Le Prestige : le film-référence du magicien Christopher Nolan ?

Alexandre Janowiak | 16 juillet 2020 - MAJ : 16/07/2020 15:42
Alexandre Janowiak | 16 juillet 2020 - MAJ : 16/07/2020 15:42

Alors que le onzième film de Christopher Nolan, Tenet, devrait sortir au cinéma en août prochain, on revient sur Le Prestige, emblème de la vision du cinéma de Nolan.

Dès son premier essai avec FollowingChristopher Nolan a largement marqué les esprits avant de confirmer son sacré talent de scénariste, narrateur et metteur en scène avec Memento puis InsomniaSalué par la critique et ses pairs, il a alors été lancé pleinement dans le grand bain hollywoodien avec Batman Beginspremier volet d'une trilogie qui lui offrira une reconnaissance ultime auprès du grand public (surtout avec The Dark Knight) et un statut à part entière.

Il a encore plus explosé avec Inception, Interstellar et finalement Dunkerquepour lequel il recevra enfin une nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur. Dans le paysage actuel, le cinéaste britannique représente donc un cinéma novateur et ambitieux à la fois, capable de réunir tout autant les cinéphiles et le grand public. Un type de cinéma que le réalisateur décrivait déjà largement dans le fameux Le Prestige, sorti en 2006, bien avant sa consécration mondiale.

En effet, au fil des visionnages et des années, son thriller fantastique se révèle une sacrée métaphore du 7e art et explique quasiment toute la vision du cinéma qu'a Christopher Nolan. Analyse avec quelques spoilers sur la carrière de Nolan, inévitablement.

 

 

LE CINÉMA, UNE VRAIE MAGIE

« Chaque tour de magie comporte trois parties ou actes. La première s'appelle la promesse. Le magicien vous présente quelque chose d'ordinaire : un jeu de cartes, un oiseau ou un homme. Il vous le présente, peut-être même vous invite-t-il à l'examiner afin que vous constatiez qu'il est en effet réel, oui, intact, normal. Mais il est bien entendu loin de l'être. Le deuxième acte s'appelle le tour. Le magicien utilise cette chose ordinaire pour lui faire accomplir quelque chose d'extraordinaire. Alors vous cherchez le secret. Mais vous ne le trouvez pas parce que bien entendu vous ne regardez pas attentivement. Vous n'avez pas vraiment envie de savoir. Vous avez envie d'être dupé.

Mais vous ne pouvez vous résoudre à applaudir parce que faire disparaître quelque chose est insuffisant encore, faut-il le faire revenir. C'est pourquoi pour chaque tour de magie, il existe un troisième acte. Le plus difficile. Celui que l'on nomme : le prestige. » John Cutter (Michael Caine), voix-off d'introduction

Dès sa voix off d'introduction, Le Prestige ne passe pas par quatre chemins et nous fait rapidement comprendre qu'il sera évidemment question de magie, d'autant que les images qui l'accompagnent sont liées à l'exécution d'un tour justement. Pourtant, au-delà, dans un sous-texte subtil (puis évident après avoir vu le film), il parle intrinsèquement de cinéma.

En effet, les trois actes d'un tour de magie peuvent également se conjuguer avec le médium cinéma (après tout, Georges Méliès était d'abord magicien avant de devenir cinéaste), du moins dans sa forme la plus classique et simple.

 

Photo Michael CaineLa promesse

 

La promesse peut sans nul doute s'attacher, dans un premier temps, à la longue campagne marketing et promotionnelle des studios (avec réalisateurs, acteurs...) pour présenter le long-métrage à travers son intrigue, ses images et potentiellement son ambition. Puis, dans un deuxième temps, la promesse tient également dans l'ouverture du long-métrage, ses premières minutes, celles où il faudra réussir à accrocher le spectateur pour l'emporter au coeur du deuxième acte : le tour.

Car oui, le tour, assez basiquement, c'est le film en lui-même, l'avancée globale de son intrigue, des péripéties de ses personnages. L'idée que le point de départ ordinaire se transforme en histoire unique, à part entière et donc d'un certain point de vue, extraordinaire. À ce moment, si le tour a marché correctement, les spectateurs sont happés, séduits et se prennent au jeu (variant d'un film à l'autre) : qui est le coupable dans un thriller ? Qui va mourir dans un film d'aventure ? Comment les personnages vont s'en sortir dans un film post-apocalyptique ? Mais pour qu'il soit parfaitement réussi, il faut évidemment que le final soit à la hauteur.

