Pas si nul : Final Fantasy, les créatures de l'esprit, tiré des jeux vidéos cultes

Geoffrey Crété | 10 septembre 2016
Geoffrey Crété | 10 septembre 2016

Parce que le cinéma est un univers à géométrie variable, soumis aux modes et à la mauvaise foi, Ecran Large, pourfendeur de l'injustice, se pose en sauveur de la cinéphilie avec un nouveau rendez-vous. Le but : sauver des abîmes un film oublié, mésestimé, amoché par la critique, le public, ou les deux à sa sortie. 

  

 

"Un tournant technologique" (Roger Ebert)

"D'une beauté extraordinaire" (Les Inrocks)

"Une intrigue prévisible sans aucun sens, de mauvais dialogues risibles" (New York Post)

"Le film marie audacieusement l'esthétique et les procédés narratifs du jeu vidéo à ceux du cinéma populaire" (Télérama)

"La vision de ces personnages qui tombent amoureux touche autant que deux mannequins en plastique dans une vitrine" (Los Angeles Times)

"L'absence totale d'intensité dramatique et un message new age à la limite du ridicule gâchent ce joli spectacle" (Première) 

 


 

LE RESUME EXPRESS

En 2065, la Terre est envahie par d'étranges spectres, qui tuent tout être vivant au moindre contact. L'humanité vit dans d'immenses sphères protégées.

Avec son mentor, Aki Ross est persuadée qu'en trouvant huit précieux esprits, ils pourront vaincre les spectres. En mission pour retrouve le sixième dans les ruines de New York, elle est sauvée par le soldat Gray Edwards, un ancien amour, et son équipe.

Mais le général Hein propose une autre solution : utiliser le canon Zeus depuis l'espace pour détruire les spectres. Persuadée que la puissance abimera Gaia, l'esprit de la Terre, Aki révèle son secret : elle a été infectée par un spectre, qu'elle contrôle grâce aux esprits déjà collectés. 

Avec l'équipe de Gray, Aki part à la recherche du septième esprit. Le spectre en elle commence à devenir plus fort, et lui offre des visions d'une guerre entre aliens : elle comprend que les spectres sont les esprits d'aliens morts, amenés sur Terre par un morceau de leur planète détruite.

Pour convaincre le conseil que la menace doit être anéantie, Hein manipule la barrière protectrice pour laisser quelques spectres entrer dans la ville. Mais le plan dérape, et des centaines d'ennemis pénètrent la cité. Toute l'équipe de Gray est tuée, et il s'échappe avec Aki.

Ils partent à la recherche du huitième et dernier esprit, dans un cratère, mais le canon Zeus enclenché par Hein le détruit. L'impact révèle néanmoins la présence de Gaia sous Terre. Grâce à une nouvelle vision, Aki comprend qu'elle peut utiliser le fantôme en elle pour le combiner avec les sept autres. Gray se sacrifie pour permettre aux huit esprits d'atteindre Gaia, qui est sauvée. Tous les spectres sont libérés, en paix.

 

Photo

 

LES COULISSES

L'idée d'un film est née avec Hironobu Sakaguchi, le créateur des jeux, pendant la conception de Final Fantasy VII au milieu des années 90. L'histoire, elle, était dans un coin de sa tête depuis des années, notamment suite à la mort de sa mère.

Le studio Square, derrière la franchise, voit les choses en grand : le premier film en images de synthèse avec des personnages photréalistes sera forcément un événement et fera date. Sakaguchi écrit l'histoire et co-réalise avec Monotori Sakakibara. Le producteur Chris Lee compare les ambitions à celles du visionnaire Walt Disney : "Blanche-Neige était le premier long métrage animé en couleurs, et tout le monde pensait qu'il était fou. Il aurait pu engager une actrice et des personnes de petite taille, mais il avait la conviction qu'il y avait une meilleure manière de raconter cette histoire".

