Avant Glass : Sixième Sens, Incassable, After Earth... le meilleur et le pire de Shyamalan

Mise à jour : 18/01/2019 17:31 - Créé : 17 janvier 2019 - La Rédaction
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Glass est l'occasion de revenir sur la carrière en dents de scie de Shyamalan.

En 1999, il était le nouveau Steven Spielberg qui retournait les esprits avec Sixième Sens. En 2006, il était la risée de bien des gens avec La Jeune fille de l'eau - et la meute s'est agrandie avec Phénomènes en 2008. En 2013, sa carrière semblait terminée dans le feu d'artifice du blockbuster After Earth avec Will Smith.

Mais M. Night Shyamalan est revenu à ses esprits. Avec The Visit en 2015 et surtout Split en 2017, il a à nouveau séduit public et critique. Glass (notre critique par ici), qui sonne la fin d'une trilogie lancée avec Incassable, en sera la démonstration tant attendue.

L'occasion parfaite pour revenir sur la filmo compliquée du cinéaste, qui a cotoyé les sommets comme les abimes.

 

  

ALEXANDRE JANOWIAK

LE MEILLEUR : SIXIÈME SENS

Il n'y a pas besoin d'avoir un sixième sens (jeu de mot nul) pour être sûr que le meilleur film de M. Night Shyamalan est sans aucun doute Sixième Sens. Avec Incassable, qui s'amuse brillamment à décortiquer la figure du super-héros, il s'agit très clairement de la seule oeuvre du cinéaste américain à proposer quelque chose à tous les niveaux.

Bien que son écriture soit prévisible, Sixième Sens a quelque chose d'assez fascinant dans la manière dont il s'amuse des certitudes instaurées pour duper au fur et à mesure le public, sans jamais le regarder de haut. Ainsi, Shyamalan sait avec un certain brio composer des cadres bien pensés pour diriger le regard du spectateur, créer de l'angoisse avec les hors-champs et ainsi tenter de le surprendre durablement avec son twist final. Le long-métrage prend alors un tout autre sens (logique avec un titre pareil) et s'ouvre à d'autres perspectives visuelles, psychologiques et émotionnelles.

Bien sûr, Sixième Sens n'est pas révolutionnaire et reprend des codes déjà usités par les génies Alfred Hitchcock ou Henri-Georges Clouzot. De plus, il est sans doute bien trop didactique à certains niveaux pour être captivant pour le plus grand nombre (et surtout les plus attentifs). Cela dit Shyamalan n'a jamais fait mieux. En voulant repomper sa recette du rebondissement, il s'est au contraire, enfermé dans une spirale d'ennui tout au long de sa carrière. 

 

Photo Haley Joel Osment"Je vois donc des morts, oui"

 

LE PIRE : SPLIT 

Split n'est peut-être pas le pire film de M. Night Shyamalan. Quand on voit l'horriblement mou et mal écrit Phénomènes, le gênant La Jeune fille de l'eau et le guignolesque affligeant The Visit, on se dit qu'à bien des niveaux Split n'est pas si terrible. Après tout, le film jouit d'une mise en scène percutante (une des meilleures du réal) et d'un certain sens du rythme.

Cependant, pour l'auteur de ces lignes, Split est le symbole absolu de la fausse ambition de son réalisateur et de la véritable prétention et vanité du cinéaste derrière Sixième Sens. En effet, là où son premier film avec Bruce Willis jouait habilement des cadres pour tromper sans crânerie son spectateur, Split se moque éperdument de son public. A l'image de l'ensemble de sa filmographie depuis Signes, le scénario est un amoncellement de clichés et d'idées faussement novatrices au coeur d'un récit aux multiples facettes, dont aucune ne saura captiver un seul instant. Au contraire, elles n'ont qu'un seul but : surprendre le spectateur pour jouer au petit malin.

 

photo, Betty Buckley"Vous disiez donc que c'était une merde ?"

