Braveheart : et Mel Gibson sauva Hollywood avec son kilt et son couteau

Simon Riaux | 20 juin 2021 - MAJ : 21/06/2021 09:55
Simon Riaux | 20 juin 2021 - MAJ : 21/06/2021 09:55

Presque 30 ans après sa découverte, Braveheart est probablement le sommet de la carrière de Mel Gibson, alors superstar hollywoodienne, icône populaire et réalisateur surpuissant. 

Si La Passion du Christ reste son plus grand accomplissement esthétique et Apocalypto son épopée la plus ambitieuse, Braveheart continue de bénéficier d'un statut à part dans la filmographie du réalisateur Gibson, en cela qu'il réunit ses qualités d'auteur, de metteur en scène, sa vision particulière d'un monde et d'une humanité happés par la violence ou son jeu magnétique, à une époque où son aura n'était pas encore durablement entachée des divers scandales qui ont menacé sa carrière.

Formidable récit d'aventure, évocation historique stimulante et puissant récit guerrier, le métrage aura été le fruit d'une genèse éprouvante, épique au sens premier du terme, accouché dans la douleur par Gibson, et conséquence directe d'un échec cuisant. Revenons donc sur cette oeuvre dont Peter Jackson admettra lui-même qu'elle lui permit de forger Le Seigneur des anneaux, et dont la naissance revient indirectement... à un certain Shakespeare.

 

photo, Braveheart, Sophie MarceauAttention les yeux

 

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE GIBSON

Au début des années 90, Mel Gibson est une des plus grandes stars hollywoodiennes en activité, et incarne presque à lui seul le concept de cinéma d'action. Arnold Schwarzenegger est toujours une légende, mais sa carrière ralentit progressivement après Terminator 2 : Le Jugement dernier, tout comme Sylvester Stallone, pas encore en pleine traversée du désert, mais déjà vacillant.

Gibson est plus jeune, incarne une nouvelle génération, tout en physicalité. Mad Max l'a révélé, L'Arme fatale l'a transformé en superstar. L'artiste s'est épanoui dans ces rôles synonymes de spectacle, ainsi que de nuances qui n'existaient pas chez ses prédécesseurs (Martin Riggs est peut-être un super flic à la gâchette facile, c'est aussi un suicidaire dépressif au dernier degré), mais il craint l'évolution de sa carrière à Hollywood.

 

photo, Mel Gibson, Glenn Close, Alan BatesFaisez pas chier Hamlet

 

Tequila Sunrise et L'Arme fatale 2 sont déjà dans les tuyaux, et l'intéressé a des ambitions plus intéressantes que celles de durer quelques années en haut de l'affiche, en jouant les bruns ténébreux, beaux gosses à la décharge facile. Gibson veut des rôles qui lui permettent d'embrasser la veine tragique qui l'intéresse, quitte à produire lui-même les films qui pourront porter ses désirs. Il crée donc Icon et va en user pour mettre un projet entre les mains d'un réalisateur dont il partage le goût de la culture classique et la foi catholique. C'est Franco Zeffirelli, à qui on doit La mégère apprivoisée et le Roméo et Juliette de 1968 (excusez du peu).

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commentaires
Birdyyyyyyyy !!!!
21/06/2021 à 20:43

@ flash : n'exagérons rien...

Tuk
20/06/2021 à 20:20

Liberté !!!! ;-p

Xbad
20/06/2021 à 18:16

Je viens de la racheter en blue Ray aujourd'hui, j'adore ce film


20/06/2021 à 17:38

Game of Thrones avant l'heure.

Ozymandias
20/06/2021 à 15:15

Hâte de le revoir celui-là, me le suis remis dans ma liste pour un visionnage en 4k !

Flash
20/06/2021 à 12:53

Du très grand Cinéma, Gibson est un incroyable réalisateur, il a même réussit l'exploit de rendre Marceau presque supportable dans un rôle.

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