Projet titanesque, Final Fantasy, les créatures de l'esprit aurait demandé quatre ans de travail avec près de 200 personnes. Lorsque les derniers plans étaient finalisés, certaines images créées au tout début devaient être retouchées car elles ne fonctionnaient plus avec les plus récentes, notamment à cause des avancées technologiques au fil de la production.

Les coûts de production s'envolent au fur et à mesure des réécritures (on parle d'une cinquantaine) et réajustements. Du studio spécialement construit à Hawai à la campagne marketing massive, le budget double jusqu'à approcher des 140 millions.

 

Photo

 

LE BOX-OFFICE

Ave un budget pharaonique de 137 millions de dollars, Final Fantasy, les créatures de l'esprit était un pari spectaculaire. L'échec a été sans appel : le film n'a rapporté que 85 millions dans le monde à sa sortie en 2001. La France est l'un des pays où sa carrière a été la plus belle après les Etats-Unis, avec 1,4 millions d'entrées.

Conséquence : Square, le studio japonais derrière la série des jeux, est au bord de la faillite, et annonce qu'il abandonne le marché des films. Il fusionnera avec son concurrent Enix quelques années après. Très touché par ce désastre financier, Hironobu Sakaguchi quitte l'entreprise, et s'éloigne encore plus de la franchise des jeux.

L'échec du film a enterré d'autres projets, à commencer par un autre film Final Fantasy évoqué pendant la promo : "On travaille sur le concept d'un deuxième film. Nous n'avons pas encore de titre, mais un réalisateur vient de finir un traitement, et nous allons le partager avec notre partenaire, la Columbia. On espère commencer la production juste après avoir terminé le film". Hironobu avait même évoqué la forte possibilité d'un film Parasite Eve, tiré du fantastique jeu de Square.

Le studio offrira néanmoins une alternative avec des films d'animation tirés de l'univers et liés aux jeux. Le dernier en date : Kingsglaive, qui sert de préambule à Final Fantasy XV.

  

Photo

 

LE MEILLEUR

Il y a d'abord une réelle surprise face à un film intitulé Final Fantasy qui se déroule sur Terre, avec une histoire désespérément simple comparée aux fables épiques, complexes et politiques des jeux vidéos. 

Sakaguchi a choisi de rester fidèle à l'âme de la saga plus qu'aux aspects attendus par les fans : le discours écologique teinté d'animisme, la pureté presque naïve de l'héroïne, les spectres qui rappellent les esprits invoqués par le joueur lors des combats (G-Force, chimères), ou même la présence de quatre membres dans l'équipe de soldats, en référence à la limite du nombre de joueurs dans la plupart des jeux. Le choix de ne pas réutiliser les musiques des jeux ou d'engager le compositeur de la saga Nobuo Uematsu témoigne là encore d'un désir de s'écarter de la franchise.

Le studio a donc opté pour l'audace et la création d'un nouveau monde, plutôt qu'adapter un des épisodes ou en raconter la suite (ce qui arrivera avec Advent Children, suite de Final Fantasy VII, en 2005). A défaut d'être renversante, la proposition est excitante, et offre de belles images : New York en ruines illuminée par le fusil lumineux d'Aki, la guerre entre aliens dans les songes de l'héroïne, ou encore ces spectres gigantesques. 

 

Photo

 

La dimension épique du film est omniprésente, avec un désir de composer un spectacle majestueux sur la musique d'Elliot Goldenthal (qui rappelle Sphère, un autre film de la rubrique des mal-aimés). Il y a du Aliens dans Les créatures de l'esprit, du caractère d'Aki qui rappelle Ripley à l'escadron de Gray (avec notamment une femme calquée sur Vasquez), qui tente d'échapper à une armée de monstres à bord d'un véhicule militaire lancé à vive allure dans un complexe métallique. Les fantômes rappellent parfois Starship Troopers lorsqu'ils prennent l'apparence d'insectes géants sortis du sol pour stopper les humains. 

