César 2020 : après le malaise de la cérémonie et les prix de Polanski, le chaos se répand dans le cinéma français

Mathieu Jaborska | 2 mars 2020 - MAJ : 02/03/2020 16:54
Mathieu Jaborska | 2 mars 2020 - MAJ : 02/03/2020 16:54

Pourtant traversée de part en part par un malaise profond, la cérémonie de vendredi dernier risque bien de s'avérer historique pour l'industrie hexagonale.

 

L'ÉDITION 2020

Peu de gens ont vraiment regardé de bout en bout la soirée en question, ayant eu lieu dans la salle Pleyel à Paris le 28 février dernier. Pourtant, tout le monde connait son déroulé. La fin de la cérémonie aura crispé pas mal de gens, la faute bien sûr à la victoire de Roman Polanski dans la catégorie "meilleure réalisation". Dès l'annonce des 12 nominations pour J’accuse, une colère s'était fait ressentir chez certaines associations féministes, chez quelques personnalités issues du cinéma français et chez une partie du public.

Pendant l'évènement, un grand groupe de militantes ou de manifestants s'est rendu sur place pour protester directement contre l'honneur qui était fait au cinéaste, alors même que le principal intéressé avait annoncé dans une lettre, où il se positionnait en victime, qu'il n'assisterait pas à la cérémonie. La séquence de remise de prix a déjà fait le tour d'Internet et sa victoire a été accompagnée d'un malaise général palpable et du départ de quelques personnes dont Florence Foresti, incapable de remonter sur scène, Céline Sciamma et Adèle Haenel, figure de proue du mouvement dénonçant les affaires d'agressions sexuelles dans le milieu du cinéma français.

 

Photo Jean DujardinJ’accuse

 

ACCUSATEURS

Le prix a clairement fait l'effet d'un séisme dans le milieu et quelques jours après, une conclusion s'impose : c'est la guerre. Beaucoup de personnalités du monde du cinéma se sont exprimées sur le sujet. Bien sûr, les accusateurs et accusatrices sont nombreux à parler. On a déjà évoqué dans un article le cas de Sara Forestier, qui a regretté ne pas avoir imité sa collègue et quitté la salle. Adèle Haenel elle-même est revenue sur l'affaire dans un article de Médiapart dont le titre ne pourrait être plus évocateur : "Cinéma français : la nuit du déshonneur".

"Ils pensent défendre la liberté d’expression, en réalité ils défendent leur monopole de la parole. Ce qu’ils ont fait hier soir, c’est nous renvoyer au silence, nous imposer l’obligation de nous taire. Ils ne veulent pas entendre nos récits. Et toute parole qui n’est pas issue de leurs rangs, qui ne va pas dans leur sens, est considérée comme ne devant pas exister."

Elle n'a pas été la seule à se fendre d'une tribune énervée. Virginie Despentes, dont l'engagement à ce sujet est bien connu, est également montée au créneau avec un style agressif qui lui correspond bien dans les colones de Libération. Dès le chapeau de l'article, elle montre sa volonté de faire de cette affaire un exemple concernant surtout "les puissants", oppresseurs à à peu près tous les niveaux.

 

Photo Adèle Haenel, Noémie MerlantAdèle Haenel et Noémie Merlant dans Portrait de la jeune fille en feu

 

"Que ça soit à l’Assemblée nationale ou dans la culture, vous, les puissants, vous exigez le respect entier et constant. Ça vaut pour le viol, les exactions de votre police, les césars, votre réforme des retraites. En prime, il vous faut le silence de victimes."

Comme prévu, le texte est aussi politique qu'engagé et la distinction de Roman Polanski est vue comme une sorte de provocation suprême, un doigt d'honneur ultime fait aux victimes. Le titre, "Désormais on se lève et on se barre", achève de faire d'Haenel un symbole grâce à son geste de colère. Selon la romancière, si Portrait de la jeune fille en feu n'a remporté aucune des plus hautes récompenses, c'est bien parce que l'actrice a pris la parole.

C'est bien là la cause de cette affaire. Qui a décidé du sacre de J’accuse ? C'est l'académie, composée de 4 700 membres répartis dans 10 collèges. Ses membres votent et c'est donc eux qui ont choisi le cinéaste. On pourrait objecter que les votes en question se sont faits avant la polémique et les accusations envers Christophe Ruggia.