 

Tout est sur-écrit (les ressorts psychologiques), tout est sur-joué (James McAvoy pauvre de lui), chaque dialogue est d'une lourdeur terrifiante et l'ensemble de l'intrigue est d'un grand ennui. Et comme à son habitude, le cinéaste ne peut s'empêcher dans ses derniers instants, de planter le spectateur devant un énième rebondissement-pirouette-galipette-cliffhanger. Ainsi, son thriller huis-clos raté se transforme en une continuation vaine de son Incassable.

C'est désolant, du vieux fan-service et surtout un gros doigt d'honneur prétentieux. Ça faisait longtemps que Shyamalan n'était plus original (l'a t-il seulement été ?) mais avec Split, il ne donne définitivement plus signes de vie. Peut-être, reste-il un espoir ? Celui où le réalisateur serait seulement à la caméra et loin du scénario... Ah non, on oubliait After Earth

 

photo"Et en plus, on va remettre ça dans Glass" 

 

CAMILLE VIGNES

LE MEILLEUR : SPLIT 

Split est l'histoire de Kevin, un jeune homme qui abrite 23 personnalités différentes qui ont chacune leurs caractéristiques physiques et mentales propres. Kevin vient de kidnapper trois jeunes filles parce que, selon lui, une 24e personnalité est sur le point d’apparaître et de dominer toutes les autres. L’idée c’est donc de savoir ce qu’il va se passer pour les trois jeunes filles et ce qu’il en est de cette ultime personnalité. 

Si Split n'est peut être pas le meilleur film de M. Night Shyamalan, il faut quand même noter quelques détails vraiment fulgurants. À commencer par la direction des acteurs et notamment celle de Anya Taylor-Joy, excellente, et qui avec les deux autres jeunes filles incarnées par Haley Lu Richardson et Jessica Sula, offre une performance remarquable, très naturelle et qui fonctionne. 

 

Photo Anya Taylor-JoyThe Witch is not here

 

Bien sûr James McAvoy n'est pas en reste. Il incarne le fameux Kevin et sa performance frôle le virtuose. Ses précédents films laissaient transparaître son talent mais Split lui permet de se révéler. Il incarne donc plusieurs personnages, des rôles à part entière, et réussit à n’être jamais caricatural. Y compris lorsqu’il porte à l'écran les personnalités féminines de Kevin, alors qu’il aurait été simple de tomber dans le travestissement vulgaire. Tout est géré dans une parfaite sobriété et c'est en ça que le personnage fonctionne.

Évidemment, tout le côté réalisation vient s’ajouter aux performance des artistes. On retrouve clairement le travail de M. Night Shyamalan sur le cadre, toujours extrêmement bien composé. Cadré avec une rigueur presque maniaque, avec beaux travellings ou panos pour étirer l’action. Le plan de course dans le couloir est particulièrement intéressant. Sans cut, il étire le couloir et l’action et rend le moment proprement anxiogène. 

Sans parler de l’ambiance sonore (rarement musicale, ponctuée de bruitages étranges), et de l'audace du réalisateur d’annoncer son SCU (Shyamala Cinematic Univers) en rupture avec le boum du MCU.

 

Photo James McAvoyIron Man, me voilà

 

LE PIRE : LE DERNIER MAÎTRE DE L'AIR 

Après la surprise et l’espérance il y a eu le visionnage. Et, comment le dire ? Ça ne passe pas… du tout. 

Le Dernier Maître de l'air raconte la légende d'Aang, un moine issu des nomades du vent et dernière réincarnation de l’Avatar, seul être au monde capable de maîtriser les quatre éléments. De retour après une longue hibernation durant laquelle les siens ont été décimés par la Nation du Feu, il va traverser les royaumes de la Terre et en libérer les villages, préparant une révolution, jusqu’à être confronté à ses ennemis dans la cité de la tribu du Pôle Nord. 

Si Avatar, le dernier maître de l'air était diffusée sur Nickelodeon, une chaîne réservée aux 8-16 ans, c’est aussi une série pour adulte. M. Night Shyamalan l'aime donc pour son scénario, sa spiritualité, mais absolument pas pour ses traits d’humour. Et au lieu de se l'approprier pour le meilleur, Shyamalan tombe dans un de ses plus gros travers et délivre un spectacle qui se prend beaucoup trop au sérieux.

