Les nouveautés films et séries à voir sur Netflix ce week-end

La Rédaction | 4 septembre 2020 - MAJ : 04/09/2020 18:14
La Rédaction | 4 septembre 2020 - MAJ : 04/09/2020 18:14

Netflix balance à tout va nombre de films et séries dans son catalogue chaque semaine, sans qu'on les remarque ou que la plateforme ne l'annonce officiellement. Chaque fin de semaine, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Netflix dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer ce week-end sur la plateforme de streaming ?

 

Logo Netflix

 

JE VEUX JUSTE EN FINIR

Ça parle de quoi ? Les apparences sont trompeuses pour cette femme qui rejoint son nouveau petit-ami (sur lequel elle a des doutes) pour un séjour dans la ferme isolée de ses parents.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c'est le nouveau film de Charlie Kaufman, ce qui est en soit une raison suffisante. Scénariste de génie, oscarisé pour Eternal Sunshine of the Spotless Mind mais également derrière Dans la peau de John Malkovich et Adaptation., il a réalisé un premier film incroyable (Synecdoche, New York) puis co-signé un film d'animation étonnant (Anomalisa). Après deux terribles déceptions au box-office, il a trouvé refuge chez Netflix, pour adapter le roman de Iain Reid, avec Jessie Buckley, Jesse Plemons, Toni Collette et David Thewlis.

Impossible de trop en dire sur ce film labyrinthique et vertigineux, qui flirte avec la comédie absurde et le film d'horreur, à mesure que ce simple dîner en famille glisse vers une aventure éprouvante et étrange. Le spectateur devra se laisser glisser sur cette pente inquiétante, recoller les morceaux, et s'abymer dans le gouffre noir de l'humain. À condition d'accepter ce pari audacieux, Je veux juste en finir se révèle étonnamment beau, douloureux, visuellement magnifique, et interprété par des acteurs en grande forme.

Notre critique du film.

 

photo, Jessie BuckleyLe dîner était presque parfait

 

AWAY

Ça parle de quoi ? Le commandant Emma Green laisse derrière elle mari et fille pour diriger son équipage international d'astronautes lors d'une mission périlleuse de trois ans sur Mars.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce qu'après avoir passé trois mois confinés chez vous, vous reprendrez bien un peu de confinement à bord d'un vaisseau en route pour Mars. Trêve de plaisanterie, Away signe le retour de l'excellente Hilary Swank (qui malgré deux oscars est étrangement absente des écrans ces dernières années) dans un rôle principal et s'annonce, sur le papier, comme une aventure mêlant enjeux mondiaux et impacts psychologiques et intimes d'une telle mission.

Après visionnage, force est de constater que ces deux points de départ n'arrivent jamais vraiment à trouver une belle harmonie et que le récit global ressemble surtout à un long Apollo 13 barbant et rébarbatif. Évidemment, la création Netflix jouit de quelques jolies séquences spatiales, voire de petites missions tendues, et pour qui aime se jeter dans le vide intersidéral, c'est toujours quelque chose à prendre.

Notre critique de la saison 1

 

Photo Ray Panthaki, Hilary SwankUn Mars et ça repart

 

LES AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE

Ça parle de quoi ? Embauché par le gouvernement américain pour retrouver la légendaire Arche d'Alliance, Indiana Jones se retrouve aux prises avec le régime nazi tout entier.

Pourquoi il faut le regarder ? Steven Spielberg a réalisé un paquet de grands films, et quelques-uns sont proches de la perfection. C’est le cas d’Indiana Joneshommage gargantuesque au cinéma de l’Âge d’Or Hollywoodien, les serials les pulps et Le tombeau Hindou de Fritz Lang. Chef d’oeuvre instantané et accomplissement ludique sans précédent, cette première aventure du professeur Jones est en outre le fruit de la très belle collaboration entre Steven Spielberg et George Lucas

Ce grand huit bourré d’images inoubliables est également un très grand accomplissement technique, où effets spéciaux et maîtrise du montage s’allient pour décupler la puissance de la moindre séquence. Une réussite telle qu’elle permit à Harrison Ford de prolonger sa carrière au-delà de Star Wars et d’incarner instantanément un idéal de héros aventureux. 

 

Photo Harrison FordUne des plus grandes ouvertures de l'histoire du cinéma

 

LE PIC DE DANTE

Ça parle de quoi ? Lorsqu'un spécialiste vient enquêter sur les récentes activités d'un volcan endormi, une éruption massive déclenche une panique générale dans la petite ville à proximité.

