Resident Evil : notre classement de tous les jeux de la saga culte, du pire au meilleur

La Rédaction | 26 janvier 2019 - MAJ : 25/02/2019 00:10
La Rédaction | 26 janvier 2019 - MAJ : 25/02/2019 00:10

On a classé tous les jeux majeurs de la saga Resident Evil.

Plus de 20 ans, onze épisodes principaux, une ribambelle de jeux dérivés plus ou moins mémorables, une saga au cinéma avec Milla Jovovich qui a rapporté plus d'un milliard : Resident Evil est plus qu'incontournable.

Arrivée au stade où elle semble plus avancer dans le recyclage que la nouveauté, avec la sortie d'un Resident Evil 2 repensé et remasterisé (lire notre test par ici), la franchise continue d'être une référence pour tous les gamers.

La parfaite occaison pour la rédaction de classer tous les épisodes principaux, du pire au meilleur.

 

  

11. RESIDENT EVIL 6

Il se passe quoi : Vous pensiez qu’à force de suites, spin-offs ou quasi-reboots, la saga n’avait aucun sens ? Et bien vous aviez raison, comme le prouve ce chapitre aux airs de tumeur maline métastasée. Curieux mélange de Plus belle la vie et de Planète Terreur sous acides, le jeu se découpe en divers chapitres autour de Leon Kennedy et Helena Harper (aux USA), Chris Redfield et Piers Nivans (en Chine), ou Sherry Birkin et Jake Muller (en Europe de l'est).

Leon est accusé d'avoir tué le président qui a en réalité été transformé en zombie, Jake se révèle être le fils d'Albert Wesker avec un sang aux propriétés uniques, et Ada a un clone, tout ça sur fond de Neo Umbrella. L’occasion de suivre une histoire de complot terroriste mondial avec des mutants, des zombies et du kung-fu post-Matrix, qui essaie de faire copuler sauvagement horreur gothique intense, film de John Woo sous acide et rom-com zombies avec un soupçon de MMA.

C’est incroyablement stupide, ça n’a scénaristiquement aucun sens, mais si vous avec toujours rêvé de voir Michael Bay et Uwe Boll enfanter d’un monstre, alors votre fantasme est sur le point de devenir réalité. D'autant que tout finit bien pour tous les gentils.

 

photo Power ninja zombie apocalypse

 

Le pire : Du scénario aux fraises à une technique totalement dépassée, ce chapitre marque clairement la mort artistique et thématique de la saga Resident Evil, dès lors obligée de renaître et se réinventer. Reprenant la recette de Resident Evil 5, qui lui reprenait celle de Resident Evil 4Resident Evil 6 devient un mauvais blockbuster où tout explose, où tout semble être recyclé, et où le mauvais goût n'a plus de limite (ce dino-boss). 

Le pire, c’est que plutôt d’assumer une verve gonzo totalement délirante, le jeu nous impose un esprit de sérieux, qui souligne cruellement son aspect anachronique. Anachronisme qui malheureusement se retrouve dans le gameplay. Qu’il est triste de voir une saga qui fut le fer de lance de l’horreur matinée d’action incapable d’appréhender un gameplay nerveux.

Le moins pire : Les premières 90 minutes du jeu sont assez satisfaisantes et prometteuses, alors que Leon se retrouve au milieu d’un campus ténébreux plongé en pleine épidémie zombie. Et la coop, calquée sur Resident Evil 5, est certainement le meilleur moyen d'affronter cet épisode. Ah sinon, les apparitions d’Ada Wong dignes d’un mauvais porno sont parfois rigolotes.

 

 

10. RESIDENT EVIL : REVELATIONS 2 

Il se passe quoi : La mythologie de la saga est tellement claire que l'équipe a la brillante idée d'un épisode qui se déroule entre Resident Evil 5 et Resident Evil 6, étalé sur deux timelines et découpé en épisodes, comme une série.

Tout commence donc avec Claire Redfield, encore au mauvais endroit au mauvais moment puisque sa soirée caritative est prise d'assaut par un commando, qui l'enlève avec sa copine Moira Burton, fille de Barry. Claire se réveille ENCORE dans une prison, ENCORE sur une île, ENCORE infestée de monstres. Papa Barry sera à la recherche de sa fille sur l'île, six mois après.

Le jeu va ainsi jongler entre le duo féminin, et le paternel Burton accompagné d'une gamine louche type film d'horreur, nommée Natalia. Ils affrontent Alex Wesker, sorte de sœur d'adoption d'Albert, tout aussi ridicule et tarée que lui, et qui a décidé de mener une expérience avec des bracelets colorés et le virus Uroboros. Elle a aussi envie d'être immortelle, mais elle se suicide puis ressuscite et re-meurt.

A la fin, Claire mentionne son frère et Piers, histoire de justifier pourquoi tout ça se passe avant RE6. Et Alex n'est peut-être pas si morte que ça, apparemment, mais on s'en tape royalement.

