Les nouveautés films et séries à voir sur Netflix ce week-end

La Rédaction | 8 mai 2020 - MAJ : 08/05/2020 19:05
La Rédaction | 8 mai 2020 - MAJ : 08/05/2020 19:05

Netflix balance à tout va nombre de films et séries dans son catalogue chaque semaine, sans qu'on les remarque ou que la plateforme ne l'annonce officiellement. Chaque fin de semaine, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Netflix dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer ce week-end sur la plateforme de streaming ?

Si vous aimez le cinéma d'action, voici le meilleur du genre sur Netlflix.

Les meilleurs films et séries d'horreur Netflix, c'est par ici.

Et le meilleur de la science-fiction Netflix, c'est dans ce dossier.

Vous pouvez aussi voir la liste des meilleures séries Netflix sur Cinetrafic.

 

Logo Netflix

  

THE EDDY

Ça parle de quoi ? Aux prises avec de dangereux criminels, le patron d'un club de jazz parisien s'efforce de protéger son affaire, son orchestre et sa fille de 16 ans.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que c'est la première série de Damien Chazelle, le talentueux réalisateur oscarisé de La La Land et également derrière les excellents Whiplash et First Man - Le premier homme sur la LuneAprès avoir largement convaincu sur le grand écran, le franco-américain se lance sur le petit écran en réalisant les deux premiers segments des huit épisodes de cette mini-série. Il plongera une nouvelle fois dans ses thématiques de prédilection entre la conciliation vie personnelle et professionnelle, l'amour et évidemment la musique.

A la réalisation, il est accompagné, entre autres, par la française Houda Benyamina (Caméra d'or avec Divines) qui met en scène les épisodes 3 et 4. Le scénario est lui tenu par le scénariste et dramaturge Jack Thorne à qui l'on doit de nombreuses pièces de théâtre mais aussi la série Skins et la récente His Dark Materials : À la croisée des mondes. Avec en plus un casting éclectique mélangeant les nationalités avec les Français Tahar Rahim et Leïla Bekhti, la Polonaise Joanna Kulig (Cold War), les Américains Andre Holland (The Knick) et Amandla Stenberg (Hunger GamesThe Hate U Give - La Haine qu'on donne) ou encore l'Australo-américaine Melissa George, si rare sur les écrans, la série s'annonce prometteuse.

Notre avis sur les quatre premiers épisodes.

 

 

DEAD TO ME SAISON 2

Ça parle de quoi ? Jen et Judy ne vont pas bien, mais alors, pas du tout ! Prises dans une spirale incontrôlable, elles s'accrochent l'une à l'autre pour mieux garder leurs secrets.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que même si la première saison n'avait rien de très innovante et originale, le duo Linda Cardellini - Christina Applegate fonctionnait à merveille et offrait quelques moments assez jubilatoires. Avec le cliffhanger final de la saison 1, cette deuxième salve d'épisodes sera peut-être le moyen de relancer la machine à quiproquos et emmerdes de ces deux femmes en perte de contrôle. La spirale infernale va d'ailleurs totalement vriller leurs esprits lorsque plusieurs événements inattendus vont venir accentuer leurs bouleversements intérieurs. Attendez-vous donc à des twists et évidemment quelques cliffhangers.

Notre critique de la saison 1

 

Photo Linda Cardellini, Christina ApplegateUn confinement plus supportable avec Linda et Christina

 

GET OUT

Ça parle de quoi ? Chris angoisse à l'idée de rendre visite aux parents de sa petite-amie : lui est noir, eux sont blancs. Derrière leur accueil chaleureux, le malaise est palpable.

Pourquoi il faut le regarder ? Comme tout succès phénoménal prenant le monde par surprise (plus de 255 millions au box-office pour un budget de 5 à peine, Oscar du meilleur scénario original et nominations comme Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur acteur), Get Out a, depuis sa sortie, créé de vifs débats sur sa véritable valeur. Mouvement logique, en réaction.