 

Image 491389Image sérieuse tirée du film

 

Adapter Avatar, le dernier maître de l'air était difficile, car l'histoire est ancrée dans l'imaginaire de la culture de l'animé. Décors, costumes, coiffures... tout fonctionne parfaitement dans l'oeuvre originale justement parce qu'elle ne se prend pas au sérieux. Le Dernier Maître de l'air, se retrouve en plein dans un entre deux bâtard. La rencontre entre les éléments visuels hyper cartoonesques et son ton trop sérieux ne fonctionne tout simplement pas.

Un des points importants de la série est son message d’ouverture. Et force est de constater qu’avec toutes ses tribus aux ethnies déjà mélangées, on est plutôt loin d’avoir besoin de ce message. Le parallèle possible avec l’invasion du Tibet par la Chine explique  le besoin de transposer la Tribu du Feu vers l’Inde, mais delà de ça, le casting ressemble plus à un blockbuster white washé qu’autre chose… Et avec ça, on n'a pas parlé de la performance des acteurs, ni des effets spéciaux, ni de la voix off de Katara, ni de...

Bref, d’adapter 22 épisodes de 25 minutes en un film de 1h30 est un pari risqué, et à revoir le résultat, on dirait que M. Night Shyamalan s'est appliqué à en faire le plus gros navet possible.

 

Image 491379Fuyez, pauvres fous 

 


CHRISTOPHE FOLTZER

LE MEILLEUR : INCASSABLE 

Avec Sixième SensM. Night Shyamalan a enfin acquis la reconnaissance qu'il espérait, et posé une véritable mine pour la suite de sa carrière. En effet, tous les spectateurs identifient à présent son cinéma comme étant un cinéma à twists. Et fatalement, on aborde son film suivant avec cette perspective. Pourtant, Incassable, s'il poursuit la logique, la transforme et la pervertit quelque part, et court après un tout autre but. 

On peut voir en effet dans Incassable un message prémonitoire sur ce que va devenir l'industrie hollywoodienne et l'avènement de l'ère des comics au cinéma. Ayant digéré tout un tas d'influences, porté par un vrai discours, Shyamalan en profite pour interroger notre réalité en nous questionnant sur le rôle de la figure du super-héros dans nos sociétés, et surtout ce que nous injectons en elle.

 

Photo Bruce WillisUn dieu parmi les hommes ?

 

Entre David Dunn, monsieur tout le monde qui voit son monde chamboulé par un incident étrange, et Elijah Pryce, véritable geek qui a trouvé dans les comics un support pour sa souffrance physique, c'est évidemment la rencontre qui sera importante et qui transforme rapidement ces deux histoires individuelles en une quête de sens absolue et universelle. 

En plus d'une mise en scène au cordeau, parfaite de bout en bout, laissant respirer son histoire par de longs moments de silence toujours justifiés, et une musique de James Newton Howard désormais culte, Incassable ne tarde pas à révéler son vrai visage. Se servant d'une imagerie populaire ancrée dans l'inconscient collectif, Shyamalan nous offre un vrai drame humain tout autant qu'une des plus brillantes interprétations et explorations de notre besoin d'idéal, des notions de Bien et de Mal, de notre désir de grandeur. Il livre du même coup l'un des films les plus sincères de sa carrière. Et peut-être même l'un de ses plus personnels lorsque l'on jette un oeil à la filmographie qu'il s'est construite après. 

 

Photo Samuel L. Jackson

 

LE PIRE : PHÉNOMÈNES 

La Jeune fille de l'eau avait déjà donné une direction mortifère à la carrière de M. Night ShyamalanPhénomènes ne fera que la confirmer. En 2008, Shyamalan énerve. Parce qu'il peine à se renouveler, parce qu'il a chopé un melon stratosphérique, parce qu'on ne lui a pas pardonné son égo-trip teubé avec Paul Giamatti et Bryce Dallas Howard. Alors, forcément, Phénomènes, on l'abordait à reculons. Pourtant, la promesse était belle, comme d'habitude : un grand mystère, l'annonce d'un cataclysme et surtout, un film classé R, donc pas pour les enfants et qui pourra se permettre plus de choses que les précédents. 

