Les nouveautés films et séries à voir sur Netflix ce week-end

La Rédaction | 25 juin 2021 - MAJ : 03/08/2021 12:24
La Rédaction | 25 juin 2021 - MAJ : 03/08/2021 12:24

Netflix balance à tout va nombre de films et séries dans son catalogue chaque semaine, sans qu'on les remarque ou que la plateforme ne l'annonce officiellement. Chaque fin de semaine, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Netflix dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer ce week-end sur la plateforme de streaming ?

 

Logo Netflix

 

Sex/Life

Ça parle de quoi ? Son présent de femme mariée et son passé amoureux licencieux se télescopent quand son ex, sur lequel elle fantasme toujours, fait irruption dans sa vie.

Pourquoi il faut la regarder ? Netflix continue de faire montrer la température. Après l'énorme succès du polémique 365 jours, ou des séries Sex Education ou encore Sexify, le grand N rouge poursuit sa lancée avec Sex/Life. Une série qui s'inscrit dans le “mommy porn”, mais qui a l’avantage d’explorer le désir de femmes d’âge plus mûr et mères de famille.

Certes, le côté torride tombe parfois dans le comique, à l’instar d’une des nettes inspirations de la série : la saga Cinquante nuances de GreyCependant, Sex/Life offre un humour corrosif sympathique et, une fois n’est pas coutume dans le genre, une véritable intrigue autour de la monotonie de la vie de couple.  

 

photo, Sarah Shahi, Adam Demos, Sex/LifeChaud comme la braise

 

Chicago

Ça parle de quoi ? Dans les années 20, la ville de Chicago entre en ébullition, alors qu’une chanteuse de cabaret sort de l’anonymat à la faveur d’un terrible fait-divers. L’opportunisme de son avocat et la jalousie d’une consoeur meneuse de revue vont transformer l’affaire en un tourbillon spectaculaire. 

Pourquoi il faut le regarder ? Histoire d’accompagner l’avènement de l’été, et l’enthousiasme qui en découle, quoi de mieux qu’une comédie musicale qui envoie le feu ? Pas grand-chose il faut bien le dire. Et avec Chicago, nous avons droit à une matière première de grande qualité, puisqu’avant d’être un film, il s’agit d’une création scénique de Bob Fosse et Fred Ebb, mise en musique par John Kander. La pièce fut un phénomène surpuissant, qui déferla sur Broadway en 1975.

Et peu importe que Rob Marshall ne soit pas le plus grand des esthètes du 7e Art, en s’appuyant soigneusement sur la comédie musicale originale, il parvient à en conserver beaucoup de l’énergie. Le formidable casting, réunissant Renée ZellwegerCatherine Zeta-Jones et Richard Gere, se charge d’électriser chaque scène. Le film a d'ailleurs reçu six oscars dont meilleur film en 2003, au nez et à la barbe de Le Seigneur des anneaux : Les Deux ToursGangs of New York et Le Pianiste (ouais bon ça c'était peut-être too much quand on y repense).

 

photo, Catherine Zeta-JonesComment passer à côté de Catherine ?

  

Collatéral

Ça parle de quoi ? Max prend dans son taxi un homme qui lui offre 600$ pour ses services. Une promesse d'argent facile qui tourne mal lorsqu'il réalise que son client est un assassin.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce qu’il y a Tom Cruise avec des cheveux blancs. Bon, au-delà de ce grand détail, Collatéral est un film passionnant dans la carrière de Michael Mann. Après s’être essayé au numérique dans Ali, le réalisateur de Heat a complètement révolutionné l’utilisation de la technologie numérique dans le cinéma américain avec son huitième long-métrage.

Certes, Zodiac, réalisé par David Fincher, a grandement participé trois ans plus tard à installer une esthétique du numérique à Hollywood, mais le thriller de Michael Mann a lui aussi aidé le cinéma à progresser. La technologie utilisée par le cinéaste a principalement aidé à filmer la nuit, de telle façon, qu'on a l'impression d'être plongé dans un regard humain.

Ce soin accordé à la forme ne désengage pas le film quand il s’agit de faire un récit âpre avec quelques touches d’humour de temps à autre. Cette histoire de jeu de pistes et de crimes met en exergue surtout un duo d’acteur Jamie Foxx et Tom Cruise particulièrement captivant à suivre. L’acteur de la franchise Mission : Impossible rend compte d’une animalité que l’on a rarement pu voir chez lui. Le charisme et la folie intérieure de son personnage font de son interprétation, une des plus fascinantes de sa carrière

Notre critique du film

Notre retour sur la carrière de Tom Cruise

 

Photo Tom CruiseLa classe 

 

Gone Baby Gone

Ça parle de quoi ? Frustrée par l'immobilisme de la police, une famille d'un quartier défavorisé de Boston engage deux détectives privés pour retrouver leur fillette de quatre ans disparue.

Pourquoi il faut le regarder ? Ce second long-métrage écrit par Ben Affleck (qui ici réalise également) semble confirmer qu’il est meilleur scénariste que réalisateur, comme il l’avait prouvé avec Will Hunting de Gus Van Sant. Côté casting, Gone Baby Gone est porté par son frère Casey Affleck, qui offrait un avant-goût de sa performance incroyable dans Manchester by the Sea. Ici, Casey Affleck est déjà efficace et impeccable.

