Blade Runner 2049 : pourquoi la suite du film culte a été un échec

Geoffrey Crété | 21 septembre 2020 - MAJ : 21/09/2020 16:54
Geoffrey Crété | 21 septembre 2020 - MAJ : 21/09/2020 16:54

Retour sur l'échec du film de Denis Villeneuve avec Ryan Gosling et Harrison Ford, qui n'a pas été à la hauteur des attentes.

C'est presque beau : 35 ans après Blade RunnerBlade Runner 2049 de Denis Villeneuve a marché dans les pas du classique de Ridley Scott avec une carrière en salles très loin des attentes, et une foule de spectateurs convaincus que le film sera sauvé avec les années.

Propulsé par une revue de presse dithyrambique, vendu comme un blockbuster, le film porté par Ryan Gosling et Harrison Ford n'aura pas séduit les foules, divisant profondément le public entre les spectateurs charmés, transportés et satisfaits, et ceux qui sont restés insensibles à la suite du film culte. Grand film incompris et visionnaire, ou entreprise fumeuse et creuse : le débat continue de faire rage, surtout avec Dune à l'horizon.

Petit retour sur cet événement de 2017, côté business (notre critique du film est par ici).

 

Photo Ryan Gosling, Ana de ArmasL'Histoire jugeant le public

 

LE BUDGET

Blade Runner 2049 aurait officiellement coûté 150 millions de dollars - la rumeur parle de plus, aux alentours de 185 millions. À titre de comparaison, c'est moins que Spider-Man : Homecoming (175 millions de dollars), Thor : Ragnarok (180 millions), Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (200 millions) ou encore Fast & Furious 8 (250 millions). C'est proche de Wonder Woman (149 millions) et Mad Max : Fury Road (150 millions), une autre suite d'un film culte sortie des décennies après.

C'est sans compter un coût marketing non négligeable, le film ayant été porté par une promo classique (tournée des acteurs dans le monde, foule de bandes-annonces et spots TV). Le budget promo n'est jamais officiellement assumé, mais nul doute que celui de BR2049 est très élevé. Pour Deadline, c'est dans les 150 millions. Soit un budget total de 300 millions.

Pour beaucoup, c'est le principal facteur du semi-échec : un coût trop élevé pour un film qui n'obéit pas aux règles classiques du blockbuster, par sa durée (2h44), son rythme et sa tonalité, inhabituels à ce niveau de budget. En plus d'une "marque" trop confidentielle, certes attachée à un film culte, mais au potentiel de franchise très limité. Une mise de départ trop élevée, qui aurait donc été comme une balle tirée dans le pied.

La classification R Rated aux Etats-Unis (interdit aux mineurs de moins de 17 ans non accompagnés) est également un facteur important à prendre en compte. 

 

Photo Ryan GoslingRyan Gosling est le héros de la suite

 

LE BOX-OFFICE DOMESTIQUE

Avec 92 millions de dollars récoltés aux Etats-Unis et au CanadaBlade Runner 2049 est un échec clair. Sachant que les recettes domestiques rapportent plus et plus facilement dans les caisses du studio, voir une superproduction à 150 millions (voire plus) ne même pas dépasser la barre des 100 millions en salles est un coup dur la Warner, Alcon Entertainement et Sony.

Surtout avec une revue de presse et une aura si nobles, et une équipe de rêve, qui étaient a priori une équation parfaite - surtout à l'heure où les studios et réalisateurs accusent régulièrement les agrégateurs de critiques et autres indicateurs de satisfaction, d'être à l'origine des échecs des films en salles en générant un buzz négatif.

Le film a démarré aux alentours de 32 millions sur plus de 4000 écrans, soit un départ mou. Il a été vite été englouti par les nouvelles sorties, pourtant plus maigres, comme Happy Birthdead et Geostorm. Thor : Ragnarok l'a finalement achevé.