Au final, Phénomènes est probablement l'œuvre la plus pitoyable de toute la filmo du réalisateur. Doté d'un suspense qui ne fonctionne jamais, d'un scénario en carton, de personnages tous plus débiles les uns que les autres, d'acteurs en roue libre qui en profitent pour faire n'importe quoi, d'un argument fantastique d'une idiotie abyssale qui ne s'embarrasse même pas d'une explication et d'une résolution dignes de ce nom, Phénomènes abat ses cartes comme nous les clous sur le cercueil du réalisateur. 

On le sent aussi perdu que Mark Wahlberg, aussi halluciné que Zooey Deschanel, on le sent surtout totalement dépourvu de moyens face au défi qu'il s'est lancé. Faire du grand méchant la nature est intéressant, mais voir Marky Mark demander pardon à un ficus ne peut pas être pris sérieusement. Au final, Phénomènes est peut-être le film le plus fidèle à l'état d'esprit dans lequel se trouvait Shyamalan à l'époque : comme lui, il brasse de l'air. Et pour pas grand chose en plus. 

 

Image 279375"Regarde, au loin : le prestige de tourner avec Shyamalan qui s'est envolé"



SIMON RIAUX

LE MEILLEUR : LE VILLAGE 

Le Village est-il indiscutablement le meilleur film de M. Night Shyamalan ? Peut-être pas, tant il recèle de petites imperfections. Mais années après années, il se voit de plus en plus affilié à la période sombre de son auteur que beaucoup de critiques situent directement après Signes. Pourtant, à la revoyure, Le Village est bien un des métrages les plus fins et intéressants de son auteur.

D’aucuns ont pointé du doigt combien le twist était prévisible. Mais… c’est justement ce qui fait sa beauté. Au lendemain du 09/11, M. Night Shyamalan dressait le portrait d’une Amérique enkystée dans une mythologie simpliste et dépassée, et malgré tout transcendée par une foi paranoïde. Il faudra paradoxalement une aveugle pour mettre en lumière la grossièreté du mensonge qui régit sa communauté.

Et comme le tout est narré avec un art du découpage porté ici à son sommet, avec un sens de l’emphase proprement ahurissant, un soin du cadre maniaque et un casting parfait, difficile de faire encore le difficile, 15 ans après la sortie du film.

 

Photo Bryce Dallas HowardOuvrir les yeux sur Le Village ?

 

LE PIRE : LA JEUNE FILLE DE L'EAU 

Ce n’était qu’une question de temps avant que M. Night Shyamalan, désigné depuis ses débuts comme le premier des héritiers Spielbergiens, se frotte à des thèmes chers à tonton Steven (quoique déjà présents préalablement dans ses premiers travaux). À l’époque, le film sera reçu avec une certaine incrédulité et ici et là, d’aucuns y voient un gros ratage.

Mais la bonne réputation de ses premiers efforts lui vaudra une relative indulgence, ou plutôt une indifférence polie, nombre de commentateurs préférant évoquer pudiquement un film plus « personnel » (souvent synonyme d’hermétique et tout pété dans le landernau critique).

Dans les faits, La Jeune fille de l'eau est sans doute le pire Shyamalan. Le réalisateur essaie d’y injecter quelques uns des tics de mise en scène qui firent la réussite d’Incassable, notamment en matière de photo, mais le résultat est d’une fadeur sans pareil. Il en va de même pour l’interprétation intégralement catastrophique, mais finalement tributaire du scénario, parmi les plus bêtes de toute la carrière du réalisateur. C’est un mélange de prétention infinie, de symbolisme neuneu, et de mauvais goût jamais mis en perspective.

Pire encore : le cinéaste, jusqu’alors acclamé, se fend d’un discours sur la critique et sa méchanceté supposée complètement hors-sujet, achevant de faire de son film un caprice d’enfant gâté trépané.

