Carrie, Shining, Dreamcatcher, Christine : le meilleur et le pire des adaptations de Stephen King

Mise à jour : 21/10/2017 20:24 - Créé : 19 septembre 2017 - La Rédaction
Photo Pennywise
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La sortie de Ça est l'occasion de revenir sur les nombreuses adaptations de Stephen King au cinéma et à la télévision : pour le meilleur, et pour le pire.

Si notre rubrique consacrée aux adaptations méconnues de l'écrivain n'était pas suffisamment claire : Ecran Large aime Stephen King. La sortie de Ça est donc l'occasion parfaite pour revenir sur cet artiste passionnant à la carrière grandiose, notamment sur les écrans de cinéma et de télévision.

Alors que la nouvelle adaptation du clown des enfers, sortie après La Tour Sombre et la série Mr. Mercedes, est d'ores et déjà l'un des grands succès de 2017 (voir notre critique), il était logique de revenir sur les nombreuses adaptations de ses œuvres, au cinéma mais également à la télévision, pour en dresser une petite liste.

Difficile de citer toutes les adaptations importantes ou mémorables : des titres très appréciés commes Les EvadésCujoDolores Claiborne ou encore Misery n'ont pas trouvé leur place dans la liste. Mais la rédaction a écouté son petit cœur pour donner son avis, et élire le meilleur et le pire des adaptations du grand maître.

 

Photo Ca

 

Christophe Foltzer

 

LE MEILLEUR : STAND BY ME

Stephen King a été adapté à toutes les sauces mais, dans la première moitié des années 80, ce n'était pas encore réellement le cas. Si la télé s'est copieusement servie de ses nouvelles pour en tirer des mini-séries au mieux correctes, le cinéma ne s'était pas encore plié à l'exercice. C'est chose faite en 1986 lorsque Rob Reiner adapte la nouvelle Le Corps du recueil Différentes Saisons (dont fait également partie Les Evadés.)
 
Point de créatures surnaturelles ou de pouvoirs parapsi ici, mais simplement les souvenirs de son auteur, romancés bien entendus, et un groupe d'adolescents qui part sur les routes pour aller trouver le cadavre d'un gamin du coin percuté par un train. Dans le Maine de 1959, ce sera donc l'occasion d'une quête initiatique bouleversante de sensibilité et d'humanité qui prouve, à qui en doutait encore, qu'avant d'être le maitre de nos cauchemars, Stephen King est avant tout un grand sondeur de l'âme humaine et un conteur hors pair.
 
Rob Reiner, qui reviendra au maitre quelques années plus tard avec Misery (et dont la société de production s'appelle Castle Rock, plus qu'un indice sur sa passion envers le King), est peut-être le seul réalisateur à avoir réellement compris le fond de l'oeuvre de l'écrivain, son amour de l'humanité, le questionnement philosophique qui l'anime, l'ambivalence de l'esprit et du coeur humains, tout autant que la mélancolie profonde qui parcourt ses différents écrits. Magnifiquement réalisé et photographié, Stand by me est un de ces films qui marquent une vie, qui travaillent en profondeur à notre insu pendant des années et nous reviennent en tête aux différents moments importants de notre parcours sans que l'on sache pourquoi. Il faut dire aussi que les jeunes comédiens engagés pour l'occasion y sont pour beaucoup dans l'authenticité de l'histoire, River Phoenix en tête. Une composition subtile et mature pour un si jeune comédien, une enfance mise à nue et parcourue d'instants de vérités tout autant que de magie (la séquence du daim) et probablement la peinture la plus juste de ce que c'est qu'être un adolescent en pleine construction. 

Stand by me est un chef-d'oeuvre, qu'il faut revoir, comprendre, analyser, ressentir pour en prendre vraiment l'ampleur. Quand deux auteurs profonds et intelligents se rencontrent, cela donne cette pépite intemporelle, un film à priori loin de l'univers de King, mais qui en détient le coeur. Magistral. 
 
 

Photo

  

LE PIRE : MAXIMUM OVERDRIVE 

A force de se faire adapter à tour de bras, forcément, la tentation de la réalisation titille notre Stephen King préféré. Tandis que sa côte est au beau fixe, il profite donc de cette notoriété pour passer derrière la caméra et nous livrer Maximum Overdrive. Avec ce film, se pose en réalité une question très importante : quelle doit être la part de l'auteur de l'œuvre originale dans son adaptation ? 
 
