de Blade Runner n'a pas été le succès attendu au box-office

 

Le facteur temps est crucial à plusieurs niveaux. Temps entre les métrages et temps consacré à vendre le second. Or la campagne marketing de Doctor Sleep n’a pas franchement été mémorable. Grosso modo, les studios ont joué de leurs récentes super-productions Joker et Ça : Chapitre 2 et ont ramassé la campagne de Doctor Sleep sur les deux mois précédents sa sortie. Or, à bien étudier le comportement du public, il est clair que la Warner Bros. a loupé le coche.

Pour créer un lien avec son public et titiller sa curiosité (et au regard des campagnes publicitaires que s’offrent certains films), il aurait été préférable pour les studios d’étaler leur campagne et de diversifier leurs arguments markétings. D’autant plus qu’avec Ewan McGregor en tête d’affiche (adulé, entre autres, par les fans de la prélogie Star Wars pour son interprétation d’Obi-Wan Kenobi, rôle qu'il reprendra bientôt pour une série Disney+) et Mike Flanagan à la barre, le réalisateur de The Haunting of Hill HouseDoctor Sleep avait de quoi faire. 

 

photo, Timothy HuttonThe Haunting of Hill House, claque sérielle de 2018

 

La date de sortie du film n’a certainement pas non plus aidé à lui éviter sa léthargie. Bloqué par les sorties américaines de Ça : Chapitre 2 le 6 septembre, de Joker le 4 octobre et de Retour à Zombieland le 18, la Warner Bros. n’avait qu’une petite fenêtre de tir pour la sortie de Doctor Sleep. Malheureusement, lui offrir le 8 novembre comme jour de sortie domestique n’a pas fait mouche.

The Wrap se plait à rappeler que novembre n’est généralement pas un mois prisé des studios en ce qui concerne la sortie de leurs films d’horreur et ajoute que la Warner Bros. avait une petite ouverture le week-end du 25 octobre, une fenêtre qui lui aurait permis de jouir à sa manière des vacances d’Halloween. Peut-être cette date semblait-elle trop proche de la sortie de Retour à Zombieland.

Plus de 15 jours après la sortie de Joker, Doctor Sleep se serait même peut-être fait manger par le Clown prince du crime de DC. Quoi qu’il en soit, le 8 novembre n’avait rien de bien stratégique. D'autant que le film s'est retrouvé en face de longs-métrages ayant déjà pris les couleurs de Noël comme Last Christmas et Playing with Fire ; ainsi que d'une grosse production signée Roland Emmerich, le film de guerre sur l'attaque de Pearl Harbor et la bataille qui l'a suivie : Midway. 

 

photo, Ewan McGregorPas le bon décor pour la date 

 

La dernière raison de ce bide est liée au film lui-même. Pour beaucoup, livrer un film long de deux heures et demie et mal vendu n'était certainement pas la meilleure idée, et même une idée plutôt mauvaise. 

Cela dit, les critiques contradictoires qu'a reçues le film n'ont pas non plus dû aider à convaincre le public. Car une fois tombé l'embargo, les critiques au départ positives, affirmant que Mike Flanagan rendait hommage à Stanley Kubrick et qu'il avait compris l'histoire globale (The Guardian, BBC, Empire, National Review, The Hollywood Reporter...), se sont mêlées à d'autres bien plus mitigées. Certaines expliquaient que la suite de Shining ne pouvait de toute manière pas marcher (Consequence of Sound), d'autres que Doctor Sleep n'était tout simplement qu'un pastiche du film de 1980 (Rolling Stone, The Washington Post, QG, The Atlantic...). Un engouement franc aurait certainement pu parler aux cinéphiles.

 

photoFais le tri là-dedans maintenant

 

LES CONSÉQUENCES 

C’est évidemment l’oeuvre de Stephen King au cinéma qui est directement impactée par ces échecs. De Carrie à Shining en passant par Christine, Les Evadés, La Ligne verte ou encore Ça, les adaptations cinématographiques des oeuvres de King ont ponctué l’histoire du cinéma de succès... et d’échec.

Doctor Sleep est loin d’être le seul loupé de l’univers du King à l’écran. Ils sont d’ailleurs légion, et bien plus nombreux que les succès. Cell PhoneDreamcatcher, l'attrape-rêvesCarrie, la vengeanceThe ManglerLa Créature du Cimetière ou La Nuit déchirée et bien d'autres jouissent au mieux de la nostalgie des spectateurs et de leur statut de navet. Au pire, personne ne s’en souvient. 

Or, si Ça est sans conteste le gros succès des années 2010 (à l'échelle de King comme du cinéma d'horreur), Doctor Sleep prouve encore une fois que la mention « adaptée de l’oeuvre de King » ne peut être sérieusement utilisée comme argument de qualité. Et que le public a déjà assimilé cette information. 

 

Photo Damian LewisDreamcatcher, attrape nanar

 

Pour la Warner Bros., les succès de 2019, Joker et Ça : Chapitre 2, devraient rattraper la perte subie à cause de Doctor Sleep. Pour autant, le démarrage très compliqué du film a placé une épée de Damoclès au-dessus du prequel de Shining, Hallorann, dont l'écriture avait été confiée à Mike Flanagan. Et sa carrière globale n'a pas dû arranger les choses. Le réalisateur s'est d'ailleurs déjà lancé dans d'autres projets d'adaptations d'oeuvres de Stephen King comme Chantier, L'ExcursionEt, si le King a laissé entendre qu'il n'avait rien contre ces adaptations, le box-office de Doctor Sleep pourrait avoir des conséquences sur elles. 