D'une part, les griefs envers le cinéaste sont loin de dater d'hier et le tollé provoqué par le long-métrage évoquant l'affaire Dreyfus est également né de la projection du film à Venise et surtout d'un dossier de presse transformant le réalisateur fugitif en cible de persécutions. D'autre part, ce n'est même pas le cas puisque le 2e tour de vote a débuté le 9 février et s'est terminé à peine quelques heures avant le début de la cérémonie. Autrement dit, le choix des membres a été fait en étant conscient du scandale que cela allait provoquer.

 

PhotoPortrait de la jeune fille en feu

  

SOUTIENS

Certains ont, quant à eux, souligné ce qu'ils considèrent comme une preuve d'hypocrisie de la part des personnalités concernées. Jean-Pierre Darroussin, incapable de prononcer le nom de Polanski, aurait par exemple été dans le passé un fervent admirateur du cinéaste. Néanmoins, en plus du fait qu'il n'est pas interdit de changer d'avis, le statut de J’accuse est quand même particulier. La plupart des personnes choquées par ses nominations et ses prix lui reprochent d'instrumentaliser une affaire historique pour permettre au metteur en scène de se plaindre de sa situation.

 

Photo Jean Dujardin, Louis GarrelUn film au sujet particulier

 

C'est en tout cas ce que le fameux dossier de presse vénitien clamait haut et fort. Le film reste avant tout symbolique. Pour d'autres, ces réactions sont disproportionnées. Dans un entretien avec Le Parisien, la réalisatrice Claire Denis a récemment indiqué ne pas avoir hésité à remettre le prix, accompagnée par Emmanuelle Bercot.

“Non, j'ai trouvé que c'était un choix intelligent. Emmanuelle Bercot et moi, nous sommes deux femmes réalisatrices et on représente, elle et moi, quelque chose de sincère et de solide. Avec Emmanuelle, on s’apprécie beaucoup et on a tout de suite dit: ‘d’accord, mais pas l’une sans l’autre’”

Selon la réalisatrice de High Life, ce choix (ce prix) était "logique", du fait du nombre de nominations pour J’accuse (ndlr : comprendre, si le film a été nommé autant de fois, il n'est pas illogique qu'il gagne ce prix majeur). Jamais incisive, elle n'a pas vraiment évoqué autre chose que l'organisation de l'académie et a expliqué rendre compte d'un vote, et non d'un verdict. Elle a conclu ainsi par cette phrase : “Le film n’a pas été interdit en salles, cela aurait été absurde de demander aux gens de l’Académie de ne pas voter pour lui…”

 

Photo Robert PattinsonHigh Life

 

D'autres ont été bien moins mesurés. Fanny Ardant, par exemple, détentrice depuis peu du César du meilleur second rôle pour La Belle Epoque, s'est dite "heureuse" pour le réalisateur dans une déclaration suivant la cérémonie.

“Quand j’aime quelqu’un, je l’aime passionnément [...]. Après, il faut comprendre que tout le monde n’est pas d’accord, mais vive la liberté [...]. Je suivrais quelqu'un jusqu'à la guillotine, je n'aime pas la condamnation.”

Nicolas Bedos, interrogé juste après, a préféré "laisser la parole aux femmes". Néanmoins, pour lui, "il y aura beaucoup à dire."

 

 

photo, Fanny ArdantFanny Ardant

 

Emmanuelle Seigner a été encore plus loin, défendant bien sûr son mari, comme elle le fait depuis de nombreuses années. Sur son compte Instagram, elle a largué un message très violent envers les détracteurs du réalisateur accompagné d'un tableau des Sorcières de Salem, probablement poussée par l'incroyable bazar qui a accompagné la nouvelle sur les réseaux sociaux, bazar qui a dû l'exaspérer au plus haut point. Comme pour beaucoup de personnalités ayant réagi, elle a supprimé le message en question.

"Je prie à tous d'arrêter de me faire chier. Tout cela est basé sur des mensonges de folles hystériques en mal de célébrité. Merci de respecter mon espace, celui de mes enfants, de mes parents et de mes sœurs."