Avec King aux manettes, la réponse est malheureusement évidente : la moindre si possible, voire aucune. Parce que si aujourd'hui on peut revoir le film avec un plaisir pervers, maintenant que la culture du nanar est acceptée et reconnue, il n'en reste pas moins que Maximum Overdrive est une insulte que King-réalisateur balance au visage de King-romancier. Déjà, grosse erreur : avec un tel manque d'expérience dans le domaine, choisir une courte nouvelle de Danse Macabre (Poids Lourd, en l'occurrence) n'est pas la meilleure idée du monde, King tombant ainsi dans le même piège que nombre des adaptations de ses oeuvres : un récit trop famélique et anodin pour tenir sur 98 minutes, des personnages mal dégrossis, une priorité à l'action très mal gérée du point de vue du suspense et de la mise en scène. Et ce n'est ni Emilio Estevez, ni un camion à l'effigie du Bouffon Vert qui vont sauver le projet du naufrage. 
Reprenant tous les tics narratifs horripilant dans les adaptations ratées de Stephen King, Maximum Overdrive fait avant tout penser à un auto-sabordage dans les règles, comme si King, en plein egotrip, voulait donner une leçon à tout le monde sur la façon dont il faut s'y prendre sans parvenir à dépasser les défauts des autres productions. Une expérience qui a tourné court heureusement, mais le mal était fait. King est beaucoup plus à l'aise derrière un clavier qu'une caméra, et c'est tant mieux.
 
A noter que le film a connu un remake en 1997 : Trucks - les camions de l'enfer. Et si vous vous demandez ce que ça vaut, demandez-vous plutôt pourquoi vous ne vous en souvenez plus. Vous aurez déjà un gros élément de réponse. 

 

Photo

 
 

Alexis Vielle

 

LE MEILLEUR : CHRISTINE

Un génie plus un génie, on ne pouvait forcément pas passer à côté ! Le maître de l’horreur de papier mis en scène par le maître de l’horreur de la pellicule, la combinaison était trop belle. Le résultat est à la hauteur de nos espérances : un film rentré dans les classiques de l’horreur mais qui semble un peu daté et sous-estimé du grand public, comme hélas beaucoup des œuvres de John Carpenter. Pourtant, ce serait dénaturer un film pourtant riche de concepts chers à l’auteur. Car Stephen King, ce n’est pas seulement de l’horreur : c’est aussi un récit sur le passage à l’âge adulte, qui peut trouver un écho dans son Ça.

Rapide rappel du pitch : Arnie est le souffre-douleur de son lycée. Un peu gauche, il manque clairement d’assurance, est la victime récurrente de ses camarades, et à mille lieues de la jeunesse cool à la Grease. Il tombe par le plus grand des hasards sur une ruine à quatre roues, une Plymouth Fury 1957, sur lequel le jeune homme craque sans se poser des questions. Bien décidé à la retaper entièrement, la voiture va peu à peu prendre le contrôle de sa vie, supprimant au passage les malheureux qui se complaisent à tourmenter son propriétaire.

Au contraire d’un Nikolaj Arcel dénaturant toute idée philosophique et métaphysique qui avait fait la force de La Tour sombre, John Carpenter a ici bien compris le roman de Stephen King : les enjeux, le message sociologique et sa vision imagée de l’œuvre y est parfaite.

La personnification de la fameuse "Christine" en femme fatale, la passion dévorante de son pilote pour sa voiture, le difficile passage à l’âge adulte, la sexualité, le film ne laisse rien à l’écart. Chaque concept est intelligemment illustré, comme en témoigne la superbe scène d’introduction où un mécano se risque à mettre sa main sous la carrosserie de Christine, qui se referme aussitôt. La métaphore du pervers glissant sa main sous la jupe des filles se révèle clairement explicite. La rencontre entre Arnie et la belle créature d’acier y est mémorable. L’adolescent "flashe" sur cette dernière, se transforme à son contact, développant ainsi une obsession qui devient peu à peu sexuelle. Le côté fantastique est balancé par le réalisme de ses protagonistes. Loin des caricatures de Grease où de beaucoup trop de films de cette époque fantasmée, les personnages sont ici ancrés dans le réalisme, le réalisateur évitant ainsi les dialogues et échanges trop convenus. 

 

Photo Alexandra Paul

 
 

LE PIRE : LA LIGNE VERTE

Un éléphant dans un magasin de porcelaine. La Ligne verte ne fait pas dans la dentelle et prend le soin de sortir ses grosses paluches pour dénoncer les dérives de notre société : racisme, peine de mort et bêtise hiérarchique. On rappelle rapidement le pitch : un géant est condamné pour le viol et le meurtre de deux sœurs. Le fait est que sa gentillesse et sa tendresse contrastent clairement avec la cruauté du crime dont il est accusé. Entre le maton chargé de sa détention et le prisonnier va se créer alors une relation pas comme les autres.

