Les nouveautés films et séries à voir sur Amazon Prime en mars

La Rédaction | 5 mars 2020
La Rédaction | 5 mars 2020

Parce qu'il n'y a pas que Netflix dans ce monde et que d'autres plateformes voient leur catalogue grandir chaque jour, chaque semaine et chaque mois, on a décidé de faire le point sur les nouveautés prévues sur Amazon Prime Video. Chaque début de mois, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Amazon Prime Video dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer sur la plateforme de streaming en ce mois de mars ?

 

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DÉJÀ DISPONIBLE

CINQ FILMS RESIDENT EVIL

Lesquels ? Resident EvilResident Evil : ApocalypseResident Evil : ExtinctionResident Evil : Afterlife et Resident Evil : Retribution

Ça parle de quoi ? D'Alice, une héroïne increvable et imaginée par Paul W.S. Anderson à partir des jeux Resident Evil. Alice se réveille d'abord dans un manoir, amnésique, avant de découvrir qu'elle est une super warrior, qui veut arrêter Umbrella Corporation à tout prix. Après avoir survécu à Raccoon City, un désert à la Mad Max, une armée de clones à Tokyo, une expérimentation sous un lac en Russie, la Maison-Blanche assiégée et quelques autres histoires très crédibles, elle y arrive. Même si Resident Evil : Chapitre Final n'est pas (encore) disponible sur Amazon Prime.

Pourquoi il faut les regarder ? Parce que c'est un plaisir aussi gratuit que stupide, qui a repris le pire des jeux vidéo Capcom pour en tirer une saga rocambolesque, aussi bête qu'amusante. Car oui, les jeux cultes ont eux aussi vite dérivé, mettant en jeu un Wesker digne d'un sous-Matrix, des histoires de clones et expérimentations génétiques de plus en plus imbuvables, avec un côté grosse série Z pleine de monstres ridicules - qui a oublié l'espèce de T-Rex géant dans le centre-ville chinois ? Les films sont donc à cette image, et à consommer comme tel.

 

photo, Milla JovovichAlice en 2002, version nuisette

 

Menée par une Milla Jovovich visiblement convaincue que la franchise est un peu sérieuse, Resident Evil aura offert du nul et du moins nul. Le premier film est probablement le plus respectable, puisque plus sobre et simple dans sa case de série B. Le deuxième, Apocalypse, est certainement le pire, alors même qu'il avait un boulevard pour adapter Resident Evil 3 : Nemesis. Le troisième, Apocalypse, a ses bons moments avec son ambiance sableuse, et Alice dotée de super-pouvoirs, parce que pourquoi pas après tout. Après, ce sera un festival de n'importe quoi, avec beaucoup de ralentis, beaucoup de cheveux bien coiffés, beaucoup de fusillades, et beaucoup d'intro à base de "Mon nom est Alice, et voici le résumé des précédents films".

Alors que la saga continue de vivre, entre la sortie du jeu Resident Evil 3 : Nemesis en remake, une série Netflix développée et un nouveau film, la série de Paul W.S. Anderson (qui a réalisé quatre des six films, mais chapeauté le tout en tant que producteur et scénariste) demeure un tendre exemple de touchant chaos.

Pour savoir en quoi la franchise est finalement fidèle aux jeux vidéo Resident Evil, c'est dans ce dossier.

 

photo, Milla JovovichAlice en 2012, version SM Hyper U

 

TRAÎNÉ SUR LE BITUME

Ça parle de quoi ? Deux policiers sont suspendus pour usage abusif de la force après une arrestation musclée. À court d’argent, ces deux représentants de l’ordre basculent de l’autre côté de la loi pour s’arroger une compensation. Ils prennent en filature de dangereux braqueurs de banque afin de s’emparer de leur futur butin.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que S. Craig Zahler est un des auteurs américains les plus passionnants à avoir émergé ces dernières années. Cinéphile roublard, adepte des récits secs et ultra-violents, en seulement trois films, il a composé une mosaïque à cheval sur les genres et les époques, où l'écriture méta côtoie une brutalité qu'on n'avait plus connue depuis les années 70. Et comme de par hasard, le monsieur sait toujours comment nous prendre par les sentiments.

En nous collant aux basques de deux flics en roues libres, sur le point de basculer dans la dinguerie la plus totale, Zahler nous offre un pur fantasme de cinéphile bourrinVince Vaughn et Mel Gibson se font les ambassadeurs de ce cinoche décomplexé et incroyablement bien écrit, dont chaque minute s'égraine avec un mélange d'éclat et de langueur qui fait plaisir à voir.

Notre critique du film ici.

 

photo, Mel Gibson, Vince Vaughn"Je te jure, si le livreur jette mon colis, on le fracasse"

 

LE VENT SE LÈVE

Ça parle de quoi ? Irlande, 1920. À travers le pays, des paysans volontaires s'unissent pour s'engager dans la lutte armée contre les redoutables Black-and-Tan.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce qu'on ne va pas cracher sur l'arrivée d'un Ken Loach sur la plateforme, d'autant plus quand il s'agit de sa première Palme d'or acquise en 2006 du jury présidé par Wong Kar-Wai. Loin du manichéisme, voire misérabilisme, de ses deux dernières oeuvres Moi, Daniel Blake et Sorry We Missed You, le réalisateur britannique offre ici un long-métrage beaucoup plus profond dont la simple évocation du sujet, de ses tenants et aboutissants suffisent à provoquer le tragique et le dramatique,

Magnifiquement porté par un jeune Cillian Murphy en pleine ascension, Le vent se lève est de ses films qui marquent les esprits. À ne pas manquer dans cet océan de blockbusters dont le cinéma nous inonde chaque semaine.

 

photo, Cillian Murphy"15 jours que j'attends mon colis Amazon, et toi ?"