 

Photo Scarlett JohanssonLe tour

 

C'est tout l'enjeu du dit prestige. Dans un tour de magie, ce n'est pas de faire disparaître qui impressionne, mais bien de faire réapparaître. À l'image d'un tour de magie, au cinéma, ce n'est pas tant développer une intrigue qui impressionne (après tout, tout le monde peut le faire), mais plutôt la manière dont elle va être développée, racontée, tenir sa promesse (acte 1) voire se conclure.

Ainsi dans un film, le prestige pourrait représenter le climax et/ou la révélation scénaristique tant attendue par les spectateurs. Bien au-delà du simple film en lui-même, le prestige tiendrait également dans la réception du film par le public et finalement dans la manière dont il demeurera dans l'esprit des spectateurs. Pour ce faire, il vaut mieux se démarquer et c'est évidemment ce point qui intéresse le plus Christopher Nolan (le titre de son film n'est pas anodin).

 

Photo Hugh JackmanLe prestige

 

L'ORIGINALITÉ EN SACERDOCE

« Alfred Borden : Il est suffisant, prévisible et ennuyeux à mourir. Milton (Ricky Jay) a eu du succès, si on veut bien l'admettre, et maintenant il a peur, il ne veut même plus prendre le moindre risque. Tout ce qu'il fait, c'est abuser la bonne volonté du public avec ses vieux tours....

Robert Angier le coupe : Des vieux tours adorés du public

Borden reprend : Adorés, tu parles ! Il faut du nouveau [...] L'important, c'est qu'un vrai magicien essaie d'inventer quelque chose de nouveau, qui oblige les autres magiciens à s'arracher les cheveux ! »

Ce dialogue arrive très rapidement dans le long-métrage de Christopher Nolan (et scénarisé à quatre mains avec son frère Jonathan Nolan) puisqu'il est balancé après seulement treize minutes (le film faisant 2h10). Et d'ores et déjà, il résume assez bien tout l'univers du cinéaste. Durant sa carrière, le Britannique s'est obligé, quasiment à chaque fois, à aller chercher de l'originalité dans des genres où il en manquait (la trilogie Batman en est une grande preuve tant sa noirceur a contrasté avec la légèreté des créations super-héroïque de l'époque) et a toujours évité de ressasser les mêmes scénarios déjà vus ici ou ailleurs (seul son Insomnia est un remake et encore, il a énormément modifié le film originel).

 

Photo Michael Caine, Scarlett Johansson, Hugh JackmanLe statu quo et la facilité

 

D'un côté, près de quinze ans après la sortie du Prestige, c'est tout l'enjeu de TenetDifficilement catégorisable, présenté à la fois comme un film d'action, de science-fiction et d'espionnage, son prochain long-métrage apparaît comme une oeuvre inédite, sortant largement des sentiers battus. Dans plusieurs interviews, notamment données à Première pour la promo du film, Nolan explique d'ailleurs que plusieurs idées de Tenet lui trottent dans la tête depuis plusieurs années : "J'y travaille depuis plus de vingt ans". Un désir d'authenticité rare dans l'industrie et dont peu de cinéastes peuvent se targuer.

En effet, de l'autre côté, ce rapide dialogue entre les personnages de Borden et Angier dénonce avant l'heure (le film est sorti en 2006) l'avènement des grosses franchises type MCU (Iron Man est sorti en 2008). Des franchises qui resservent généralement la même soupe aux spectateurs dans chacun de leurs films et reprennent des recettes éculées. Plus que la franchise MCU (qui se donne parfois un peu de mal pour innover), il y a quelque chose de visionnaire dans ce dialogue avec l'arrivée des remakes lives des classiques Disney ces dernières années.

 

Photo Christian BaleInnover, changer, bousculer les codes

 

De La Belle et la Bête à Dumbo en passant par Le Livre de la Jungle, Aladdin et surtout Le Roi Lion, Disney a utilisé ses classiques les plus fédérateurs pour les remettre au goût du jour (faussement) et ainsi abuser de la bonne volonté du public. Évidemment, l'excuse évidente du studio aux grandes oreilles, c'est que le public en est friand (box-office à l'appui). Alors, pourquoi ne pas continuer sur cette voie et s'embêter à innover lorsqu'on peut contenter sans effort (c'est globalement la finalité de la réponse d'Angier dans Le Prestige) ?