 

photo, Paul Giamatti, Bryce Dallas HowardLe désespoir fait pluie



GEOFFREY CRÉTÉ

LE MEILLEUR : SIGNES

Une certaine idée de la perfection et pureté dans la mise en scène, l'écriture, et la gestion d'une thématique. Alors encore présenté comme "le nouveau Spielberg", Shyamalan sort ici la carte Rencontres du troisième type avec l'histoire d'une invasion alien, vue par le prisme d'une famille. Sauf que les bestiaux n'ont rien de chaleureux, et amènent avec eux un vent de terreur dans les champs de blé des Hess.

L'omniprésence de la religion dans l'histoire, centrée sur un pasteur qui a renoncé à sa foi suite à la mort de sa femme, a pu gêner. Mais le vrai sujet est la croyance dans l'absolu, et la quête de sens, dans la vie comme dans la mort. Une question qui obsède le cinéaste, qui a échappé à la mort enfant, et qu'il illustre ici avec une intelligence et une force spectaculaire. Avec une précision chirurgicale aussi (avec sa caméra, sa direction d'acteurs et sa plume de scénariste), et un sens du montage inouï.

Signes est par ailleurs un vrai film de terreur, beau et redoutable, où Shyamalan utilise le cadre, le découpage, le silence et le son pour orchestrer de grands moments d'angoisse. Une silhouette sur un toit dans la nuit, une jambe dans les blés tandis que le son du vent s'envole et donne le tournis, un lent travelling sur des murs qui séparent d'une horreur encore sans visage, une main noire sur une grille d'aération, et bien entendu la mémorable vidéo de l'anniversaire. Rien que ce morceau, ridicule sur le papier avec son alien en pleine lumière filmé dans une ruelle, témoigne de la maîtrise folle du réalisateur.

Et c'est peut-être la dernière fois que Shyamalan s'est tenu au bord du précipice de ses propres faiblesses, à un point d'équilibre raisonnable et harmonieux, avant de trop s'écouter et plonger tête la première. 

 

Signes Le sous-sol de l'angoisse

 

LE PIRE : AFTER EARTH 

Même à la revoyure, même en ayant en tête que Shyamalan a été un simple exécutant sur ce projet tenu d'une main de fer par Will Smith (crédité pour l'histoire, et apparemment responsable des grandes lignes du film sur le tournage), After Earth reste un navet insolite. Evident film de commande pour le cinéaste, à nouveau à la tête d'un gros budget (entre 130 et 150 millions) après Le Dernier Maître de l'air, ce blockbuster est aussi bête que fade, dans le fond comme dans la forme.

C'est une naïve histoire de relation père-fils interprétée par Will Smith et sa progéniture Jaden Smith, aux ficelles aussi énormes que le premier degré solennel du père, coincé dans un vaisseau et une moue de grand sérieux durant toute l'action. C'est aussi un film d'aventure soporifique, où la menace se résume à des singes et fauves en CGI aussi dégueulasses que l'oiseau géant même pas méchant, et un froid qui tombe d'un coup sur la pelouse. Sans oublier les Ursas, ces grosses créatures qui réagissent à la peur, et poussent donc les héros à vaincre leur faiblesse humaine pour devenir invisibles aux "yeux" des bestioles aveugles. Ou comment livrer un commentaire absolument stupide et simpliste sur la condition humaine.

Inutile de rappeler que cette mythologie bêtasse est parfaitement sous-exploitée, expédiée dans un prologue digne d'un jeu vidéo basique qui traduit à quel point l'aspect SF n'intéresse personne. L'aventure des Smith dans la jungle est plate et pompeuse, et le seul miracle est de croire que quelqu'un y a suffisamment cru pour sortir un tel budget et parler de projet de trilogie.

 

Photo Will Smith Méditer sur cet échec sponsorisé par soi-même

 

 

Affiche française

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Affiche teaser française

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commentaires

Moauh 20/01/2019 à 23:20

En attente du meilleur ét du pire de James Cameron Pocahontas hein le meilleur : Le sixième sens , signes , split , le Village , incassable le pire : le dernier maître de l'air ét After Earth

StarLord 20/01/2019 à 08:23

After Earth j'en ai encore les yeux qui saignent...