Pourquoi il faut la regarder ? Avec l’avènement du cinéma super-héroïque et des gigas blockbusters dopés à la destruction de masse massivement numérique, le film catastrophe à l’ancienne est progressivement passé de mode. Adieu cataclysmes, au revoir catastrophes, n’essayez plus de sauver familles et toutous, l’heure n’est plus aux grandes messes destructrices. 

Heureusement, ce petit classique de vidéoclub qu’est Le Pic de Dante arrive pile-poil sur Netflix pour nourrir les appétits nostalgiques des amateurs du genre. On y retrouve tout le savoir-faire des années 90, quand maquettes et effets spéciaux à l’ancienne régnaient encore en maîtres. Rien de bien original donc, mais un spectacle carré, porté avec savoir-faire paLinda Hamilton et Pierce Brosnan, un duo parfaitement adapté à ce programme explosif.

Notre dossier sur les meilleurs films catastrophe

 

photo, Pierce BrosnanMr Brosnan refuse de conduire une voiture sans un bon coup de polish préalable

 

PEUR BLEUE

Ça parle de quoi ? Des scientifiques mènent une étude sur les requins dans l'espoir de pouvoir un jour traiter la maladie d'Alzheimer, mais les essais tournent à la catastrophe.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c'est peut-être une des dernières grosses séries B à pitch débile produites en grande pompe par Hollywood. Tout est délicieux dans Peur Bleue. Le point de départ est totalement improbable, les effets spéciaux sont particulièrement ancrés dans leur époque, les exécutions sont aussi soignées qu'hilarantes, et, cerise génétiquement modifiée sur le gâteau transgénique : il y a des requins mutants.

On ne s'ennuie pas une seule seconde, donc, dans ce survival sous-marin qui ne supporte pas les temps morts avec un casting bien heureux de se faire bouffer. Le rythme, idéal, fait passer cette grosse heure et demie comme un avant-bras dans le gosier d'un squale boulimique. Faites vos réserves de bière et de pizzas : la Netflix watch party commence sous l'eau.

 

photoUn petit casse-croute pour se requin-quer

 

MAX ET LES MAXIMONSTRES

Ça parle de quoi ? Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s'évade là où se trouvent les maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures...

Pourquoi il faut le regarder ? Quand le réalisateur de Dans la peau de John Malkovich, Adaptation et Her adapte le livre pour enfants de Maurice Sendak (un projet sur lequel beaucoup de gens et studios se sont cassé les dents depuis les années 80), on pouvait s'attendre à quelque chose de spécial et unique. Bingo, tant Max et les maximonstres est une aventure qui ne ressemble à rien d'autre.

Récit initiatique sur la crise d'un enfant troublé, qui (se) plonge dans un monde fantaisiste peuplé de créatures extraordinaires, Max et les maximonstres est une merveille visuelle : longtemps développé en animation puis imagerie numérique, cet univers a finalement pris vie en grande partie dans le réel, avec des costumes et créations de Jim Henson's Creature Shop (le père de Dark Crystal), puis des touches numériques.

Avec un budget hallucinant de 100 millions, pour notamment peaufiner les effets suite à de premiers résultats problématiques, Spike Jonze a ainsi pu assembler une aventure fascinante. Beaucoup trop étrange pour les enfants, et certainement aussi pour les adultes, le film a été un échec en salles. Mais il est grand temps de se repencher sur ce cas extraordinaire.

Retrouvez la critique complète par ici.

 

photoC'est mieux qu'Aquaman quand même

 

LA MALÉDICTION DE CHUCKY

Ça parle de quoi ? La poupée à l'humour noir possédée par un tueur psychopathe revient terroriser une jeune femme en fauteuil roulant et sa famille perturbée.

Pourquoi il faut le regarder ? La franchise Chucky est passée par un peu près tous les états, du film d'épouvante honnête (Jeu d'enfant), à la suite bête et méchante (Le Retour de Chucky), en passant par la parodie graveleuse (La Fiancée de Chucky). Mais avant le remake technologique (Child's Play – La Poupée du mal) et la série à venir, la saga était revenue à une forme d'épouvante tendance sale gosse qui avait enchanté une bonne partie des fans.

Sans toutefois replonger dans la comédie grasse, Don Mancini se réapproprie la dérision dont doit faire preuve la poupée tueuse, et réintroduit la tension dans son oeuvre, grâce à un huis clos plutôt bien maitrisé et quelques meurtres bien méchants, en général enjolivés par une petite réplique insolente. Plus sympathique encore, le cinéaste se tient loin des CGI et autres effets de manche numérique pour se consacrer à la seule technique capable de faire vivre Chucky : les animatroniques. Gloire à eux.