Notre avis publié dès qu'on l'a découvert à Beaune n'a en tout cas pas changé : le film de Jordan Peele est une petite merveille digne de The Twilight Zone, et un coup de maître pour un premier essai. Brillamment conçu, mené, et interprété (mention spéciale à Allison Williams et Catherine Keener), Get Out est un délice, qui donne autant à frissonner qu'à réfléchir, entretenant une pure tradition d'horreur sociale à la Rod Serling, qui rend un miroir déformé du monde pour mettre en lumière ses obsessions et tendances.

Et s'il n'y avait pas ces touches humoristiques et cette fin trop heureuse (Peele a décidé de changer, le héros étant arrêté et emprisonné dans la fin originale), la réussite serait encore plus grande.

Notre critique de ce petit bijou par ici.

 

Photo Daniel KaluuyaScène du film ou arrivée aux Oscars ?

 

TROIS FILMS DE DAVID LYNCH

Lesquels ? EraserheadTwin Peaks : Fire walk with me et Lost Highway.

Pourquoi il faut les regarder ? Démarrant à la manière d'un cauchemar suintant, Eraserhead mute progressivement, jusqu'à proposer un délire onirique dans lequel chacun greffera ses propres angoisses, ses propres rêves. Au fur et à mesure que nous suivons le  quotidien de son héros, forcé d'adopter un enfant monstrueux alors qu'il évolue dans une gargantuesque cité industrielle, c'est la condition citadine et la tristesse d'un monde purement technique qui se dessine, avec une acuité terrifiante.

Dans Twin Peaks : Fire walks with me, il se plaît à revisiter sa propre série télévisée, et à travers elle tous les teen movies et autres chroniques des petites villes américaines qui l'ont précédé. Le résultat est un jeu de démolition fascinant, volontiers absurde, dont tous les héros dévoilent de grandioses failles et des éruptions de folie inattendues. Déstabilisant et sous-estimé, le film est un des plus curieux du réalisateur, qu'on aurait tort de laisser de côté.

Lost Highway enfin, constitue un des films majeurs. Sous des airs de film noir tendance paranoïaque, Lynch fait littéralement exploser les codes du récit narratif classique pour nous immerger dans un labyrinthe à la fois poétique et oppressant. Au cours de cette enquête qui vire à l'introspection, on change d'apparence, de corps, d'âme, d'amour, et toujours, on poursuit une inquiétante figure vampirique, qui mérite de figurer tout en haut du palmarès des grands monstres du cinéma.

Le meilleur et le pire de David Lynch

 

photo, I Robert BlakeUne des images les plus inquiétantes de Lost Highway

 

TROIS FILMS DE XAVIER DOLAN

Lesquels ? Les Amours imaginairesLaurence Anyways et Tom à la ferme

Pourquoi il faut les regarder ? Pour beaucoup, Mommy a été la révélation absolue, le grand film de Xavier Dolan. Mais le réalisateur-acteur-scénariste-producteur-monteur-costumier-whatever a aussi marqué les esprits avec d'autres films, très différents, et peut-être même plus fous et audacieux.

Après la révélation J'ai tué ma mère, la valse sentimentale des Amours imaginaires a été un beau tourbillon, où son sens de la mise en scène a pris une dimension fascinante, avec les excellents Monia Chokri et Niels Schneider. Difficile d'oublier cette scène de danse sur Pass this On de The Knife, douloureuse illustration des fantasmes que le désir peut plaquer sur une personne.

Dans la foulée, Laurence Anyways a été son grand projet romanesque, malheureusement aussi malade que Ma vie avec John F. Donovan. Débordant d'idées, de personnages, de scènes, d'ellipses et effets de style et narration, cette passionnante histoire d'amour entre une femme et un homme voulant être une femme, a néanmoins offert des moments grandioses - d'une pluie de vêtements, à la plupart des scènes aves Suzanne Clément. Et rien que la bande-annonce du film est magique.

