X-Men : Dark Phoenix est bien un énorme flop, et une fin désastreuse pour la saga avant son arrivée chez Marvel

Geoffrey Crété | 8 septembre 2019
Geoffrey Crété | 8 septembre 2019

X-Men : Dark Phoenix a été un bide, mais à quel point ? 

Après presque deux décennies chez la Fox, avec des hauts et des bas, les X-Men sont passés dans la famille Disney, avec quelques amis et pour la modique somme de 71 milliards et quelques. La fin d'une longue saga, lancée avec X-Men de Bryan Singer en 2000, passée par un ravalement de façade avec X-Men : Le Commencement et plusieurs films dérivés autour de Wolverine. 

X-Men : Dark Phoenix (qui reprend l'histoire de X-Men : L'Affrontement final sorti en 2006) était donc les grands adieux des mutants avant d'intégrer le royaume de Mickey. Et ce chant du cygne a été tragique, au moins d'un point de vue financier - et également artistique selon nous, voir notre critique.

Retour sur le bide Dark Phoenix, réalisé par Simon Kinberg et mené par Sophie Turner.

 

 

LE BUDGET

200 millions selon Variety. Ce n'est pas le plus cher des films de la saga, puisqu'il est derrière X-Men : L'Affrontement final (210 millions de budget, environ 270 avec inflation), qui adaptait le même arc des comics. Il a également coûté moins cher que X-Men : Days of Future Past (210 millions, environ 230 avec inflation).

X-Men : Dark Phoenix a un budget officiel proche de X-Men 2 (120 millions, environ 170 avec inflation), X-Men : Le Commencement (150 millions, environ 170 avec inflation), X-Men Origins : Wolverine (150 millions, environ 180 avec inflation), et X-Men : Apocalypse (180 millions, environ 190 avec inflation). C'est un budget supérieur à Captain Marvel (environ 175 millions), Spider-Man : Far From Home (160 millions), Shazam! (environ 100 millions), et similaire à Aquaman.

À ce budget s'ajoute comme toujours le budget marketing, mais aussi les reshoots massifs, assumés par le réalisateur et scénariste (le climax a été entièrement retourné : il se déroulait à l'origine dans l'espace, et pas dans un train). Deadline estime que la promo et ce tournage additionnel ont coûté dans les 150 millions. Un chiffre crédible, aligné sur d'autres gros budgets marketing.

Dark Phoenix aurait donc coûté environ 350 millions.

 

photo, Sophie TurnerQuand on te sort le chèque en blanc pour t'attirer

 

LE BOX-OFFICE MONDIAL 

252,4 millions. C'est mauvais, très mauvais. C'est le pire score de toute la saga X-Men. Même le premier X-Men a fait plus, sans l'inflation (296,3 millions, soit plus de 440 avec inflation). C'est très, très loin des précédents épisodes, X-Men : Days of Future Past (747,9 millions) et X-Men : Apocalypse (543,9 millions), qui avaient présenté les héros jeunes, dont la Jean Grey incarnée par Sophie Turner.

X-Men : Dark Phoenix se range aux côtés de Men in Black : International (notre article complet sur ce raté par ici) parmi les blockbusters qui ont été des flops, sauf qu'il a coûté plus cher.

Rayon super-héros, il est écrasé et piétiné par Avengers : Endgame bien sûr (2,7 milliards), Captain Marvel (1,1 milliard), Spider-Man : Far From Home (1,1 milliard), et même Shazam! (364 millions) qui avait coûté bien moins cher.

 

photoQuand tu ressors de la franchise un peu fracassé

 

LE BOX-OFFICE DOMESTIQUE

Là encore, bide avec à peine 66 millions. C'est terrible pour un blockbuster. Dark Phoenix se retrouve au milieu de films qui ont coûté beaucoup moins cher, comme Escape Game ou Yesterday.

C'est le pire score d'un film X-Men au box-office domestique, et de loin. C'est moitié moins que Wolverine : Le combat de l'immortel (132 millions), qui était jusque là le mauvais élève. C'est loin de X-Men : L'Affrontement final (234 millions) et X-Men : Days of Future Past (233 millions), en haut du podium. C'est un désastre pur et simple.