 

photo, Emmanuelle SeignerEmmanuelle Seigner dans J’accuse

 

Jean Dujardin, lui aussi, est passé par le biais d'Instagram avant de supprimer sa réaction. Il a posté quelques photos de tournage de J’accuse, accompagné de deux petits textes. Il s'est fait soutenir par de nombreuses personnalités, dont par exemple Gilles Lellouche. Il a également précisé qu'il pensait avoir fait plus de bien que de mal en interprétant ce rôle pour le réalisateur visé par les accusations.

 

 

Photo Jean DujardinJean Dujardin dans J’accuse

 

Enfin, Samuel Blumenfeld, critique cinéma du journal Le Monde, remporte la palme de la réaction la plus violente, accusant sur Facebook Florence Foresti de céder à l'antisémitisme quand elle s'est moquée du personnage. Si beaucoup d'internautes cherchent encore le lien entre la vie marquée par la violence de Roman Polanski et sa fuite des États-Unis à cause d'accusations d'agressions sexuelles, d'autres félicitent cette prise de parole, heureux de faire, une fois de plus, du cinéaste une victime.

"Je me demande parfois si l’on prend bien la mesure de ce dont nous sommes témoins. Ainsi, ce 28 février, la présentatrice des Césars, Florence Foresti, dans le plus pur style polémique et raciste de l’extrême droite – celui où le nom d’un individu se trouve réduit à un sobriquet alors que sont mis en avant, pour la vindicte, ses particularismes physiques – aura rebaptisé Roman Polanski, « Roro » et « Popol ». Que s’est-il passé pour qu’en 2020 un survivant du ghetto de Cracovie se trouve désigné par « Atchoum », l’un des nains de Blanche neige devant une salle hilare ? Comment une salle peut-elle rester souriante lorsque le nom d’un individu - dont la mère a été gazée à Auschwitz, et le père déporté à Mauthausen, là où les prisonniers spoliés de leur nom se trouvaient réduits à un matricule tatoué sur le bras - n’a plus le droit d’être prononcé, juste déformé et vilifié. Surtout, de quelles autres sauvageries augure cette pathétique soirée des Césars ?"

La multiplicité et la violence des réactions au sein même de l'industrie montrent dans tous les cas bien l'impact qu'a eu cette remise de prix. S'il est peut-être un peu expéditif de faire de l'affaire Polanski le #MeToo français, il est en revanche évident que cette dernière cérémonie a achevé de faire du film un point de rupture et peut-être l'initiateur de changement au sein de cette "grande famille" qui aura rarement été aussi divisée. C'est dire l'importance de la chose.

 

Affiche française

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commentaires

Rebelle33
07/03/2020 à 13:20

@cervo
Pour une fois, je suis entièrement d'accord avec vous!!!Je connais suffisamment le monde de l'édition pour savoir ce qui se cache derrière certaines décisions..( J'ai des membres de ma famille qui travaillent dans l'édition...)
Pour ce qui concerne le terme "incunables" appliqués à certains écrivains, je dois vous avouer que je ne connaissais pas cette référence aux années 50...Cependant, je persiste à penser qu'il a été employé par extension...et que cette extension est quelque peu douteuse...
Enfin, dernière chose : Woody ALLEN n'a pas fait que des chefs-d'oeuvre je vous l'accorde, mais quelque chose le "sauve" en toutes circonstances : son humour!!!!

Cervo
07/03/2020 à 12:28

@Rebelle33

Designer les indéboulonnables et incompétents des lettres françaises comme des incunables est pourtant un vocable courant, qui a émergé et été popularisé dans les années 50.

Je m'étonne que cette expression vous soit inconnue.

Concernant Allen, c'est triste et ridicule.
Il a été innocenté deux fois, point barre. En revanche je pense que la position de Hachette est plus cynique qu'autre chose.

Allen ne fait plus recette depuis des années, ces derniers films ont été des bides catastrophiques. Et un Farrow, un de leurs auteurs les plus vendeurs, menace de les quitter s'ils le publient.
C'est un choix économique maquillé en position de principe.