Enfin, la prouesse technique. 15 ans après, difficile d'avoir conscience que le film de Hironobu Sakaguchi et Monoroti Sakakibara était en 2001 une révolution. Le personnage d'Aki était en couverture des magazines, vendue comme le premier visage d'une nouvelle ère. Perfectibles, les protagonistes n'en demeurent pas impressionnants, tant pour leur place dans l'Histoire que pour le caractère étrange de ce spectacle où tout est si faux qu'il deviendrait presque plus vrai encore.

 

Photo

 

LE PIRE

Entre des dizaines d'heure de jeu et une centaine de minutes de film, il y a un gouffre. Un gouffre gigantesque et dangereux, où sombre en partie le long-métrage d'animation. Les créatures de l'esprit offre ainsi une intrigue beaucoup trop simple, claire et limpide, incapable de véritablement donner de la profondeur à une histoire qui flirte avec la niaiserie.

Le film ne s'approche jamais de la grandeur des jeux, et peine à installer une vraie mythologie après une belle introduction. D'où l'impression d'assister à un manège un peu désincarné, à l'image du méchant doublé par James Woods, qui porte un masque de mauvais bad guy avec ses sourcils froncés et son visage crispé. 

Le film devient vite un petit cirque articulé autour d'une poignée de personnages plus ou moins bien dessinés, réduisant fortement le champ de la fiction alors que la première partie laissait présager un dernier acte aux dimensions titanesques. Avec la curieuse impression que le film ne va pas au bout de ses possibilités narratives et visuelles, comme bloqué par un mur inattendu pour une production animée. En plus de s'écarter de l'univers des jeux, Les créatures de l'esprit perd une certaine magie à l'oeuvre sur console, et qui est pour beaucoup dans le succès de la saga.

 

Photo

  

RETROUVEZ L'INTEGRALITE DES MAL-AIMES DANS NOTRE RAYON NOSTALGIE

 

Tout savoir sur Final Fantasy : Les Créatures de l'esprit

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.
Vous aimerez aussi
commentaires
chrys_rpg
23/08/2020 à 05:30

Pour le contexte, le film est sorti en 2002. Pour l'aspect nostalgie, j'avais été le voir avec mon père, j'étais scotché à mon fauteuil et j'ai vraiment été ému par ce film... Bon en même temps, j'étais + jeune, ça aide.

Oui, ce film a causé la faillite de Squaresoft mais ce fût peut-être le cas car y'avait-il à l'époque une mauvaise com ou une publicité insuffisante? Peut-être qu'il a été un échec commercial car beaucoup s'attendaient à l'impossible : On ne peut tout simplement pas adapter un jeu vidéo en film. Si on reprend un exemple plus récent : Warcraft; ce n'est pas une adaptation. Si on reprend la sage Resident Evil, ce n'est pas une adaptation non plus mais une inspiration (les films s'inspirent des jeux vidéo), ce n'est en aucun cas une copie conforme. Les films sont un média et les jeux vidéo en sont un autre et ils n'obéissent pas aux mêmes codes / styles etc. Même si, on peut avoir des jeux vidéo cinématographiques (c'est le cas de MGS, de Final Fantasy ou encore de Resident Evil). Question timing, c'est clairement impossible, on ne peut pas "résumer" un J-RPG qui dure jusqu'à 100 heures (quand on veut bien développer les perso) en un film qui dure, à la louche 2h !

Oui, ce film porte le nom Final Fantasy, comme c'est le cas de films d'animation + récents comme Advent Children ou Kingsglaive. Advent Children n'est autre que la suite cinématographique du jeu vidéo FF 7, ce n'est pas un nouvel univers, ce ne sont pas de nouveaux perso... Je peux vous garantir que le film est un calvaire pour quiconque n'a pas joué au 7. Kingsglaive c'est tout l'inverse, un film (en images de synthèse) qui se veut préquelle au jeu vidéo FF 15.

