Le Dindon, La Vérité si je mens, Black Snake... les plus gros flops français de 2019

La Rédaction | 18 septembre 2020
La Rédaction | 18 septembre 2020

Quels sont les plus gros bides financiers de 2019 côté cinéma français ?

Le Dindon, ce soir à 22h55 sur Canal+.

Après avoir remis les prix des plus gros bides américains de 2019 à quelques films comme Terminator : Dark Fate, Hellboy, Gemini Man et X-Men : Dark Phoenix, pour citer les plus médiatisés, déshonneur à la France.

Gaston Lagaffe, Les Aventures de Spirou et Fantasio, Bécassine !, Abdel et la Comtesse ou encore Christ(Off) avaient été les grands gagnants des perdants en 2018. Voyons donc qui leur succède. Et s'il en manque, c'est normal : il y en avait beaucoup, et on a choisi les exemples les plus étonnants, intéressants et significatifs.

A noter également qu'on parlera uniquement de box-office France ici, mais que le reste de la carrière des films, à l'étranger, est primordial pour avoir une vue précise des recettes.

 

photo, Dany Boon, Guillaume GallienneChercher la rentabilité de son navet

 

BLACK SNAKE, LA LÉGENDE DU SERPENT NOIR

BUDGET : 9,5 millions d'euros

BOX-OFFICE : 174 422 entrées

Projet ambitieux et intéressant que ce film comique sur un super-héros noir en Afrique, en réponse à la cohorte de super-héros blondinets côté Hollywood. Épaulé par Karole Rocher, co-réalisatrice, co-scénariste et co-star, Thomas Ngijol avait rassemblé un beau budget de quasiment 10 millions pour son aventure, certainement grâce au succès surprise de son premier long en 2011, Case départ (presque 1,8 million d'entrées pour un budget de 6 millions). Mais Black Snake est finalement tombé du côté de son deuxième essai, Fastlife, flop de 2014 (budget d'environ 6 millions et environ 342 000 entrées).

Avec environ 174 000 entrées, La Légende du serpent noir est une catastrophe financière. Selon JPBoxOffice, le film a rapporté dans les 2 millions d'euros, soit loin d'une quelconque rentabilité. La critique n'avait pas été tendre avec le film, qui est surtout passé inaperçu. Il était sorti à une période chargée rien que côté français, avec notamment Le Chant du loup et Grâce à Dieu, et dans le sillage de Nicky Larson et le Parfum de Cupidon qui avait beaucoup attiré.

Notre critique, au cas où, est à retrouver par ici.

 

photo, Thomas NgijolBlack Hornet

 

LE DINDON

BUDGET : 14 millions

BOX-OFFICE : 241 530 entrées

Tout est démesuré dans ce volatile trop gourmand. Illustration absolue de certains effets pervers du système de production françaisLe Dindon est un projet anachronique, doté de moyens somptuaires, aux antipodes des goûts et attentes du public de son époque. On est encore ému en pensant aux investisseurs qui ont sincèrement cru que pour adapter un vaudeville de l’immense Feydeau, il était indispensable de dépenser 14 millions d’euros.

Trois décors, une direction artistique sixties, quelques acteurs à la côte boostée par des comédies à succès... il n’en aura pas fallu plus pour siphonner ces quelques millions d’euros. Malheureusement, le théâtre n’est plus depuis longtemps un art touchant le grand public, et le vaudeville n’est plus à la mode depuis un bon siècle. Il eût fallu réunir des millions de spectateurs pour espérer ne pas perdre d’argent, mais une presse impitoyable, une promotion aux airs d’euthanasie et un bouche-à-oreille médiocre ont eu raison de ce volatile, à peine plumé par 241 530 curieux. Et mine de rien, ce spectaculaire ratage aurait pu être encore bien pire, le film ayant eu en face de lui Rambo : Last Blood et Au nom de la terre.

 

photo Le DindonDes poules et des pigeons

 

MADE IN CHINA

BUDGET : INCONNU

BOX-OFFICE : 263 733 entrées

Une affiche avec un portrait de famille multiculturelle et de grands sourires, une promo axée sur les blagounettes très fines sur les relents de racisme ordinaire ("Fais le chinois !"), la réunion de Frédéric Chau et Medi Sadoun alias les gendres de Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?... La stratégie de Mars Films semblait claire pour vendre et placer le film de Julien Abraham, co-écrit par l'acteur principal.