Accompagnés de Michelle MonaghanMorgan Freeman ou encore Ed Harris, les frères Affleck parviennent à retranscrire la paranoïa et l’horreur du roman éponyme de Dennis Lehane. Si la mise en scène n’a rien de révolutionnaire, l’intrigue emporte avec elle les spectateurs dans un Boston rude et sombre en offrant un panel de personnages souvent détestables, mais toujours tragiquement humains.  

 

Photo Casey Affleck, Michelle MonaghanUn couple dans l'oeil de la tornade

 

Kill Bill : Volume 1 et Volume 2

Ça parle de quoi ? Une tueuse est abattue par Bill, son impitoyable employeur, et les autres membres de leur commando, mais cette dernière survit de ses blessures et prépare sa vengeance.

Pourquoi il faut les regarder ? Pour Uma Thurman, qui irradie l’écran en soumettant son doigt de pied à sa volonté ou en transformant tout un restaurant bourré d’hommes de main japonais en piscine d’hémoglobine. À ce titre, tout le casting dégouline de charisme, parfaitement iconisé par la caméra de Quentin Tarantino. Même Michael Madsen qui semble imbibé comme un pub de Manchester dès la première scène, porte son stetson à la force de sa voix rocailleuse. Mention spéciale à Daryl Hannah aussi badass que son bandeau sur l’oeil

Mais on assiste surtout au meilleur métissage entre les influences de Quentin Tarantino et ses tics de réalisateur-scénariste. Mélangeant son amour pour le film de sabres et d’arts martiaux avec le western dans le deuxième épisode, il en tire un récit de revanche ultra-dynamique et ultra-stylisé tout en restant lisible sans céder à l’esbroufe. Une oeuvre unique en son genre et en son ton, et peut-être le dernier film du Tarantino des années 1990 avant le vrai tournant des années 2010. La voie du samouraï est un chemin plein de surprises…

Notre réflexion sur le possible ultime film de Tarantino

 

Photo Uma Thurman, Lucy LiuÀ deux doigts de colorer la neige 

 

The seventh day 

Ça parle de quoi ? Un prêtre inexpérimenté fait équipe avec un exorciste endurci pour aider un jeune garçon possédé. Mais les ténèbres se tapissent là où ils s'y attendent le moins.

Pourquoi il faut le regarder ? Des croix, des enfants de 8 ans qui insinuent que votre génitrice pratique des rapports bucco-génitaux en enfer et des jumpscares qui vous réveillent à peine de votre sieste : pas de doute, on est dans un film d'exorcisme. Débarquant dans un sous-genre super ultra méga essoré, The Seventh Day ne semble rien apporter de très nouveau au genre, à part Guy Pearce

SI vous pensiez avoir le droit au Training Day des films d'exorciste avec un vieux baroudeur montrant les ficelles peu reluisantes de la pratique à un rookie bercé par la théorie, vous allez être déçu. Le film vient rapidement à son histoire classique de possession d'enfant, en égrenant les dizaines voire centaines de clichés rattachés au genre : hallucinations, fantômes, jumpscare, lumières qui clignotent... Un film à regarder avec un Bingo et un jeu à boire. 

 

Photo, Guy PearceMême le diable ne semble pas très motivé

 

Godzilla : L'origine de l'invasion

Ça parle de quoi ? Réunis par une mystérieuse chanson, une étudiante et un ingénieur combattent une force extraordinaire qui pourrait bien détruire le monde.

Pourquoi il faut le regarder ? Le N rouge ne met pas du tout en avant la nouvelle série Godzilla chez nous, et pourtant, celle-ci est infiniment plus excitante que Godzilla vs. Kong. Peut-être que la plateforme ne croit pas au potentiel commercial du versant japonais du mythe, pourtant d'une richesse absolue. Certes, Singular Point (ignorons tous le triste titre français) fait référence à des itérations assez obscures de la saga, mais il ne sème jamais les novices en court de route. Tout le monde est bienvenu dans cette nouvelle production animée. Et ça serait dommage de ne pas se faire embarquer.

Nous n'avons pas encore pu apprécier l'intégralité des 13 épisodes, mais l'implémentation des références à l'ère Showa, la trame générale et la mise en scène des implications mythologiques de l'existence du roi des monstres et de la horde de Kaiju à ses côtés sont déjà à la hauteur. La bonne réputation de la série devrait achever de piquer la curiosité des fans de grosses bestioles, et réconcilier les détracteurs du mastodonte américain bancal avec Big G. Parce que c'est le roi, quand même.

Notre critique de Godzilla vs Kong

Notre retour sur l'histoire de Godzilla

 

photoGo-go Godzilla !

 

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The Sinner saison 3, Good on paperShall we dance ? La nouvelle vie de Monsieur Clark...

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commentaires
Pat85
27/06/2021 à 12:11

Beaucoup de films vus et revus

Nico
27/06/2021 à 11:34

Gone baby gone, un excellent film qui effectivement doit ses qualités principalement à une écriture juste, qui a brillamment su adapter la perle de Dennis Lehane

Mokuren
26/06/2021 à 12:45

Kill Bill !!! :)

Andarioch1
26/06/2021 à 10:50

Gone, baby gone est une merveille et sans doute la preuve qu'il est plus facile de faire un bon film avec un bon script qu'un bon réalisateur.

Xbad
26/06/2021 à 01:52

@skipper, j'avais plus le fibre depuis 3 semaines et donc plus de vod, les programmes télé le soir c'est encore plus bof bof lol (et on est content d'avoir une bonne collection de DVD blu-ray dans ce cas là)

Skipper
25/06/2021 à 23:06

Bof, bof et rebof

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