Et oui, ce film (les créatures de l'esprit) a effectivement des clins d'oeil à l'univers FF en général : dans chaque FF il y a un perso qui s'appelle Cid (dans le film c'est le mentor de la docteure Aki Ross); il y a effectivement un chocobo (mais pas en tant que monture) en tant qu'écusson sur le t-shirt d'un figurant...

Par contre, d'un point de vue "idéologique" / philosophique, vous devriez savoir, en tant que fan de FF, que chaque épisode de la saga vidéoludique est unique en son genre (il n'y a pas de genre FF), ils sont tous différents les uns des autres, et même quand il s'agit du même univers, il y a de très fortes variations : exemple : FF 10-2 est franchement différent du 10, pourtant il revendique la suite du 10. Beaucoup de FF (peut-être tous?) ont un message écologique et peut-être même anti-militariste :

Si on prend FF 8 :
- on a affaire à un monde qui a été dévasté par la guerre des Sorcières; et surtout par l'affrontement de 2 Gouvernements (Esthar / Galbadia). Derrière ça, il y a eu énormément d'orphelin-e-s, ce qui explique que tous les protagonistes de l'aventure ont été élevés ensemble (sauf Linoa). On a les SeeDs qui sont censé-e-s tuer les Sorcières, pour pacifier le monde. Les gens qui ont crée ce groupe armé ne sont autre qu'une future Sorcière et son époux. Un jeu qui met l'emphase sur l'importance des relations, des sentiments et sur la sauvegarde de la planète : Face à toute cette désolation, la seule alternative est de faire attention à la terre...

Pour le cas du 10, le message écolo est encore plus criant :
- on a affaire, cette fois-ci à un monde totalement écrasé par la mort, à plus forte raison puisque nous sommes dans une théocratie. On nous explique que les monstres que l'on tue (enfin, que l'on envoie dans l'Au-Delà) ne sont que d'anciennes personnes qui sont mortes et n'ont pas été correctement envoyées dans l'Au-Delà et donc sont devenues totalement jalouses des êtres vivants et donc les attaquent, les tuent, c'est sans fin. Les Chimères se sacrifient pour que les Invokeurs puissent mener à bien leur pélerinage. Les Gardiens se sacrifient pour que leur Invokeur reste en vie. Les Invokeurs se sacrifient pour que le monde connaisse une période de paix (relative car limitée dans le temps). En sous-entendu, ça veut dire que le rapport à la nature est assez particulier : Si les monstres sont d'anciennes personnes, ça paraît logique qu'il n'y a pas de "commerce" de cadavres, de viande, etc... Dès lors qu'on n'est pas envoyé dans l'Au-Delà, on est immédiatement un Errant.

Pour le cas du 14, là encore, on peut se dire qu'il y a beaucoup de messages subliminaux :
- On a Hydealyn, le Cristal qui est le Dieu-Protecteur de toute forme de vie. D'ailleurs, en tant que joueur, on est appelé le Héros de la Lumière. Il y a encore une lutte, cette fois-ci, entre la Lumière et les Ténèbres. On a différents groupuscules, les "races dites barbares" qui sont les hommes-bêtes (hommes-arbres [les sylphes], les poissons [sahuagins], les taupes [les kobolds], les reptiles [les amal'jaa]...), et chaque groupe idolâtre un Dieu particulier : Les Primordiaux. Et les Primordiaux ne sont que les Chimères / Invocations. Là encore, y'a un 2ème manichéisme : avec un Empire (de Garlemald) qui est vraiment méchant, qui s'étend, par la violence. On nous explique, quand on joue au jeu qu'il y a comme un "flux", une "énergie" omniprésente et c'est cette énergie qui permet, éventuellement de lancer des sorts (manipulation des éléments etc). Dans le jeu, on fait quoi? On sauve le monde, en fait, on va même sauver une dimension parallèle...