À l'arrivée, difficile de ne pas se dire que c'était une fausse bonne idée. Déjà parce que Made in China n'a rien d'une comédie à la Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?. L'histoire a beau être centrée sur les différences culturelles, avec un homme coupé de ses origines qui tente de revenir vers sa famille, c'est plus une comédie dramatique, axée sur l'émotion que la quête de rire et punchlines. Que ce soit réussi ou non est une autre question. Mais le public attiré par la promesse quasi avouée d'un Qu'est-ce qu'on a fait aux Bons Chinois a dû être légèrement perplexe, quand ceux qui auraient pu être intéressés par le film, le vrai, ont fui face aux affiches et aux bandes-annonces.

En tout cas, avec environ 263 000 entrées, le film n'a pas été à la hauteur.

 

Affiche officielleToute ressemblance...

 

QUAND ON CRIE AU LOUP

BUDGET : INCONNU

BOX-OFFICE : 29 838 entrées

Marilou Berry réalise aussi des films. Le premier s'appelait Joséphine s'arrondit (suite de Joséphine), et avait bien marché avec près de 900 000 entrées. Le deuxième s'appelle Quand on crie au loup, et si ça ne vous dit rien, c'est logique : il est sorti début juillet en toute discrétion. Évidemment conçu comme une comédie-hommage à la Maman j'ai raté l'avion, avec un môme mythomane qui affronte de vrais voleurs cartoonesques dans son immeuble, il avait pourtant quelques arguments avec notamment Gérard Jugnot et Bérengère Krief au casting, autour de Marilou Berry elle-même.

Mais le sortir face au milieu de X-Men : Dark PhoenixMen in Black : InternationalParasiteToy Story 4, Spider-Man : Far from home, et Le Roi Lion, n'était pas franchement l'idée du siècle, sauf à croire en la contre-programmation ultime. Le budget du film n'est pas connu, mais avec moins de 30 000 entrées, difficile d'imaginer que l'équipe est heureuse.

 

photoStratégie pour convaincre le jeune public de venir

 

CONVOI EXCEPTIONNEL

BUDGET : 5 millions d'euros

BOX-OFFICE : 122 801 entrées

Tristesse totale, à tous les niveaux. D'abord que Bertrand Blier ait raté ce beau rendez-vous, ces retrouvailles avec son cher Gérard Depardieu, autour d'une idée géniale. Ensuite, que le bide du film (qu'il a eu du mal à faire financier) en salles ne l'aide pas à revenir en force. Même pas 123 000 entrées, c'est l'un des pires scores du réalisateur, aux côtés des Côtelettes en 2003.

Même des films peu aimés comme Combien tu m'aimes ? (536 000 entrées), Mon homme (469 000 entrées), ou Un, deux, trois, soleil (417 000 entrées) ont fait mieux. Le temps où Blier brillait artistiquement et financièrement, avec les 5,7 millions d'entrées des Valseuses ou les 3,1 millions de Tenue de soirée, est loin. Et à voir comment le cinéaste parle de sa fatigue et son manque de passion, difficile de rêver à un retour en force. Dommage, son Existe en blanc donnait bien envie.

La critique de cette déception est à lire par ici.

 

photo, Gérard Depardieu, Christian ClavierQuand tu repenses à quand c'était une bonne idée tout ça

 

NI UNE NI DEUX

BUDGET : 5 millions

BOX-OFFICE : 78 591  entrées

Mathilde Seigner ayant longtemps été un atout pour les financiers et les chaînes TV, pourquoi ne pas aller au bout de l'idée : une comédie avec deux Mathilde Seigner, l'une jouant une célèbre actrice qui passe au JT, et l'autre, son improbable sosie qui va la remplacer sur un tournage suite à une opération de chirurgie esthétique qui tourne mal ? Voilà l'insolite pitch Kamoulox de la comédie d'Anne Giafferi, sortie fin mai.

Joli naufrage en salles, qui se classe parmi les pires scores de l'actrice au box-office. Elle n'avait pas porté entièrement une comédie sur ses épaules depuis La Liste de mes envies, qui avait attiré plus de 410 000 spectateurs. Autant dire que Ni une, ni deux, avec moins de 80 000 entrées, est un bide. Elle devrait retrouver un peu de gloire aux yeux de la compta avec Un tour chez ma fille, suite ô combien attendue de Retour chez ma mère (1,3 million d'entrées).