 

photoGirls vs zombies : volume 14 

 

Le pire : A ce stade, plus personne ne sera étonné de voir un nouveau scénario proprement stupide, qui oublie vite cette amusante histoire de virus qui réagit à la peur pour transformer ses victimes en monstres, et rejoue l'île perdue avec sa prison et son manoir comme Code Veronica. Toutefois, Revelations 2 s'entête à creuser toujours plus profondément dans le gouffre du grotesque avec une mythologie de plus en plus confuse et ridicule. Sans cesse en quête d'une nouvelle porte de secours, d'un nouveau cadavre dans le placard, d'une nouvelle extension artificielle d'Umbrella et compagnie, la saga sort ici la carte d'une nouvelle Wesker, aux motivations et méthodes particulièrement lourdingues et banales.

Le gameplay n'est pas en reste puisque le bonheur régressif de la coop de RE5 et RE6 s'efface pour devenir une vaste blague, avec une Moira capable d'éclairer les choses et taper avec un pied de biche, tandis que Natalia devra se contenter de flairer les ennemis à travers les murs. De quoi grandement réduire le plaisir. Quant à la construction en épisodes, sortis sur plusieurs semaines pour tenter de créer l'attente, elle se révèle parfaitement ratée, la faute à un scénario si nul que personne n'a vraiment eu hâte de quoi que ce soit.

Le moins pire : Il y a heureusement quelques moments moins mauvais que le reste, qui ressortent sans mal dans l'océan de nullité sans saveur. Le chapitre 3 avec Claire offre ainsi quelques moments amusants à base d'énigmes-clins d'œil, autour de statues et plafond meurtrier. Tomber sur un vieux manoir au fin fond d'une mine redonne également le sourire, mais ce petit plaisir est désormais purement automatique, et joue bien trop la carte de la nostalgie pour être véritablement satisfaisant.

Retrouvez notre test par ici.

 

 

9. RESIDENT EVIL : REVELATIONS 

Il se passe quoi : Après les événements de Resident Evil 4 et avant d'être transformée en poupée tueuse dans Resident Evil 5 avec son scarabée magique, Jill Valentine a intégré le BSAA, un groupe spécialisé dans les attaques bioterroristes. Après qu'une ville entière ait été rasée pour stopper des monstres créés par le groupe terroriste Veltro, elle part à la recherche de Chris Redfield, ENCORE porté disparu, mais cette fois sur un paquebot avec sa collègue Jessica.

Surprise, c'est un piège tendu par Veltro, qui cherche à relâcher un méchant virus dans les océans pour se venger. Revelations révèlera que certains gentils sont en réalité un peu méchants, et que même la gentille Jessica est une taupe. Au final, le virus T-Abyss survit entre les mains des méchants.

 

photo Bestiaire cool mais court

 

Le pire : Le jeu ne résiste pas bien longtemps à un nouveau délire shooter bas du front articulé autour d'une intrigue qui figure parmi les plus bêtasses de la saga. Calqué sur RE4, le gameplay reste rigide, avec quelques ajouts pas bien mémorables, tandis que le bestiaire semble très vite mince. Resident Evil : Revelations n'est finalement pas une horreur, il est simplement trop moyen, et manque de férocité.

Le moins pire : Revelations n'a peut-être pas le goût d'un bon Resident Evil, mais il en a l'apparence, dans ses meilleurs moments. Explorer un paquebot digne d'un décor parfait de film d'horreur est certainement du plus bel effet. Avec ses couloirs sombres et étroits éclairés par une lampe torche et les éclairs à l'extérieur, et des créatures modernisées, le titre met en place une jolie tension et intrigue dès son intro.

C'est d'autant plus frappant que le jeu est visuellement réussi, et parfois très beau, notamment grâce à une palette de couleurs plus réduite et maîtrisée. Il y a même parfois le vague sentiment d'un retour aux sources pour la franchise.

 

 

 

8. RESIDENT EVIL 5

Il se passe quoi : Onze ans après l’incident du manoir Spencer et près de cinq ans après la chute d’Umbrella, Chris Redfield repart en mission encore plus baraqué et énervé que la dernière fois. Après une grosse piqûre aux stéroïdes qui lui a permis de tripler ses biscotos veinés, il se rend dans un village africain afin d’empêcher la vente d’armes biologiques au marché noir.

Pour ce faire, il est épaulé par une femme évidemment, question d'égalité oblige : Sheva Alomar, une vraie badass au caractère bien trempé. Tout s’accélère lorsque le virus est relâché dans la nature et infecte comme par hasard les habitants. Néanmoins, ces nouveaux infectés sont différents. Façon [Rec] ou World War Z, ils sont plus rapides, plus forts, peuvent utiliser des armes et ressemblent à des locaux énervés au fond.

Et puis bon, que serait un Resident Evil avec Chris sans… Jill Valentine et Wesker ? ENCORE ? Et oui. Chris les pensait morts tous les deux, mais en fait non. Sa collègue est cachée sous une capuche et une combi en cuir parce qu'elle est devenue l'esclave warrior de Wesker, à cause d'un scarabée magiquee. Elle est sauvée, et Wesker finit dans un volcan parce que... pourquoi pas à ce stade.