 

photo, Sophie TurnerQuand la vérité te brûle

 

LE BOX-OFFICE ÉTRANGER

Environ 186 millions. C'est mieux que le box-office domestique, encore heureux. Mais c'est très peu. Hors catégorie, Avengers : Endgame a cumulé 1,9 milliard à l'étranger. Plus de 700 millions pour Captain Marvel, plus de 738 pour Spider-Man : Far From Home, plus de 224 pour Shazam! pourtant méconnu... Même Alita : Battle Angel, considéré comme un bide, a encaissé plus de 319 millions dans le monde.

Dark Phoenix est sans surprise le pire score de la saga X-Men à l'étranger, inférieur au tout premier épisode (139 millions) même sans compter l'inflation. Days of Future Past reste le grand gagnant avec près de 514 millions récoltés hors continent américain.

X-Men : Dark Phoenix a surtout marché en France (11 millions), au Mexique (10 millions), en Russie (7 millions), au Royaume-Uni (9 millions) et au Brésil et en Corée du Sud (6 millions).

La Chine, encore une fois, pèse plus lourd avec un peu plus de 59 millions. C'est 1/4 du box-office total. Les films X-Men sont arrivés en Chine il y a peu, et X-Men 2 et X-Men 3 ont rapporté quelques millions seulement. Mais la saga s'est installée au fil des années, poussée par le triomphe des super-héros et accueillie par une réglementation moins stricte sur place. Days of Future Past y avait ainsi engrangé plus de 116 millions et Apocalypse, plus de 120 millions. Là encore, Dark Phoenix est un crash en bonne et due forme.

 

photo, Jessica Chastain, Sophie Turner"Je viens de lire le scénario, et je me sens mal Sophie"

 

LE BOX-OFFICE FRANÇAIS

1,4 million d'entrées. C'est l'un des plus gros scores du film dans le monde... mais ça reste le pire des X-Men en France. 3,2 millions pour X-Men : Days of Future Past, 2,8 millions pour X-Men 2 et X-Men : L'Affrontement final, 2,1 millions pour X-Men : Apocalypse, 2 millions pour X-Men : Le Commencement, et 1,8 pour le premier épisode, à une époque où un film de super-héros était quasiment un OVNI.

Dark Phoenix est très loin des plus gros succès super-héroïques en France : Avengers : Endgame (6,8 millions), Spider-Man (6,4 millions), Spider-Man 3 (6,3 millions), Spider-Man 2 (5,3 millions), et Avengers : Infinity War (5,1 millions).

À noter toutefois que le Phénix s'en sort relativement bien puisqu'avec 1,4 million de spectateurs, il ne se place pas très loin de Captain America : First Avenger (1 million), Blade II (1,2 million), Hulk (1,6 million), Thor (1,7 million) ou encore Ant-Man et la Guêpe (1,8 million). Il a évité le crash d'un Elektra (à peine 430 000 entrées), et fait mieux que L'Incroyable Hulk (1 million). Mais pour une franchise installée depuis presque deux décennies, ça reste un score médiocre.

 

photo, Sophie TurnerLe Phénix est dark, comme mon humeur

 

LE BILAN

Forcément désastreux. Environ 350 millions de budget estimé, à peine 66 millions au box-office domestique, 186 dans le reste du monde dont près de 60 en Chine (où le studio récupère moins que partout ailleurs) : Dark Phoenix est un bide.

Quand les estimations parlaient encore d'un box-office final entre 285 et 325 millions, la perte était estimée à 100-120 millions pour Deadline. Avec finalement 252 millions, le blockbuster est une opération encore plus catastrophique, et la perte pourrait s'élever à près de 200 millions dans ce contexte.

Le bilan a été si problématique que Bob Iger, le patron de Disney, l'a évoqué cet été : "L'un des plus gros problèmes, c'est que la performance de la Fox a été bien en dessous de là où on pensait qu'elle serait lorsqu'on en a fait l'acquisition."

Même le réalisateur et scénariste Simon Kinberg a reconnu l'échec"C'est clairement un film qui n'a pas connecté avec le public qui ne l'a pas vu, tout comme il n'a pas connecté avec le public qui l'a vu. Donc, c'est de ma faute."

