Les nouveautés films et séries à voir sur Netflix ce week-end

La Rédaction | 1 mai 2020 - MAJ : 04/05/2020 11:48
La Rédaction | 1 mai 2020 - MAJ : 04/05/2020 11:48

Netflix balance à tout va nombre de films et séries dans son catalogue chaque semaine, sans qu'on les remarque ou que la plateforme ne l'annonce officiellement. Chaque fin de semaine, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Netflix dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer ce week-end sur la plateforme de streaming ?

Si vous aimez le cinéma d'action, voici le meilleur du genre sur Netlflix.

Les meilleurs films et séries d'horreur Netflix, c'est par ici.

Et le meilleur de la science-fiction Netflix, c'est dans ce dossier.

Vous pouvez aussi voir la liste des meilleures séries Netflix sur Cinetrafic.

 

Logo Netflix

  

HOLLYWOOD

Ça parle de quoi ? Dans le Hollywood de l'après-Seconde Guerre mondiale, un groupe de jeunes acteurs et cinéastes pleins d'ambition ne recule devant rien pour percer dans le showbiz.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que c'est Ryan Murphy qui pilote cette série. Co-créateur avec Ian Brennan, il est le producteur exécutif, celui qui garde l'oeil sur le bon déroulement. Et on peut lui faire confiance : fort d'une filmographie pêchue (Nip/Tuck, Glee, American Horror Story), il insuffle sa passion pour le cinéma dans chacune de ses créations.

Dans la mini-série, il promet à la fois de rendre hommage à l'âge d'or hollywoodien tout en montrant les travers de ce milieu. Des jeunes plein d'espoirs débarquent dans cet univers, où la cruauté est reine et le sexe omniprésent - sous toutes ses formes, même les moins ragoûtantes. L'ambiance est clinquante et sophistiquée, vaporeuse et classe, récit d'un ancien monde propre sur lui... en apparence. Quels personnages parviendront à se hisser dans la cour des Grands et à accomplir leur rêve : être acteur, actrice ou cinéaste à Hollywood ?

Costumes et ambiance d'époque seront au rendez-vous, mais l'intrigue n'aura rien de vieillotte. Les thématiques seront actuelles, entre système de domination, scandales sexuels et diversité des orientations. Les fans de Ryan Murphy devraient y trouver leur compte, et les autres pourront découvrir l'univers du maître.

Notre critique complète est déjà en ligne

 

 

LIFE : ORIGINE INCONNUE

Ça parle de quoi ? La découverte d'un organisme mono-cellulaire originaire de Mars excite les scientifiques de la Station. Mais la forme de vie révèle rapidement une dangereuse intelligence.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que les films de science-fiction avec de sales et méchantes bestioles sont trop rares pour être boudés, même avec quelques (gros) défauts. Respectant simplement mais dignement les codes du genre, jusqu'à son final cruel, le film de Daniel Espinosa (réalisateur du futur Morbius) est une petite réussite aussi efficace que modeste, derrière ses airs de grosse série B friquée (budget d'environ 60 millions).

Avec en plus Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Hiroyuki Sanada ou encore Ryan Reynolds à bord, Life est un exemple trop rare de film d'horreur-SF conçu avec les armes des gros studios. Dommage qu'il ait été un succès très timide... quoique moins pire qu'Underwater, récent essai tout aussi réjouissant qui déplace l'horreur sous l'eau.

La critique complète de Life par ici.

 


Life - Origine Inconnue - Bande-Annonce 2 - VOST par Ecranlarge

 

DUNE

Ça parle de quoi ? En l'an 10191, deux factions se disputent le contrôle de la planète Arrakis, aussi appelée Dune, qui abrite la substance la plus précieuse de l'Univers Connu : l'épice. Paul Atréides, hérititier de la maison Atréides, se révèlera majeur dans le destin de ce monde.