 

Photo Ryan GoslingContrôle qualité du public

 

LE BOX-OFFICE INTERNATIONAL

Blade Runner 2049 a pu souffler un peu grâce au box-office mondial, comme la majorité des blockbusters. Avec environ 167 millions de dollars, le film de science-fiction sauve les meubles.

Le Royaume Uni (25 millions), l'Allemagne (12,4 millions), la Chine (11,6 millions), la France (11,3 millions), l'Australie (10,1 millions), le Japon (10,4 millions) et la Russie (9,8 millions) sont les territoires majeurs.

C'est néanmoins peu vu l'ampleur du film. Valerian et la Cité des mille planètes a encaissé 62 millions de dollars en Chine, quand Interstellar, un autre film de science-fiction à la durée peu ordinaire, y a récolté plus de 121 millions en 2014. Blade Runner 2049 a si peu enthousiasmé le public chinois qu'à sa sortie, il a vite été dépassé par Geostorm, le film catastrophe nanardesque avec Gerard Butler.

En France, le film a attiré 1,2 millions de spectateurs. C'est bien, mais sans plus : c'était le 48ème succès de l'année, entre Get Out et Annabelle : la Maison du mal, des films beaucoup moins cher. Loin devant, les 7 millions de Star Wars : Les Derniers Jedi, les 4 millions de Valerian et la Cité des milles planètes,  ou les 3 millions et quelques de Fast & Furious 8 et Pirates des Caraïbes 5 : La Vengeance de Salazar.

 

Photo Ryan GoslingDouanes pour l'international

 

PAR RAPPORT À L'ORIGINAL

Blade Runner de Ridley Scott a été un échec à sa sortie en 1982, et aura mis des années avant d'être réhabilité, au fil des différentes versions et en grande partie grâce à l'engouement d'une base de fans grandissante.

Il avait engrangé environ 33 millions, pour un budget de 28. Avec l'inflation, c'est un budget d'environ 70 millions, et presque 85 millions au box-office. C'est un ratio de rentabilité très proche de Blade Runner 2049 en 2017, qui montre que malgré des moyens bien plus importants, la suite n'a pas réussi à surpasser un univers probablement trop mystérieux pour le public. D'autant qu'il a bénéficié d'un nombre de copie plus important aux Etats-Unis : plus de 4000, contre à peine 1300 pour le premier film.

En France, le premier film a été un succès, avec plus de 2 millions d'entrées, sans compter les ressorties en 1992 et 2015. Blade Runner 2049 a fait moins : 1,2 millions.

  

Photo Harrison Ford  Harrison Ford face à ses choix de carrière

 

LES RAISONS

Divers avis et points pour essayer de comprendre cette déception proche de l'échec financier. Le premier : l'idée même d'une suite à un film certes culte, mais qui reste une œuvre noire, complexe, et loin de correspondre à une étiquette grand public. Ressortir des marques du passé, des décennies après, est une opération de plus en plus courante à Hollywood, mais l'idée du retour de Blade Runner était probablement périlleuse dès sa genèse. Surtout avec un tel budget, qui a mis le film dans une logique de blockbuster pas forcément adaptée.

Le film original a longtemps divisé, et continue à en laisser certains dubitatifs malgré l'aura de film incontournable. Les producteurs ont de toute évidence surestimé le pouvoir des fans, voyant dans la popularité de Blade Runner qui s'est construire au fil des décennies l'assurance d'une attente et d'un succès.

Autre raison invoquée : la durée, qui a privé le film de plusieurs séances par jour, et certainement découragé de nombreux spectateurs en plus de nourrir un bouche-à-oreille négatif. Ridley Scott lui-même a admis que Blade Runner 2049 était trop long récemment, et que ça expliquait son échec en salles : « C'est lent. Trop lent. Long. Trop long. J'aurais retiré une demi-heure. ». Denis Villeneuve a pour sa part expliqué que le premier montage durait quatre heures, et que les producteurs très confiants l'ont laissé finaliser une version à sa guise, le film sorti en salles étant sa director's cut.