 

Photo Chris Redfield, Sheva"Mon t-shirt est trop serré pour mes gros pecs"

 

Le pire : Le gros bémol de ce cinquième opus, c'est sa campagne solo, avec une IA très mal dosée capable de viser comme un sniper ou Gilbert Montagné, selon l'occasion. L’IA a aussi un énorme problème de gestion d’inventaire, car en plus de piocher copieusement dans vos sacs munitions et soins, elle ne sera même pas capable de s’en servir intelligemment. Bref, une perte de temps et d’énergie pour tout le monde, particulièrement rageante en solo.

Par ailleurs, la saga s'enlise pour de bon dans la série Z avec des personnages ridicules (Excella, sortie d'un mauvais porno slovaque), des scènes d'action tonitruantes et gratuites, des dialogues minables, et une grosse impression globale d'attraction bête et à peine méchante. Le traitement de Jill et Wesker, le pseudo-trauma de Chris, et les histoires de vengeance, trahison et scarabée, n'arrangent rien. Ce qui commence comme un cauchemar poussiéreux et nerveux se transforme vite en vaste plaisanterie old school et beauf.

La mise en scène s’avère très classique voire brouillonne, avec un gameplay très rigide qui rend certaines phases pas très agréables, et une paresseuse construction très, très répétitive.

Si un épisode devait justifier l'idée que les films avec Milla Jovovich ne sont pas si éloignés que ça des jeux, c'est bien Resident Evil 5.

 

photoC'est bien Resident Evil

 

Le moins pire : Contrairement aux pires Resident Evil qui avaient un scénario aussi dense qu’une intrigue chez Michael Bay, ce cinquième épisode a un embryon d'histoire un peu plus "mature", qui tente d'élargir l'univers avec des histoires de marché noir et des zombies qui ont de plus en plus un comportement humain, mettant en scène des moments particulièrement troublants dans la saga.

Un scénario plus mature dans une certaine mesure, puisque malgré le cadre exotique de l’aventure, des enjeux au premier abord très sérieux, et une conclusion qui marque obligatoirement de gros changements pour le reste de la saga, ce Resident Evil sacrifie tout sur l'autel de l'action.

Enfin, si Resident Evil 5 n’est peut-être pas le plus beau jeu de l’ère PS3 (coucou The Last of Us), il n’en reste pas moins pourvu de très belles textures, décors et de jeux de lumière. Sans compter que les développeurs se sont bien amusés, préférant le plaisir tout simple des décors absurdes (des tribus cannibales ! des tombeaux à la Tomb Raider ! un volcan !) à une quelconque logique.

 

Photo Chris Redfield, ShevaChris pas content 

 

7. RESIDENT EVIL ZERO 

Il se passe quoi : Vous ne vous étiez jamais demandé ce qui s'était passé quelques heures avant le premier Resident Evil et notamment le mystère irrésistible de l'infirmière Rebecca Chambers ? Zero est là pour vous répondre quand même. Envoyée avec une équipe de S.T.A.R.S. pour enquêter sur des meurtres sordides autour de Raccoon City, elle se crashe en hélico, et trouve un train rempli de monstres. Elle fait équipe avec encore un nouveau personnage : Billy Cohen, un soldat condamné à mort.

Le duo enquête tandis que le joueur découvre le cirque dans les coulisses d'Umbrella, entre ses fondateurs Oswell E. Spencer et James Marcus, et leurs padawans Albert Wesker et William Birkin. Grâce à des sangsues pas très catholiques, Marcus a créé le Virus-T et l'a testé sur différents cobayes, dont certains humains. Il a finalement été assassiné par ses collègues, déterminés à s'accaparer ses exploits. Sauf que non : Marcus a été ramené à la vie par ses amies sangsues, et a semé le chaos pour se venger d'Umbrella. 

Peu importe : Rebecca et Billy le tuent trois fois, et le centre de recherche explose. Elle libère son nouveau pote en le faisant passer pour mort puis se dirige vers ce fameux manoir où son équipe se trouverait. TA-DAM, c'est Resident Evil premier du nom.

 

photo Ce personnage hautement passionnant de Resident Evil premier du nom

 

Le meilleur : Pas entièrement réussi, le système de zapping entre les deux personnages reste un atout qui redynamise le gameplay et le level design. De quoi apporter un petit vent de fraîcheur à l'aventure, qui se contente sinon de recycler voire s'autoparodier.

Par ailleurs, Resident Evil Zero est beau, voire très beau. Il est en plus très fun côté bestiaire, avec du scorpion et autres bestioles géantes. De toute évidence, la saga tente de se renouveller, comme en témoigne une intro très plaisante et dépaysante dans un décor de vieux train.

Le moin bon : Zero creuse encore la mythologie pour les mauvaises raisons, à savoir créer le cadre d'une nouvelle aventure, quitte à rajouter une couche inutile qui finira en bas de page d'un obscur document ramassé sur une poubelle dans un autre jeu. Toute l'intrigue autour de Marcus, Spencer, Birkin et Wesker est donc un peu excessive, poussant la saga dans des impasses tortueuses pas bien nécessaires.

