Les nouveautés films et séries à voir sur Netflix ce week-end

La Rédaction | 2 octobre 2020 - MAJ : 02/10/2020 18:50
La Rédaction | 2 octobre 2020 - MAJ : 02/10/2020 18:50

Netflix balance à tout va nombre de films et séries dans son catalogue chaque semaine, sans qu'on les remarque ou que la plateforme ne l'annonce officiellement. Chaque fin de semaine, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Netflix dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer ce week-end sur la plateforme de streaming ?

 

Logo Netflix

 

Emily in Paris

Ça parle de quoi ? Quand elle décroche le boulot de ses rêves à Paris, Emily, jeune cadre ambitieuse de Chicago, adopte une nouvelle vie tout en jonglant entre marketing, amis et amours.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce qu'on n'aura jamais assez de nos doses de clichés, mièvreries et amourettes aussi crédibles que les discours de Donald Trump, même si on nous en balance à longueur de temps (et notamment sur Netflix). Emily in Paris n'a pas franchement de quoi être la série de l'année, sorte de mélange entre Le Diable s'habille en Prada et Sex and the City (en même temps, c'est la nouvelle série de Darren Star, alors pas étonnant) qui aurait pu naître il y a vingt ans sans qu'on fasse la différence avec aujourd'hui.

Reste heureusement la jeune Lily Collins toujours aussi sympathique. Sa présence comblera peut-être d'ailleurs votre énorme attente du Mank de David Fincher prévue pour cet automne et dans lequel l'actrice campera la secrétaire de Herman J. Mankiewicz incarné par Gary Oldman.

 

photo, Lily CollinsVoir un Paris non masqué rappellera au bon souvenir aussi 

 

Shining

Ça parle de quoi ? Le gardien d'un hôtel isolé fermé pour l'hiver sombre peu à peu dans la folie, terrorisant sa femme et son jeune fils.

Pourquoi il faut le regarder ?  Adapter Stephen King est un exercice difficile, tant le style du maître peut constituer un piège pour les metteurs en scène. Écrivain du dévoilement et du surgissement en pleine lumière de l’horreur, ses récits déjouent souvent la grammaire du 7e Art et sa logique du hors-champ. C’était sans compter sur Stanley Kubrick, qui a livré ici une des plus passionnantes adaptations du romancier. 

Grâce à une mise en scène à la fois atmosphérique et pesante, minutieuse et hallucinée, le cinéaste fabrique un film d’horreur redoutable, habité par ses comédiens, où spectres et folie s’insinuent progressivement dans l’image, jusqu’à précipiter le spectateur dans un labyrinthe sans issue. Un chef d’oeuvre, à voir et revoir.

Retour sur les livres de Stephen King qu'on veut voir adapter sur écran

Retour sur le meilleur et le pire des adaptations de King

 

photo, Jack Nicholson, Jake Lloyd, Doctor SleepUn papa sympa

 

Frissons

Ça parle de quoi ? Les voisins d'un scientifique se retrouvent victimes de pulsions primaires lorsque cette dernière libère un parasite sexuellement transmissible détruisant toute inhibition.

Pourquoi il faut la regarder ? 40 ans avant #MeToo, David Cronenberg observe et brocarde une petite communauté bourgeoise dont les membres succombent à une frénésie de sexe et de violence. Sous ses airs de film d’horreur teinté de SF, ce métrage, parmi les premiers de l’artiste canadien, dézingue les mœurs de la société occidentale encore triomphante avec un plaisir contagieux. 

Qui sont donc ces citadins bien sous tous rapports, et que dévoilera d’eux l’abominable parasite qui se multiplie dans leur immeuble et va fricoter avec leurs muqueusesUne galerie de personnages aussi angoissants et angoissés que parfois détestables, qui vont transformer avec appétit leur environnement en une orgie ultra-violente, dont la dimension visionnaire est toujours saisissante. 

 

photo"Et les gestes barrière alors !?"

 

Clueless

Ça parle de quoi ? Cher, une riche adolescente de Beverly Hills, veut prouver qu'elle n'est pas qu'une pimbêche superficielle. Elle décide d'essayer d'aider les autres dans l'enfer impitoyable du lycée, et notamment une nouvelle élève un peu perdue.

Pourquoi il faut le regarder ? Sans Clueless, il n'y aurait pas certainement pas eu Elle est trop bien10 bonnes raisons de te larguer, JawbreakerLolita malgré moi, ou encore le beau documentaire Beyond Clueless, sur la beauté folle des teen movies. Librement inspiré d'Emma de Jane Austen, le film d'Amy Heckerling est devenu culte, au point d'être célébré comme l'un des meilleurs teen movies de tous les temps.