 

LA CABANE DANS LES BOIS

Ça parle de quoi ? Cinq amis partent passer le week-end dans une cabane perdue au fond des bois où ils vont être attaqués par des créatures surnaturelles pendant la nuit...

Pourquoi il faut le regarder ? Comme Scream l'avait fait à son époque, La Cabane dans les bois se moque avec cynisme d'une catégorie de film d'épouvante, ici par le biais de la science-fiction. Il n'est cependant plus question de s'attaquer au slasher mais au film de... cabane dans les bois, tels les Evil Dead et autres Cabin Fever

Loin d'un Tucker & Dale fightent le Mal, se limitant au traitement de la paranoïa autour de la figure du redneck, le premier long-métrage de Drew Goddard en tant que réalisateur s'avère plus ambitieux et utilise son concept qu'il serait criminel de spoiler pour mettre en scène toute la diversité du bestiaire horrifique, notamment dans un final spectaculaire et franchement jouissif ayant arraché un regard admirateur à bien des amateurs du genre.

Certes pas aussi complexe dans sa construction dramatique que le chef-d'oeuvre de Wes Craven (il s'agit plus d'une comédie que d'un film d'épouvante, alors que Scream parvenait à faire les deux), il vaut surtout pour sa générosité et ne tombe jamais dans le faux nanar parodique pour tourner en dérision le genre, procédé usé jusqu'à la corde. Goddard a compris que la parodie exigeait du respect, et son film en témoigne pour notre plus grand plaisir.

 

photo, Kristen ConnollyUn petit Amazon & chill dans les bois

 

ET AUSSI...

The Riot Club, Land and freedomLe Pornographe, L'attaque des donuts tueursLe Dernier des Templiers, Les Immortels, Le Dahlia noir, Dead ShadowsLes Hommes libres...

 

Photo Scarlett JohanssonScarlett Johansson dans Le Dahlia noir

 

BIENTÔT DISPONIBLE

A MILLION LITTLE PIECES

Ça parle de quoi ? L'histoire de James Frey et sa descente aux enfers alors qu'il est totalement accro à de multiples drogues.

À partir de quand ? 11 mars

Pourquoi il faut le regarder ? Encore inédit en France, A Million Little Pieces débarque donc finalement sur Amazon Prime Video, près de deux ans après sa présentation au Festival du Film international de Toronto. Au premier abord, on pourrait avoir des craintes puisque le film est réalisé par Sam Taylor-Johnson, derrière le premier Cinquante nuances de Grey. Cependant, ce serait mal connaître la réalisatrice qui avait fait il y a quelques années Nowhere Boy, son premier film, une peinture du Liverpool des années 50 à travers le biopic de John Lennon.

Dans son troisième film donc, elle dirige l'excellent Aaron Taylor-Johnson (son mari dans la vie) mais aussi Billy Bob ThorntonCharlie HunnamGiovanni Ribisi et la talentueuse Odessa Young, remarquée dans Assassination Nation. De quoi intriguer a minima.

 

photo, Aaron Taylor-JohnsonAaron Taylor Johnson essayant de ne pas se faire remarquer

 

GUNS AKIMBO

Ça parle de quoi ? Miles, un homme ordinaire, se retrouve à lutter contre un site du dark web qui propose de la violence à ses spectateurs.

À partir de quand ? 23 mars

Pourquoi il faut le regarder ? Les fans d'Harry Potter ont grandi et ont gagné en dark attitude, si bien que Daniel Radcliffe s'est plié à leur goût et se retrouve dans une comédie d'action sanglante. Le réalisateur Jason Lei Howden a fait ses armes sur son deuxième film, qui mêle dans une drôle de tonalité le comique et le trash. Avec ses deux pistolets soudés aux mains (technique de combat akimbo), Daniel Radcliffe se retrouve embarqué dans un jeu grandeur réelle où l'on tire à balles tout aussi réelles.

De petite frappe, loser et troll du web à guerrier jusqu'à la mort, le personnage principal incarne le modèle du anti-héros. Les effets visuels sont virulents et la mise en scène a renoncé à la glamourisation de la violence, pour un rendu cruel et gore.

 

 

ET BIENTÔT...

Blow the Man Down dès le 20 mars et The Informer dès le 28 mars

 

Affiche officielle

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commentaires

Hugo_Le_Blaireau
05/03/2020 à 21:29

Le T-Rex géant de Resident Evil 6 est un monument de n'importe quoi dans ce monument nanardesque qu'est Resident Evil 6. Un Boss Final qui fini en mouche géante et qui dure UN CHAPITRE ENTIER BORDEL.

Mais au moins, c'est rigolo.

TofVW
05/03/2020 à 19:23

L'illustration de l'article pour Resident Evil montre bien le côté huit clos angoissant et isolateur repris du jeu vidéo pour cette "magnifique" saga cinématographique.

captp
05/03/2020 à 17:11

Y à inland empire aussi... OK c'est pas le meilleur lynch mais il à sa place à côté des donuts géants ;p

Stivostine
05/03/2020 à 17:01

TRAÎNÉ SUR LE BITUME : en le revoyant j'ai encore plus kiffé que la 1ere fois en dépit de sa longueur.
La cabane dans les bois ne vaut que par son pitch original et son hallucinant final, ce qui est déjà très bien.

Simon Riaux - Rédaction
05/03/2020 à 16:43

@Waito

Oh non il suffit d'avoir un point de vue différent, non sur l'économie ou la politique, mais bien sur la mise en scène.

Waito
05/03/2020 à 16:09

Le "misérabilisme" de Ken Loach, il faut être complètement aveugle pour voir son propos de la sorte. Lamentable de lire de tels jugements de valeur, venant d'économistes de renom sans doute!

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