Pourquoi il faut le regarder ? Le film de David Lynch en a pris des libertés avec l'œuvre passionnante de Frank Herbert, et le résultat alimente encore des débats houleux sur le degré de ratage de l'adaptation. Le réalisateur de Mulholland Drive et Elephant Man est le premier à parler d'une expérience traumatisante, les producteurs ayant pris le contrôle de son film pour le dénaturer, si bien qu'il le renie depuis. Dune est d'ailleurs quasiment maudit, comme l'a bien montré l'excellent documentaire Jodorowsky's Dune.

Malgré tout ça, le film de Lynch demeure fascinant à bien des égards. Déjà parce que l'empreinte du réalisateur est présente sur beaucoup de scènes, personnages et idées, faisant glisser ce monde vers une étrangeté aussi grotesque que terrifiante. La direction artistique est à ce titre une réussite, à condition d'accepter la patine kitsch d'un tel projet, sorti en 1984. Et si ceux qui ont lu le(s) livre(s) Dune seront forcément frustrés, voire exaspérés, ce Dune made in eighties est une belle porte d'entrée pour cet univers, qui reviendra sous la houlette de Denis Villeneuve en décembre - les premières images et infos sont par ici.

Pour lire notre article en défense du Dune de David Lynch, c'est dans ce dossier.

 

Photo Kyle MacLachlanComment ça Timothée Chalamet arrive en décembre ?

 

LA LÉGENDE DE BAAHUBALI : 2e PARTIE

Ça parle de quoi ? Dans le chapitre final de cette saga hindoue historique, un jeune homme prend la tête d'une armée et combat un cruel tyran pour venger la mort de son père.

Pourquoi il faut le regarder ? Difficile de décrire la folie Baahubali aux spectateurs encore vierge de cet héroïsme over-the-top, cette mise en scène explosant les limites du grandiose et ces séquences d'action reléguant n'importe quel blockbuster hollywoodien au rang de film amateur. On ne peut que conseiller de se lancer dans le premier opus, et de tenir jusqu'à la séquence de bataille la plus délirante vue sur un écran depuis des années.

Après une telle expérience, tout cinéphile qui se respecte voudra avant tout se plonger dans la suite, qui est - on vous l'assure - du même acabit. La formule est répétée avec une ferveur toujours aussi jouissive, des exploits individuels aux batailles gargantuesques, en passant bien sûr par le tunnel amoureux obligatoire et quelques chansons entrainantes. En somme, le divertissement ultime, parfait en ces temps difficiles où les grands écrans nous manquent.

 

photoOh que oui, vous n'êtes pas prêts pour Baahbuli

 

INTO THE NIGHT 

Ça parle de quoi ? Les passagers d'un vol de nuit détourné se lancent dans une course contre le soleil alors qu'un mystérieux évenement cosmique sème le chaos dans le monde.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que le timing n'a jamais été aussi opportun en cette période de confinement, de coronavirus pandémique et de facto de paranoïa et impression d'apocalypse. Cette première série originale belge Netflix, avec son pitch intrigant et oppressant, se promet d'être un gros thriller de SF à huis clos. Le moyen parfait pour perdre encore un peu plus la tête et l'espoir de revoir un jour la lumière du soleil à l'air libre.

En effet, ici le soleil détruit tout sur son passage et le seul moyen de survivre est de s'en cacher (apparemment). Adaptée du roman The Old Axolotl, Into the night pourrait bien être le phénomène de ces prochaines semaines alors que le monde est bloqué chez soi. Avec, en plus, seulement six épisodes au compteur et un casting alléchant (notamment Pauline Etienne, déjà excellente dans Le Bureau des légendes), c'est l'occasion de se faire un petit plaisir rapide en ce week-end prolongé !