Sauf que là où le bât blesse est qu’à aucun moment, le film ne fait preuve de nuance. Les personnages sont stéréotypés jusqu’au ridicule : le colosse au cœur tendre, le maton sadique, le chef gentil, humain et compatissant... tous sont là pour nous jouer cette immense pièce tragi-comique dont l’issue sera évidemment fatale, histoire de bien tirer sur la corde lacrymale. Le manichéisme prononcé du film ne nous fait à aucun moment rentrer en empathie pour ces personnages, le quotidien des différents protagonistes (surtout celui du personnage interprété par Tom Hanks) est d’un vide abyssal… et d’un ennui mortel. Le pire est que le film se révèle extrêmement trompeur. Sous couvert d’une belle image, d’une interprétation hétérogène (Tom Hanks, parfait de sobriété comme à son habitude et Michael Clarke Duncan en gros bébé larmoyant irritant), le film ne raconte rien, jongle entre séquences émotions, moments de terreurs et excès de violence sans aucune transition pertinente.

L’adaptation est un gâchis tant ce conte pour enfant sur la forme mais pour adulte sur le fond fait peine à voir. L’ouvrage de Stephen King aurait mérité un autre traitement que le soap opéra aseptisé et niais que nous a pondu Frank Darabont. 

 

Photo , Michael Clarke Duncan

 

Geoffrey Crété

 

LE MEILLEUR : THE MIST

L'une des adaptations qui aborde le mieux l'horreur selon Stephen King - qui prend plusieurs formes. Adapté de la nouvelle Brume publiée dans les années 80, le film de Frank Darabont reprend fidèlement l'histoire : une mystérieuse nappe de brouillard s'abat sur une petite ville du Maine, obligeant des habitants à s'enfermer dans un supermarché alors que des monstres sanguinaires rôdent à l'extérieur. Gagné par la peur, la panique, la paranoïa et une forme de folie contagieuse, le groupe commence à se diviser, notamment à cause d'une fanatique qui prend de l'ampleur avec ses prophéties de fin du monde.
 
À ne pas confondre avec la mauvaise série éponyme sortie cette année, The Mist le film est une réussite à bien des niveaux. Malgré un budget serré de 18 millions, Darabont orchestre un cauchemar saisissant grâce à une mise en scène précise et un sens certain du suspense. En deux solides heures et plusieurs scènes mémorables, le cauchemar est de très bonne facture. Les limites des effets spéciaux, évidentes, seront en partie gommées par la version en noir et blanc, celle que le réalisateur préfère et qu'il a pu offrir en 2008 sur le Blu-ray. Mais le réalisateur ne délaisse pas l'autre facette de l'horreur : côté humains, grâce notamment à la performance de Marcia Gay Harden, le film traite avec brio des obsessions de l'écrivain, offrant un terreau dramatique passionnant et terrifiant.
 
Impossible de ne pas mentionner la fin : créée pour le film, puisque le roman se termine sur les héros qui tentent d'avancer dans la brume pour espérer trouver une issue, la conclusion de The Mist est effroyable, point final sensationnel d'une précision glaçante, avec notamment un regard saisissant de Melissa McBride (que Darabont retrouvera dans The Walking Dead). Et même si la mise en scène déraille quelque peu, avec une musique pompier et une interprétation un brin maladroite de Thomas Jane, l'impact reste d'une violence inouïe. 
 
 

Image 465677

  

LE PIRE : CARRIE, LA VENGEANCE

Il y a beaucoup d'adaptations ratées de Stephen King mais la version de Carrie de Kimberly Peirce est un ratage remarquable. Parfaitement insignifiante et inutile, cette petite modernisation de l'histoire de Carrie White, avec téléphones portables donc, préfère se placer dans la lignée du superbe film de Brian de Palma plutôt que revenir clairement vers le roman. D'où un résultat si étrange, coincé entre l'hommage au film de 1976 et l'envie d'utiliser les outils modernes pour créer une horreur plus graphique - avec une surcharge de CGI donc.
 
L'échec est sans appel. Même Julianne Moore reste bien banale dans le rôle de la mère désaxée, face à une Chloë Grace Moretz très moyenne, qui arpente les décors la tête baissée et les cheveux emmêlés pour donner vie à la lycéenne. Très, très loin du charme, de l'ambiance et de la puissance du film de De Palma, auquel il se frotte directement par son manque d'audace et d'inventivité, Carrie, la vengeance est un machin oubliable.
 