Ce Zero a du mal à imposer des personnages plus ou moins nouveaux, qui manquent de charisme comparés aux figures centrales. Ce n'est pas un hasard si Rebecca et Billy ne reviendront pas ailleurs dans la franchise, du moins jamais au premier plan. C'est à l'image d'un jeu sympathique, qui a ses bons moments, mais qui laisse la nette impression que la saga tourne en rond, incapable de se réinventer.

 

  

 

6. RESIDENT EVIL : CODE VERONICA 

Il se passe quoi : Devenue une warrior après Resident Evil 2, Claire Redfield cherche son frère Chris, et se retrouve sur une île pénitentiaire pas très catholique tenue par Umbrella. Bien sûr, ce foutu virus a transformé la population en sales zombies. Elle va rencontrer les Ashford, derrière Umbrella puisque Alfred a créé l'entreprise avec Oswell E. Spencer et James Marcus.

Cet Alfred est parfaitement timbré puisque skyzo : de temps à temps il est Alexia, sa soeur jumelle cryogénisée depuis qu'elle s'est incoulée le virus T-Veronica. Tout ça finit en Antarctique dans un autre labo d'Umbrella plein de monstres, avec Chris venu à son tour secourir sa sœur, tandis que ce foutu Wesker traîne pour récupérer le virus. Il y a aussi Steve, un mec rencontré sur l'île, qui tombe amoureux de Claire mais finit en monstre à la Hulk, qu'elle doit donc tuer.

 

photo Modernité qu'on vous dit

 

Le meilleur : Code Veronica est sans nul doute l'un des épisodes les moins estimés, en partie parce que le carton de Resident Evil 2 a donné le tournis aux équipes et créé une drôle de situation. Conçu à l'origine comme une suite directe, cet épisode avec Claire Redfield a été développé en parallèle à un jeu avec Jill Valentine, situé autour des événements de RE2. C'est lui qui deviendra Resident Evil 3 : Nemesis, pour garder les épisodes numérotés sur Playstation. Et donnant ainsi au retour de Claire un parfum d'épisode à part.

Code Veronica était avant Resident Evil 4 le premier pas d'un univers qui s'étend. Loin des Etats-Unis, le jeu ouvre de nouveaux horizons, avec une ambiance gothique et une partie dans les glaces de l'Antarctique. Le sortir directement sur Dreamcast était également un pari, qui permettait de moderniser la série (pour la première fois, un moteur graphique 3D qui sort des décors précalculés). Un choix qui a également condamné l'épisode, peu vendu.

 

photoMonsieur Nosferatu

 

Néanmoins, ce Resident Evil : Code Veronica reste le dernier épisode de l'âge d'or, dans la lignée directe des premiers. C'est un point d'équilibre fragile, avec la tentation de l'action bourrine omniprésente mais presque toujours rattrapée par une ambiance très soignée, qui lorgne clairement vers l'horreur old school. D'un manoir halluciné, décoré de cadavres et de velours, à un boss Nosferatu qui semble sorti de Silent Hill, l'épisode est riche en visions cauchemardesques. Et en plus, Claire peut porter deux armes et viser deux ennemis à la fois.

Le moin bon : Code Veronica porte en lui les marques d'une franchise en pleine mutation, qui glisse vers le grotesque sans retenue. Il n'y a qu'à voir ce que devient Wesker en pleine parodie de Matrix pour s'en assurer.

Le développement de Claire, excellent personnage dans RE2, devient un peu grossier, et la mythologie Umbrella commence à véritablement glisser vers le Z. C'est un point de non-retour, dont la saga ne se remettra jamais.

 

 

5. RESIDENT EVIL 7

Il se passe quoi : Quelques après après Resident Evil 6Ethan cherche sa femme Mia, disparue de longue date. Jusqu’à ce qu’il retrouve sa trace dans les fins fonds des bayous de Louisiane. Il lui faudra quelques minutes pour la sauver… et rencontrer sa belle-famille, soit une belle brochette de psychopathes consanguins.

Parce que le Sud profond ferait passer le dernier roman de Michel Houellebecq pour une grosse tartine de fun, tout ce petit monde semble branché kidnapping, meurtres en séries et mutations. C’est ce que découvre le joueur après que sa dulcinée l’ait en partie démembré, et que ses proches aient voulu le suicider un paquet de fois. Tous sont sous l’emprise d’Eveline, une mystérieuse gamine mutagène, qui fait rien que posséder les gens pour qu’ils se transforment les uns les autres en machins tous boueux et avides de chair fraîche. C’est ce qui arrive quand on regarde trop Massacre à la tronçonneuseRing et Koh-Lanta. 

Car Mia était un super agent secret chargé de protéger Eveline, arme biologique en puissance, sur un paquebot qui s'est échoué à cause de cette petite peste, laquelle cherche seulement à avoir une famille pour soigner sa solitude. Mia finit par secourir Ethan, qui va retrouver et mettre hors d'état de nuire Eveline. Qui en réalité n'est pas une môme flippante, mais la mamie flippante croisée pendant tout le jeu. 