Une paresse qui agace profondément le personnage de Borden, qui se révèle dès lors un alter ego assez manifeste de Christopher Nolan lui-même : un magicien-cinéaste déterminé à offrir un cinéma loin des standards actuels des blockbusters, qui prend des risques, et est pourtant capable de réunir un public massif, majeur et éclectique, composé d'amateurs et d'initiés. Le fait que ses films envahissent à la fois les cinémas arts et essais et les multiplexes à chacune de leur sortie est, du reste, tout sauf bénin.

 

Photo Christian BaleChristian Bale en Borden, deuxième de ses quatre collaborations avec Nolan

 

BORDEN, ALTER-EGO DE NOLAN ?

Avec la citation précédente, tout laisse à penser que le long-métrage parle de cinéma à travers le médium de la magie, mais aussi que le personnage d'Alfred Borden interprété par Christian Bale est donc un alter ego de Christopher Nolan lui-même. Car oui, à l'image de Borden dans Le Prestige, Christopher Nolan est un de ces artistes (un des derniers réalisateurs actuels) à vouloir créer l'émerveillement avec du vrai, du palpable. Le cinéaste n'a aucune envie de tricher avec des fonds verts ou des CGI à gogo comme le font la majorité des blockbusters actuels (et notamment des franchises type DC et Marvel).

Au contraire, comme Borden, Christopher Nolan a envie de jouer avec la réalité et ainsi réussir à tromper le public avec quelque chose de réel qu'il transforme en illusion, en irréel. C'est finalement tout le contraire de Robert Angier incarné par Hugh Jackman, qui crée de l'émerveillement avec quelque chose qui est déjà merveilleux. La dualité Borden vs Angier est aussi celle de Nolan avec le Hollywood contemporain. Le combat de l'authentique face aux effets spéciaux. Christopher Nolan estime que la vraie magie, c'est faire croire que le réel est irréel ; alors qu'à l'inverse, user de l'irréel pour créer l'irréel, c'est de la tricherie, de la tromperie et en aucun cas de la magie (et donc in extenso du cinéma).

Pour être plus concret et reprendre le tour qui jalonne Le Prestige : faire croire au public qu'il peut se téléporter sans en avoir le pouvoir comme Borden (mais en usant d'un subterfuge rondement mené), c'est magique. Faire croire au public qu'il peut se téléporter parce qu'il en a le (super-)pouvoir comme Angier (avec la machine Tesla), c'est de l'esbroufe.

 

Photo Christian Bale, Hugh Jackman"- J'ai quoi dans la main ? - De l'esbroufe ?"

 

Finalement, faire disparaître la barrière entre l'irréel et le réel, c'est tout l'objectif de la magie. In extenso, faire disparaître la barrière entre la fiction et le réel, c'est l'objectif de Nolan à travers ses films. Dans un making-of d'Interstellar, Mary Zophres, la cheffe costumière du film, disait d'ailleurs sur le plateau, en parlant des décors, qu'avec Christopher Nolan "on ne peut pas dire que cela a été fait pour un film. On veut que ça ressemble à quelque chose comme si on le faisait pour de vrai".

C'est tout ce qui fait la magie du cinéma de Nolan. La plupart de ses films usent en effet de décors réels afin de donner une véritable authenticité à ses créations. À l'écran, cela a permis, entre autres, d'offrir des séquences absolument démentielles à l'image du couloir rotatif d'Inception, des plans visuellement éblouissants à l'image des séquences spatiales des vaisseaux d'Interstellar, des courses-poursuites plus vraies que nature dans The Dark Knight (dont la scène dans le tunnel est en fait une maquette) ou tout simplement l'usage de bateaux de guerre authentiques pour réaliser les séquences très tendues de Dunkerque. Son Tenet réserve d'ailleurs une séquence d'explosion réelle et sans trucage comme il l'a expliqué en interview.

Cet amour de Nolan pour le réel, l'authentique, le palpable, Alfred Borden le représente donc d'une certaine manière. Le fait que Borden ait d'ailleurs un frère, avec qui il crée ses tours, rappelle évidemment la collaboration fraternelle de Christopher Nolan avec son frère Jonathan Nolan sur une grande majorité de sa carrière (six films co-écrits ensemble, dont Le Prestige). Le fait que Borden soit un reflet de Nolan expliquerait enfin pourquoi Borden est largement présenté comme le héros du film alors même que son arrogance n'en fait pas, au demeurant, un personnage bien plus sympathique qu'Angier. 