Seule éventuelle lumière dans l'histoire : le studio a lourdement remonté le film, retirant notamment de nombreux éléments nouveaux (la sortie avait été repoussée de sept mois en 2013). De là à imaginer qu'une version moins fade existe, il n'y a qu'un pas.
 
 

Photo Chloë Grace Moretz

 

Simon Riaux

 

LE MEILLEUR : CARRIE AU BAL DU DIABLE 

Le film de Brian De Palma a beau avoir déjà 41 ans (40 en France, d'où une ressortie anniversaire le 1er novembre), il résiste incroyablement bien aux outrages du temps. Récit d’une arrivée sanglante dans l’âge adulte, Carrie nous plonge dans le quotidien fait de vexations et d’humiliations d’une jeune femme dotée de pouvoirs télékinésiques, dont elle va user sans pitié après une ultime provocation de ses proches. S’il n’a pas conservé la structure partiellement épistolaire ou les allers-retours du texte de King, qui lui conféraient une énergie vertigineuse, De Palma use de sa caméra avec une puissance similaire, qui se marie parfaitement avec l’Americana cruelle dépeinte par l’auteur.

Aujourd’hui encore, l’image de Sissy Spacek recouverte de sang de porc, ou l’épilogue traumatisant constituent des identités remarquables du 7e Art, et un jalon fondamental dans la représentation des affres de l’adolescence.

 

Affiche ressortie 2017

 

LE PIRE : DREAMCATCHER

Roman très inégal mais dopé par de pures fulgurances de terreur, Dreamcatcher était un sacré défi en matière d’adaptation, avec ses personnages écrasés par la mélancolie, ses aliens bouffeurs de rectums, sa forêt devenue théâtre d’une folle contamination, ses militaires allumés et un bon tiers de son récit situé au cœur du cerveau malade d’un de ses héros, en train d’halluciner gentiment.

Lawrence Kasdan, célébré pour les scripts de L’Empire contre-attaque ou encore Indiana Jones, se casse ici les dents, la mâchoire et à peu près tout ce qu’un artiste peut se vaporiser en un spectaculaire ratage. Derrière la caméra, il ne parvient jamais à masquer la faiblesse de son budget, ne gère pas les ruptures de ton ou les bouffées gorasses du script, et plonge à pied joint dans le ridicule bouffon.

Probablement une des pires adaptations de King, grotesque de bout en bout, mais un peu indispensable pour qui rêve de voir un film à base d’aliens tueurs du cul.

 

Photo

 

Alexandre Janowiak

 

LE MEILLEUR : SHINING

Lors du tournage de SpartacusStanley Kubrick n'avait pas pu exprimer entièrement son génie, bousculé par les exigences de la production. Vingt ans plus tard, il n'a plus rien à prouver quand il s'attaque au roman horrifique de Stephen King : Shining.
 
Le cinéaste décide donc de modifier une grande partie du roman dans son scénario. Ainsi, il occulte allègrement la question de l'alcoolisme (chère au romancier) pour se concentrer sur la schizophrénie, les relations familiales, les événements surnaturels et l'angoisse pure pour un résultat éblouissant. Le perfectionnisme du cadrage, la fluidité des travellings, la puissance musicale, l'esthétique resplendissante et la poésie des scènes fantastiques (l'ascenseur de sang, les séquences dans les toilettes ou la Room 237...) offrent un rendu artistique rarement atteint. Quant au scénario, à la fois angoissant, mystérieux et psychologique, il est sublimé par la performance d'un Jack Nicholson possédé par son personnage totalement fou (un autre choix qui a fortement déplu à l'écrivain).
 
L'écrivain aura beau critiquer l'infidélité du long-métrage à son roman, Stanley Kubrick réalise une des adaptations les plus impressionnantes de l'oeuvre de Stephen King. Et c'est bien ça le plus l'important.
 
 

Photo Jack Nicholson

 
 

LE PIRE : UNDER THE DOME

Sur le papier, Under the Dome se construisait sur un socle passionnant et extrêmement intrigant. Malheureusement, tous les atouts du roman de King sont oubliés du show dès les premiers instants. L’aspect politique, qu’on aurait dû retrouver au cœur de la série, tout autant que la remise en cause de l’ordre social dans cette société désormais isolée (on pense évidemment à Sa Majesté des mouches) sont rapidement mis de côté. A peine sont-ils étudiés que les sous-intrigues romantiques ou criminelles prennent le pas sur les véritables conséquences sociétales que devraient entraîner l’apparition du Dôme.