Après avoir détruit cette vieille devenue un monstre à la Pacific Rim, Ethan est secouru par un bel homme musclé. Qui n'est autre que Chris Redfield, venu le cherche en hélico Umbrella.

 

photo Encore et en gore

 

Le meilleur : Jouable avec un casque de réalité virtuelle vissé sur la tête, ce chapitre est probablement une des plus terrifiantes expériences vidéoludiques depuis belle lurette. Son sens de la claustrophobie, ses jeux d’espace, le sentiment de vulnérabilité aiguë qui se dégage des premières heures, l’atmosphère de pure perversion, la violence physique sans limite, la direction artistique étouffante… tout inspire une peur organique et totale.

Arrivée au bout du rouleau, la saga se renouvelle ainsi dans cet épisode tout frais, déterminé à relancer la machine avec du sang à peu près neuf. D'où une vision type FPS, et un troublant démarrage qui n'a à peu près aucun lien avec Resident Evil, mais offre quantité de moments fantastiques.

Le moins meilleur : Passée la première moitié du jeu, tout devient trop simple et répétitif. La menace perd de sa force, le joueur prend la confiance, les environnements se répètent, le bestiaire tourne en rond, provoquant un ennui poli jusqu'à ce que l'intrigue se raccorde grossièrement au canon de Resident Evil - non sans que la mythologie se soit dégonflée comme une vilaine tourte réchauffée.

La durée de vie semble honteusement réduite, quand le challenge des boss, énigmes et autres épreuves semble tristement limité, surtout avec le recul. La dernière ligne droite est même digne des pires Resident Evil, le fun et l'action grandiloquente en moins.

 

 

4. RESIDENT EVIL 4

Il se passe quoi : Six ans après Resident Evil 2, Leon S. Kennedy est rappelé par le gouvernement américain afin d’aller sauver Ashley, la fille du président, kidnappée et retenue en otage par une mystérieuse secte en Espagne. Un scénario digne d’un gros blockbuster hollywoodien façon Lock Out (Sécurité maximale) ou mieux, New-York 1997.

Très vite, Leon croise des habitants légèrement siphonés et violents, prêts à le découper à la tronçonneuse. Ils sont sous l'emprise d'une secte qui utilise Las Plagas, un parasite qui prend possession de sa victime pour en faire un esclave. Cette secte des Illuminados a capturé Ashley pour l'infecter, afin qu'elle contamine son puissant papa, pour au final contrôler le monde (rire diabolique). Leon est en plus lui-même infecté.

Dans ce cirque moyenâgeux, Leon recroise la fatale Ada, qui l'aide à retrouver Ashley, capturée pour la douzième fois. Il affronte Krauser, un ancien collègue qui a enlevé la petite pour le compte de Wesker, qui emploie aussi Ada. Parce qu'Ada, elle est mystérieuse, mais sexy, mais gentille, mais méchante puisqu'elle se tire avec un échantillon de Las Plagas.

Leon et Ashley parviennent finalement à s'enfuir, avec comme d'habitude l'explosion du décor en fond.

 

Photo Leon KennedyUn bestiaire varié

 

Le meilleur : Resident Evil 4 est l’opus coup de coeur de bien des fans de la franchise. C’était pourtant pas très bien parti puisqu'il tranche complètement avec le côté survival de la saga, et redéfinit les règles : le gameplay fortement orienté action, la caméra scotchée au personnage, la dose d'ennemis, la nature même de la menace, et les montagnes russes pour les nerfs, très loin des précédents volets. En bref, c'est une révolution.

A mi-chemin entre un blockbuster hollywoodien basique et un opus horrifique, Resident Evil 4 a relancé la franchise en la modernisant. Il a marqué les esprits par sa difficulté, ses graphismes, sa durée de vie, ses phases d’action dantesques et le peu de répit qu'il offre ; par ses boss impressionnants, et les pics d'adrénaline d'une nature totalement inédite dans la série.

Bref, Resident Evil 4 est un ride phénoménal et a ce petit charme inégalable qui fait de lui l’un des meilleurs épisodes de la saga.

 

Photo Leon KennedyPas très accueillant

 

Le moins meilleur : Sans surprise, la construction du jeu et du scénario ne sont pas toujours satisfaisants et à la hauteur de cette réinvention. Hormis de vaste niveaux infestés de zombies et autres cloportes, il vous suffira simplement d’aller d’un point A à un point B en ramassant armes, munitions, herbes et trésors. Efficace certes, mais classique, comme une interminable valse avec les morts, qui se déroule dans de multiples décors et arènes.

Autre bémol : la quasi-inexistante Ada Wong qui n’apparaît qu’en deuxième voire troisième plan de l’histoire. Alors qu'évidemment, on aurait aimé la voir (beaucoup) plus. Et peut-être pas dans cette posture de femme fatale un brin grotesque, qui présage de la suite de sa carrière dans la saga.

 

 

3. RESIDENT EVIL 3 : NEMESIS 

Il se passe quoi : Depuis deux mois, Jill enquête sur les évènements tragiques et pas franchement catholiques qui ont décimé son unité d’élite dans le manoir Spencer aux environs de Raccoon City. Et pendant qu’elle se démène pour faire toute la lumière sur cette étrange affaire, les zombies grignotent littéralement Raccoon City.