 

photo, Mathilde SeignerDouble raison... de pas y aller ?

 

IBIZA

BUDGET : 12,5 millions d'euros

BOX-OFFICE : 629 425 entrées

Un malheur ne vient jamais seul, mais Mathilde Seigner n'est pas la seule à couler ici, puisqu'elle partage l'affiche avec Christian Clavier. Gros pitch pour célébrer ce duo : l'histoire d'un homme divorcé qui, pour se mettre dans la poche les enfants de sa nouvelle amoureuse, lance à son futur beau-fils qu'il choisira la destination de leurs vacances s'il a son bac. Il a son bac, et ce sera Ibiza.

Les vacances au soleil de l'équipe ont coûté environ 12 millions d'euros, et l'idée a intéressé environ 630 000 personnes. Un score pas honteux, sauf si on a en tête le coût astronomique et absurde de la chose. D'autant qu'ici encore, une sortie début juillet (comme Quand on crie au loup) n'était pas forcément maligne.

 

photo, Christian Clavier, Mathilde SeignerQuand tu attends que ton agent te rappelle

 

LE DAIM

BUDGET : 3,9 millions d'euros

BOX-OFFICE : 213 649 entrées

C'est l'un des plus gros budgets de Quentin Dupieux (moins de 2 millions d'euros pour Réalité par exemple), et Jean Dujardin était un gros atout sur la scène publique. Mais Le Daim a déçu, et moins attiré que Au poste ! en 2018 (environ 266 000). Il est pourtant sorti en juin, après Cannes où il était présenté à la Quinzaine des réalisateurs, ce qui avait boosté sa promo. Seule consolation : c'est moins pire que Réalité, qui n'avait réuni que 84 000 personnes à l'époque.

Pas de quoi ralentir Mister Oizo réalisateur toutefois, puisqu'il avait déjà lancé son film suivant avec Grégoire LudigDavid Marsais et Adèle Exarchopoulos : Mandibules, ou l'histoire de deux potes qui trouvent une mouche géante et la dressent pour devenir riches.

Comme il n'est jamais trop tard pour le rattraper, notre critique est par là.

 

Photo Jean DujardinRester fier de soi

 

PERSONA NON GRATA

BUDGET : INCONNU

BOX-OFFICE : 49 509 entrées

Étonnant de voir un polar avec Nicolas Duvauchelle, Raphaël Personnaz, et Roschdy Zem (également réalisateur), se planter à ce point vu comme les trois acteurs sont reconnus. Persona Non Grata n'a pas forcément eu un gros budget avec moins de 50 000 entrées, difficile d'imaginer qu'il n'a pas été un sévère échec.

Pas vraiment aidé par la critique, ni la date de sortie (en juillet, encore...), Persona Non Grata, qui tourne autour de deux entrepreneurs qui essaient de sortir du droit chemin pour sauver leur entreprise et sont vite rattrapés par leurs erreurs, est un petit coup de frein à la carrière de Roschdy Zem réalisateur. Chocolat en 2016 avait attiré 1,9 million d'entrées, et malgré un très gros budget, le film avait été salué jusqu'aux César.

 

photo, Nicolas DuvauchelleImpact du premier mercredi de sortie

 

ALL INCLUSIVE

BUDGET : 15,4 millions 

BOX-OFFICE : 814 207 entrées

Fabien Onteniente est un des poids lourds de la comédie française, chef d’orchestre du Camping Cinematic Universe. Sur le papier, l’alliance entre Franck Dubosc, François-Xavier Demaison, Mister V, un scénario aux faux airs de Bronzés et quelques survivants du Splendid semblait parfaitement invincible. Malheureusement ce voyage All Inclusive s'est transformé en crise sanitaire de village vacances.

En témoignait une affiche qui aura rayé bien des cristallins, sorte de déclaration de confiance que la réalité est venue déchirer sans pitié. Avec son budget confortable de 15 millions d’euros, All Inclusive était tenu de remplir les salles, et avec 621 copies en circulation le jour de sa sortie, il avait de quoi faire chanter le tiroir-caisse. Si 814 207 spectateurs constituent un score que bien des métrages français rêveraient d’obtenir, il demeure loin, très loin de celui autorisant la comédie à rentrer dans ses frais.