Enfin, Tom à la ferme a été une parenthèse excitante sur les terres du thriller, où Dolan l'acteur et le réalisateur s'est aventuré hors de sa zone de confort, avec des thématiques néanmoins bien à lui. Un film qui a moins résonné à sa sortie, mais qui mérite d'être revu.

 

photo, Monia ChokriBronzette en confinement

 

LA TRILOGIE TROIS COULEURS : BLEU, BLANC, ROUGE

Ça parle de quoi ? Après la mort de sa fille et de son mari compositeur, Julie s'efforce de mener une nouvelle vie, tout en cherchant à comprendre la vie secrète du musicien.

Pourquoi il faut la regarder ? Qui veut taper sur le cinéma d'auteur évoque volontiers "un film polonais chelou super chiant". Si vous voulez savoir d'où vient ce cliché, alors c'est l'occasion rêvée, et si vous voulez comprendre pourquoi il est d'une rare bêtise, alors foncez. Originaire de Pologne, Krzysztof Kieslowski livre un triptyque unique dans l'histoire du cinéma, mû par la volonté symbolique de plonger au coeur de ce qui constitue l'âme française, en se laissant guider par des personnages qui se font écho à travers chaque film (et s'ils n'étaient au fond qu'une seule et même personne, évoluant symboliquement, tous écho d'une grande âme dont l'oeuvre veut prendre le pouls ?).

Tour à tour tragique, intimiste puis drôlatique, sa trilogie s'avère d'une richesse exceptionnelle, tout autant que le réceptacle de magnifiques performances de comédiens et comédiennes, de Dominique Blanc à Jean-Louis Trintignant en passant par Julie Delpy. Et si tout cela ne suffisait pas à piquer votre curiosité, sachez que Community et la trilogie Cornetto ont revendiqué des hommages à cet attelage étonnant, signe sans doute qu'il y a bien plus à y puiser que de tristes clichés sur le cinéma d'auteur...

 

photo, Irène JacobUn des meilleurs rôles d'Irène Jacob

 

18 CADEAUX

Ça parle de quoi ? Une femme enceinte en phase terminale d'un cancer laisse sa fille à naître 18 cadeaux que celle-ci recevra à chaque anniversaire avant d'atteindre l'âge adulte.

Pourquoi il faut le regarder ? Verser sa petite larme fait toujours du bien. Ce film est taillé pour les âmes sensibles, dont le sentiment filial prédomine dans l'amour. Dramatique, le récit se construit autour d'Anna (Benedetta Porcaroli) qui ne connaît sa mère que par les cadeaux qu'elle lui fait, à chaque anniversaire. Sans repères maternels pour évoluer dans la vie (mais avec un père aimant), elle est néanmoins accompagnée par son image, qui l'aide à franchir les étapes difficiles.

Plutôt tire-larmes, habité par de bons sentiments tout en étant terrible dans les faits, ce film se regarde pour la recherche d'une émotion pure. Sortez les mouchoirs avant le visionnage ! Et profitez de la langue italienne, qui est un argument en soi. 

 

photo, Benedetta Porcaroli, Vittoria PucciniUn drame où les morts sont parmi nous

   

ET AUSSI...

ClocloLou ! Journal infimeSeulsLe Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Irréversible...

 

RETROUVEZ LE RECAP COMPLET DES NOUVEAUTÉS NETFLIX CHAQUE SEMAINE ICI.

 

Affiche

commentaires

Almick
12/05/2020 à 07:44

A quand la saison de 5 de Lucifer. L attente devient un supplice!!!!

Iorekb
09/05/2020 à 00:28

Il me semble bien que Dominique Blanc n'a jamais participé à la trilogie "Bleu-Blanc-Rouge"
Peut-être une confusion avec Juliette Binoche.

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