Nous la retrouvons donc alors qu’elle vient de passer quinze jours en coma éthylique après une soirée au Macumba, à en croire combien elle est surprise de croiser tant de zomblards, et sa tenue, pas super adaptée à la survie en milieu urbain. Il n'empêche, elle va traverser cette ville au bord d'un chaos qui se place autour de Resident Evil 2, et avant que Umbrella et le gouvernement américain ne se décident à y lâcher une bombe atomique.

Et sur son chemin se dresse Nemesis, un super-soldat monstrueux, qui traque les rescapés des S.T.A.R.S. pour les étriper. Finalement, tout Raccoon pète sous une bombe atomique.

 

photoPasser de la tenue S.T.A.R.S. à la tenue du samedi soir en boîte : LE mystère du jeu

 

Le meilleur : Une pure série B à la fois organique, tendue, rythmée, qui se déploie dans une Raccoon City qu'on découvre sous toutes ses coutures. Peut-être un des plus beaux jeux de Playstation, dont l'antagoniste principal, Nemesis, demeure aujourd'hui encore synonyme de stress incommensurable.

En outre, il s'agit peut-être d'un des plus beaux moments de la série, en parfait équilibre entre l'oppression zombie empruntée à George A. Romero, l'action débridée et un suspense de chaque instant.

Le moins meilleur : Conçu pour faire patienter la communauté et ne pas se couper de celle qui n'émigrerait pas sur Dreamcast pour découvrir un Resident Evil : Code Veronica extrêmement long à développer, RE3 accuse par endroit sa nature de redite du chapitre précédent. Lieux identiques, direction artistique proche, et décors déjà connus soulignent également la vacuité du scénario, d'une simplicité particulièrement étonnante vu la manière dont la mythologie sera étirée à l'extrême.

 

 

 

2. RESIDENT EVIL 

Il se passe quoi : Quelque chose d'étrange se passe dans les montagnes d'Arklay, autour de Raccoon City, où les disparitions et cadavres se multiplient. Une équipe commando des forces S.T.A.R.S. est envoyée pour enquêter, et se réfugie après une attaque dans un manoir. Jill Valentine et Chris Redfield vont découvrir que d'horribles expériences y sont menées par Umbrella Corporation : créé comme une arme biologique, le Virus-T a transformé humains et animaux en créatures assoiffées de sang. Sans oublier qu'Albert Wesker, à la tête de l'équipe, est en réalité un agent double à la solde d'Umbrella. 

Wesker est finalement tué (pour la première des douze fois à venir), et le premier Tyrant aussi. Les héros s'envolent tandis que le laboratoire explose (sauf dans la mauvaise fin, où en plus, seul le héros choisi survit).

 

photoUn pixel-zombie dans le placard

 

Le meilleur : La naissance d'une saga culte. Capcom et Shinji Mikami se sont bien entendu inspirés du premier Alone in the Dark, monument du survival horror conçu par des français en 1992, mais la réussite de ce premier Resident Evil n'en demeure pas moins grande. Passé une intro qui ressemble à un court-métrage d'Uwe Boll ado, le cauchemar se révèle par couches successives au gré des décors et avancées, avec une foule de surprises derrière le décor a priori ordinaire du grand hall.

Du sous-sol de la peur au corps de garde, du serpent aux requins, en passant par les égouts et les laboratoires qui deviendront incontournables dans la série, Resident Evil premier du nom est un modèle à l'efficacité indéniable, d'où rien ne semble dépasser tant il est maîtrisé et pensé avec intelligence. La musique d'Akari Kaida est absolument fantastique, et infuse une angoisse tour à tour douce et épique.

 

photoJill version remasterisée

 

Ce chef d'œuvre aura droit à une version remasterisée elle aussi de très haut vol, qui ne se contente pas de mettre à jour les graphismes : ce Resident Evil sorti en 2002 est une réinvention, qui repasse une couche de peur et terreur sur le titre, réécrit certains éléments pour prendre le joueur par la gorge (ces zombies qui, s'ils n'ont pas été réduits en cendre, se réveillent plus coriaces), et repense profondément plusieurs moments (Lisa Trevor). Avec une ambiance particulièrement soignée, notamment des effets de lumière fantastiques, ce remake est un plaisir de tous les instants.

Le moins meilleur : Que dire ? En tant que premier épisode, il n'a aucun problème de redite. Parce qu'il a eu droit à un vrai remake, il échappe même à l'inévitable barrière des pixels susceptible de gêner les joueurs plus jeunes. Rien à jeter.

 

  

1. RESIDENT EVIL 2

Il se passe quoi : Deux mois après le premier jeu, Jill Valentine et Chris Redfield laissent place à un nouveau duo : Leon S. Kennedy et Claire Redfield. Lui est un yankee des forces de l’ordre qui se dirige vers son premier jour de travail à Raccoon City. Elle, est justement à la recherche de son frère Chris, suite au premier Resident Evil.