On est bien loin du carton du premier Camping (5 millions d’entrées) ou même des 3 millions de spectateurs réunis par le 3e volet. L’humour made in Onteniente et Franck Dubosc passeraient-ils de mode ou s’agit-il d’un simple trou d’air, à la manière de Turf en 2013 ? On en saura plus dans quelques mois avec la sortie de 4 Zéros.

 

photo, Franck DuboscCroyez-le ou non, Patrick Chirac va vous manquer

 

TOUTE RESSEMBLANCE

BUDGET : apparemment 8 millions d'euros

BOX-OFFICE : 103 818 entrées

Toute ressemblance... avec un succès serait purement fortuite. Il est des projets dont la genèse semble contenir en creux l’échec annoncé. On ne crachera pas ici sur les soirées cannoises, mais quand une responsable de studio français commence à tailler le bout de gras avec une vieille gloire de la télévision hexagonale et convient sur un bout de serviette humecté de champagne de lui faire rédiger un scénar à partir de ses anecdotes, on sent qu’on est assez loin de la fulgurance créative.

Quelques mois plus tard, les cinéphiles peuvent donc constater que scénariste et réalisateur sont des métiers à part entière, et qu’il ne suffit pas d’avoir traîné ses guêtres à la télé pour savoir la raconter. C’est une évidence, mais une évidence coûteuse pour UGC, qui aura tout fait pour dissimuler le film à la presse et assurer le service minimum durant la dernière ligne droite promotionnelle.

Le film ne réunira que 103 818 spectateurs en deux semaines d’exploitation, soit un score désastreux pour un film distribué par un géant du secteur, sur 350 copies, emmené par Franck Dubosc et Jérôme Commandeur. La preuve que la télévision n'a désormais plus rien de sulfureux ?

 

photo, Franck DuboscUn grand film sur la mononucléose

EXFILTRÉS

BUDGET : inconnu

BOX-OFFICE : 40 000 entrées

On taxe souvent le cinéma français de frileux quand il est question de l’actualité, mais à en croire les chiffres, le public français n’est que rarement en quête de fiction capturant les aspects les plus bruts de l’époque. Bien sûr, le succès des Misérables nuance ce constat, mais comme d’autres œuvres abordant la thématique du jihadisme et des départs clandestins du sol français, Exfiltrés s’est mangé un mur.

Ni Les Cowboys ni L’Adieu à la nuit ni dans un registre voisin Sœurs d'armes ne seront parvenus à s’attirer les faveurs du public. Autant dire que les exploitants n’ont probablement pas dû se battre pour s’arracher les copies du film. Tout cela sans compter qu’Exfiltrés part avec un autre désavantage dans son jeu. Sorti en mars 2019 et racontant la tentative de trois joyeux compères de faire sortir une femme et son enfant de la dèche à DAESH, le film prenait le risque d’être reçu comme une critique des services de renseignement français, ou comme un tract un peu complaisant avec les citoyens quittant le territoire national, alors que la question du retour des djihadistes faisait les gros titres.

Malgré des critiques plutôt positives, le film n’aura pas bénéficié d’une exposition suffisante pour espérer attirer les foules dans les salles obscures, puisqu’il n’a réuni que 40 000 spectateurs.

 

photo, Swann ArlaudSwann Arlaud, révélé par Petit Paysan

 

À CAUSE DES FILLES ?

BUDGET : de l’argent

BOX-OFFICE : 18 237 entrées

Celui qui fit beaucoup pour la carrière de Pierre Menez au tout début des années 70 n’est peut-être plus tout à fait d’actualité. Longtemps suivi par un cercle de fidèles, dans la presse comme le public, Pascal Thomas a eu de plus en plus de mal au cours de ces dernières années à faire exister sur grand écran ses réalisations à la limite du pastiche, volontiers poétiques et surannées.

Alors qu’il s’attaque à un genre casse-gueule et rarement plébiscité par le public français (mélange de film choral et de film à sketches qui fleurissent souvent au moment des fêtes), le distributeur Paradis Film aura eu bien du mal à rendre visible ce film, au casting un peu décalé (pas sûr que Frédéric Beigbeider, Pierre Richard et François Morel attirent beaucoup de monde en salles), et manifestement fauché. Et puis face au mastodonte Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ?, aucune comédie française n'avait la moindre chance, ce qui laisse à penser que le film a été abandonné en rase campagne.

On ignore le budget total de l’entreprise, mais avec seulement 18 327 entrées au compteur, elle constitue un des plus notables naufrages de 2019.

 

afficheA cause du graphiste ?