 

Photo Sylvia HoeksSpectateur qui plane au bout de 2h10

 

La promo du film a également été pointée du doigt. Plus préoccupée par l'ambition visuelle et l'atmosphère que l'histoire et les personnages racontés, Blade Runner 2049 aurait repoussé une partie du public, pas très sûr de savoir ce qui était vendu. Il y a bien eu quelques efforts dans ce sens, avec notamment un court-métrage sur l'univers, mais difficile de ne pas imaginer des spectateurs confus face à ce Los Angeles futuriste, et une mythologie peu connue par le grand public. Et notamment les plus jeunes, qui constituent pourtant la cible la plus précieuse. La peur de beaucoup d'un long film plus proche de l'auteur que du divertissement hollywoodien, presque revendiqué dans la promo, a certainement joué contre sa carrière.

Enfin, raison privilégiée par les défenseurs du film : l'œuvre de Denis Villeneuve n'a pas été comprise, car trop extrême, trop extraordinaire, voire trop intelligente pour son époque. À l'heure où le public se rue sur les films de super-héros et où Disney, considéré par beaucoup comme l'Antéchrist, domine l'industrie du grand spectacle, la carrière très décevante d'un film de science-fiction comme Blade Runner 2049 serait tristement logique.

Avec sa durée, son rythme, sa quasi absence d'action, ses thématiques profondes et son positionnement exigeant pour le spectateur habitué au pop-corn confortable, la suite ne pouvait qu'être rejetée. Et ne pourra qu'être sauvée et considérée à sa juste valeur dans les années à venir. 

En ajoutant tous ces critères, et malgré une absence de grosse concurrence jusqu'à Thor : Ragnarok quelques semaines après, il y a peut-être là les clés de l'échec commercial du film de Villeneuve.

 

Photo Harrison FordHarrison Ford dans le premier Blade Runner

 

L'envie de ne pas reproduire l'erreur commise à la sortie du premier film, qui a vu de nombreux critiques et cinéphiles retourner leur veste après avoir détesté Blade Runner à l'origine, a certainement été là. Détester Blade Runner 2049 en 2017, c'est peut-être prendre le risque de passer à côté d'une future œuvre culte qui sera perçue comme un grand film d'ici quelques décennies.

Et à une époque où les débats ont tendance à vite se polariser et balayer les nuances, la prise de position a rapidement pris une tournure extrême, sans nécessairement attendre le minimum de recul qui a permis à la plupart des classiques du septième art d'être digérés.

 

Photo Denis Villeneuve, Ryan GoslingDenis Villeneuve et Ryan Gosling sur le tournage

 

LES CONSÉQUENCES

En novembre, The Hollywood Reporter parle d'une perte de 80 millions pour Alcon et Sony (qui a néanmoins bénéficié d'un accord en amont qui lui permet de récupérer en premier sur les recettes). Jeff Goldstein de la Warner a reconnu la déception en octobre : « Nous avons fait un bon score dans les réseaux des grosses salles. Alcon Entertainment et Denis Villeneuve ont fait un film incroyable. C'est simplement que le public était moindre que ce que l'on pensait. »

Même si la carrière d'un film continue après les salles de cinéma, avec les ventes vidéo, TV, et autres, ça reste en marge. Blade Runner 2049 aurait ainsi encaissé moins de 30 millions en DVD et Blu-Ray aux USA.

Première conséquence probable : l'univers Blade Runner ne sera vraisemblablement pas étiré en franchise, d'une manière ou d'une autre. Denis Villeneuve avait évoqué lors de la promo des idées pour de possibles suites, tandis que Ridley Scott a créé dans Prometheus un pont entre les deux univers de science-fiction avec la mention à peine cachée de l'entreprise Tyrell autour du personnage de Peter Weyland. L'apparition d'une forme semblable à celle d'un Ingénieur dans un plan de Blade Runner 2049 n'a pas manqué de relancer la question chez les fans.