Rebelle33
07/03/2020 à 09:29

@cervo
ça continue...
Je viens d'apprendre que l'éditeur Hachette refuse de publier les Mémoires de Woody ALLEN qui est accusé de pédocriminalité...
Alors que ce dernier a toujours réfuté ces accusations et qu'après enquête approfondie, la justice américaine a abandonné les poursuites.....
Qu'en pensez-vous?????

Rebelle33
06/03/2020 à 19:44

@cervo
Au risque de me répéter, je trouve vos propos extrèmement confus!!!
Quant au vocabulaire;;;Connaissez-vous réellement le sens "d'incunables" (Je me permets de vous rappeler qu'il s'agit d'ouvrages publiés avant l'apparition de l'imprimerie...); je me demande ce que ce terme fait ici.....Même employé dans un sens figuratif,son usage est plus que douteux...
Pour ce qui concerne le film, je persiste à penser que le sujet est vraiment l'antisémitisme ambiant de l'époque qui à conduit à l'infâme condamnation du Capitaine DREYFUS....

Cervo
06/03/2020 à 17:21

@rebelle33

Qu’il ne vous ai pas traversé l’esprit que j’ai lu cette tribune est en soi significatif. Du reste, vous l’invitiez à la lire, mais souligniez également sa pertinence. Or, son auteur compte parmi les embarrassants incunables des lettres françaises.
Vous parlez de J’accuse et expliquez que le débat qui devait entourer l’œuvre a trait à l’antisémitisme. C’est à nouveau révélateur.

J’en viens à douter sérieusement que vous ayez vu le film l’antisémitisme n’étant pas son sujet. Comme l’a expliqué Polanski en marge de la présentation à Venise. Il a fait un film sur comment agir publiquement dans un système corrompu et veule (l’antisémitisme y étant présent mais comme toile de fond, non comme un sujet). Et le point de vue de Polanski est intéressant, tant il valide le comportement actuel des féministes bien malgré lui. En épousant le point de vue de Picquart puis Zola, il établit que face à des institutions veules, notamment judiciaires, il faut agir hors des cadres pour faire évoluer la société.
Voilà pour le sujet du film.
L’œuvre doit connaître sa propre juridiction ? Mais personne ne dit le contraire. Ni les féministes, ni personnes. C’est justement pour cela qu’il faut juger l’homme, pour que l’œuvre puisse exister.
« le seul débat qui fait sens, c'est précisément un débat sur l"antisémitisme...Et il excluait, de fait, celui qui concernait le viol ou la maltraitance des femmes »
Bah voyons. C’est énorme. Au-delà de cette idée délirante qui consiste à jouer les arbitres, le débat porté par les féministes ne porte en aucun cas sur le film. Elles ne le discutent pas et ne le contestent pas. Elles demandent à ce que cessent les honneurs adressées aux pedocriminels en fuite. Elles ne débattent pas du film.

Vous dites ne pas comprendre qu’on interdise une œuvre… quelques lignes après avoir expliqué qu’un thème, au sein d’un film interdise un débat, totalement déconnecté, au sein de la société.

C'est peut etre votre plus belle contradiction.

Rebelle33
06/03/2020 à 16:46

@cervo
Autre chose:
Puisque vous m'accusez à longueur de commentaires de me dérober, je vais vous dire le fond de ma pensée :
Comme l'a souligné un célèbre chroniqueur du "MONDE", comme il s'agit à propos de "J'accuse" d'un film sur l'antisémitisme, le seul débat qui fait sens, c'est précisément un débat sur l"antisémitisme...Et il excluait, de fait, celui qui concernait le viol ou la maltraitance des femmes;;
En me plaçant , bien sûr, dans une perspective de distinction entre l'oeuvre et l'homme...
Et , je soutiens l'idée selon laquelle l'oeuvre doit connaître sa
propre juridiction et répondre seule aux procès de ses contemporains et de la postérité..
La justice, elle; se saisit des hommes...
C'est aussi la raison pour laquelle je n'ai jamais compris...l'interdiction d'une oeuvre....


J'espère que vous serez satisfait même si vous ne partagez pas mon point de vue...Vous en avez , du reste, parfaitement le droit!!!