Et dans le film (les créatures de l'esprit), là aussi, il y a un affrontement du Bien contre le Mal, il y a Gaïa, ou l'Esprit de la Terre (flux, énergie...), et de l'autre côté, les belligérents. Il y a aussi toute une théorie sur la mort (rappellez-vous que les prétendus envahisseurs extra-terrestres ne sont pas des envahisseurs et qu'ils n'ont pas survécu au voyage et c'est pour ça qu'on les appelle des fantômes... Ca évoque quand même les Errants de FF 10. On a aussi 2 camps qui s'affrontent : les partisans de la méthode douce dont les protagonistes du film font partie; ne pas utiliser d'armes contre les envahisseurs et collecter les esprits à droite à gauche pour "annuler" l'invasion. Et puis les partisans de la méthode forte, favorables à l'utilisation des armes. Le film nous montre que les armes sont inefficaces et même pire encore, elles rendent les esprits plus gros, plus résistants. A un moment donné, le gros méchant perd la tête, il décide de faire feu directement sur le centre de la terre : La terre qui était en train de se pacifier devient toute rouge / orange et envahit tout... En gros, ce sont les derniers instants du film mais il y a quand même un coup de théâtre. De justesse. Et le prix sera très lourd. Si vous n'avez pas vu le manichéisme et le message écolo, voire l'anti-militarisme dans ce film (tout comme c'est déjà le cas dans certains jeux vidéo), alors, je ne comprends pas ce que vous avez vu dans ce film. De toute évidence, nous n'avons pas vu le même film. Pour s'en convaincre, on peut citer le rapprochement suivant : l'histoire d'amour entre Aki et Gray, comme une allégorie du fait que l'amour est notre sauveur, reprend évidemment la relation Linoa-Squall de FF 8 ou encore la relation Yuna-Tidus du 10. Dans le 8, y'a la théorie Sorcière-Chevalier et le fait que progressivement Squall tombe amoureux de Linoa. Dans le 10, les Gardiens se sacrifient pour leur Invokeur, parfois, ça peut déboucher à de fortes relations amicales, voire des relations amoureuses. Bon, après, quand on fouille, le making-of du film, par exemple, on y apprend que le réalisateur Sakaguchi-san (qui n'est autre que le créateur des FF) venait de perdre sa mère juste avant de réaliser le film. Il reconnaît même que la Doc Aki Ross est un hommage à sa mère.

Un dernier détail : les qqs dernières images du film reprennent énormément le visuel de la fin du 8. Dans le film, à un moment donné, on voit l'un des rêves de la doc (parce qu'elle enregistre ses rêves car elle estime y trouver une réponse à l'invasion); dans ce rêve, elle est seule, y'a plein d'envahisseurs mais en fait, les deux camps d'envahisseurs sont censés s'affronter mais personne attaque -- Aki est entre les 2. Dans ce rêve, qu'elle "revit" en leitmotiv, à chaque fois, avec plus de temps ou avec une autre interprétation, il y a d'autres informations. Mais en fait, il s'agit bien de la même situation, déclinée de différentes manières. Dans ce rêve, il y a un fantôme qui la traverse et juste après elle irradie de la lumière blanche et donc le monde qui était en train d'être détruit -et dont les envahisseurs ont vu la destruction- n'est alors pas détruit et la lumière rayonne sur tout. A la fin du 8, mêmes images, mêmes symboles : Squall inconscient, Linoa qui arrive et puis tout d'un coup, les nuages gris et menaçants du ciel sont balayés par la lumière et des pétales qui flottent partout, la noirceur est donc renvoyée ailleurs...

Chronologiquement FF 8 est sorti en 1999, puis c'était au tour du film (en 2002) et si vous n'avez pas vu cette analogie sur la fin, c'est que vous ne connaissez pas très bien FF 8 ou que vous ne l'avez jamais fini...