 

Photo Ryan Gosling, Sylvia HoeksY a t-il réellement un Ingénieur dans cet endroit ? 

 

Le cas Ryan Gosling est intéressant : très populaire depuis Drive, nommé aux Oscars, salué par la critique et célébré par le public pour diverses raisons plus ou moins cinéphiles, il cédait pour la première fois à l'appel des superproductions, probablement séduit par la nature inhabituelle de Blade Runner 2049. Que le public ne se soit pas déplacé en masse pour le voir, contribue à rendre sa place intéressante et spéciale. Il a depuis tourné First Man - Le premier homme sur la Lune, et se prépare à aller dans le film de genre avec un nouveau Wolfman.

Pour Denis Villeneuve, aucune inquiétude. Si sa première expérience de blockbuster n'a pas été le succès attendu (ses plus gros budgets avant Blade Runner étaient dans la fouchette des 40 millions), il est bel et bien l'un des réalisateurs les plus courtisés. Il a enchaîné avec Dune, nouvelle adaptation du classique de Frank Herbert qui est l'un de ses plus vieux rêves. En cas de succès, ce sera le début d'une grosse saga, avec un deuxième film dans les tuyaux, la série Dune : The Sisterhood, et de quoi tirer beaucoup des films vu la saga littéraire. En cas d'échec commercial, la suite sera certainement enterrée, ce sera un autre rendez-vous à moitié manqué avec la SF.

 

photo, Timothée Chalamet, Josh BrolinDune, l'événement 2020 (ou 2021, qui sait)

commentaires

Cliff booth
30/09/2020 à 15:25

Le premier Blade runner , est plus qu’un chef d’oeuvre , c’est une date dans l’histoire du cinéma , c’est La quintessence de l’art, une photographie à tomber , la plus belle B.O. de tous les temps (avec celle de basil poledouris pour Conan) une histoire mélangeant polar noir , histoire d’amour et S.F. qui se combine merveilleusement bien .le bonheur tout simplement. B.R2049 est l’exact contraire de Blade Runner , une image hideuse ,une musique , holà là parlons-en de la musique a défaut d’etre inécoutable elle est grotesque ,c’est Salieri essayant d’imiter Mozart , une grosse M..... une histoire et un rythme qui ferait passer Andrei Tarkovski pour Michael Bay en comparant le rythme de ses films avec B.R2049. J’en suis archi convaincu le film de Villeneuve restera comme un petit film pour l’eternité.

MystereK
26/09/2020 à 16:45

SOULEATER content de vous avoir fait rire, mais vous savez comment va une discussion, un mot après un autre, une association d'idée, et elle dérive, toutefois, nous sommes resté dans le contexte, si ce n'est dans les films. La prochaine fois que vous goberez un oeuf, lisez en même temps Poe et la rue morgue pour comprendre.

souleater34
26/09/2020 à 09:58

Je voudrais remercier ceux ici ,qui par leur masturbation intellectuelle et l'utilisation de mots savants que seuls des érudits comprennent ,m'ont bien fait rigoler. Vos échanges me font penser à un dîner de têtes d'œuf qui se la pète en utilisant le langage qui des plus alambiqués...De plus sans réelle corrélation avec le sujet ,à savoir la daube nommée pompeusement "Blade Runner 2049" si ce n'est une étude philosophique sur le travail de Villeneuve...Je pense que le film original était d'essence punk et mettait bien en exergue la philosophie du mouvement:"No future"(les humains s'emmerdent sur une Terre mourante et les réplicants ont une espérance de vie de 4 ans , tout le monde baignant dans une sorte de dépression collective). Pourquoi faire une suite à un film qui se voulait sans espoir et faire qu'une androïde (gynoïde?)puisse telle une madone futuriste engendrer un nouveau messie? Loin de moi l'idée d'une critique véxatoire ,tant j'apprécie le ton aimable ,respectueux et disons-le intellectuel . Cela change du galimatias parfois employé par certains...