Rebelle33
06/03/2020 à 16:02

@cervo
Je vous conseillais modestement de lire un article...Et vous vous livrez à une diatribe contre Pascal BRUCKNER!!!Je trouve le procédé quelque peu curieux...
Comment pouvez-vous progresser intellectuellement en vous repliant sur vous-même et en refusant systématique l'ouverture à l'Autre!!!
Heureusement qu'au cours de ma vie, j'ai su appliquer les recommandations de certains de mes maîtres:
-Etre capable de penser quelquefois contre soi-même
-Avoir des convictions mais jamais de certitudes...
-Ne pas tomber dans le simplisme et prendre en compte la complexité du réel

Je vous invite à méditer ces sages conseils;;;;

Cervo
06/03/2020 à 15:45

@Rebelle

Acculé, vous renoncez donc à formuler une réponse.
Rien.
Sur aucun point.

Mieux, vous renvoyez au plus obscène de tous les porcs, celui qui se fit le complice de polanski pour associer féminisme et nazisme, abrité comme Matzneff avant lui dans un des plus infects canards de droite crapoteuse. Un plumitif devenu depuis 30 ans la risée absolu de tout ce que l'Europe compte d'intellectuels.

C'est plus une défaite, c'est une capitulation en rase campagne. La Berezina, mais sans personne pour construire un pont, et seulement les flots, glacés pour vous emporter loin d'ici.

Rebelle33
06/03/2020 à 15:39

@cervo
Mon pauvre ami, vous sombrez dans le délire avec des propos qui n'ont "ni queue, ni tête"!!!!
Et de plus, vous ne me lisez pas vraiment ou vous me lisez mal , ce qui est pire!!!
Allez, un petit conseil pour vous calmer et reprendre un peu de hauteur:
Lisez le papier de Pascal BRUCKER dans le POINT; je ne partage pas tous ses ponts de vue, mais je dois avouer que ses propos sont à la fois pertinents et...percutants!!!!

Cervo
06/03/2020 à 15:31

@Rebelle33

Puisque vous avez trouvé le moyen de séparer les molécules d'artistes des molécules de violeur, je suis curieux de connaître le fonctionnement de ce processus passionnant.

Par exemple, si Polanski (entier : violeur et artiste) avait été présent aux César, comment auriez-vous fait pour séparer les molécules d'artiste et les molécule de pedocriminel ? Ce doit assez complexe comme truc nan ?

" et compte tenu de mon niveau d'information qui est un peu supérieur au vôtre" affirmer toujours, démontrer jamais, malgré les ratés argumentatifs.

"Enfin, ce n'est pas parce que des milliers de cinéphiles ainsi que des centaines de féministes confondent volontairement l'homme et l'artiste que l'on doit obligatoirement leur donner raison!!" ils font pourtant pécisément le contraire, accueillant le film (l'art donc) et critiquant les honneurs fait(s à l'homme, comme je vous le détaillai dans mon message précédent.

Comment on fait pour s'assurer, une fois les deux corps séparés, que c'est bien un corps 100% artistique qui monte recevoir les honneurs sur scène ? Et quand la partie artiste rejoint la partie violeur, ils se mélangent ?

"Vous avez une singulière vision de la liberté d'expression ainsi que de la notion de "vérité"!!!!" qui limite votre expression présentement ? Qui limite celle de polanski. Il a choisi, lâchement, de se faire livrer un prix plutôt que d'aller le chercher. A ma connaissance la seule liberté qui ait été flouée dans l'affaire, c'est celle des militantes féministes, gazées et rossées par les forces de l'ordre.
Polanski a eu la liberté de produire un film pour un budget absurde, de le promouvoir intensément, et d'être honoré dans plusieurs festivals avant de le présenter massivement sur les écrans. Puis de se dépeindre comme une victime, étant entendu que les pedocriminels en cavale, riche à millions, timidement critiqués dans la rue sont des victimes. Sacré Lynchage. Franchement, lynchez-moi quand vous voulez (comem lui hein, pas comme vous pillonnez les femmes et féministes)


Et sinon, pourquoi ne répondez-vous pas aux arguments des 5 précédents posts ?
Toujours rien sur Ciment.
ça se voit.

Allez bye.

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