C'est aussi le vestige d'une folle époque où les téléphones portables faisaient la taille d'un vibromasseur, où porter un kilt jaune à la rentrée était l'idée du siècle, où Alicia Silverstone semblait promise à un bel avenir (avant Batman & Robin donc), et où Paul Rudd avait l'air jeune, car il était jeune (alors qu'en 2020, il fait jeune, mais il a 51 ans). Bref, c'est un petit classique à revoir, au premier ou cinquième degré.

 

photo, Alicia SilverstoneOrgueil, préjugés et Beverly Hills

 

La Maison de cire

Ça parle de quoi ? Des amis partis assister à un match de football universitaire deviennent la proie de deux frères assoiffés de sang dans une petite ville abandonnée.

Pourquoi il faut le regarder ? Parmi le flot de remakes débiles de films d'épouvante culte qui ont inondé le marché dans les années 2000, La Maison de cire reste aujourd'hui un des meilleurs. Et tout ça grâce à son scénario, qui ne s'embarrasse certes pas de caractériser des personnages insupportables, mais qui se détache de ses inspirations pour ne retenir qu'une idée : les statues de cire, c'est glauque.

Le reste n'est que mise en scène efficace, effets spéciaux très convaincants encore aujourd'hui et surtout direction artistique soignée, ménageant quelques effets gores jouissifs. Le sort d'un personnage en particulier est bien gratiné, et le climax, conceptuellement aussi redoutable que purement horrifique, a de quoi marquer. Halloween arrive à grands pas, et cette addition tombe pile à l'heure pour une soirée pop-corn et giclée de sang.

Retouvez notre dossier sur le film ici.

 

photoDistanciation sociale/20

 

La Prison de verre

Ça parle de quoi ? Orphelins, Ruby et son petit frère emménagent chez des amis de leurs défunts parents, dans une immense maison moderne. Mais cette nouvelle vie luxueuse cache quelque chose d'inquiétant...

Pourquoi il faut le regarder ? Flashback. En 2000, Leelee Sobieski est une actrice en pleine ascension, vue dans Collège Attitude, Eyes Wide Shut, et bientôt Une virée en enfer. À tel point que le petit thriller La Prison de verre est entièrement bâti sur elle.

Réalisé par Daniel Sackheim (notamment producteur sur X-Files), avec Diane Lane et Stellan Skarsgård, cette prison dorée et vitrée fleure bon le thriller des années 90, avec tout le grotesque que ça implique. Personnages machiavéliques, intrigue tordue, poursuites et péripéties qui s'enchaînent : c'est potentiellement ridicule, mais également gentiment amusant, un peu comme Traque sur Internet et Sliver. Nostalgie, que tu nous tiens.

 

photoLeelee Sobieski, à une époque où on croyait à un avenir glorieux

 

Sweeney Todd Les Noces funèbres

Ça parle de quoi ? D'un côté, c'est l'histoire d'un barbier et de l'autre, l'histoire d'une histoire d'amour dans l'au-delà.

Pourquoi il faut les regarder ? Parce que durant la descente aux enfers des années 2000 du cinéaste Tim Burton, il s'agit probablement des deux films où le cadavre Burton semble encore animé d'un soubresaut créatif. D'un côté, un retour réussi à l'animation stop-motion, après sa collaboration sur L'Étrange Noël de monsieur Jack de Henry Selick, pour Les Noces funèbres et sa poésie macabre. De l'autre, un retour au conte gothique, dans la veine de son Sleepy Hollow, La Légende du cavalier sans tête, pour Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, son bel opéra baroque. 

Deux films qui ressuscitent le génie créatif de l'artiste et ses obsessions thématiques et visuelles, avant la douche froide numérique que sera son Alice au Pays des merveilles.  

 

photo, Johnny DeppLa dernière image de Tim Burton avant sa mort créative...

 

ET AUSSI...

L'intégrale de Code Lyoko avec notre dossier complet sur la série

Le Prestige sur lequel on vous a concocté un dossier et une vidéo

The Boys in the Band dont notre critique est déjà en ligne

DaylightBande de fillesMurder saison 6, Réussir ou mourirL'Écume des joursDonnie BrascoUne vie voléeVery Bad Dads...

 

 

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commentaires

blame
03/10/2020 à 11:04

Merci,

dans un autre registre, il y a aussi le documentaire sur l'affaire de meurtre de la famille Chris Watts.

Kelso
03/10/2020 à 01:01

Manchester by the sea aussi en nouveauté cette semaine (en tout cas sur Netflix Belgique), vu ce soir et quel bon film, j'en avais beaucoup entendu parlé et je voulais le voir depuis longtemps, déprimant évidemment mais quand c'est bien foutu on ne voit pas le temps passer et on verse quelques larmes. Oscar mérité pour Casey Affleck.

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