 

 

MENSONGES ET TRAHISONS

Ça parle de quoi ? Une aide-soignante fauchée hérite d'un de ses patients, mais les sombres secrets qui planent sur cette fortune inattendue font d'elle la cible de soupçons et de menaces.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c'est l'histoire d'un vieillard et d'une jeune femme mais que ce n'est pas grivois. Le vieux monsieur passe d'ailleurs très vite l'arme à gauche et fait de Katie Franklin (Camila Mendes) son héritière. Cette promotion sociale a tout d'un conte de fée, avec les sous à gogo et la maison de princesse, mais les ennuis ne tardent pas à pointer le bout de leur nez.

Avec son jeune mari (Jessie T. Usher), elle découvre des secrets dans la maison du vieil homme. Une malle bourrée de dollars n'est pas bon signe dans un thriller, et les vautours se pointent en temps voulu. Produit par Netflix, Mensonges et Trahisons promet des rebondissements, probablement quelques grosses ficelles, mais sera le cocktail parfait pour un vendredi soir en amoureux. De quoi nous rappeler (qu'au cinéma), l'argent ne fait pas le bonheur.

 

photo, Jessie T. Usher, Camila MendesL'argent (au cinéma) : un cadeau empoisonné

 

THE FOREST OF LOVE DEEP CUT

Ça parle de quoi ? Un escroc charismatique et une prétendue équipe de tournage s'immiscent dans la vie de deux jeunes femmes meurtries. Mais les apparences sont parfois trompeuses...

Pourquoi il faut le regarder ? Tous les moyens sont bons pour réussir à montrer un director's cut. En ce moment, culte de la SVoD oblige, beaucoup de cinéastes convertissent les versions longues de leurs films en séries. C'est probablement ce que vient d'accomplir le grand Sono Sion avec The Forest of Love, déjà disponible sur la plateforme.

On vous avait déjà parlé de ce melting pot furieux des thèmes chers à son auteur, descente aux enfers s'immiscant avec fracas dans une société japonaise prisonnière de sa binarité. Autant dire que la version étirée au format série risque de réserver bien des surprises aux abonnés ayant la chance de découvrir l'oeuvre de cette manière. Quels ajouts sont à prévoir ? Personne ne sait trop pour l'instant, mais connaissant le bougre, nul doute que le résultat pourrait encore passer un cap dans le jusqu'au-boutisme thématique, et graphique bien sûr.

 

photoPrêtes à visionner le Deep Cut

 

9 FILMS DE CHARLIE CHAPLIN

Lesquels ? L'Opinion publiqueLe CirqueLes Lumières de la villeLes Temps modernesLe DictateurLa Ruée vers l'orMonsieur VerdouxLes Feux de la rampe et Un Roi à New York.

Pourquoi il faut les regarder ? La vague du partenariat entre Netflix et MK2 continue après les oeuvres de François Truffaut grâce à celles du mythique Charlie Chaplin. Neuf de ses films les plus célèbres sont donc désormais disponibles sur la plateforme et il n'y a absolument aucune raison de ne pas se jeter dessus.

Au coeur du cinéma muet et des débuts du cinéma parlant, les longs-métrages de Chaplin ont une puissance incommensurable capable de provoquer l'hilarité à travers des situations burlesques, la réflexion sur les affres de la société de l'époque et beaucoup d'émotions dans ces instants les plus tendres, mélancoliques, tragiques et magnifiques. Pas de traces ici du Le Kid ou de La Comtesse de Hong Kongmais les neuf films présents sont déjà bien assez de joyaux à découvrir et redécouvrir pour le moment.

 

Photo Charlie Chaplin"Ave Netflix, ave Chaplin, ave MK2"

 

THE VICTIM'S GAME

Ça parle de quoi ? Après avoir découvert un lien entre sa fille et de mystérieux meurtres, un expert médico-légal atteint du syndrome d'Asperger risque tout pour résoudre l'affaire.

Pourquoi il faut la regarder ? S'il y a bien un genre qui semble essoré et manquer cruellement d'inspiration, c'est bien le film de serial killer, dont la mode s'est tarie il y a plus d'une dizaine d'années. On attend donc curiosité de voir d'où viendra son renouveau, ou ses héritiers. On a longtemps et a raison cru que le cinéma coréen allait ressusciter tout cela à coups de polars ultra-tendus come J'ai rencontré le Diable, mais c'est peut-être de Taïwan que viendra le salut.