A première vue, tout a l’air de bien se passer dans cette petite bourgade du Midwest des Etats-Unis, excepté quelques habitants de la ville qui parlent de créatures mi-homme mi-bête qui rôderaient dans les environs, quand d’autres parlent d’une horrible catastrophe dans les sous-sols du laboratoire d’Umbrella.

 

photoAux portes de l'enfer

 

Pour ce second opus, Capcom propose encore une grosse nouveauté : un jeu divisé en deux scénario pour chaque personnage, avec des connexions et points de rencontre entre les deux, et le choix de commencer avec Leon pour finir avec Claire, ou l'inverse. Séparés dès le début, ils se réfugient dans le commissariat et découvrent peu à peu l'horreur Umbrella, remontant jusqu'à leur laboratoire où le Virus-G (successeur du Virus-T) a été développé.

Leon rencontre Ada Wong, un agent secret qui se joue de lui, puisqu'elle est venue récupérer le Virus-G. Elle meurt pour le sauver, et lui déclare son amour (mais elle n'est pas morte). De son côté, Claire croise Sherry Birkin, fille d'un des fous derrière Umbrella, devenu un monstre qui la traque depuis. Le trio parvient à s'enfuir d'un nouveau labo qui explose. Leon jure de combattre Umbrella tandis que Claire, elle, cherche toujours son frère.

 

photo Claire, Resident Evil 2 Remake"Claire 2.0"

 

Le meilleur : C'est simple, Resident Evil 2 est une excellente suite au premier opus. Avec habileté, le studio arrive à renouveler efficacement l’expérience vidéoludique avec quelques innovations, sans pour autant négliger l’ambiance et l’exploration, et surtout trahir l'esprit. Plus grand, plus romanesque, plus angoissant et horrifique que le premier, Resident Evil 2 est une réussite. Il marche dans les pas de l'original et se place comme un prolongement parfait, sans jamais souffrir de la comparaison, ou chercher la facilité de manière trop évidente.

D'un point de vue scénaristique, il tire avantage de son duo, impose deux nouveaux personnages forts qui deviendront une grosse partie de l'identité de la saga, et leur donne à chacun une vraie trajectoire personnelle et émotionnelle. L'ambition de ce côté est évidente, et l'équipe s'approprie avec brio les codes du genre.

La réussite est également éclatante du côté du son et de la musique. Les effets sonores sont un élément primordial dans la manière d’évoluer dans la ville : chaque bruitage, intonation peut révéler un obstacle ou un zombie caché derrière une porte. Les thèmes de Masami Ueda, Shusaku Uchiyama et Syun Nishigaki sont fabuleux. Le tout contribue à rendre une impression de désolation et apocalypse particulièrement réussie.

Rappelons aussi que pour l’époque, les graphismes de Resident Evil 2 étaient particulièrement impressionnants, ce qui saute aux yeux vu la variété des décors. 

 

Photo Claire Redfield, Leon Kennedy, Resident Evil 2 RemakeSouvenir souvenir

 

Le moins meilleur : Pas grand chose à redire tant Resident Evil 2 a marqué les esprits. Seule ombre au tableau, et pas des moindres : la faible durée de vie de l’opus, commentée à l'époque, et particulièrement évidente pour ceux qui auront rechigné à traverser les mêmes décors pour le deuxième scénario. La construction en deux scénario (eux-mêmes divisés en deux parties) amène toutefois une certaine fraîcheur, mais certains ont eu la sensation d'une durée de vie augmentée de manière artificielle.

Le remake a d'ailleurs rectifié le tir et repensé ce système.

Rendez-vous très vite pour le test.

 

 

 

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commentaires

Geoffrey Crété - Rédaction
15/05/2019 à 16:48

@amine_wakrim

C'est un avis.
Comme on l'écrit, le côté Z arrive dès Code Veronica (Wesker...). Ce qui préfigure de la suite.

On ne parle pas juste gameplay et basculement vers l'action, mais mythologie et scénario qui vire au grotesque.

Et même si pour ma part je ne suis pas fan du 4, il reste rempli de moments d'angoisse, de peur, et donc de pur Resident Evil. Contrairement au 5ème par exemple... Les boss ridicules, scénarios minables et décor invraisemblables n'ont pas attendu RE4 pour arriver.

En tout cas, le débat est vaste parmi les fans de la saga, et c'est plutôt une lente évolution entre Code Veronica, RE4 et RE5, qui explique l'état actuel de la franchise.

amine_wakrim
15/05/2019 à 16:11

L'épisode qui marque un tournant dont la série ne se relèvera jamais est le 4 pas Code Véronica! Je ne mettrai jamais le 4 dans la partie haute du classement, il s'agit de l'épisode qui a tué la série. Oui c'est un très bon jeu mais c'est aussi un très mauvais RE: il a marqué le tournant décisif de la série vers l'action boudine, les décors invraisemblables, les boss ridicules, le scénario minable etc. En tant que RE, il n'y a rien à sauver dans cet épisode en dehors du gameplay et des graphismes!