 

PhotoUn duel au sommet

 

LA MAGIE DU CINÉMA

« Ne le montre à personne. Ils te supplieront et te flatteront pour avoir le secret, mais dès que tu leur auras livré, tu ne seras plus rien pour eux, tu comprends ? Plus rien. Le secret n'impressionne personne. Le truc que toi seul connais, c'est lui le vrai trésor !" Alfred Borden au neveu de Sarah Borden (Rebecca Hall)

"Chaque tour de magie comporte trois parties ou actes. La première s'appelle la promesse. Le magicien vous présente quelque chose d'ordinaire. Le deuxième acte s'appelle le tour. Le magicien utilise cette chose ordinaire pour lui faire accomplir quelque chose d'extraordinaire. Mais vous ne pouvez vous résoudre à applaudir parce que faire disparaître quelque chose est insuffisant, encore vous faut-il le faire revenir. Alors vous cherchez le secret. Mais vous ne le trouvez pas parce que bien entendu vous ne regardez pas attentivement. Vous n'avez pas vraiment envie de savoir. Vous avez envie d'être dupé." John Cutter, voix-off final

Ces deux dernières citations, très éloignées dans le métrage (la première arrivant au bout de 20 minutes, la seconde concluant le film après 2h04) se rejoignent par l'image qu'elles renvoient de l'objectif de la magie et finalement du cinéma, comme l'aime Christopher Nolan.

 

Photo Christian BaleLa magie, c'est l'émerveillement, comme le cinéma

 

Évidemment, dévoiler la solution a quelque chose de satisfaisant pour le spectateur, car le secret est enfin révélé. Mais par conséquent, est-ce que ça n'enlève pas un certain charme à l'ensemble ? Selon la vision de Christopher Nolan, ce qu'aiment les spectateurs, c'est le secret, le fait d'être surpris, et non de comprendre comment ils l'ont été finalement. S'il dévoile une partie du secret à travers Le Prestige avec son twist final et sa grande révélation sur les identités cachées, le véritable secret du film est caché ailleurs. Peut-être l'est-il dans cette double lecture magie-cinéma, peut-être l'est-il encore ailleurs.

C'est tout l'intérêt du cinéma de Christopher Nolan : l'idée que le spectateur ne doit pas être un simple spectateur. Au contraire, il doit être l'un des acteurs de ses films et participer à leur imaginaire, s'y plonger pleinement pour en chercher les recoins, les tenants, les aboutissants voire y découvrir de nouvelles perspectives. Le fameux "vous avez envie d'être dupé" c'est ce que Christopher Nolan voit en chacun des spectateurs-acteurs de ses longs-métrages. C'est justement leur incompréhension, leur envie de jouer un rôle dans le jeu, de rentrer dans le tour, de participer à la magie de la création, de l'intrigue, qui offre autant de valeurs, de puissance, au cinéma de Nolan.

Le cinéma de Nolan, tel qu'il le conçoit, est finalement l'opposé évident des films dits popcorns, ces films devant lesquels, on peut "débrancher son cerveau" pour simplement se détendre, être passif. À l'inverse, le cinéma nolanien oblige, pour le ressentir pleinement, à une activité des spectateurs (et non une passivité). C'est le cas avec Le Prestige, livrant quelques-uns de ses secrets lors de sa conclusion, mais laissant la porte ouverte à des interprétations plus profondes et interpellant régulièrement le spectateur et notamment dès son introduction : "Êtes-vous bien attentifs ?".

 

Photo Hugh Jackman, Christian BaleNe pas perdre l'attention

 

Cette volonté de Christopher Nolan de ne pas livrer tous les secrets de ses histoires aux spectateurs pour les laisser les découvrir par eux-mêmes n'est pas seulement dans Le Prestige. Elle se trouve au contraire dans de nombreux métrages du réalisateur (et ce même si paradoxalement, il guide énormément ses spectateurs avec des dialogues parfois surexplicatifs).

Parmi eux, Memento, de par sa construction, embourbe le spectateur dans un trip inédit et surtout ne donne pas de réponses précises dans son final et préfère lancer des pistes. Même chose pour Interstellar avec sa partie dans le trou noir, avec Matthew McConaughey, et son ouverture finale dont l'interprétation des spectateurs reste très personnelle : est-ce un rêve ? Est-ce la réalité ? Le passage dans le trou noir mène-t-il à un monde parallèle ?

Cela dit, depuis Le Prestige, le désir de Nolan se manifeste sans doute le plus au coeur d'Inception. Avec son plan final sur cette toupie en rotation et ce cut inattendu, le film se conclut sans donner de véritables réponses (à première vue) sur l'espace dans lequel se trouve Cobb (Leonardo DiCaprio). Est-il bien de retour dans la réalité ? Est-il définitivement plongé dans les limbes des strates de rêves ? La réponse est quelque part dans le film et Christopher Nolan n'a jamais confirmé ou infirmé les théories depuis son simili-cliffhanger (même si des acteurs ne se sont pas gênés pour le faire).