Manontherun33
01/08/2019 à 20:46

Le véritable problème ne se trouvait pas dans les effets spéciaux qui étaient très bons pour l'époque mais dans l'histoire. Autant on peut s'appuyer sur une histoire ridicule ou complètement niaise dans un jeu vidéo autant il n'en va pas de même pour un film. Dans un jeu, c'est le gameplay qui est important, toutes les actions et le côté non répétitif des actions. Dans un film, c'est l'histoire puisque le spectateur reste spectateur est n'a que cette préoccupation.

Opale
28/04/2019 à 23:05

Albert Lapointe :
Flash info spécial : l'humain EST un animal comme les autres. Ce n'est ni une théorie new age, ni une volonté d'éliminer les pauvres ; c'est de la science.

Albert Lapointe
08/02/2019 à 14:51

En 1973 James Lovelock participe aux conférences Onu sur la surpopulation. Tel d'autres malthusiens comme Margaret Mead et John Holdren.
En 1975 James Lovelock fait partie de l'équipe de l'anthropologue Margaret Mead avec une dizaine d'autre dont le très malthusien John Holdren (ancien conseillé scientifique d'Obama).

La théorie Gaïa a pour mission de déifier la nature en lieu et place de l'homme (les pauvres *) qui devient un animal comme les autres à la différence qu'il est considéré comme trop encombrant.

D'autre films d'animation on véhiculé la théorie gaïa chacun à leur manière :
Avatar (2009) , Epic (2013), Moana de Disney (2016).


*Pour l'élite ce sont les pauvres qui sont de trop, pas l'élite évidement. Les membres de l'élite reste des dieux. Ce sont les pauvres qui sont rabaissés au statut d'animaux quelconques.

R90
12/09/2016 à 18:46

@zetagundam

Et en même temps c'est parce qu'il a ce nom attaché à une renommée mondiale qu'il a pu avoir ce budget et ces moyens, à coup sûr.
D'autant que Sakaguchi, le père de FF, reste derrière le film. On ne parle pas d'une marque qui a été déposée par des esprits purement cyniques pour berner les joueurs.

zetagundam
12/09/2016 à 18:29

Son plus gros défaut vient justement de son nom: Final fantasy

Je suis sûr que ci le film n'avait pas été rattaché à la licence, il aurait connu un destin tout autre

gouyou31
12/09/2016 à 09:12

Je n'ai jamais aimé les jeux FF, mais du coup j'avais beaucoup apprécié le film à sa sortie (puis en DVD)

Stridy
11/09/2016 à 16:56

Le problème qu'a eu le film est que les fans étaient intransigeants. Ils voulaient du fan service (qu'ils ont eu avec Advent Children qui est finalement bien moins bon) et ont eu une histoire originale et occidentalisée. La sanction est tombée.

Sakaguchi était une fois de plus visionnaire quand on voit le traitement de la série plus tard.

Zapan
10/09/2016 à 20:55

C'est vrai que cela fait des années voir une décennie que je n'ai pas vu ce film. Certes, il n'est pas nul... mais quelle déception lors de sa sortie alors en plein apogée de la saga FF sur console avec l'enchainement parfait des épisodes 7-8-9 !

Tout ce qu'on voulait voir n'y était pas. Pas de magie, pas d'invocation (bon ça c'est un désir de gamer) mais surtout pas grand chose qui faisait la marque d'un FF.
Donc oui, on a largement eu l'impression qu'on nous avait servi un film quelconque (je ne parle pas de l'aspect technologique) où seul le titre avait été posé pour attirer des fans hurlant à la lune lors de l'annonce du projet.

Mais le plus regret... PAS DE CHOCOBOS !!! NOOOOOOO *Darth Vader cry*


Bref, ça tombe bien cet article car ça donne envie de le revoir, sans l'étiquette FF dessus.

votre commentaire