Star Wars : Le Réveil de la Force mérite t-il d'être si détesté par une partie des fans ?

Créé : 27 mai 2018 - Geoffrey Crété
Affiche
670 réactions

Star Wars : Les Derniers Jedi de Rian Johnson est l'occasion de revenir sur le cas Le Réveil de la Force.

En décembre 2015, le monde cesse de tourner : suite au rachat de LucasFilms fin 2012, Disney relance l'usine des étoiles avec une toute nouvelle trilogie. Dix ans après La Revanche des Sith, Le Réveil de la Force de J.J. Abrams ouvre donc les festivités. Le succès en salles est absolu (plus de deux milliards engrangés, dont quasiment la moitié rien qu'au box-office domestique).

Mais il y a le côté obscur du triomphe. Colère, exaspération, incompréhension : pour une partie du public, le retour de la saga de George Lucas par les écuries de Mickey est une déception, voire une infamie. Alors que Star Wars : Les Derniers Jedi a envenimé le débat, une question revient : Le Réveil de la Force mérite t-il vraiment toute cette haine ? Retour sur les raisons les plus fréquemment citées pour descendre le film de J.J. Abrams.

 

 

C'EST DU RECYCLAGE

C'est sans aucun doute la grande critique contre Le Réveil de la Force, énoncée dès la sortie du film et notamment chez nous : l'épisode VII serait un quasi remake de Star Wars Épisode IV : Un nouvel espoir, premier épisode de la saga sorti en 1977. Comme Luke, Rey habite sur une planète désertique. Comme lui, elle vit humblement sans se douter de ses capacités extraordinaires. Comme lui, elle sera rattrapée par son destin grâce à un petit robot qui détient des données précieuses, convoitées par l'Empire. Sans oublier un Kylo Ren obsédé par Dark Vador, et une nouvelle version de l'Etoile de la mort qui détruit des planètes.

Interrogé sur ces similitudes, J.J. Abrams répondait à IGN : « Le Réveil de la Force est un pont et un rappel. On devait rappeler au public ce qu'est Star Wars, mais ça devait être fait avec quelque chose de familier, avec aussi une idée de là où on va - ce seront les épisodes VIII et IX. La chose bizarre avec celui-ci, c'est que ça fait si longtemps depuis le dernier Star Wars... Bien sûr il y a eu la prélogie entre temps, et nous voulions en quelque sorte récupérer l'histoire. Donc on a très consciemment - et je sais qu'on est raillés pour ça - essayés d'emprunter un tempo familier pour que le reste du film puisse s'accrocher à quelque chose qu'on sait être Star Wars. (...) Tous les nouveaux personnages, et leurs rôles dans l'histoire, avaient besoin d'exister dans quelque chose d'antérieur à eux. »

 

Photo Mark HamillMark Hamill sur Tatooine dans Star Wars : Un nouvel espoir

 

En somme : dix ans après la prélogie très contestée de George Lucas, plus de trente ans après Le Retour du Jedi, Disney a préféré recycler une formule bien connue pour titiller le fan et limiter les risques. Une décision qui a payé, vu le box-office à deux milliards, mais qui interroge : en aurait-il été autrement si le film avait pris une direction différente ? L'identité de Star Wars ne repose t-elle pas sur quelque chose de plus grand et abstrait que ces éléments de l'intrigue ?

Si une grande partie du public a de toute évidence plébiscité la chose en salles, les retours d'un certain nombre de fans (de la première heure ou non) laissent penser que Disney a grillé une petite cartouche avec ce comeback d'une marque si aimée. En essayant si ouvertement de caresser le fan, Star Wars : Le Réveil de la Force a donc presque provoqué le contraire.

 

Photo Star Wars : Le Réveil de la ForceDaisy Ridley sur Jakku dans Le Réveil de la Force

 

C'EST PAS TRÈS SPECTACULAIRE

C'est l'autre grand reproche : Le Réveil de la Force serait un blockbuster générique, qui manque de grande scène d'action, d'identité, de vision - de cinéma en somme. Il y a des moyens évidents à l'écran, avec quantité d'effets spéciaux et pyrotechnie, mais y a t-il de grands moments iconiques, instantanément cultes et fabuleux ?