 

PhotoCachez-vous, j'arrive !

 

INSTALIFE / INGRID PERD LE NORD

Ça parle de quoi ? Après sa sortie de l'hôpital psychiatrique, une harceleuse chronique emménage à Los Angeles pour se rapprocher d'une star d'Instagram, mais son plan vire au cauchemar.

Pourquoi il faut le regarder ? Avant la série Netflix YOUAubrey Plaza campait une harceleuse démente dans la comédie dramatique Instalife. Sorti fin 2017 aux États-Unis, le film a connu une sortie très confidentielle en France avant d'arriver cette semaine sur la plateforme au N rouge. 

Instalife est une satire très efficace qui vous fera autant rire qu'elle vous mettra mal à l'aise vis-à-vis de notre usage d'Instagram. On passe tous énormément de temps à "stalker" nos amis-nos ex-des inconnus sur le réseau social, en admirant la vie parfaite qu'ils dépeignent, sans forcément nous rendre compte que tout n'est que mis en scène. Plaza et Elizabeth Olsen crèvent l'écran dans ce duo de fan obsessive et d'instagrammeuse-menteuse et le film monte progressivement en tension jusqu'à l'inévitable rupture. Il s'agit d'une excellente représentation de la manière dont fonctionne notre société d'influenceurs, et ça fait peur. Ça vous donnera sûrement envie de supprimer Insta... quelques heures au moins.

 

photo, Aubrey PlazaPsych'Aubrey

 

CINQ FILMS DE JEAN LUC-GODARD

Lesquels ? AlphavillePierrot le fouLe MéprisÀ bout de souffle et Détective

Pourquoi il faut les regarder ? Avant d'être considéré comme sa propre parodie, moqué comme un illuminé noyé dans ses propres prophéties ou un demi-dieu isolé dans les montagnes suisses, Jean-Luc Godard était surtout un cinéaste majeur, qui a retourné le cinéma français et mondial avec des films radicaux, d'une liberté affolante. Questionnant sans cesse la forme, les limites, la nature et le sens du cinéma, n'hésitant jamais à détruire et reconstruire chaque aspect du septième art, il a assemblé des oeuvres incroyables, qui résonnent encore aujourd'hui.

La science-fiction étrange d'Alphaville, où un agent secret est envoyé dans une cité loin de la Terre et régie par un ordinateur ; le ballet de boxe, de mafia et de meurtre de Détective, avec Johnny Hallyday, Nathalie Baye et Claude Brasseur ; la course contre la vie et la mort de Belmondo dans A bout de souffle, avec l'inoubliable Jean Seberg ; tout ce qui se cache au-delà des fesses de Brigitte Bardot dans Le Mépris, fresque amoureuse sur fond de tournage de Fritz Lang ;  et bien sûr, la fuite romantique et noire de Pierrot le fou.

Du fougueux et fringant Belmondo à la magnétique et sensationnelle Anna Karina, des répliques cultes ("Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, si vous n'aimez pas la ville, allez vous faire foutre !") aux scènes magiques, Godard mérite d'être revu, redécouvert, rediscuté, par les jeunes et les moins jeunes.

 

photo, Anna Karina, Jean-Paul BelmondoUn baiser revenu sous les projecteurs, à Cannes

 

ET AUSSI...

Lucky LukeL'ÉchangeAlbert à l'OuestTaxi 2Taxi 3Taxi 4Blanche-Neige : Le plus horrible des contesLes ProiesLes Contes De La Crypte - La Reine Des VampiresKill Me Three TimesArgoThe Big Bang Theory saison 12, Friends with Money8 femmesThe Amazing Spider-Man...

 

Affiche

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commentaires

Ray Peterson
05/09/2020 à 00:30

@ Durden Tyler
Ah ben merci ! Et content de la précision de ton argument. Le pied qui gigote. Cultement drôle.

Xbad
04/09/2020 à 23:29

Article chucky"les animatroniques gloire à eux" tellement d'accord, je me rappelle du cinéma des effets spéciaux sur la 5 à l'époque, ça me faisait rêver !

Durden tyler
04/09/2020 à 22:41

Malheureusement non elle n'est pas dans le film...
Et vu le bandage sur son bras et la lampe torche rouge,on peut placer cette scène au moment ou ils remettent des vannes en route et que son pote est coupé en 2 pas le gros requin..(avec le spasme du pieds sur le bas du corps qui coule lentement...)

Ray Peterson
04/09/2020 à 19:12

J'ai toujours adoré cette image tirée du film "Peur Bleue".
Par contre je me souviens jamais si elle est vraiment dans le film.

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