MystereK
23/09/2020 à 10:30

DARK S. merci de votre réponse courtoise. Quand je dis ""le problème du prédetérminisme et comme les choses se produisent/se sont produites/se produiront de toute façon, il n'y est pas question de morale ou de religion", je le dis parce que le problème/paradixe est purement scientifique, il n'y a pas de choix possible puisque tou c'est déjà passé, se passera ou est en train de se passer. Il n'y a donc pas de question morale ou religieuse, puisqu'il n'y a pas de choix possible, En vérité elle a déjà fait le choix, c'est vrai, mais elle ne l'a pas fait parce qu'ele connaissait l'avenir, elle l'a fait tout simplement parce qu'elle a décidé de le faire ainsi (à cet instant précis, c'est bien un choix moral ou religieux) pas en reard de ce qu'elle connait de l'avenir, puisque l'avenir c'est déjà passé, ou est en trainde se passer. ça se brouille dans nos têtes, oui, mais c'est bien le principes du paradoxe. L'instant religieux/moral existe, mais n'est pas déterminié par sa connaissance de l'avenir. Comme vous lisez aussi Chiang, vous comprenez aussi qu'il se joue de ces paradoxes qui ont forcéemnt un lien avec la philosophie. Et vouas avez raison pour Villeneuve, il a parle sans problème de l'aspect religieux de Dune aussi, ce que je voulais dire, c'est que l'histoire de base et le scénario de base ont déjà tous ces éléments, il n'y a fait aucun ajout. Il est intérressé par les questions soulevées, c'est un fait, philosophique ou religieux, cela dépends des points de vues des un ou des autres. Sinon, effectivement ,je ne suis pas expert en religion, mais je m'y connais assez, je suis surtout très porté sur les paradoxes et la philosophie parce que ces deux choses interpelles et n'apportent pas de réponse, contrairement à beaucoup de religions qui disent apporter des réponses à tout. Ne pas avoir de réponses est plus excitant pour l'esprit que d'en avoir.

Dark S.
23/09/2020 à 09:38

Mysterek, votre argumentaire relève beaucoup du sophisme. Ce n'est pas parceque le scénario n'est pas de Villeneuve que ce dernier n'y a pas mis sa propre vision des choses, d'autant que Villeneuve n'a semble t-il rien d'un yesman. Le fait est qu'une grande partie de la filmo de Villeneuve est ponctuée de références religieuses, ce dernier disait encore que l'aspect religieux l'intéressait dans Dune. Ted Chiang lui-même, l'auteur de l'histoire, n'est pas avare en métaphore religieuses !!
Attention, je ne dis pas que le film tient un discours de propagande "pro-life", je ne pense pas que ce soit le cas, Villeneuve ne prend pas partie. Le personnage de Jeremy Renner est là pour le prouver : il permet de nous montrer un autre point de vue, une autre réaction possible. Bien sûr, cela n'invalide en rien l'aspect scientifique du film tel que vous le décrivez, qui est incontestable. Mais l'un n'exclu pas l'autre. Tout dans la filmo de Villeneuve porte à croire qu'on peut y mettre une interprétation religieuse. Vous parlez de "philosophie", certes, mais philosophie et religion ont toujours été intiment liées de toute façon. Lorsque vous dites : "le problème du prédetérminisme et comme les choses se produisent/se sont produites/se produiront de toute façon, il n'y est pas question de morale ou de religion" montre que vous ne connaissez pas bien certains aspects des religions. Parce que justement, toutes les religions du livre traitent largement de cette question !