Le réalisateur de Super 8 et Star Trek renverse sa caméra au-dessus du désert le temps d'un plan saisissant, mais la course-poursuite du Faucon Millenium sur Jakku a t-elle laissé une empreinte réelle sur la rétine du public ? La fusillade sur Takodana n'est-elle pas trop classique ? Le climax où Rey affronte Kylo Ren dans une forêt enneigée, avant que le sol ne s'ouvre sous leurs pieds, est-il réellement un morceau fort, à la hauteur du retour d'une saga comme Star Wars ?

Le film de J.J. Abrams bénéficie d'un savoir-faire évident à tous les niveaux. Du découpage au rythme global en passant par l'équilibre entre les fonds verts et les décors en dur, Le Réveil de la Force déploie une énergie indéniable pour emballer un grand divertissement où rien ne dépasse. C'est peut-être là où le bât blesse : à force d'être dans une optique de spectacle rigoureux, écrit au rythme d'un métronome hollywoodien, avec le souci de soigner le spectateur quitte à lui tenir la main à chaque instant, le blockbuster peine à véritablement emporter et émouvoir.

 

Photo Harrison Ford, John BoyegaLa fusillade sur Takodana : moyennement mémorable

 

Ce n'est peut-être pas anodin si c'est l'épisode le plus cher de toute la franchise, avec un budget officiel de 245 millions. Chaque film de la prélogie en a coûté environ 115 (environ 170 avec l'inflation). En comparaison, la trilogie originale est ridicule : 11 millions (45 avec l'inflation) pour Un nouvel espoir, 18 (72 avec l'inflation) pour L'Empire contre-attaque, et 33 millions (133 avec l'inflation) avec Le Retour du Jedi

Le Réveil de la Force n'impose pas un style comme Rogue One : A Star Wars Story (qui a coûté 200 millions), avec sa photo plus contrastée et sa direction artistique plus sombre et brute. Le carcan d'une trilogie, menée non pas par un cinéaste mais par des producteurs, impose sans nul doute un cahier des charges plus tiède. Et si l'épisode VII assure certainement le show, difficile d'affirmer qu'il relève d'un grand spectacle qui repousse les limites du genre, ou même les exploite avec une réelle inventivité. 

 

Photo Adam DriverLe climax du Réveil de la Force est-il à ranger parmi les grands moments de la saga ?

 

LE MÉCHANT EST NUL

David Fincher, comme révélé dans l'affaire des mails piratés de Sony, avait répondu à Amy Pascal que caster Adam Driver en Kylo Ren était "une idée terrible". Il s'est depuis excusé, prétextant que sa réponse n'était pas très sérieuse, mais difficile de ne pas noter que l'acteur découvert dans la série Girls, et vu depuis chez Jim Jarmusch, Martin Scorsese et Steven Soderbergh, n'a pas convaincu grand monde.

Kylo Ren a beau avoir une fière allure, un beau sabre et une poignée de plans iconiques pour le porter, le moment où le disciple du Premier Ordre de Snoke retire son masque n'est certainement pas à la hauteur de ce personnage. Derrière le masque imposant et la violence plus ou moins renfermée, il y a la face d'un bambin un peu trop lisse (peu importe la grosse cicatrice) pour être réellement effrayante et à la hauteur d'un antagoniste de cette ampleur.

 

Photo Kylo RenKylo Ren avec son masque

 

Ce n'est pas tant le talent du comédien (qui n'arrête plus d'aligner les collaborations prestigieuses, de Terry Gilliam à Leos Carax en passant par Spike Lee) que le choix de casting lui-même qui interroge : donner un visage à un personnage censé prendre la relève d'un Dark Vador dont la puissance repose justement sur son mystère et son inhumanité supposée, relève de l'exercice périlleux. Il y a fort à parier qu'un autre acteur aurait lui-aussi divisé le public, mais en l'occurrence, Adam Driver n'impose pas la stature attendue, voire nécessaire, pour ce type d'antagoniste.