 

photo, Jennifer LawrenceQuand t'es ravie d'être revenue, alors que tu avais bien dit que tu en avais fini avec Mystique

 

LES RAISONS

X-Men : Dark Phoenix est arrivé dans un moment compliqué pour la Fox. Il a été tourné de juin à octobre 2017 et les premiers échos d'un rachat du studio par Disney sont arrivés en novembre 2017. Lorsque la superproduction est partie en reshoots (quelques semaines en septembre 2018), l'opération de Mickey était lancée et officialisée. Le Phénix était donc aux premières loges.

C'est un facteur qui a nourri bien des rumeurs. Disney aurait brisé le film en post-production, aurait court-circuité la promo, et mis des bâtons dans les roues à l'équipe pour ne surtout pas faire de l'ombre au MCU et sacrifier ce film gênant en 2019, à côté de Captain Marvel et Avengers : Endgame. Mais difficile d'y croire, vu que Disney paye les pots cassés niveau compta.

N'oublions pas que la Fox n'a pas eu besoin des autres pour torpiller ses propres films (dédicace douloureuse à toi, Les 4 Fantastiques), et que bien des décisions ont été prises avant l'arrivée de Mickey dans l'équation. Simon Kinberg avait à l'origine envisagé deux films par exemple, et Deadline affirme que la Fox a changé ces plans avant le tournage. Beaucoup de choses ont été changées, notamment la fin, où Jean, Cyclope et Charles devaient affronter la méchante Vuk, avant que l'héroïne ne se sacrifie. Des réécritures auraient eu lieu pendant le tournage aussi. Bref, un sacré bordel un peu trop familier (Hellboy et Men In Black : International auraient vécu la même chose).

Nul doute que les langues vont se délier avec le temps, mais d'ici là, une chose est sûre : le contexte business, la production et surtout post-production du film n'ont pas joué en sa faveur. Même de manière involontaire, le rachat par Disney a chamboulé les équipes et l'organisation, et le marketing en a souffert. Et quand le studio de Mickey avait tout en main, c'était trop tard, la machine était lancée.

 

photoQuand Disney et la Fox essaient de maîtriser le public, mais cassent tout

 

Deuxième raison : la saga X-Men n'a jamais trouvé son identité, ou un cap. Entre la saga principale (qui a eu droit à un prequel et un quasi reboot), les spin-offs sur Wolverine (qui ont eux aussi été repensés en cours de route), et un Deadpool en marge, mais présent dans le même univers, sans parler des incohérences et grosses questions sur la continuité, la Fox n'a pas vraiment bien géré la bête mutante.

Que Dark Phoenix reprenne la même histoire que X-Men : L'Affrontement final sorti 13 ans plus tôt et alors que les comics regorgent d'histoires, en dit long sur les têtes pensantes. Difficile pour le public de toujours suivre et comprendre ce qui se passe, et l'idée d'avoir un remake d'un film récent n'est pas la plus excitante qui soit.

Que X-Men : Apocalypse ait été perçu comme l'un des pires épisodes pour beaucoup, et comme un petit crash après DOFP, n'a pas aidé Dark Phoenix.

 

Photo James Marsden, Famke JanssenTue moi (avant le reboot, merci)

 

Enfin, la date de sortie. Début 2019 a vu un embouteillage insensé de blockbusters et gros films. Captain Marvel en mars ; Shazam!, Hellboy, Avengers : Endgame en avril ; Pokémon : Détective Pikachu, John Wick : Parabellum, Aladdin, Godzilla II : Roi des Monstres en mai ; X-Men : Dark Phoenix, Men in Black : International, Toy Story 4, en juin. Les mutants sont arrivés à la fin de la course.

La date de sortie a d'ailleurs plusieurs fois changé : novembre 2018 puis février 2019, avant d'échouer avant l'été à la fin du marathon blockbusters. Et là encore, la gestion était comique puisque deux jours après la deuxième bande-annonce qui parlait d'une sortie le 14 février, le studio a annoncé une sortie décalée à juin. Ou comment paraître incompétent.