Seule chose vraiment sûre : Doctor Sleep n'étant ni à la hauteur du Shining de Stanley Kubrick ni des plus belles adaptations de Stephen King, il ne restera dans les mémoires qu'en tant qu'un énième raté... ou sera oublié. 

 

photo

Tout savoir sur Doctor Sleep

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.
Vous aimerez aussi
commentaires
Avis perso
13/09/2020 à 02:35

J’ai détester IT en comparaison à la vielle version qui et beaucoup plus psychologique que les effets spéciaux qu’on bombarde maintenant.
Pour docteur sleep j’étais pas fan du livre perso, je n’ai pas trouver la pâte de king de dans
Mais le film étais plus tôt réussi je trouve !
De toute façon meme Stephen king en personne n’a pas aimer shining qu’il as juger trop différents de sont œuvre il a fait une mini série pour cela qui franchement et beaucoup mieux si ce n’est pour la prestation de jack !

Mon avis le film doctor sleep et loin d’être mauvais il est juste adapter à un public plus mûre

Linkeon
28/04/2020 à 00:48

Critique la plus soporifique jamais lue!

Dante
28/02/2020 à 16:21

Pareil, j' ai beaucoup apprécié l'ambiance de ce film et surtout le fait que les Méchants se font prendre en dépourvu par une gamine, c'était jouissif ! Et rebecca Ferguson est sublime de pas l' esthétisme de son personnage.

Fab57
12/02/2020 à 16:45

Kamatora: N'importe quoi t'a critique. Le livre Shining et un best-seller. Le livre lui a ramené plus d'argent que le film.
Le King n'est pas jaloux , ce qui l'a gonflé c'est que la trame est a des années lumières du livre.
Jack Torrance dans le livre ne devient pas fou il et manipulé par des esprits pour qu'il sont prenne à Danny et a la fin il sauve sont fils et se sacrifie en faisant exploser l'hôtel! Et il ne tue personne.
Tout le contraire du film qui se tire en longueur jusqu'à la folie destructrice de Jack Torrance.
Le film a marché uniquement parce qu'il est signé Kubrick et que Nicholson joue dedans , alors que le film est moyen.

Darkvador
12/02/2020 à 16:28

Le film et une une très bonne adaptation du livre.
Le film et très bon. Si il n'a pas marché c'est à cause de la date de sortie. Franchement juste après ça2 , en même temps que Joker et juste avant Star Wars.
En plus la promo du film ça a etait du grand n'importe quoi!!
Bref dommage ce film mériterait mieux.

Geoffrey Crété - Rédaction
12/02/2020 à 16:20

@Pseudonaze

Tout simplement parce que vous n'êtes pas sur une critique du film, mais sur un dossier entièrement axé sur le business, le box-office, les chiffres. C'est tout le sujet, comme énoncé dans l'intro.

Le film, d'un point de vue artistique, on en a parlé dans d'autres articles, où les chiffres n'étaient pas cités, puisque ça n'était pas le sujet.

Par exemple dans la critique, qui est en lien dans l'intro de l'article pour info. La revoici :

https://www.ecranlarge.com/films/1022758-doctor-sleep/critiques

On a aussi parlé de l'adaptation de ce livre :

https://www.ecranlarge.com/films/dossier/1119327-doctor-sleep-comment-mike-flanagan-a-trahi-stephen-king-pour-mieux-ladapter

Et plus largement, on parle de la difficulté d'adapter Stephen King par ici :

https://www.ecranlarge.com/films/dossier/1096486-ca-doctor-sleep-simetierre-quest-ce-qui-rend-stephen-king-si-dur-a-adapter

Là étaient les lieux des points de vue, des analyses cinématographiques. Aucunement ici, en analyse du box-office.

Pseudonaze
12/02/2020 à 16:10

Dans vos dossiers vous mettez un peu trop l'accent sur les coûts budgétaires et les résultats au box office des films au détriment d'une vraie analyse cinématographique. Vos critiques sont certes fun et bien écrites mais elles manquent cruellement de substantifique moelle et restent finalement assez superficielles.

Jiboline
12/02/2020 à 11:00

J'ai LU Docteur Sleep et ai adoré. Quand j'ai su qu'il y aurait une adaptation cinématographique, j'ai été impatiente de voir le film.
Par contre, j'ai été déçue après l'avoir vu.
Il y a des éléments importants du livre qui n'ont pas été repris dans le film (notamment la découverte du lien familial entre .... je ne veux pas spoiler).
Et surtout que certains personnages meurent dans le film alors que ce n'est pas le cas dans le livre, notamment des personnages importants.
Si je n'avais pas lu le livre, j'aurais peut-être mieux apprécié le film...

Simon Riaux - Rédaction
12/02/2020 à 09:42

@Fox

Il ne vous reste plus qu'à lire nos critiques du coup, pour ne plus nous confondre avec Melty.

Fox
12/02/2020 à 09:32

Mouai les critiques... Quand je vois le nombre d'étoiles pour ad astra alors que je me suis endormis devant le film, fait chié devant l'ascension des skywalker, et ready player one. Je pense qu'il ne faut plus en tenir compte. Dès qu'un film est adulte EL n'aime pas. Même si c'est une daube mais réaliser par JJ plagia ou Spielbierg ils adorent.

Plus
votre commentaire