Le choix scénaristique de faire de ce grand méchant le fils de Han Solo et Leia relève là aussi d'une volonté de refermer l'univers d'emblée, au lieu d'ouvrir des horizons plus étranges et mystérieux. Hormis sa formation auprès de Luke et son revirement vers le côté obscur de la Force avec Snoke, le personnage de Kylo Ren est trop limpide et concret dans Le Réveil de la Force. Son identité, sa nature, son esprit, ne sont pas une énigme. Ce qui enlève beaucoup à son aura.

 

Photo , Adam DriverKylo Ren sans masque

 

J.J. ABRAMS EST COUPABLE DE TOUT

À l'accueil réservé par certains à Star Wars : Le Réveil de la Force s'est greffé le cas J.J. Abrams. Le créateur de la série Alias est monté comme une flèche à Hollywood, comme réalisateur (Mission : Impossible 3Star TrekSuper 8Star Trek Into Darkness) mais aussi comme producteur (Cloverfield, la saga Mission : Impossible, une cascade de séries). Son succès fulgurant a sans surprise provoqué de vives réactions, notamment parce qu'il a touché à des marques très connues, aimées et protégées par les fans.

Avec ses films Star Trek, J.J. Abrams a déjà touché à ce genre de bête. Avec Star Wars, la réaction a été plus spectaculaire : il serait un yes man odieux, paresseux, sans passion. Son retour pour mettre en scène Star Wars Episode IX suite au départ de Colin Trevorrow a été reçu avec des larmes par certains. Le cinéaste serait-il donc un monstre généré par Hollywood ? Serait-il le parfait petit soldat de Disney, et la pire chose arrivée à Star Wars ?

Difficile de mettre la responsabilité sur la tête du réalisateur qui, s'il n'est pas un grand génie, demeure un artisan au savoir-faire (notamment narratif) indéniable. N'oublions d'ailleurs pas que George Lucas lui-même a été victime d'un traitement similaire avec sa prélogie : à l'époque, le créateur de la saga est méprisé, conspué, insulté par les fans, et globalement traité comme un fou furieux. Depuis la sortie du Réveil de la Force, son travail semble avoir été réévalué, ses fautes ayant été remises en perspective avec un peu de recul et de calme. De là à imaginer que J.J. Abrams sera, dans un futur plus ou moins proche, considéré comme un réalisateur avec ses qualités, et un metteur en scène loin d'être affreux...

 

Star WarsJ.J. Abrams sur le plateau du Réveil de la Force 

  

DISNEY EST LE DIABLE

Là aussi, Le Réveil de la Force a souffert au-delà de ses qualités et défauts de son affiliation au studio Disney, devenu un ogre ces dernières années. Difficile d'oublier que la maison de Mickey a récupéré les droits de Star Wars et Indiana Jones avec le rachat de LucasFilms, en plus de régner sur les films de super-héros avec Marvel : pour beaucoup, le studio occupe une place trop importante et prépondérante sur le marché du blockbuster, avec une politique family friendly qui ne peut qu'entrer en collision avec de réelles ambitions artistiques.

L'épisode VII a donc tout naturellement été vu à travers le prisme Disney, beaucoup étant restés à l'affût du moindre signe que la franchise aurait perdu de sa noblesse et sa force pour des raisons mercantiles. La question peut et devrait se poser, mais deux choses : elle concerne à peu près tous les films produits par des studios à ce niveau d'enjeux financiers, et ce qu'on pourrait considérer comme une grande partie de la politique de Disney est inscrit dans l'ADN de la saga depuis ses débuts.

George Lucas est connu pour avoir été l'un des premiers à flairer l'importance du merchandising avec sa franchise spatiale : en 1973, lors des négociations avec la Fox, il accepte un salaire moindre en échange des droits sur les produits dérivés, et les suites. Ce qui en fera un homme très, très riche, est aussi la preuve qu'au-delà de toute ambition artistique, le cinéaste avait conscience de l'impact culturel de son œuvre. Les Ewoks et Jar-Jar Binks sont les représentants les plus connus et décriés de cet état d'esprit qui n'a donc pas attendu le rachat par Disney pour être étalé à l'écran.