Au-delà de ses choix scénaristiques plus que douteux, Under the Dome était aussi très mal produit et nous a servi une bouillie visuelle. Malgré son budget assez conséquent de 40 millions de dollars en saison 1 (soit 3 millions par épisode), les effets spéciaux sont une atrocité, la réalisation est insipide et le décor terriblement désuet. Sans oublier les innombrables cliffhangers nullissimes sur fondu au noir et musique passablement agaçante devinés trois épisodes plus tôt.

Bref, quand on pense que la série a réussi à obtenir trois saisons malgré la médiocrité impérissable de son ensemble (oui on a tout regardé), on se dit que le monde ne tourne vraiment pas rond. Seul ouf de soulagement depuis la fin de la série en 2015 : on n’a plus revu Brian K. Vaughan aux manettes d’une série.

 

Affiche

commentaires

Nigma 25/09/2017 à 12:10

@romko

Et sinon ça t'arrive de réaliser que ton avis n'est pas la grande vérité, mais un avis rien de plus ?

La Ligne verte a beau être une adaptation fidèle, c'est pas pour ça que c'est la meilleure. Ce sont deux choses différentes. Retranscrire fidèlement un texte n'en fait pas une grande oeuvre de cinéma, et trahir (c'est-à-dire adapter), c'est pas non plus la preuve que c'est mauvais.

T'adores La Ligne Verte ? T'aimes pas Shining ? Tu n'envisages même pas que c'est l'ego de King qui lui fait dire que le Kubrick est pas bon (alors qu'il admet lui-même les qualités du film par ailleurs) ? Tant mieux pour toi.

T'arrives pas à accepter que penser autrement que toi ne veut pas dire qu'on est débile, ignare etc ? C'est un peu triste en revanche. On peut connaître et aimer l'oeuvre de King sans pour autant être parfaitement d'accord avec toi (la preuve : je trouve La Ligne verte version film sans intérêt)

PS : si te venait l'envie de lire l'article pour de vrai, Les Evadés est cité dans l'intro, dans un texte qui explique que c'est un classement subjectif de différents rédacteurs. Et comme Stand by me est cité par l'un d'eux, tu peux respirer. T'es le seul à avoir "pété un cable" ici.

romko 25/09/2017 à 12:04

la meilleure adaptation, shining ? mais vous avez pété un cable ?! même king a voulu tabasser kubrick pour avoir dénaturé son livre ! c'est la pire de toute ! la ligne verte est la plus fidéle de toutes les adaptations, même si ma preféré restera stand by me, donc si vous n'aimez pas la ligne verte en film vous ne l'aimerez pas en livre, vous avez passé sous silence les évadés qui est un chef d'oeuvre en film, bref j'ai comme l'impression que vous ne connaissez pas bien l'univers de maitre king car vos critiques sont complétement a la ramasse

Dirty Harry 22/09/2017 à 19:38

Les évadés, Shining, Misery, Carrie sont pour moi les franches réussites. Par contre Kubrick est certainement britannique...mais d'adoption ! Vérifiez vos fiches.

Birdy 21/09/2017 à 19:41

Les Evadés...

Messervy 21/09/2017 à 10:15

Britannique, Stanley Kubrick ??? Première nouvelle!!
Dommage également de voir à peine mentionnée une oeuvre comme Misery et oublié un film comme Simetierre.

jackmarcheur 20/09/2017 à 21:31

J'adore FENETRE SECRETE avec Johnny Depp, réalisé par le génial scénariste ET réalisateur David Koepp, car c'est une EXCELLENTE adaptation de la nouvelle de King parue dans Minuit 2 (ou 4 je ne sais plus). D'ailleurs j'adore toute la filmo de Koepp.
Je suis étonné que personne ne parle de cette Fenetre Secrete !!! C'est une adaptation majeure dans la filmo estampillée King !

corleone 20/09/2017 à 00:29

Stand By Me avec l'inoubliable River Phoenix, film très émouvant. Un gros pincement du coeur.

Flomako 19/09/2017 à 20:21

C est pas une de 55 plutôt la plymouth?
Et puis la ligne verte , le pire?
J aurais tendance a dire le contraire ( avec Les évadés bien sur ! Du Darabont )

actar 19/09/2017 à 16:55

Stand by me ne m'a absolument pas marqué, un film de gosses banal que j'ai aussitôt oublié. Sinon d'autres réussites : Misery, Dead Zone ou encore Simetierre (pour moi le meilleur). Dans mes souvenirs l'adaptation de Cujo était aussi pas mal, ce molosse infernal avec la fille coincée dans sa voiture ; impossible de le revoir dans une version décente

Ericlille 19/09/2017 à 16:02

Ben moi j'avais adoré la ligne verte, et Christine m'avait laissé de marbre comme quoi les goûts et les couleurs...

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