En effet, on se dit que le format sériel pourrait aider à renouveler les canons du genre, devenus un peu trop communs et prévisible. Quant au cinéma local, il n'a pas attendu 2020 pour prouver son invraisemblable créativité et sa réussite technique, deux qualités indispensables quand on entend renouveler un peu des motifs classiques. Espérons désormais que cette nouveauté nous tienne durablement en haleine.

 

photoAlors les gants, sans masque, ça sert à rien hein

 

GUN CITY

Ça parle de quoi ? Les tensions entre syndicats, militaires, criminels et anarchistes menacent de plonger l’Espagne dans le chaos, alors qu’un policier enquête sur le vol d’une importante cargaison d’armes. 

Pourquoi il faut le regarder ? Certains films créent la curiosité par leur simple sujet. Le cinéma espagnol aura fréquemment ausculté la montée du Franquisme, la nature du régime autoritaire qui mis cette nation à genoux, ou encore ses multiples conséquences. L’action de Gun City se déroule en 1921, soit quelques années avant la Guerre Civile et l’embrasement ibérique, une période bien plus rarement abordée. 

De plus, l’angle choisit, à la frontière entre film noir et drame historique, charrie tout un héritage de cinéma, allant du pulp aux films noirs, qui pourrait autoriser cette investigation à nous offrir un petit festin de cinéma. Et pour les fans de La Casa de Papel, ce sera l'occasion de revoir Jaime Lorente Lopez alias Denver !

Notre critique de la Partie 4 de La Casa de Papel

 

photoQuand on arrive en ville...

 

ET AUSSI...

HungerChat noir, chat blanc...

 

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commentaires

Peche
03/05/2020 à 15:24

Cela devient vraiment nul Netflix

Numberz
02/05/2020 à 13:08

L'idée de into the night est bonne. Mais bon dieu l acting et les dialogues, made in alerte cobra. Je vais regarder car j'aime bien l'histoire.

Opale
02/05/2020 à 09:37

Franchement, même s'il y a un tas de bouses, le catalogue Netflix est de plus en plus diversifié et impressionnant...

Bubble Ghost
02/05/2020 à 05:33

Chat Noir, Chat Blanc. On dirait une histoire de feu de camp, que l'on raconterait à des enfants pendant une veillée. Et pourtant, c'est plutôt un film pour les grands. Une sympathique comédie satyrique, volontairement un peu désuète, avec un charme 60/70s avoué. Totalement burlesque, déjanté et rocambolesque. Une drôlerie iconoclaste et candide, qui marqué son époque. Car dans ce genre, on n'en voyait déjà plus depuis longtemps. Et puis, il ne faudrait pas non plus oublier, cette géniale bande son survitaminé, qui bombarde l’ambiance de bonne vibration, à coup de fanfare tzigane effréné. C'est potache. Voir enfantin. C'est pointu. ça vient d'un coin d'Europe de l'est en ruine. Et ça ne plaira pas tout le monde. Mais c'est un vrai classique des 90s, digne d'un Claude Zidi les plus ancien et délirant.

Chris
02/05/2020 à 00:53

J'ai dévoré les 6 épisodes de Into the night aujourd'hui, d'habitude je regarde 2 ou 3 épisodes d'une série en une fois mais là j'avais pas envie d'arrêter, je n'ai pas vu le temps passé, beaucoup de rebondissements et péripéties tout au long de leur tentative de survie en passant d'un aéroport à l'autre. vraiment une bonne surprise, j'espère qu'elle sera renouvelée pour une saison 2.

Kyle Reese
01/05/2020 à 19:47

Into the night: si la série est à la hauteur du pitch ça peut être bon.
En tout cas la BA donne envie.

Pas lu le roman mais ça me fait penser aux Langoliers de Stephen King.

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