 

Photo Daisy RidleySi toi aussi, tu as dû écouter ton neveu pleurer pour avoir son BB-8 pour Noël

 

C'EST POLITIQUEMENT (TROP) CORRECT

Les trois héros de la nouvelle trilogie sont une femme, un noir, et un Guatémaltèque. Daisy RidleyJohn Boyega et Oscar Isaac passent après Mark HamillHarrison Ford et Carrie Fisher, et Hayden ChristensenNatalie Portman et Ewan McGregor : jamais Star Wars n'avait été articulé autour d'une héroïne, et à l'heure où la discussion sur le whitewashing et la représentation dans le cinéma mainstream est omniprésente, ne pas avoir que des visages caucasiens est un parti pris évident.

Au fil des mois, le casting de Star Wars : Le Réveil de la Force a été très discuté. Un stormtrooper noir, une héroïne pour répondre aux exigences du politiquement correct imposées par les bien-pensants, avec en plus un choix similaire sur Rogue One : A Star Wars Story avec Felicity Jones : Disney serait l'antre du tiède et du gentillet.

Au-delà du non-problème absolu que représentent ces choix (pourquoi serait-il plus logique et moins politiquement correct d'établir un homme plus qu'une femme au premier plan ?), il y a la non-surprise de voir un studio hollywoodien réagir et répondre au public de l'époque. Le blockbuster est par définition un genre qui offre un miroir au monde occidental, reprenant des thématiques, des événements, des modes, mais aussi des acteurs et des styles auxquels les spectateurs sont sensibles. Star Wars l'a déjà fait par le passé : pourquoi serait-ce différent avec Le Réveil de la Force ? Pourquoi le choix de Daisy Ridley et John Boyega serait plus inquiétant et problématique que la ribambelle d'acteurs et actrices bankables, qu'on retrouve dans la moitié des superproductions parce que les studios y voient une garantie de succès ? L'uniformisation n'est pas l'apanage de Disney. Et le choix d'acteurs relativement peu connus, avec notamment une héroïne totalement méconnue, tend plutôt à nuancer les choses.

 

Photo Daisy RidleyDaisy Ridley

 

Sans oublier le principal : un héros n'a jamais fait par principe un bon film, pas plus qu'une héroïne, un mauvais film. Il n'y a rien de plus naturel à sélectionner un homme pour être le leader d'une trilogie Star Wars, sans même questionner cette normalité hollywoodienne. D'autant que Daisy Ridley livre une interprétation sensible, sobre et très juste de cette Rey en pleine éclosion - ce qui reste bien la chose la plus importante.

Et s'il serait absurde de prétendre que Disney est exclusivement mû par des ambitions politiques nobles, déconnectées de toute réflexion commerciale, il serait très étrange de ne pas saluer, au bout du septième film, l'arrivée d'une héroïne. Affirmer que c'est la preuve que le monde va mal, et que Disney est une machine du politiquement correct, est à la fois hors de propos et ordinaire. Faux procès donc, qui n'est ni plus ni moins vrai pour à peu près tous les blockbusters actuels. 

 

photo

 John Boyega et Oscar Isaac

 

Si Star Wars : Le Réveil de la Force n'est pas un grand film hollywoodien, ou même un grand Star Wars, le désigner comme une horreur, une honte, ou un gros nanar hors de prix semble plus qu'exagéré. Ce qu'il n'a pas en audace, en inventivité, en magie, il le rattrape en efficacité et en rigueur technique. C'est sûrement bien peu et pas assez pour beaucoup de fans, mais pas de quoi expliquer une violence quelque peu disproportionnée.

Piégé par les exigences d'une production industrielle, qui sont montées de manière exponentielle dans la saga de George Lucas, et d'une volonté de rassembler sans trop froisser ou désarçonner, le film de J.J. Abrams se retrouve coincé dans un terrain presque neutre. D'où une aventure trop scolaire, trop carrée, trop propre même.