Rappelons que le créneau de février, que l'équipe de Dark Phoenix préférait pour ouvrir la saison des super-héros et se placer comme un film moins spectaculaire, a été laissé au chef James Cameron et Alita : Battle Angel (qui devait sortir en décembre). Catapulté derrière la tornade Marvel et Endgame, X-Men avait beaucoup moins de place.

Kinberg le sait et l'a publiquement exprimé : "J'ai toujours pensé que nous avions une date de sortie compliquée pour ce film, ce n'était pas un film de super-héros classique, c'était un film beaucoup plus petit, dramatique, intimiste. À la base, il devait sortir en novembre dernier, puis en février, et je pense que c'était des dates beaucoup plus appropriées. (...)  Sortir 5 ou 6 semaines après ce qui semble être le plus grand film, ou le second, de toute l'histoire du cinéma, qui en plus est dans le même genre que le nôtre, c'est un coup dur. Et je me suis toujours dit que ça allait être compliqué de sortir dans la queue de la comète, mais je ne rejette rien sur le week-end d'exploitation du film. C'est difficile à dire, mais si nous avions accéléré quelques trucs, le film aurait peut-être été prêt pour une sortie en février."

 

photo, Rebecca Romijn, Ian McKellen, Halle Berry, Hugh JackmanAllez on va revoir X-Men 2

 

LES CONSÉQUENCES

Aucune, puisque l'ère Fox des mutants est révolue, et c'était prévu peu importe le score de Dark Phoenix. À l'origine, la franchise devait continuer, et Simon Kinberg a évoqué ses plans, mais l'équation a totalement changé avec le rachat par Disney.

Peut-être même que le bide du film aidera à tourner la page, et arrange tout le monde. S'il avait été un succès immense, Disney aurait été bien embêté pour reprendre le flambeau et tout redémarrer, et le public aurait été frustré de voir ces versions des héros disparaître. L'échec de Dark Phoenix confirme au contraire que cette période est terminée pour les fans, et qu'ils sont prêts pour autre chose - c'est-à-dire : la même chose, mais avec de nouvelles têtes.

 

photo Simon Kinberg et Michael Fassbender

 

Exit donc toute la bande, et notamment les héros rajeunis. Les X-Men seront prochainement accueillis dans le MCU, comme évoqué par Kevin Feige. Ce ne sera pas pour la Phase 4, peut-être pas pour la Phase 5, mais d'ici là, nul doute que les X-Men auront été teasés, évoqués et mis en place d'une manière ou d'une autre.

Mais malgré cette fin ratée, la saga X-Men chez la Fox restera majeure pour le genre. Quand le studio a décidé de lancer X-Men en 2000, le film de super-héros était oublié, moqué. Celui de Bryan Singer a rouvert la voie, montré le chemin. L'ironie veut que ces mutants soient finalement devancés et écrasés par ceux qu'ils ont permis d'exister. Pionnière, puis victime de l'hystérie ambiante et de la concurrence féroce, la franchise s'est écroulée, après plusieurs soubresauts. 

Et tandis que certains fans regardent désormais l'avenir avec un oeil humide, rêvant de la réunion des X-Men et des Avengers, d'autres gardent près de leur coeur cette saga spéciale. Il leur restera toujours Hugh Jackman en Wolverine, X-Men 2 et X-Men : Le Commencement comme belles réussites, ou encore le beau thème de Hans Zimmer pour Dark Phoenix en chant du cygne. 

Retrouvez notre classement de tous les films X-Men par ici.

Et notre dossier sur les superbes comics Dark Phoenix, par là.

 

Affiche

commentaires

lolo
12/09/2019 à 12:02

tellement de critiques negatives
bien dommage le scenario est pas terrible mais on retrouve l esprit x men des marvel que j aime

jespere que disney ne vas pas tout gacher

il y a des raté mais c est un vrai film de super heros
et la bande son de hans zimmer et magnifique
il n est pas mauvais juste bacle
mais ya pire

RobinDesBois
11/09/2019 à 00:26

Clairement pas le meilleur film de la saga mais tout à fait visionable et bien meilleure que beaucoup de films du MCU. C'est triste de dire aurevoir à ce casting en particulier Fassbender/McAvoy. Les X-Men à la sauce MCU ça me tente pas du tout.