 

LA VÉRITÉ SI JE MENS ! LES DÉBUTS

BUDGET : 7,9 millions d'euros

BOX-OFFICE : 193 815 entrées

Quand on voit le succès de La Vérité si je mens ! 3 (plus de 4 millions d’entrées), on comprend assez aisément les raisons qui ont poussé les producteurs (et les scénaristes) à faire revivre Patrick, Dov, Serge, Eddie et Yvan sur le grand écran.

Mais force est de constater que plus que les personnages, il semblerait que ce soit les acteurs Richard AnconinaBruno SoloJosé GarciaGilbert Melki et Vincent Elbaz qui rameutaient les spectateurs dans les salles. Avec moins de 200 000 entrées au compteur, l’échec est rude pour ce prequel pensé et réalisé par les scénaristes de la trilogie originelle. On dirait bien qu'ils étaient les deux seuls à s'intéresser à l'adolescence de cette bande d'amis.

 

photoLe passé aurait dû rester secret

 

JUST A GIGOLO

BUDGET : 10,2 millions d'euros

BOX-OFFICE : 276 765 entrées

Après avoir réussi à attirer une ribambelle de spectateurs avec sa trilogie des Tuche et son succès croissant (1,5 million pour le premier, 4,6 pour le deuxième et 5,6 pour le troisième) puis remporté le César du meilleur public pour ce dernier, Olivier Baroux a sans doute pensé qu’il pouvait se permettre de réaliser un film sans scénario avec son pote Kad Merad.

Pas de chance pour lui, le public ne s’est pas laissé avoir (sauf les 276 765 qui ont acheté un ticket) et le long-métrage a fait un gros flop au box-office. Pas de quoi l’inquiéter cependant vu que Les Tuche 4 devrait arriver prochainement et renflouer les caisses abondamment.

 

photo, Kad MeradKad Merad regardant une des raisons du bide

 

LES PLUS BELLES ANNÉES D'UNE VIE

BUDGET : 3,8 millions d'euros

BOX-OFFICE : 194 179 entrées

Claude Lelouch a gagné sa notoriété internationale en 1966 avec Un homme et une femme, lauréat de la Palme d'Or puis des Oscars du meilleur film étranger et du meilleur scénario original. Depuis, il n'a sans doute jamais fait mieux malgré quelques pépites dont L'Aventure c'est l'aventureLes Uns et les autres et son adaptation des Misérables en 1995.

Alors évidemment, si ça fait bien longtemps que le cinéaste ne fait plus des films pour gagner de l’argent ou se faire une notoriété, il semble à court d'idées depuis quelque temps. Autant son envie de faire la suite de son plus grand succès avec Un homme et une femme : vingt ans déjà semblait logique, autant en faire un troisième opus semblait désuet.

Malgré les retours de Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée et un passage en hors-compétition à Cannes (là où tout avait commencé), le film n'a pas assez intéressé lors de sa sortie en salles pour être rentable. Avec un box-office de 194 179 entrées, le film est d'ailleurs l'un des plus gros flops de Claude Lelouch. Il est peut-être temps de tourner la page pour de bon cette fois.

 

Photo Jean-Louis Trintignant, Anouk AiméeUn duo mythique reformé

 

RENDEZ-VOUS CHEZ LES MALAWAS

BUDGET : 12,7 millions d'euros 

BOX-OFFICE : 523 437 entrées

Abonné aux comédies lourdingues valsant avec le racismeChristian Clavier est définitivement en tête de la course au bide. Dans Rendez-vous chez les Malawas, il interprète un présentateur du 20h, cynique, arrogant, bouffi (comme tous ses derniers rôles en fait). On rappelle sa filmographie décadente depuis 2010 : À bras ouvertsQu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ? et en projet pour bientôt, un troisième volet de Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? La gênance a encore de beaux jours devant elle.

Depuis Brice 3 (nanar) en 2016, James Huth avait disparu du grand écran. Retour en force avec une armada d'acteurs populairesRamzy BediaMichaël Youn ou encore Sylvie Testud, qui avait sûrement reçu sa déclaration de revenus. Tout ça pour l'un des plus gros budgets de notre sélection bide, et une des pires rentabilités. Le film n'a rapporté pour l'instant que 3,5 millions d'euros pour 12,7 millions investis. Il a été déprogrammé très vite dans la majorité des salles même si quelques irréductibles continuent de le projeter. On regrette l'humour décalé et débile au 10e degré de Brice de Nice, avec son petit budget de 5,3 millions qui avait rapporté 30 millions

Au-delà de l'avis de chacun sur le film (bon courage), un mystère : la date de sortie. Le 25 décembre, on célébrait sa venue, face à Star Wars : L'Ascension de Skywalker sortie une petite semaine avant. Ceci dit, même un 15 août sans rien en face, pas sûr que les spectateurs auraient vraiment été au rendez-vous.