Karev 18/01/2019 à 11:47

Il y a deux films avant Sixième Sens hein...

Simon Riaux - Rédaction 18/01/2019 à 11:41

@JohnBarry

Merci et oui bien sûr, c'est une petite coquille.

JohnBarry 18/01/2019 à 11:39

Les avis sont tout de même assez variés entre les membres de la rédaction.
Au final Night Shyamalan ne met personne d'accord^^

"6ème Sens" m'avait mis une claque lors de son 1er visionnage. Sans doute ma 1ère baffe cinématographique. J'avais 14-15 ans à l"époque et je commençais seulement à m'intéresser vraiment à la façon dont étaient fait les films.
C'est aussi le 1er film que j'ai pris énormément de plaisir à revoir une 2ème fois, pour avoir ce second point de vue une fois la révélation finale connue.

J'ai également adoré "le Village" et "Incassable". "Spilt" était sympa mais à vraiment gagné un petit plus avec son dernier plan. J'ai un peu d'appréhension avec d'aller voir "Glass".

Par contre "After Earth" est dans le Top 5 des films que j'ai le moins aimé. Rien ne va, le scénario, le casting, la réalisation. Bref pour moi un foirage total.
Je fais volontairement l'impasse sur "le dernier maitre de l'air", sachant pertinemment que l'on ne peut pas faire un bon film en condensant 3 saisons d'un animé dans un film d'1h30.

Petite coquille dans le texte sur le Village :
"malgré tout transcendée par une fois paranoïde" => plutôt "foi" non? Dans le sens croyance, religion?

Antigone 18/01/2019 à 00:30

Finalement peu importe le pire, tous les grands cinéastes ont leurs casseroles.
L'important c'est le meilleur et à quel point il grimpe haut dans le panthéon des grands cinéastes et plus encore , dans sa capacité à toucher émotionnellement le spectateur. Et sur ce point, avec au moins 6eme sens et Incassable, shyalaman à assurement sa place parmi les plus grands de ces 30 dernières années. Peu de films ont la capacité d'amener le spectateur dans un état de transe et de questionnement..Le final du 6eme sens ,le générique du début de incassable, la scène de grand station de incassable...j'en ai la chaire de poule rien que d'y penser.
Tout ceci écrit. ..Glass...quelle deception!

Sylvain 17/01/2019 à 21:11

Les meilleurs : Le sixième sens, Incassable, Le village, Split et Glass. Le sixième est peut-être le plus parfait, mais tous les 5 ont quelque chose d'unique. Il y a par exemple dans Split et Glass un romantisme beau et sombre qui m'évoque personnellement Les Chants de Maldoror ou les Hauts de Hurlevent, ou encore Baudelaire et Poe.

Les pires : tous les autres, y compris The Visit. Le pire du pire After earth.

Dutch Schaefer 17/01/2019 à 21:02

Le Meilleur; 6ème Sens (sans l'ombre d'une hésitation!) et ensuite Incassable!
Le pire: After Earth (j'en vomis encore...)
Ma surprise; The Visit (j'ai kiffé ce film et cette ambiance!!!!)
Ma Déception: Signes (faudrait que je le revois, mais mon souvenir lors de sa vision en salle... bof, bof! Puis ensuite en vidéo, beh ça vaut pas grand chose cette histoire!)

woza 17/01/2019 à 17:53

Le meilleur: Signes
Le pire: After Earth
Les bons: Le village, Incassable, Split, Sixieme sens.
Les pas terrible: Phénomènes, The visit.
Pas vu: Le dernier maître de l'air, La jeune fille de l'eau et Glass.

Simon Riaux - Rédaction 17/01/2019 à 17:28

@Dirty Harry

Tout à fait d'accord avec vous, je tenais juste à souligner la symbolique amusante d'amener le dévoilement du récit via un personnage qui ne voit pas. J'aime bien la malice avec laquelle le film dialogue avec la notion d'illusion.

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