Geoffrey Crété - Rédaction
09/09/2019 à 20:36

@Ankytos

Oula non, aucunement senti agressé ! :)
Ravi d'avoir pu échanger. Et navré si ma critique (et pas analyse : analyse sous-entend plus d'espace pour détailler les différents points) vous a semblé incomplète. On essaye de faire au mieux, avec les contraintes (du temps, des ressources, de longueur) de l'exercice.
Bonne soirée !

Ankytos
09/09/2019 à 20:32

@Geoffrey Crété 

Ok, pas de souci.
Il semble que nous soyons en gros (et comme on dit) d'accord sur nos désaccords. C'est à dire pas tant sur les phénomènes de fond mais en tout cas sur ce cas d'espèce.
Je précise que, bien sûr, je me réfèrais à la critique à la sortie du film et non pas à l'article business.
Et je ne souhaite pas non plus coller des étiquettes trop facilement. Il est probable que je me suis mal exprimé si c'est ce qui a été compris. Je répète que je parlais du phénomène global (y compris autour de ce film) et pas de vous en particulier. Si vous vous êtes senti agressé je m'en excuse. Ce n'était pas le but, je ne m'intéresse qu'aux échanges d'idées. On ne fait que parler cinéma.
Et personne n'aime être enfermé dans une boîte.
Bonne suite à vous.

Geoffrey Crété - Rédaction
09/09/2019 à 19:42

@Ankytos

Échanger et ne pas être d'accord, ce n'est pas être fâché, heureusement :)

Je ne nie pas spécialement que le "suivisme" existe, je dis juste que c'est un joker trop vite sorti pour rabaisser l'avis d'autrui, et le décrédibiliser. Et si je cite le joker opposé ("vous êtes dans la provoc et votre critique dit le contraire de tous les autres pour attirer l'attention"), c'est pour mettre en lumière la trop grande facilité à coller des étiquettes. Et ce, trop souvent au détriment du fond.

Je n'ai jamais dit que vous étiez responsable de ça : je contextualise et élargis simplement, pour essayer d'avoir une vue d'ensemble des critiques/réactions aux critiques. (Et je pourrais vous sortir bien des exemples de cette critique opposée, sur des Ridley Scott, des blockbusters, des séries très appréciées et populaires... :)

Comme vous le disiez : on peut avoir conscience d'un phénomène (le suivisme, ou la clémence face à un film détesté), et y participer sans en avoir conscience. Vous comme nous, donc. Ce n'est pas grave, c'est impossible de voir un film totalement vierge de toute attente. Cela fait partie du jeu, il faut simplement l'avoir en tête, le remettre en question, l'interroger.

On pense sincèrement que Dark Phoenix est médiocre, comme expliqué dans notre critique en lien en intro. Critique où j'ai essayé d'expliquer en quoi je trouve le film mauvais, pour diverses raisons (l'analyse est dans cette critique, pas dans ce dossier business, je préfère préciser).
Après, on peut fort heureusement être en profond désaccord. On défend l'idée que la diversité des opinions est vitale, saine et passionnante. Si vous avez plus aimé Dark Phoenix que moi, j'en suis ravi. La rédaction est divisée et partagée tous les mois, et c'est toujours le prétexte à un débat, et jamais à un joker ;)

Ankytos
09/09/2019 à 19:23

@Geoffrey Crété 

La formule de "suivisme" chagrine (et c'est vrai que ce n'est pas très gentil) mais ne vous visait pas en particulier ; par définition, c'est un phénomène d'ensemble qui ne sera pas systématique ni ne concernera absolument tout le monde : ce sera juste souvent et beaucoup de monde. Tout le monde peut y participer sans même en avoir conscience y compris les spectateurs. Plus d'un film en a été victime certains ont la chance d'être réhabilités avec le temps mais pas tous. Cela fonctionne aussi dans l'autre sens (films surestimés). Si vous affirmez que ce n'était pas le cas ici, je veux bien le croire et entendre que la critique de ce film ne devait rien à ce phénomène. Si en revanche votre idée est de nier l'existence même du phénomène, nous ne sommes effectivement pas d'accord (mais ce n'est pas très grave).
Je ne vois pas en quoi le noter est plus facile qu'autre chose. Dire cela est un procédé rhétorique pour rejeter le propos de l'autre qui n'apporte rien au débat.