Claire
12/05/2019 à 03:36

@shay tan

Tout "vrai" fan aurait le respect et l'intelligence, et la modestie, de ne pas placer son avis de "vrai fan" comme la grande vérité vs l'avis des autres.

shay tan
12/05/2019 à 00:58

résident évil 1 le meilleur, y a pas photo pour les vrai fan!!!!

TomTom
02/04/2019 à 12:32

J'adore le RE4, c'est mon opus préféré mais, rogntudju de rogntudju, QUI A EU L'IDEE POURRIE DE CREER ASHLEY?????

Elle est pénible au possible, elle gâche le jeu à elle toute seule (au moins dans le RE5, Sheeva peut se débrouiller toute seule). Cette idée de mettre deux persos soit disant en coopération... une catastrophe, heureusement cette ânerie n'aura pas duré bien longtemps.

Et puis les QTE... dieu merci, on a eu leur peau.

Je termine sur une note plus positive : la grande richesse du jeu, sa durée de vie, la générosité des développeurs dans les monstres et décors offerts etc etc. On sent chez eux l'envie de donner du plaisir aux joueurs, pas de les punir de façon sadique comme Dead Cells par exemple.

erreburst
12/03/2019 à 11:54

@ Geoffroy
ah, mais je suis tout à fait d'accord,
en fait ce que je disais, c'est qu'en 1996 la 3d était loin d'être ce qu'elle est aujourd'hui (d'ailleurs, si les cinématiques du premier RE étaient en FMV c'est pas pour rien) et qu'il fallait être carrément au point pour oser la 3e personne et d'un perso féminin encore plus (attends, tu te souviens de FFVII, t'imagines Jill ou Lara affichées comme ça?), et pour moi RE était plus au point que TR. en tous cas dans mes souvenirs, Jill a le cul vachement moins carré que Lara. par contre, à l'époque, les deux étaient loin devant le peloton!
sinon, j'ai jeté un œil à l'article sur PE2, et si la rumeur est fondée, j'ai hâte de voir un reboot de la série

Geoffrey Crété - Rédaction
11/03/2019 à 16:33

@erreburst

Je crois que Resident Evil et Tomb Raider, c'est incomparable : d'un côté, il y a des environnements pré-calculés, des angles de vue fixes, et de l'autre de la 3D "totale" où l'on peut évoluer plus librement, avec une caméra mobile.
On y perd donc en détail, naturellement, au profit d'une jouabilité plus moderne.
Mais Tomb Raider a été reçu à l'époque comme une petite révolution, au point d'avoir été repompé à tout va après.

Pour Parasite Eve II : bien d'accord, j'en avais d'ailleurs fait un article ;)

https://www.ecranlarge.com/jeux-video/dossier/976711-parasite-eve-ii-croisement-fabuleux-entre-final-fantasy-et-resident-evil

erreburst
11/03/2019 à 16:22

pour y avoir joué à l'époque de leur sortie, je trouve que les trois premier sont largement les meilleurs, surtout si on les replace dans le contexte de l'époque (RE1 par exemple était un des premiers jeux à tenter la 3e personne avec une 3d balbutiante, y'a qu'à voir à quel point lara croft est ignoble dans le premier tomb raider à la même époque) en tous cas, je n'ai jamais retrouvé les mêmes sensations, après c'est peut être que je me fais vieux...
sinon, aux amateurs du genre de la première heure, je conseille "parasite eve 2", que j'adorerais voir remastérisé...

BlackNico
20/02/2019 à 15:13

@ Geoffroy

Entièrement d'accord avec toi y'a un avant Re4 et un après pour moi c'est un bon jeu d'action mais en aucun cas un resident evil je le classerai a la fin avec Re 5 et Re 6 c'est a cause de lui que la série est devenue aussi mauvaise.

Le 7 est un reboot pas exceptionel pas mauvais non plus, le remake du 2 est quand même un déception avec la disparition des 2 histoires et des scénarions A et B qui avaient une influence l'un sur l'autre et des interactions entre les 2 persos, la a ca disparu quelque soit le perso qu'on décide d'incarner on fait les mêms choses, on affronte quasi les mêmes boss aux mêmes endroits, on visite presque les même lieux bref ils se sont complétement loupés.

Ragnaruss
13/02/2019 à 18:41

Quoi comment ça vous mettez pas RE1, et surtout l'excellent remake Rebirth, à la 1ere place ?! Hérétiques !

Pour moi le top 3 : RE1, RE4 et RE7, en gros chaque RE qui fut une refonte/relance de la série, les suites ayant été des déclinaisons plus ou moins réussit mais toujours moins bonne que sa référence.
RE3 fut une grosse déception c'est qu'un RE2 bis, RE0 n'avait pas lieu d'être, CV est sympa mais trop le cul entre 2 génération (il aurait du être le vrai RE3 en fait), RE5 moyen forcément aprés l’excellent RE4, puis RE6 une bouse sans nom. Les Révélations des spinn off timide mais qui ont un petit parfum old shool plaisant, du RE2R avant l'heure.

Maintenant faut avouer que le remake RE2 claque bien, même si pas parfait, et que je verrais bien RE7, CV ou même RE1 refait avec ce moteur et caméra vu d''épaule.

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