Reste à savoir s'il était possible de satisfaire l'attente et la curiosité de tant de spectateurs et fans, qui se sont appropriés Star Wars au point d'en être devenus les farouches gardiens. Gageons que Star Wars : Les Derniers Jedi de Rian Johnson, réalisateur de Looper qui jouit d'un respect plus net, apportera de nouveaux éléments de réponse. Et que le temps apportera, d'une manière ou d'une autre, un autre regard sur Le Réveil de la Force - comme pour La Menace fantômeL'Attaque des clones et La Revanche des Sith ?

 

Affiche

commentaires

major fatal 29/05/2018 à 10:48

Bon en fait après c'est moins bien!

major fatal 28/05/2018 à 09:58

Vu le début hier,pas top mais bien mieux que la version Jar Jar. Rien d'original mais correct,je m'attendais a pire.....Mais bon jen ai vu que 45mn! Peut être que après ça part en vrille!

captp 28/05/2018 à 08:37

Je pense que si il est si sévèrement attaqué c'est surtout car c'est celui qui lance la nouvelle trilogie et ceux qui comme moi on trouvé le film catastrophique on direct compris que s’était mort pour la suite.en prenant comme base(scenario,cast...) le réveil de la force pour moi personne ne peut en tirer quelque chose d’intéressant en suivant ....pas même le meilleur des meilleurs .
Après si certains aiment tant mieux ,là n'est pas le problème mais faut comprendre aussi que pour pas mal de gros fans de star wars ce truc a mis une balle dans la tête de la licence sans somation ... dur à encaisser !

corleone 28/05/2018 à 00:06

On pourra tout reprocher au Reveil de la merde(nouveaux acteurs sans charisme, scénario faiblard dépourvu de toute originalité, jeu osef des acteurs originaux, mauvais traitement d'Han Solo…) mais ce film passera toujours pour un chef-d'oeuvre comparé aux Derniers Jar Jar car malgré ses nombreux défauts, cet opus a su garder un zest de l'essence de la saga qui est son épopée intergalactique. Je pense qu'Abrams aurait mieux fait si on lui avait donner la réalisation de la suite vu son envie de maintenir l'esprit de la franchise, malgré l'obligation de passage de relai générationnel que ce vandale de Rian Johnson n'a pas su gerer.

Defender 27/05/2018 à 23:27

Dans 10 ans peut être que les gens comprendrons que Kylo Ren est fait pour être ridicule. Il cherche à devenir comme son grand père mais c'est impossible (déjà parce que les fans le rabaisseront toujours, et ensuite parce qu'on lui donne une humanité, un passé et une histoire dès les premières minutes du film).... Autrement dit, je pense que c'est voulu.

Mordhogor 27/05/2018 à 23:25

On a le droit d'aimer ou pas, mais pour ma part j'ai retrouvé l'esthétique et la magie de la première trilogie. Remake déguisé ? Je m'en fiche, la story Skywalker n'est qu'une histoire de famille dont on découvrira le sens dans le 9. Ce qui me gave le plus, c'est la mauvaise foi des anti-Disney, comme si Lucas Films avait jamais ressemblé à autre chose que cela. Et on veut relancer Willow maintenant... Ne me dîtes pas que les premiers épisodes - comme la prélogie en fonds verts dégueux - étaient politiquement incorrects ? Star Wars est un univers lisse. Rogue One était un excellent essai de spi-off, avec un réel enjeu - le sacrifice de ceux qui avaient permis la victoire dans le IV, et il s'inscrit pour moi dans l'histoire générale. Pas encore vu Solo, mais là j'ai des doutes, car le personnage reste irremplaçable pour moi. On ne touche pas à Harrison Ford. Bon, ok, ce sera la cas pour Indiana Jones 6... Mais là, ça s'imposait pas et du neuf aurait été bienvenu. A voir... sans a priori ni grandes attentes... Mais pour moi, Abrams s'est avéré être un beau gardien du Temple. Scènes iconiques ? Ben l'attaque des X-Wings à raz de lac et le personnage de Poe Dameron, mélange de Han Solo et de bon soldat ; la mort de Solo ; l'attaque finale qui rappelle évidemment le premier ; la scène finale avec Luke, qui fait dresser le poil d'un seul regard. Pas autant de souvenirs dans toute la prélogie : Dark Maul et ses interventions, l'attaque des clones, le combat spatial ouvrant le 3... et la combat Obi WanAnakin. Mais la guimauve histoire d'amour et les manipulations visibles à 100 kilomètres de Palpatine (il était un peu cucul le futur Dark Vador).