 

Photo Christian BaleÊtre actif au cinéma (et pas seulement)

 

Comme le dit Borden dans le film, "Le truc que toi seul connais, c'est ça le vrai trésor". D'un côté, ce que seul Nolan connaît est donc la plus précieuse des choses, car elle est rare, unique. Mais au-delà, l'idée inhérente c'est que ce que chaque spectateur a ressenti au plus profond de lui-même l'est tout autant que le véritable secret. L'éminent Justin Chang, dans sa critique pour Variety, décrira d'ailleurs magnifiquement l'idée même d'Inception et finalement du cinéma de Nolan : "Construire un simulacre de réalité dans le but de nous séduire, semer le désordre dans nos têtes et y laisser une impression durable".

Avant Inception, c'était déjà l'objectif du Prestige. Près de quinze ans après sa sortie et six films plus tard, le film de Christopher Nolan est toujours matière à débat, offre toujours autant d'émerveillement et se révèle inévitablement le mètre-étalon du cinéaste dans sa filmographie. N'est-ce pas ça la vraie magie du cinéma ?

 

Affiche française

commentaires

Kyle Reese
18/07/2020 à 19:33

@Medellin
C’est juste un tour de magie, apparition ... disparition façon Prestige.

Généralement je commente ici les films ou réal que j’apprécie.
Je met en valeurs pourquoi j’aime et met de côtés leurs défauts.
Comme j’aime tout ses films à divers degrés sauf Dunkerque, ça peut te paraître être une manie.

Medellin
18/07/2020 à 13:39

Je comprend pas pourquoi mon commentaire ou je vannais Kyle Reese sur sa manie à encenser Nolan sans esprit critique a été supprimé

Nous sommes dans un pays démocratique ou pas ?

M1pats
18/07/2020 à 04:52

Film sympa, mais on devine vite qu il y a un jumeau. Et qu ils partagent chacun la moitie de leur vie

brucetheshark
17/07/2020 à 11:36

@zetagundam tous les films de Nolan sont des films de petits malins

brucetheshark
17/07/2020 à 11:34

L'époque ou Nolan était encore interessant... ça me manque

sylvinception
17/07/2020 à 11:09

Jamais compris la hype autour de ce film.

Birdy
16/07/2020 à 20:30

Effectivement merci pour la belle analyse de ce film intelligent comme on en fait peu. J'adhère complètement.

Kyle Reese
16/07/2020 à 20:11

Excellente analyse sur un film que j’adore. J’ai lu la nouvelle, très étrange, et c’est une sacré adaptation car au final cela n’a pas grand chose à voir avec le film.
Peut être mon film préféré de Nolan avec des surprises renversantes qui m’ont littéralement scotché à la fin. Bowie superbe en Tesla, Bale et Jackman, formidable duel de magicien.
Scarlett parfaite en assistante sexy. Une ambiance d’époque avec le début du divertissement à grand spectacle bien rendu.
Le scénario est hyper original et nous plonge dans un mystère fantastique auquel on ne s’attend pas et c’est ça que j’aime au cinéma, me faire surprendre. Et là pour le coup c’est un coup de maître de la part de Nolan avec ce mix de magie bien réel et de SF déroutante et vertigineuse.
J’ai été étonné que le film n’ai pas cassé plus la baraque à l’époque, mais je crois que bcq l’ont découvert plus tard en DVD vod.
Bref avec tous ces articles sur les films de Nolan vs me faites grand plaisir et l’attente devient de plus en plus longue pour aller découvrir (ou pas) au mois d’Aout Tenet qui assurément va nous renverser les neurones et perturber nos repères. Même s’il est encore une fois décalé pour cause de COVID j’espère qui ne le sortiront pas en direct vod ce serait vraiment dommage.

alulu
16/07/2020 à 19:26

Moi perso je ne peux pas dire si c'est Memento, Interstellar ou Le prestige son meilleur film. Sérieux c'était tout de même risqué pour Nolan de mettre Tesla dans son film et de s'accaparer à son profit, les "légendes urbaine" que l'on voit sur le net à son sujet.

Flash
16/07/2020 à 19:13

Je ne suis pas particulièrement fan de Nolan , mais le prestige est une vraie merveille de cinéma et en plus, il y a le regretté Bowie.

Plus

votre commentaire