Les Banlieusards : la comédie fiévreuse du papa des Gremlins avec Tom Hanks

Mathieu Jaborska | 29 novembre 2020
Mathieu Jaborska | 29 novembre 2020

Chez Ecran Large, on adore Joe Dante. La preuve : on a déjà consacré des articles à Gremlins, Gremlins 2, L’Aventure Intérieure ou encore Small Soldiers. Ces titres sont probablement les plus célèbres des productions du cinéaste. Néanmoins, beaucoup de ses films n’ont pas eu accès au culte qu’ils méritent, comme Explorers, le chef-d’œuvre de débrouille Hollywood Boulevard, ou encore The ‘Burbs, plus connu en France sous le titre Les banlieusards.

Ce dernier, coincé entre la maestria hollywoodienne L’Aventure Intérieure et l’assaut libertaire Gremlins 2, n’est pas resté dans l’imaginaire collectif dominant, forcément handicapé par sa simplicité, qui fait à première vue pâle figure dans une période aussi faste de sa filmographie. Néanmoins, si on s’y replonge plus frontalement, en se procurant notamment l’over-complète édition Ultra-Collector de Carlotta, on se retrouve face à un des plus Dante des films de Dante, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

 

photo, Tom Hanks, Bruce Dern, Rick DucommunPoubelle la vie en banlieue

 

Dantesque de a à z

Les Banlieusards arrive au sommet de la carrière hollywoodienne de Dante, après un carton stratosphérique (Gremlins), une déception économique cruciale (Explorers), quelques très bons épisodes pour La Quatrième Dimension ou Histoires fantastiques. Il arrive surtout après L’Aventure intérieure, encore une désillusion au box-office (principalement à cause de la promotion, aussi jolie que floue), mais une indéniable démonstration technique, épaulée en plus par la bande à Spielberg. Il garde donc une place de choix dans l'industrie.

Comme souvent, le réalisateur, pourtant pas maladroit avec un stylo, n’est pas à l’origine du scénario qu’on lui propose. Formé à la rigueur technique sans concessions de Roger Corman, il n’a pas pour habitude de mettre en images ses propres scripts, et préfère remanier, ré-imaginer, apporter sa touche lors de la réécriture ou même du tournage.

 

photoLa maitrise technique de l'Aventure intérieure

 

Le texte qu’on lui tend après l’Aventure intérieure, signé Dana Olsen, est une parodie hitchcockienne intitulée Bay Window, en référence, bien sûr, au titre original de Fenêtre sur cour, Rear Window. Mais Joe Dante ne perçoit pas les références au réalisateur de Psychose dans cette version, comme il l’explique à l'occasion d'un entretien accordé à Alexandre Poncet et Gilles Penso dans leur court documentaire La Vie de Banlieue selon Joe Dante.

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commentaires

Dsluc
30/11/2020 à 12:18

Explorers est une horreur. Il n'est pas devenu culte parce qu'il est juste mauvais

le Waw
29/11/2020 à 22:38

Masterpiece...????

Ray Peterson
29/11/2020 à 17:34

Ce film est pile dans la (très) bonne époque de Dante, entre Innerspace, Eeerie et Matinee!

Bien sûr ce film comporte des maladresses, mais bon, Jerry Goldsmith qui westernise un gros plan de chien, une Carrie Fisher ultra sexy, un Corey Feldman au top, Bruce Dern en militaire bas du front, des scènes de rêverie classe, un décor de quartier 80's et un Tom Hanks qui éternue comme personne devant des bretzels sardines. C'est con, mais ça me fait pleurer de rire à chaque fois.

" It's not them, that's us... "

Merci m'sieur Dante!!!

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