jorgio69 27/05/2018 à 19:25

Je trouve que pour ce film, JJ Abrams fait un numéro d'équilibriste rendant le film pas trop mauvais. Bob Iger, il me semble lui a retiré 6 mois de tournage pour impératif commerciaux et date de sortie en décembre 2015.
Après j'ai des doutes sur JJ Abrams qui me parait bien bien malin.
On parle d'Alias, alors qu'il a fait 2 saisons pour partir faire Lost où il a laissé les clés à Lindelof (qui au passage s'est fait massacrer sur le final de la série alors que JJ avait contribué à l'écriture...) On accorde beaucoup de poids à cet homme, très bien, mais il commence beaucoup sans finir.
La bonne ironie de la vie c'est que Johnson l'a bien niqué sur le SW 8 car là il partira de rien et devra finir la trilogie. Son premier baptême du feu à mes yeux... LOL !!

Le constat, après avoir vu Solo, est que la maison des idées et son système de production de 4 films par an qui rapporte du pognon à remplacer l'eau des piscines est entrain de polluer le système même chez ceux qui l'ont instauré, ce qui est très drôle à mon goût.
Marvel a mis 10 films environ pour commencer à prendre des risques et appeler du Gunn du Watiti, du Coogler, des personnes engagées et à la patte acérée et pas du yes man suivant un CDC défini.

Tout le monde veut appliquer la même formule et tout le monde se plante. De Warner à la branche SW de Disney. Je n'ai jamais vu autant de catastrophes industrielles sur pellicules que ces 5 dernières années. Justice League, Suicid Squad, les 4 Fantastiques, Terminator Genysis, Solo (et oui) et j'en passe. Autant de système de production déféquant littéralement sur les auteurs et les broyant complètement. 3 réalisateurs virés chez Disney pour "différents artistiques" à traduire par vision d'auteurs contre vision d'actionnaires. Trevorrow et Lord & Miller. Snyder chez Warner même si les pontes ont du profiter du suicide de sa fille pour lui retirer la réalisation.

Le problème est tout un ensemble du sytème de production au travail d'auteur et même en kiffant bien Marvel, je dirais qu'ils ont une très grosse part de responsabilité dans le bordel actuel du monde du cinéma.

Loh 27/05/2018 à 19:19

Pas le grand film attendu mais pouvait il en être autrement ?
Après la prélogie, tout le monde a critiqué Lucas en disant qu’il s’etait trop éloigné de la trilogie originale.
Du coup, Disney s’en est (trop) rapproché et leur tombe dessus

Et pour le 8, Disney décide de s’eloigner et on leur tombe dessus

Du coup, ils auraient du faire quoi?

jango56700 27/05/2018 à 19:06

Triste de dire ça, mais le déclin a commencé, y a qu a voir les chiffres de SOLO !!!
Y a trop de déçu, avant j'aurai été le jour même de sa sortie !! (pour SOLO)
Depuis la catastrophe artistique de l'épisode 7 et 8, maintenant je fais la gueule et j'irai pas voir SOLO au cinéma, je boycotte DISNEY !!!!
Je suis trop énervé de voir ce qu'ils ont fait avec la franchise !!

jango56700 27/05/2018 à 19:00

+ 1
Une honte ce film mais moin pire que l'épisode 8 qui lui est une véritable daube de chez daube !

Plus

votre commentaire