Antoine
23/09/2020 à 09:15

J'avais aimé cette suite.
Et pour réagir aux commentaires précédents, cela fait plus de deux ans que globalement je paye un abonnement mensuel au cinéma pour pas grand chose tant la production mondiale actuelle est centrée sur des films sans histoire, ni scénario, ni réalisation, ni rien en fait...
Personnellement c'est devant ces fameux blockbusters que je m'ennuie à mourir et desquels je ressors frustré avec l'impression d'être pris pour un décerebré...
Chacun ses goûts, mais quand même... Où est passé le bon cinéma, fait avec amour et proposant une grande variété de sujets ?

MystereK
23/09/2020 à 07:40

Peut-être que pour Premier Contact il vaut mieux parler philosophie que religion, parce que, comme pour beaucoup de paradoxes scientifiques, les savants les abordent d'un point de vue philosophique : un paradoxe n'a pas de réponse juste ou fausse, toutes les réponses sont possibles. Ce sont des gymnastiques de l'esprit qui obligent à réfléchir sur les possibilités. Dans le cas du temps simultané, c'est l'impossibilité de faire un choix qui est questionné, parce que si on voit ce qu'il va se passer, c'est qu'il s'est passé, on ne peut pas modifier le futur puisqu'il est également le présent, tout comme le passé, Philosophiquement parlant c'est le problème du prédetérminisme et comme les choses se produisent/se sont produites/se produiront de toute façon, il n'y est pas question de morale ou de religion. Les choses son/ont été/seront tout en même temps, si le choix avait été différent, on aurait pas pu voie ce qui a été/sera/est puisqu'il n'a pas existé, donc on ne peux faire ce choix différement simplement par le'xistence même de ce futur (on est dans l'opposé du paradoxe du grand-père)

MystereK
23/09/2020 à 07:14

DARK S. ce n'est pas Villeneuve qui a éctit le scénario, et c'est tiré d'un maétérauc déjà existant posant exactement le même problème d'un auteur de SF hard science qui écrit sur les paradoxes scientifique et qui est n'est pas religieux. Le contexte de cette histoire est purement scientifique comme le reste des nouvelles de ce grand auteur. Bien sûr, personnelement vous pouvez le voir de l'angle de vue que vous voulez, mais cela n'en reste pas moins, que cela n'a rien à voir avec les intentions des auteurs, alors votre jugement est troimpé par ce que vous avez envie d'y voiret si dawmey déteste le film pour des raisons religieuses qui n'y sont pas, il le déteste pour la mauvaise raison. Une oeuvre peut-être vue par n'importe quel point de vue, un malacologiste pourrait étudier le film selon le point de vue de la vie sexuelle des mollusques s'il le désire et en sortir une théorie, mais cela n'aurait rien à voir avec le film.

Dark S.
22/09/2020 à 20:02

Davmey n'a pas totalement tort ! Je ne pense pas que Premier Contact (que je n'ai pas vraiment aimé non plus sans forcément détester) ne doit se voir que sous un oeil purement scientifique. Je ne sais pas si Villeneuve est "pro-life", mais je pense par contre que le film peut également s’interpréter sous cet angle religieux. Sachant que le sujet de la religion est loin d'être étrangère à Villeneuve, en premier lieu Prisoners, qui parle énormément de foi, il en était également question dans Incendies, et il en sera très certainement question dans Dune. Il est clair que les questions philosophico-religieuse inspirent Villeneuve, et BR2049 n'en est pas épargné (difficile de ne pas faire le parallèle avec la nativité), et Premier Contact est très certainement concerné aussi.

MystereK
22/09/2020 à 20:02

Merci RORCHACH d'avoir mieux expliqué que moi. On peut également se référer à la nouvelle originale qui est écrite sous la forme d'une lettre que Louise écrit à sa fille avant sa naissance lui expliquant l'histoire de sa vie à venir parce qu'elle est déjà née et à vécu dans la nouvelle vision du temps que Louise à assimilée au contact des aliens. Rien de religieux là-dedans, rien qu'un paradoxe scientifique mis en images.

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