"On nous accuse tous les mois de faire dans la provoc en publiant des avis contraires à la moyenne"
Je ne lis certes pas absolument tout sur le site mais je ne crois pas rencontrer souvent cette critique à votre encontre (je ne me souviens d'aucun cas particulier en fait). Cela arrive donc certainement mais peut-être pas si souvent que ça. De toute façon, je ne suis pas responsable des affirmations formulées par d'autres, je ne formule pas cette critique à votre encontre.

"plus un film est massivement détesté, plus il aura droit au "c'est pas si nul que ça en fait" lorsque le public le découvrira. De même, un film précédé de très bons échos subira un naturel "C'est pas si génial que ça". C'est naturel. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que X-Men soit considéré avec un peu de clémence, et perçu comme pas si horrible que ça après une telle production, et une critique si globalement négative."
Sur ce point je me sens obligé de préciser que j'ai parfaitement conscience de ce type de phénomène et je crois savoir le reconnaître lorsque je le subis. Beaucoup de films me semblent aussi mauvais qu'on me l'avait dit avant le visionnage. Je crois savoir faire la différence. J'ai exprimé mon opinion dans ce cas car cela ne rentre pas dans ce cadre. Je pense sincèrement que la violence de la critique et le rejet presque sans nuance du film étaient exagérés.
On peut cependant avoir "son opinion " quelle qu'elle soit, mais je reconnais attendre un peu plus d'une critique de presse (ce à quoi j'assimile ce site) qu'une simple opinion. Je m'intéresse à l'analyse qui est faite et, dans ce cas, l'analyse m'a semblé incomplète, voire à côté sur certains points.

Mais ne nous fâchons pas ; encore une fois, il n'y avait rien de personnel (et pas un très gros enjeu non plus) :)

Geoffrey Crété - Rédaction
09/09/2019 à 18:58

@RVR54

J'ajouterai : mon opinion est à la fin, où je redis en quoi la saga X-Men a été importante, a permis au genre de renaître de ses cendres, et que chacun pourra en retenir bien des choses (de Hugh Jackman en Wolverine au beau thème de Hans Zimmer pour Dark Phoenix, en passant par X-Men 2, First Class et bien d'autres choses).

Le reste, comme dit Simon : ce sont des chiffres, des faits, des comparaisons. Le box-office n'est pas un avis, et je donne suffisamment de chiffres, de détails et nuances, pour laisser le lecteur voir le bilan par lui-même.

Par ailleurs, c'est littéralement dit d'emblée dans l'intro : on a un avis négatif sur le film, il est dans la critique. Ici, c'est la rubrique business, donc ce n'est plus un avis sur Dark Phoenix.

Si vous avez aimé le film, cool, on est ravis.

Simon Riaux - Rédaction
09/09/2019 à 18:54

@RVR54

Du coup, peut-être avez-vous rarement vu un article tout court en fait.

Il n'y a pas d'opinion dans ce papier, et son auteur ne cause pas ici de qu'il pense de Dark Phoenix. Le film n'est descendu à aucun moment. C'est une recension factuelle.

Geoffrey fait un point sur le box-office, comme on le fait pour tous les blockbusters majeurs, depuis des années, qu'on les apprécie ou pas, qu'ils marchent ou pas.

RVR54
09/09/2019 à 18:51

J'ai rarement vu un article aussi gratuit, l'auteur doit être vraiment frustré. J’espère que ça fait du bien de pondre un pavé de sel pour descendre un film déjà à terre dont plus personne parle. Un film que j'ai personnellement plutôt apprécié, je savais à quoi m'attendre, ça n'a surpris personne qu'il bide, a par vous.

Nico
09/09/2019 à 15:05

J'ai dormi trois heure au cinéma devant avenger end game de la grosse.....

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