 

photoL'équipe lors de la première projo

commentaires

Rorov94
19/09/2020 à 22:04

Qui se rappel de TAXI DE NUIT avec Bruno Cremer?
LE PLUS GROS ÉCHEC AU BOX OFFICE FRANCAIS DE TOUS LES TEMPS(suivi DES AMANTS DU PONT NEUF)en même temps,pour ce dernier,sortir le même jour que TERMINATOR 2,lol...

Rorov94
19/09/2020 à 21:59

Vous inquiétez pas,on est dans«l'entre-soi»,ces prod'/réal vont continuer à faire des films pendant des années,qu'ils marchent ou pas...
Une petite consanguinité artistique qui donne des résultats filmiques douteux mais sans conséquence pour les géniteurs.

Hécatombe
19/09/2020 à 20:20

Merci pour cette remise en perspective du cinéma français que d'aucun qualifiait d'agile il y a peu.
Je peux vous annoncer que le dubosc de 2020 sera le sieur Jonathan Cohen qui enquille les flops comme d'autres les perles. Ou omar sy également, ou Kheiron avec Brutus. On se rend compte qu'on est cerné par les flops.
D'où la question centrale... Qui au final perd de l'argent dans cette histoire. En tous les cas pas les producteurs qui n'apportent souvent que 10 ou 20% de la mise, le reste ce sont les chaînes de tv, elles mêmes subventionnés pour acheter des films eux mêmes subventionnés.. Tout cela pour tourner des films qui sont ensuite racheter par des plateformes comme Forte et Brutus qui sont si mauvais que cela ne s'appelle même plus du cinéma.
Allez tous à la filmothèque du Quartier latin pour se rappeler à quoi ressemblait le cinéma avant. Il n'était pas agile ce cinéma, il etait juste de qualité
Fermez les bans all is said

Matrix R
19/09/2020 à 20:10

Je n'ai suivi aucun.

Geoffrey Crété - Rédaction
19/09/2020 à 16:01

@Nuit et brouillard

Il a eu droit à son article dédié :
https://www.ecranlarge.com/films/dossier/1172129-toute-ressemblance-bide-colossal-pour-franck-dubosc-gros-perdant-de-2019

Nuit et Brouillard
19/09/2020 à 15:52

dans ce classement aurait pu figurer le "film" intitulé " toute ressemblance"" de Denisot, sorti en 2018 dans le genre Cinema français putrefié, de connivence et de copains, en vase clos, avec de l'argent du Con-Tribuable dedans et un moment de grande "gêne"

Guizmo
19/09/2020 à 11:13

Vous voulez parler de Bernard Menez, pas de pierre !

Rayan Montreal
19/09/2020 à 05:42

Haha plein de budget inconnu ^^

Sinon " Fabien Onteniente est un des poids lourds de la comédie française " et bah triste comédie française

blaze
18/09/2020 à 22:46

Bon à part le Daim et Persona non Gratta, tout le reste sent le rance à mille lieux à la ronde. Et y compris le Blier : franchement encore Clavier? Pffff
Et Lelouch en 2020, et les budgets de +ou- 10 millions d'euros pour des pseudos acteurs dans des (télé)films pour prime tome que même un dimanche soir on n'a pas envie de voir!!!
Pathétique est juste en dessous de la réalité, très.
PS: @ rorov94 : va juste cracher loin d'ici, parce que tes mots sur Leos Carax sont juste du niveau de tous ces films nuls cités par EL.

MystereK
23/01/2020 à 09:57

Bon, faut factualiser... Selon Sikipedia, 197 films produits ou coproduits par la France sont sortis. Si on ne prends que les productions 100% française, soit 170 films, 55 sont des pure comédies (pas de comédie dramatique), ce qui ne représente que 32%, on est donc assez loin des 90% évoqués dans les commentaires. Avec les coproduction, cela représente 57 films , soit 29%... en baisse donc. Voilà pour les chiffres.

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